Interview
Le 21 avr 2016

Autoédition. Sélection Prix Concours : Elen Brig Koridwen, nominée

Elen Brig Koridwen nominée Prix Concours de l'auteur indépendant 2016Elen Brig Koridwen dévoile son point de vue sur les questions soulevées par son roman "Propos d'homme à homme" à lire gratuitement sur monBestSeller.com

Elen Brig Koridwen, auteure d'un roman dont l'ambivalence est l'épicentre, se plait à naviguer dans les milieux qui questionnent et se questionnent. Écran de fumée pour dire des vérités fulgurantes, ou simplement une vie aux détours sinueux. Propos d'homme à homme, élu Sélection d'avril et ainsi nominé au Prix Concours monBestSeller de l’auteur indépendant 2016 lève quelques questions qu'il convient d'éclaircir.

Question: 

Voyage au pays de la perdition ou au pays du vrai ?

Réponse: 

Je dirais : au pays de la réalité, dans toutes ses facettes et ses nuances. Le monde est tel qu’il est, multiple, diversifié, parfois flou ; et que l’on aime cela ou non, c’est ainsi.
Personnellement, je ne considère comme « perdition » que le fait ou le désir d’infliger du mal. Les critères d’ordre sexuel, ou autres grands motifs de réprobation sociale, sont des héritages d’une morale religieuse ou d’une morale de caste dans lesquelles je ne me reconnais absolument pas.

Question: 

Les milieux parallèles font-ils partie de votre vie ou de vos rêves ?

Réponse: 

Les deux.
J’ai beaucoup voyagé, pratiqué des activités atypiques, rencontré des gens très divers, et je fréquente encore toutes sortes de personnages hors normes. Je suis moi-même très « divergente ».
Par ailleurs, l’atypisme est bien souvent un fantasme d’écrivain. Je fais partie des auteurs qui s’intéressent à ce qui sort de l’ordinaire, et s’ennuieraient en se contentant de décrire le quotidien – exercice qui nécessite un talent particulier.

Question: 

Destin ou fatalité ?

Réponse: 

La fatalité est inscrite dans notre destin à tous, puisque nous sommes mortels. :-)
Je pense que beaucoup d’auteurs et de lecteurs, sans pour autant être sadiques, aiment l’idée d’une fatalité qui entraîne les personnages vers leur perte. C’est très séduisant, la fatalité, cette ombre menaçante qui pourtant « prend bien la lumière », comme on le dit des acteurs et des mannequins. La fatalité est un acteur essentiel, un personnage central, un Deus ex machina. Elle tire les ficelles d’un roman pour amener sa chute, et assure tout du long une atmosphère d’irrémédiable dont, en tant que lecteurs, nous sommes imprégnés durablement. On ressent l’impression que tout cela est tragique, peut-être, mais que c’est ainsi que cela devait être.
N’est-ce pas le goût même de la vie ?

Question: 

Les mondes marginaux sont-ils plus généreux ? Approchent-ils mieux « la » vérité ?

Réponse: 

Plus généreux, je ne crois pas ; comme le disait Miss Marple, « la nature humaine est la même partout », avec ses grandeurs et ses petitesses.
« La » vérité : voilà, je trouve, un concept assez discutable. La vérité manque rarement d’être subtile, multiple, changeante. Si elle s’imposait toujours avec force et clarté, il n’y aurait aucun conflit sur Terre !
Que les mondes marginaux soient cependant plus « vrais », dans le sens « plus authentiques », sans doute, parce qu’il s’agit d’univers plus malmenés, plus douloureux, plus tragiques. Et comme je viens de le dire, la tragédie est étroitement mêlée à la trame même de la vie.

Vous savez, j’ai du mal à comprendre le masochisme, mais je discerne ce qu’il apporte à ses adeptes. Quand on souffre, on est vivant. Dans un monde où l’on est surprotégé, presque anesthésié, c’est important de se colleter avec la dure réalité pour se souvenir que l’on vit, que l’on est mortel, et que chaque seconde est infiniment intense, infiniment précieuse. Les marginaux le font malgré eux, le plus souvent ; mais quoi qu’il en soit, par ce simple fait, ils existent.

Question: 

Grandeur et décadence se rejoignent-ils quelque part ?

Réponse: 

Si vous le permettez, je vais, à cause de leur parallèle, rapprocher cette question d’une autre que vous m’aviez posée plus loin : « Splendeur et/ou misère ? ».
Ayant connu en alternance l’opulence et le dénuement, comme vous l’avez forcément noté au passage :-) je transpose volontiers cette dualité dans mes œuvres. Non sous la forme du sempiternel duo ombre/lumière, trop manichéen pour mon goût, mais en tant que reflet de la réalité, qui oppose sans cesse les extrêmes, sans parler de leurs innombrables nuances intermédiaires.

Au premier degré : Non, la « décadence » d’une vie dissolue ou d’une sexualité non conforme, pas plus que toute autre forme de marginalité, ne rend pas un être « plus grand », ni « splendide » ; et si Loup s’interroge à ce sujet dans Propos d'homme à homme, c’est, comme je l’ai répondu à la question précédente, à cause de la force accrue qui, par réaction, peut naître chez les victimes d’exclusion. Je crois que ce qui rend les femmes si fortes, c’est justement d’avoir subi des millénaires d’oppression : « le sexe faible », quelle plaisanterie !
Mais je suis bien consciente que cette force n’est pas conférée à tout le monde, et que parfois l’épreuve du rejet et de l’injustice ne génère qu’un terrible sentiment de misère humaine.
Dans l’optique d’un romancier, il est bien sûr intéressant d’explorer le balancement de l’Homme entre les extrêmes, sa réaction face à l’exclusion et/ou la pauvreté, comme face au pouvoir et/ou à la richesse. Francis Scott Fitzgerald a très bien analysé les deux dans Gatsby le Magnifique, où un changement radical de position sociale fait presque du héros un homme différent… jusqu’à ce qu’il réalise que non, ou peut-être oui et non à la fois. Merci à Fitzgerald d’avoir évité le poncif qui voudrait que la réussite entraîne immanquablement une forme de décadence. Si misère il y a dans sa fin désolante, Gatsby s’y est exposé par amour, ce qui est une forme de grandeur.

Mais peut-être vouliez-vous que parle de Propos. Disons que Loup, au cours de sa quête éperdue, échappe à une forme d’ennui, de résignation, de misère morale. Il tutoie un univers intense, qui l’effraie parce que paré, en trompe-l’œil ou pour de bon, d’une grâce et d’une magie qui le dépassent. C’est pourquoi, à la fin, prisonnier de ses préjugés, il anéantit l’option de vie qui s’offrait à lui – et qui, par ironie, se trouvait être celle qui aurait fait son bonheur. Façon de se tuer lui-même.
Comme l’a fait remarquer très judicieusement Colette Bacro, beaucoup de mes œuvres évoquent le tragique pas de deux de la vie et de la mort. Parce que sans la mort, la vie serait dépourvue de relief, de saveur. Seule notre finitude donne tout son prix à l’existence.

Question: 

Jet spontané d’écriture ou travail soutenu ?

Réponse: 

Spontanéité totale pour Propos d’homme à homme, comme pour Zone franche, Infortunes de mères ou d’autres, écrits en quelques jours à quelques semaines. À cette époque, j’élevais mes enfants et je me tuais au travail, je n’avais pas le temps de peaufiner.
J’ai juste fait une relecture avant de les soumettre ; et un remaniement rapide, concernant Propos, parce que j’ai ajouté dans les années 2000 la trame espionnage qui n’existait pas à l’origine.

Travail très soutenu, en revanche, pour Élie et l’Apocalypse, dont le tome 1 m’a pris plus de dix mille heures. Mais en dehors même de l’énorme travail documentaire, c’était ma première incursion dans le fantastique, et je devais changer totalement de style. J’écrivais déjà dans des styles variés, mais j’étais restée un écrivain très « littéraire ».

Question: 

L’homme / la femme, l’androgynie ?

Réponse: 

Je me plais toujours à aborder au passage des thèmes qui dérangent : l’homosexualité et la transsexualité dans Propos d'homme à homme ; l’inceste dans Le jardin des mers ou Spi, qui aborde aussi d’autres thèmes dérangeants ; la délinquance dans Zone franche, Marges forcées ou ma nouvelle Dérive ; le colonialisme dans Les émigrés ; l’ésotérisme et le fanatisme religieux dans Élie et l’Apocalypse ; sans compter ma façon choquante de parler du cancer dans ma nouvelle Naufrage, du mariage dans ma nouvelle Le vaisseau fantôme, etc.
Cette approche provocatrice m’a d’ailleurs valu, au Prix Prométhée, une notation assassine de l’écrivain Marie Rouanet, qui, à l’indignation de certains de ses pairs, avait conclu de mes écrits que j’étais une mauvaise personne… :-) Peu importe : je m’attache à secouer le cocotier, jouer le rôle de trublion, agiter la boue pour faire briller l’or qui s’y trouve…

Pour en revenir à votre question : en dehors même de la petite blague que j’ai faite à mes amis auteurs le 1er avril en prétendant que je suis un homme, vous avez bien sûr remarqué que l’androgynie, sujet « atypique » par excellence, m’intéresse.
J’ai beaucoup aimé la légende, présente dans de nombreux mythes bien avant que Platon ne l’évoque dans le Banquet, selon laquelle l’Homme originel était un être androgyne, et donc complet.
J’aime davantage encore l’approche de Jung, le concept d’animus/anima, cette ambivalence inscrite en chacun de nous ; une dualité qui nous rapproche, peut-être, du parfait accomplissement.

Question: 

Le désert est-il un homme ou une femme ?

Réponse: 

Une femme, bien sûr. :-) Le désert peut être violent par sa fournaise, ses vents de sable, mais il est surtout souple, mobile, changeant, adaptable, résilient. Il passe rarement en force ; il s’impose par évidence, et vous change par petites touches imperceptibles. Ce faisant, il déplace grain par grain des dunes, sinon des montagnes… Un homme n’aurait pas cette patience.

Question: 

Amour et Trahison ?

Réponse: 

L’un peut-il aller sans l’autre ? Être soi-même face à la personne qui vous aime, c’est déjà à ses yeux une forme de trahison. Ou alors, on change pour lui plaire, et l’on se trahit soi-même !
L’amour sans trahison, c’est l’amour sage qui s’impose une juste distance, une dose de raison ; certainement pas l’amour-fusion, ou chacun veut avec passion que l’autre soit son miroir. Cet amour-là, à moins de s’affadir, débouche tôt ou tard sur la déception.

Question: 

Pourquoi avoir mis votre livre sur monBestSeller, qu’en attendiez-vous ?

Réponse: 

J’ai découvert monBestSeller en partageant des promos d’auteurs de mes groupes et en venant en commenter quelques-uns sur votre site. Lorsque j’ai voulu tester auprès des lecteurs un échantillon gratuit d’Élie et l’Apocalypse, je me suis dirigée tout naturellement vers monBestSeller ; puis, au bout d’un mois, j’ai retiré le livre I d’EELA et j’ai offert à la place Propos d’homme à homme, toujours pour avoir l’opinion des lecteurs.
J’apprécie beaucoup Amazon, aussi impopulaire soit-il, pour ses fonctionnalités très bien pensées qui ont fortement contribué à l’émergence du mouvement des auteurs indépendants. Malheureusement, sur Amazon, qui est gratuit pour les auteurs mais payant pour les lecteurs, l’on ne peut pas proposer un ouvrage gratuitement de façon permanente.
Il y a en outre la difficulté d’obtenir des commentaires : comme les gens achètent, même lorsque c’est pour 1 € symbolique, ils ne se sentent tenus à aucune contrepartie. Du coup, dans ce monde où tout le monde court du matin au soir, peu de lecteurs s’attardent à commenter ; et l’on ne sait pas vraiment comment le livre est perçu, alors que c’est plus important que tout pour un auteur ! Moi qui adore les échanges auteur-lecteur, j’en suis très frustrée.

À l’inverse, mBS a choisi de privilégier l’accès gratuit à la lecture, et de financer son fonctionnement en proposant aux auteurs des services payants au-delà d’un service gratuit de publication “basique”, suffisant pour beaucoup d’auteurs.
Cela présente pour moi, qui aimerais pouvoir proposer plusieurs ouvrages à la fois, un certain inconvénient : il faut alors souscrire une option payante, ce qui ne rentre pas dans mon budget puisque je suis aujourd’hui presque sans ressources. Mais en publiant ouvrage après ouvrage, on contourne ce problème.

Question: 

Que vous inspire d’être élue Sélection mensuelle et ainsi nominée au Prix Concours de l'auteur indépendant 2016 ?

Réponse: 

C’est une surprise, car je ne suis pas sûre que Propos d'homme à homme soit un ouvrage très « grand public ». Mais les merveilleux commentaires reçus sur mBS prouvent que ce roman y a rencontré ses lecteurs ; je suis persuadée que cela aurait été beaucoup plus difficile sur Amazon. C’est toute la vertu d’une communauté de lecteurs, ou d’auteurs-lecteurs, par rapport à une plateforme de vente… Je suis donc comblée par l’accueil des lecteurs mBS, et très flattée par cette sélection.

J’ai lu que le Prix Concours peut déboucher sur un contrat d’édition, formidable cadeau pour les auteurs. Il est de plus en plus difficile de se faire remarquer par l’édition institutionnelle ; une passerelle comme celle qu’offre monBestSeller aux lauréats du Prix Concours est donc une opportunité fabuleuse, et des remerciements s’imposent, au nom de tous les auteurs. Personnellement, je ne cherche pas à être éditée. Dans l’éventualité où ce prix pourrait m’échoir, ce que je n’ose imaginer, car il y aura forcément en lice quantité d’excellents ouvrages, je serais extrêmement honorée par la distinction elle-même, mais je laisserais, et avec grand plaisir, le bénéfice de l’offre d’édition à l’auteur arrivé en seconde position. Autant être claire dès le départ, même si cela doit invalider ma participation !

15 CommentairesAjouter un commentaire

@BOSSY : Chiche ! :-)

Publié le 23 Avril 2016

@elen brig Koridwen. Oh oui,racontez-nous Gallimard, je vous raconterai peut-être Flammarion. De façon à désacraliser le petit monde de l'édition et à relativiser son importance, expliquant pourquoi,finalement,on se retrouve avec bonheur sur mBS...

Publié le 23 Avril 2016

@BOSSY
Merci beaucoup, cher monsieur ! Vos compliments me vont droit au cœur. Dans cette interview comme en toutes circonstances, je dis ce que je pense, voilà tout !
Concernant Gallimard, c'est encore une drôle d'aventure, que je raconterai peut-être une autre fois. :-)
Bien amicalement,
Elen

Publié le 23 Avril 2016

Vous saviez bien que vous étiez au-dessus de la mêlée ! Avoir tenté jusque chez Gallimard, parmi les 400 ou 500 qu'ils reçoivent chaque mois, c'est déjà démontrer, à juste titre, la certitude de son talent. Sans flagornerie, vous êtes au-dessus de la norme: Votre interview en est une démonstration remarquable. Vous avez très bien fait de venir parmi nous, nous en sommes tous décorés et nous vous en remercions.Monbestseller est chaque jour plus grand,plus fort,et cette fois-çi, grâce à vous.Vous allez voir que le Prix Concours vaut tous les Goncourt déjà signalés.

Publié le 23 Avril 2016

@Hubert-P LETIERS
Cher Hubert, nous nous connaissons depuis peu (grâce à "Propos" !) et cependant vous ne manquez aucune occasion de me manifester votre aimable soutien. Grand merci à vous !
Amitiés,
Elen

Publié le 22 Avril 2016

@Chris Simon1
Merci à toi de m'avoir lue, et pour tes encouragements !
Pour ce qui est de la procédure en question, j'ai lu qu'Amazon tolérait moins bien ces pratiques et que certains avaient eu leur compte fermé à la suite d'une telle manœuvre. Alors, dans le doute...
Amitiés,
Elen

Publié le 22 Avril 2016

Merci pour ces réponses. Juste un petite chose tu peux mettre un de tes livres en permafree sur Amazon à condition de le publier gratuitement sur une autre plateforme puisqu'Amazon s'aligne sur les prix des concurrents ou encore contacter et expliquer au personnel d'Amazon pourquoi tu veux mettre ton livre gratuit (le premier épisode d'une série par exemple, Amazon devrait accepter). Bonne continuation et félicitation pour cette sélection.

Publié le 22 Avril 2016

@Marguerite Rothe
Chère madame, je n'avais pas encore le plaisir de vous connaître et suis ravie que cela soit chose faite. Ravie, aussi, que vous ayez aimé Propos, mon premier "vrai" roman, un peu comme un premier-né - d'où une émotion particulière lorsqu'il touche ses lecteurs !
Amicalement,
Elen

Publié le 22 Avril 2016

@Michel CANAL, @lamish
Merci encore et toujours pour votre soutien, qui fait vraiment chaud au cœur !
Amitiés
Elen

Publié le 22 Avril 2016

Encore bien loin dans ma "pile à lire", hier soir, j'ai remonté vite fait "Propos d'homme à homme", et je l'ai lu d'une traite. Que dire, qui n'a pas déjà été dit ? À tous points de vue, cette courte histoire est parfaite, et la nomination d'Elen Brig Koridwen est amplement justifiée. Bravo Elen et sincères félicitations !

Publié le 22 Avril 2016

Quand j'écrivais que vous creviez l'écran de MBS ! Cette sélection Prix Concours de votre roman est un choix tout aussi évident que judicieux, tout aussi mérité que justifié. J'apprécie particulièrement votre aptitude à fuir les idées reçues avec simplicité, sincérité, sans anticonformisme forcé. Vous lire est un perpétuel plaisir. Merci, Elen.

Publié le 22 Avril 2016

@Elen Brig Koridwen De bonnes questions et des réponses étoffées, parfaitement ordonnées, d'un haut niveau qui nous honore tous, auteurs autoédités sur mBS. C'est toujours un plaisir de vous lire, Elen. Ce faisant, on a l'impression d'être un peu plus érudit, un peu plus intelligent, de s'élever. On vous l'a déjà dit, je le redis ici, votre modestie dut-elle en souffrir... vous êtes au-dessus du lot.
Vous méritiez d'être distinguée, et "Propos d'homme à homme" n'en était qu'un vecteur parmi d'autres, puisqu'on vous remarque dans chacune de vos interventions. Vous apparaissez, vous intervenez... et le monde s'éclaire, illuminé par votre aura. Avec toute mon amitié et mon admiration, Elen.

Publié le 21 Avril 2016

@Colette bacro
Chère Colette, voilà des propos d'une grande gentillesse ! Une fois de plus, je suis très touchée.
Amitiés,
Elen

Publié le 21 Avril 2016

@Denis VENNAT
Je n'ai pas (encore) le plaisir de vous connaître, Denis, mais je vous remercie pour cet encouragement particulièrement savoureux !
Bien amicalement,
Elen

Publié le 21 Avril 2016

Votre positionnement transgenre et votre culture de trublionne provocante au moins de reflexions et de propositions créatives d avenir semblent enfin porter leurs fruits.En espérant que vous resistiez encore à la matrice, et aux plaisirs de vous lire..

Publié le 21 Avril 2016