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Le 12 fév 2017

Un titre de livre, ça ne trompe pas énormément…

Que promet mon livre : de l'émotion, du frisson, du fantastique... Le pouvoir d'évocation sans en dire trop mais en intriguant, tout réside dans la valeur d'un titre... Savoir que des centaines d'heures de travail tiennent parfois en trois ou quatre mots... C'est une pression. En même temps "Madame Bovary", "le colonel Chabert", ou "la cousine Bette" sont des chefs d'œuvre sans grands effets de manche... Mais les contre-exemples confirment parfois la règle. Brian B. Merrant nous donne son avis.
Titre de livre : l'habit fait il le moine ?Titre de livre : l'habit fait-il le moine ?

Il existe deux moyens très efficaces qui permettent de comprendre en quoi le titre d’un ouvrage n’est pas un élément à prendre à la légère :
- Notre expérience personnelle
- La réalité du « terrain », visible grâce aux éditeurs traditionnels

Notre expérience personnelle nous rappelle que, lorsque nous flânons dans une librairie sans idée précise d’un roman à acheter, nous sommes plus enclins à nous diriger vers une couverture et un titre qui attirent notre regard. De belles couleurs, une conception graphique soignée, un visuel fort, qui intrigue, qui amuse ou émeut : voici la clé de l’attirance. Une couverture réussie, c’est le pot de miel sur lequel le lecteur viendra se poser.

La couverture d’un livre est un ensemble qui peut se comporter d’une manière étrange.

Imaginez une couverture qui ne contiendrait qu’une image, qu’un visuel. S’il est raté, s’il ne parvient pas à toucher la sensibilité du lecteur potentiel, ce dernier reposera l’impénitent ouvrage à l’endroit où il l’a trouvé, sans plus de considération qu’un soupir désabusé.
En revanche, imaginez une couverture avec… uniquement le titre. Rien d’autre. Imaginons un fond blanc sur lequel serait écrit « Le Seigneur des Anneaux », « Je dirais malgré tout que cette vie fut belle » ou encore « L’Inconsistant voyage galactique d’une chaussette amnésique. »
Il suffit de visualiser la scène (le lecteur, vous-même, au cœur d’une librairie, face à cet ouvrage entre vos mains) pour ressentir cette imperceptible décharge électrique dans vos doigts : celle qui dit « je dois feuilleter ce livre pour savoir de quoi il parle. »

C’est la force du titre. Il doit interpeller. Il doit dire, sans en faire trop, « toi qui m’as lu, tu dois savoir la suite. »

En effet, qui est ce Seigneur des Anneaux ? Pourquoi des anneaux, à quoi servent-ils ?
Pourquoi dira-t-il que cette vie fut belle malgré tout ? D’ailleurs, qui est ce « il » ? Que s’est-il passé de si terrible et de si merveilleux ? Comment une chaussette pourrait-elle être amnésique et voyager dans l’espace ?

Un autre moyen de saisir l’importance du titre est la façon dont il est présenté par les éditeurs traditionnels.

Vous avez remarqué ? Non ?
Faites l’expérience. Observez votre bibliothèque et choisissez des premiers romans ainsi que des romans d’auteurs déjà connus. Mettez-les côte à côte. Vous voyez ?
Les titres des premiers romans sont plus gros que le nom de l’auteur. C’est normal, ils sont inconnus. L’éditeur parie sur le titre pour attirer le lecteur.
On remarque le contraire pour des auteurs (très) connus qui, eux, vendent en partie grâce à leur nom. Pour le lecteur, un nom connu et reconnu est gage de qualité. Je pense, par exemple et au hasard, au prochain roman de Bernard Minier : Nuit.
Nuit. D’accord. Bon, eh bien, euh… faisons avec.
Non mais, sérieusement… Nuit. S’il s’était appelé Jean-Ponce Pamoins, inconnu au bataillon, les éditions XO auraient-elles titré cet ouvrage Nuit ? Ce mot étant un nom commun (et très général), c’est même étonnant qu’ils aient pu l’utiliser comme titre. Mais enfin, gageons que les aficionados de Bernard Minier se jetteront sur l’ouvrage et feront peu de cas de son titre Ô combien mystérieux.
Je n’ai rien contre Bernard Minier, soit dit en passant… je ne l’ai même jamais lu.

Nous savons donc qu’un titre réussi est crucial pour un texte.

Nous, écrivains indépendants, autoédités en quête de lecteurs, nous sommes déjà creusés la tête sur ce fameux titre.
Je n’ai pas la science infuse et me garderai bien de dire qu’il faut faire ceci ou cela pour obtenir LE titre qui vous fera engranger des milliers de lecteurs.
Non.
En revanche, après avoir longuement exploré deux pistes qui permettent de comprendre le pouvoir d’attraction d’un titre réussi, j’aimerais vous parler d’un cas que je connais très bien puisqu’il s’agit du mien. Et cela posera peut-être des pistes pour celles et ceux qui doutent, qui cherchent, qui hésitent.

Croyez-moi sur parole (oui, vous pouvez) ça n’a pas été une partie de plaisir de changer de titre. Voici pourquoi.
Au commencement, Dieu créa le ciel et… Non, on remonte trop loin. Au commencement, mon texte s’appelait Espoir, sors-moi du noir et ce titre avait une histoire.
Il m’est venu un soir alors que j’écrivais le roman. Vous avez bien lu, ce texte est né orphelin de titre. Et ce n’est pas grave ! Vous saurez bientôt pourquoi.
Subitement, cette petite phrase m’est apparue. Une sorte de flash, l’inspiration, vous savez ce que c’est, on ne se l’explique pas. Espoir, sors-moi du noir. Il m’a plu immédiatement. J’ai aimé la rime et la dualité qui s’exprime en très peu de mots. Pour moi, à l’époque il était révélateur du contenu.

Voici la première version de la couverture :

On remarque une certaine incohérence entre l’image et le titre. Mais nous y reviendrons.

Son histoire quant à elle se perd dans les souvenirs. Il n’est pas nécessaire d’en parler, ça n’est plus important. Mais fut un temps, Espoir, sors-moi du noir était relié à des yeux par un fil invisible. Ce titre était très important pour moi. Il exprimait tellement de choses personnelles, intimes, qu’il m’était impensable d’en changer.
Et je me trompais.

Je me trompais parce qu’en persistant sur cette voie, c’était mentir au lecteur. Espoir, sors-moi du noir fait partie du livre, il est présent, il s’y incarne même. Mais ce n’est pas l’histoire. De plus, il rebutait certains lecteurs qui craignaient de lire une histoire trop sombre. Certes il y a du noir dans ce texte, mais aussi et surtout beaucoup d’espoir !

J’ai repris ce texte peu de temps après l’avoir posté sur monBestSeller et y ai intégré un nouveau personnage. C’était important de le faire afin d’ajouter de la profondeur au récit. En effet, ce nouveau personnage fait écho à un autre. Il fait le lien entre les principaux protagonistes de l’histoire.
Jam découvre le vécu de son parrain à travers ses histoires écrites pour surmonter une perte tragique. Et ce nouveau personnage, cette fille qui danse sur les falaises, n’est pas la cause de son chagrin mais une facétie du hasard. A partir de ce point, le roman prend une toute autre tournure.

Je ne vous dirai pas que le titre actuel m’est venu subitement, ce serait mentir là aussi. En vérité, on trouve dans le texte les phrases suivantes : « la silhouette vêtue de noir » et « elle était là, la fille qui dansait ! » 
C’est Colette qui, lors de la lecture de ce passage, m’a fait remarquer qu’il ferait un bon titre.
Alors j’ai réfléchis, effectivement. « La fille vêtue de noir qui dansait sur les falaises »…
Ça sonnait bien ! Un poil long, peut-être. Et surtout, était-ce révélateur du contenu ? Davantage qu’Espoir, sors-moi du noir ?

Suivit une longue période de réflexion et de remise en question. J’étais encore très accroché à l’ancien titre. Je ne lui avais pas totalement dit adieu. Pas encore.
La fille en noir, me suis-je dit, apparaît en page 39. On ne la revoit que plus tard, cependant elle est présente dans le récit puisqu’elle occupe l’esprit du jeune Jam. Elle danse, oui, mais est-ce important ?
Ce fut le déclic.

« La fille en noir » pour le côté sombre, « qui danse sur les falaises » pour l’aspect joyeux. Voilà ! La dualité qui s’exprime dans le texte était respectée. Ce titre reflète exactement l’histoire et respecte son message. De plus, il s’inscrit dans la couverture en parfaite harmonie :

"La fille en noir qui dansait sur les falaises"

Je vous invite si vous le souhaitez à lire le résumé de mon texte, en voici une partie : « Le temps n’est pas le même pour les amants quand les dés de Chronos sont pipés. »

Le titre et l’illustration se répondent. S’ils n’accrochent pas le regard et ne retiennent pas l’attention du lecteur (c’est tout à fait possible puisqu’il s’agit là de la sensibilité du lecteur) ils lui donnent en revanche des indications sur ce qui l’attend à l’intérieur de ces pages.
Là, ce n’est pas mentir.

Voilà comment nous pouvons chercher un titre :

en premier lieu dans le texte. Une phrase, quelques mots… Quelque chose d’explicite mais pas révélateur. Ne dites pas sur la couverture que votre héros va mourir, nom d’une pipe ! A moins qu’il y ait un retournement de situation (est-ce Jésus ?), ce qui pourra être très intéressant à faire, ne gâchez pas le plaisir de la découverte au lecteur.
Il faut quelque chose qui parle, qui dit « voici ce que vous allez trouver dans cette histoire. Voici de quoi ça parle. »
C’est le plus important et c’est ainsi qu’on le trouve.

Il peut être également le nom du personnage principal ! Ou du lieu où se déroule l’action, ou bien de l’action en elle-même. Le titre peut être tout, à partir du moment où il ne triche pas.

En général, le titre que nous choisissons au début de l’aventure n’est pas celui que l’on garde à la fin. Le livre terminé, on a le recul qui permet de remettre le titre en perspective avec ce qu’il présente.
De plus, et cela se vérifie, un texte est parfois modifié avec un autre titre lorsqu’il est accepté par un éditeur.
Nous en avons un exemple parfait sur monBestSeller avec l’ouvrage de Cathy Bonidan : Double Voie est devenu Le Parfum de l’hellébore.
Ça ne signifie pas que Double Voie était un mauvais titre mais que le nouveau est mieux ancré dans la réalité du texte. C’est un très bon exemple car je vais de ce pas me renseigner sur ce qu’est un (ou une ?) hellébore. Quel est son parfum ?
Voilà, c’est mystérieux. Ça fonctionne.

Je pense aussi à Arch de Romain Lebastard. Qui est Arch ? Si c’est le personnage principal c’est sûrement pour une bonne raison que nous voulons découvrir.
A l’instant même où l’on bouge de Vera Seret. Que se passe-t-il alors une fois que l’on a pris la décision de bouger ? Pourquoi une telle décision, d’ailleurs ?
Le Projet Traumaless de Philippe Mangion, voilà aussi un excellent titre qui ne triche pas : c’est de la SF, et vous allez découvrir ce que cache ce mystérieux projet.
Les Chemins d’Hermès de Constance Dufort (que je vous conseille), pareillement, un titre qui sonne tout de suite comme de la fantasy, ou peut-être de la SF… et si nous allions vérifier cela ?

J’ai remarqué avec surprise mais non sans joie (et une certaine fierté tout de même) que les ouvrages proposés sur monBestSeller ont pour une large majorité d’entre eux des titres qui attirent l’attention. Ça ne veut pas dire qu’on les lira tous, mais le premier pas est fait et c’est le plus important.
Avec joie et fierté, oui, car en flânant en librairie, on se rend compte que beaucoup de textes ont des titres finalement assez bateaux. Ce n’est que mon avis personnel, mais je trouve dommage de miser d’abord sur le nom de l’auteur plutôt que sur le titre et/ou la couverture.
Au moins, sur monBestSeller, nous sommes tous à égalité et cela nous oblige à faire travailler nos petites cellules grises.
Oui, je suis fan d’Hercule Poirot.

Merci à celles et ceux qui auront été intéressés par cet article. Serait-ce son titre qui vous a attirés ? ;-)
Auteurs, qu’en pensez-vous ? Quelle a été votre expérience lors du choix définitif de votre titre ? (Pitié, dites-moi que je ne suis pas le seul pour qui ça a été un crève-cœur).
Lecteurs, quel est votre point de vue à propos d’un titre ?

Brian B. Merrant

25 CommentairesAjouter un commentaire

Bonjour bonjour ! Désolé une fois encore du retard, je n'ai pas reçu les notifications :(

@Ivan Zimmermann Ivan oui c'est normal n'ayant pas de pack Prem's mon mail ne s'affiche pas sur le site ^^
Effectivement l'image est connue (mais bien entendu son auteur est crédité, et puis ce n'est que temporaire... j'espère !) un jour ou l'autre il faudra en changer radicalement :)
Je te remercie beaucoup d'avoir pris sur ton temps pour créer cette couverture, cette attention me touche beaucoup et ce serait avec plaisir de recevoir le rush bien entendu ! Je t'envoie un message sous peu, peut-être pas aujourd'hui (je passe en coup de vent hélas) mais très vite ;) encore merci !

@Constance Dufort bonjour Constance ! Mais de rien, merci à vous pour le partage !
N'est-ce pas que c'est une galère ? :) Les retours précédents l'indiquent très clairement ! Et oui, un titre raté et le lecteur s'enfuit...
Votre contribution est très intéressante, voilà une autre piste pour trouver son titre : le résumé des émotions qui ont animé l'écriture... j'aime beaucoup ! C'est une bien jolie pirouette, et bien sûr l'aide de votre premier lecteur a été bienvenue... Je ne sais pas quel a été votre premier choix de titre, mais l'actuel est vraiment très bon. Les Chemins... Hermès... deux termes qui font mouche :)
Merci d'avoir partagé votre expérience, je suis ravi de tous ces retours qui animent le débat !
Au plaisir de vous lire :)
PS : la suite la suite ! :p

Publié le 22 Février 2017

Bonjour @Brian B. Merrant,

Tout d'abord merci d'avoir cité "Hermès", vous êtes mon premier article! Pour fêter cela,j'ai partagé sur ma page facebook auteur afin que mon réseau découvre un peu aussi votre prose et s'intéresse à votre livre, j'espère faire des émules pour vous.
En ce qui concerne le titre de mes ouvrages, je ne vais pas contredire les autres : c'est une galère sans nom. Il suffit de se louper pour que le lecteur fuit sans même chercher à lire le synopsis.
Lorsque vient l'heure du choix, j'ai une petite manie d'auteur. J'aime bien les pirouettes : mon titre prend souvent son sens à la toute fin du livre, sur une phrase, une situation ou une description. J'essaie d'en faire le résumé parfait des émotions primaires qui ont animé l'écriture. Autant dire que je galère longtemps avant de trouver. Je mets aussi à contribution mon "Gémini cricket", mon premier lecteur, qui sait me remettre sur la voie. J'ai par exemple participé au concours 12-21 et c'est lui qui m'a heureusement recadré : mon titre était nul, même s'il me faisait beaucoup rire. J'ai finalement opté pour plus direct et il a raison, c'est bien mieux. Donc, pour choisir les titres, j'allie l'intuition et le pragmatisme de mon correcteur.

Publié le 20 Février 2017

@Brian B. Merrant
Brian,
je n'ai pas trouvé ton e-mail, mais bon, tant pis.
1 - fais gaffe l'image de la danseuse (même transformée) est connue.
2 - je te fais une suggestion de couverture que j'ai envoyé sur une page libre sur mon site.
3 - http://www.yann-chambers.com/Test_couverture_Brian.png

Si elle te plait je t'envoie le rush en format photoShop, C'est gratos et en toutes amitiés.

Ivan

Publié le 20 Février 2017

Hahaha les informations circulent vite ! ;)

Publié le 18 Février 2017

Mon plombier a pris contact avec toi. Vas regarder dans ta messagerie.

Publié le 18 Février 2017

Ce tuyau m'intéresse, évidemment, @Catarina Viti ;)

Publié le 18 Février 2017

Si tu as besoin de tuyaux pour ta couverture, (message codé) je connais un très bon plombier, pas cher, donné carrément.

Publié le 18 Février 2017

Bonjour bonjour !
@Catarina Viti oh mais c'est bien normal, ne pas répondre aurait été totalement inconvenant, d'autant plus qu'après ces jours de silence les messages se sont accumulés (mais ne m'ont pas noyé haha) et il me tenait à coeur de lire et répondre à chaque point de vue, qui sont tous intéressants, et qui reflètent exactement ça : une hantise commune ! Vraiment ravi que cet article sans prétention ait suscité le débat :) Merci pour ce message adorable (ah, l'instinct ! Comme l'inspiration, ça ne s'explique pas !) Pour la petite lumière je pense que ça fait son chemin, le titre subira probablement une retouche mineure, ainsi que la couverture (au vu des retours unanimes à son sujet !) et voilà, la lumière sera faite ! :D Bonne suite à toi aussi, et au plaisir de te lire et te croiser sur mBS :)
@Ivan Zimmermann aucun problème, vraiment, c'est aussi mon "problème" sur mBS, être entraîné par plusieurs histoires en même temps, en plus d'être lent ! Haha mais l'important finalement c'est d'arriver au bout je crois :) En tous cas, je te remercie pour ce premier retour (en espérant que la suite du bouquin te plaise autant !) et d'avoir pris le temps de commenter cet article avec franchise, je note scrupuleusement tes conseils pour améliorer cette couverture (titre / nom etc) ;) Au plaisir également de te lire !

Publié le 17 Février 2017

Brian, je suis en train de lire "La Fille..." mais je lis trois bouquins à la fois et moi aussi je suis lent. Voire parfois très lent.
Dans l'immédiat, non, le texte est loin d'être compliqué mais au contraire très fluide, joli, avec une capacité à créer un suspense dans la vie de cet, plutôt de ces écrivains. Dès ingurgité je te laisserai un commentaire sur la page du livre.
Bien à toi,
Ivan
ps : je réitère à la vue de ta fine plume que la couverture, etc...

Publié le 17 Février 2017

Yiiiii! tu as répondu à tout le monde, quel entrain! (je ne saurais dire pour quelles raisons je te tutoie, d'entrée, ce n'est pas mon habitude, probablement un signe, quelque chose qui a à voir avec l'instinct. Soit) J'espère qu'on ne t'a pas noyé sous nos commentaires. Leur profusion est probablement le signe que ces histoires de titres et de couvertures nous hantent tous. Bonne suite et j'espère que tu auras ta petite lumière, très vite.

Publié le 17 Février 2017

Bonjour à toutes et tous !
Toutes mes excuses pour le retard de réponse, des obligations familiales… Du coup je vais pouvoir vous répondre et faire un gros pavé ! :D (edit : ah oui c'est un très gros pavé ! haha)
Bonjour Yannick @Yannick A. R. FRADIN ! Merci d’avoir lu :) Eh bien vous avez parfaitement synthétisé mon propos, c’est tout à fait ce que je pense à propos d’un titre. Il doit refléter l’âme du livre, tout comme la couverture… chose pas évidente à faire ! Enchanté que ce titre vous ait plu, du coup je vous souhaite une bonne lecture ! En espérant que ledit titre tienne ses promesses… ;)
Bonjour Michèle @lamish ! Là aussi je vous rejoins, un titre ne peut pas faire l’unanimité (et on aimerait bien, on aimerait pouvoir disposer de plusieurs titres mais ce serait un peu triste…) Ce n’est pas faux, il y a une certaine redondance entre le noir de la couverture et le noir du titre, mais cette couverture est provisoire elle ne pourra pas être celle qui accompagnera le livre lors de sa sortie (en autoédition bien sûr…) donc, quelque part, c’est une façon de me « couvrir » ^^ Merci beaucoup pour vos encouragements (et pour le conseil quant à la taille de la police, haha il faudrait me montrer davantage mais hélas ce n’est pas encore dans mes habitudes !) PS : je vous lis aussi mais suis d’une lenteur qui confine à l’indécence…
Bonjour @Robert Dorazi ! Je n’étais pas au courant de la mode des titres à rallonge, c’est un peu… triste ? qu’un tel effet soit présent en littérature, mais d’un autre côté cela se comprend tout à fait… les éditeurs suivent la mouvance, du moins le mouvement qui gagne…
Pour être honnête, je suis d’accord avec vous ! Il n’y a pas de règle stricte à propos des titres, on est forcément tributaires de la vie du livre (un livre qui a fonctionné a-t-il été aidé par son titre ? Facile à dire après coup c’est évident !) C’est vrai c’est un vaste sujet et l’on pourrait en débattre pendant des jours (ce qui commence à être fait ici^^), toutefois, mon propos ne concernait en premier lieu que l’auteur : comment fait-il pour choisir son titre et pourquoi ? Mais nous sommes d’accord sur de nombreux points, c’est évident :)
Bonjour @Catarina Viti ! Comme Yannick, tu as bien synthétisé mon propos ! Finalement, l’essentiel pour un autoédité est de trouver le titre qui va plaire à soi en premier lieu, celui dont on ne peut pas se détacher. C’est difficile ! Faut-il prendre en compte des impératifs de lecture, sacrifier un peu de son « âme » pour toucher un plus large public au détriment d’un premier choix de cœur ? Difficile à dire là aussi, et là aussi il revient à chacun de choisir en son âme et conscience… Haha et tu ne m’embêtes pas du tout ! C’est un point de vue parfaitement recevable, la couverture peut ne pas tenir ses promesses ! Sans vouloir me dédouaner ni m’excuser, cette couverture, cette illustration… correspond en fait exactement au message du texte ! Est-ce tiré par les cheveux, je ne sais pas… le lecteur sera seul juge et j’accepterai bien volontiers les « ok ça a marché » comme les tomates ! Ce sera avec plaisir de poursuivre cet échange, il y a tant à dire !
Bonjour @jezzabel ! Ne voyez dans ma réponse aucune ironie ou sarcasme, mais je partage votre avis… Comme dit précédemment, il peut y avoir des tas d’interprétations possibles, des centaines de règles que chacun, finalement, n’appliquerait qu’à son propre cas… Ce n’était là qu’une envie de partager une expérience, modeste évidemment… L’expérience est-elle recette ? Pas forcément, pas du tout, même… Seul le temps saura répondre à cette question, confirmer ou infirmer la vision du titre qui est pour l’instant la mienne. Et puis, oui, ça m’a amusé de faire ça alors, au fond… tout n’est pas à jeter ;) (vous remarquerez que j’use et abuse des smileys car le vocabulaire me manque pour exprimer les différentes modifications faciales qui me traversent lorsque je réagis à une réponse) (^^)
Bonjour @Ivan Zimmermann ! Ah, donc pour toi le titre apparaît à la fin ! Là aussi c’est intéressant, tout comme ces phases de recherches et de modifications… Ça me plait bien de lire ça, on voit qu’on est tous différents bien que notre finalité soit la même ! C’est vrai que le titre « Une putain d’histoire » est bien trouvé (largement meilleur que « Nuit », non mais franchement…) mais voilà, visiblement le livre ne tient pas ses promesses ! Comme quoi, on en revient à la base : il n’y a pas de règle (ou de recette pour, plagier jezzabel :p ) Je note tes conseils pour la typo (et pour la taille de mon nom, décidément je ne pensais pas que cela aurait une si grande importance^^) L’idée d’une rubrique dédiée aux couvertures est excellente, vraiment, un forum où chacun pourrait présenter son travail et demander des conseils me plaît beaucoup.
Aucun problème Ivan pour le tutoiement, et tu ne m’as pas vexé non plus ! Au contraire, et en toute transparence, j’apprécie la confrontation d’idées (c’est souvent de là que naissent les bonnes idées, quand chacun est prêt à remettre en question ses certitudes et que les arguments avancés sont pertinents) donc non, ce fut un plaisir de te lire. Si tu as continué la lecture de La Fille, peut-être pourras-tu me dire si tu as trouvé ce texte compliqué finalement et si sa couverture lui fait défaut… là aussi, ça m’intéresse !
Bonjour @jpjbx ! Eh bien merci d’avoir lu, et ravi que cette accroche vous ait donné l’envie de poursuivre :) Enchanté également que cette expérience personnelle corresponde à la vôtre, et… vous avez bien fait d’évoquer votre texte puisque cela me donne envie d’en apprendre davantage ;)
@Robert Dorazi haha c’est une excellente réponse à propos du titre de ce film, et aussi un excellent moyen d’en faire sa promo !
@jezzabel2 il ne me viendrait jamais à l’esprit de contredire Madame Putiphar alors… eh bien, d’accord :p Plus sérieusement, j’aime bien cette idée qu’un titre s’impose une fois le texte abouti. Vous me donnez là une piste de réflexion très sérieuse sur mon roman… alors merci :) (hop, encore un smiley)
Bonjour Philippe ! @PhilippeMangion Voilà c’est exactement ça, il n’y a d’idée arrêtée nulle part et c’est très bien ! Ça permet le débat, et chaque expérience personnelle vis-à-vis du titre est intéressante à découvrir. Hahaha mais… c’est vrai, ça existe vraiment cette « Titrologie » ? Et son auteur aussi ? hahaha c’est incompréhensible !! J’adore ! « Le titre est au visage ce que le texte est aux ruminations intérieures des follicules herbacées » ? ;) PS : bien joué pour les références à En Marche… hahaha il y aurait beaucoup à dire là aussi :p
Salut Romain ! @Romain Lebastard Etrange n’est-ce pas ? Réussir à « pondre » 250 pages et bloquer sur 3 mots… on dirait que le titre est pire que la page blanche, il effraie, il tétanise… J’aime bien ton « 3 semaines d’éternité » mais peut-être cela aurait aiguillé vers un genre plutôt sf/fantasy, donc au final… Un bon titre, mais pas révélateur de ton texte ! « Arch » est beaucoup mieux, personnellement j’aime beaucoup. Suis toujours en train de te lire, d’ailleurs… Oui je lis lamish et toi en même temps ! Comme si je n’étais déjà pas assez lent, voilà que je me rajoute du boulot :p Tu as raison, ton texte c’est la vie d’Arch, alors… pourquoi en dire plus ? Et puis, comme tu le dis très justement, il ne faut pas oublier le synopsis qui est le dernier point d’accroche pour le lecteur ! L’ultime moyen de le faire basculer, qu’il se décide à se laisser emporter… Là, il y aurait un excellent sujet à traiter ! Pourquoi ne pas t’y essayer ? :) Merci beaucoup pour ton message et tes encouragements Romain, bon courage à toi aussi pour la suite ! PS : ah c’est drôle ça, l’ancien titre était perçu comme une romance… eh bien cela ne prouve qu’une chose : il n’y a définitivement aucune règle stricte à appliquer aux titres !
@Catarina Viti c’est une très jolie façon de rendre hommage à ces grands auteurs, mais aussi une source d’inspiration intéressante… reste à ce que ledit titre soit en adéquation avec le contenu ! (Merci pour le tuyau je note :p )

Publié le 16 Février 2017

Une idée, en lisant l'article de @bernadetteL. Sagan trouvait souvent ses titres en lisant des poèmes. "Bonjour tristesse" (Eluard), "De merveilleux nuages" (Beaudelaire), etc...

Publié le 16 Février 2017

En lisant La soumission de Houellebecq où il est beaucoup question de Huysmans, la liste des titres de ses romans me fait revenir à cet article. Exemple de constance dans les pronoms ou les adverbes de lieu :
En ménage
En rade
En route
...
Toutefois, "En marche" et "En avant Guingamp" ne sont pas de lui.

Publié le 16 Février 2017

Salut Bri,
Je te rejoins sur la difficulté de choisir un titre, c'est tellement laborieux d'écrire quelques mots après avoir écrit tout un roman qu'on se demande comment c'est possible de devenir mutique à ce point.
Pour répondre à ta question sur quelle expérience j'ai pu avoir lors du choix, c'est très simple. J'ai longuement réfléchi à un titre accrocheur (j'ai pensé à des choses banales : "L'incroyable histoire d'Archibald Delavigne", mystérieuses : "3 semaines d'éternité" ou humoristiques : "Le complexe de Spiderman"). Je me suis finalement rabattu sur "Arch" tout court. C'est lui, sa vie, sa pudeur. Pas besoin d'en rajouter. Ce n'est pas un bon titre en soi mais finalement, je rejoins Catarina : je ne pense pas qu'il y ait de bonne recette. Chacun peut avoir une interprétation très personnelle du titre (devant "espoir, sors-moi du noir", je pensais à une romance) et en général je vais plus loin en regardant le synopsis qui, à mon humble avis, a plus de poids sur les épaules que le titre. En tous les cas, j'aime bien ton nouveau titre même si je suis d'accord avec Lamish, le mot "noir" est peut-être désormais en trop. Bon courage pour la suite de tes réflexions !

Publié le 14 Février 2017

Merci Brian pour ta rubrique qui ouvre un débat pour lequel ni toi ni les commentateurs ne semblent avoir d'idées très arrêtées. Donc c'est un bon sujet. En lisant, on réfléchit avec toi, de la même façon que dans ton roman on évolue psychologiquement avec Jam. Moi non plus je n'ai pas d'avis très tranché sur ce thème, alors je me suis amusé à googliser "Titrologie". Et comme tout existe sur internet, voilà ce que nous dit Marius Bavekoumbou dans sa thèse de titrologie "Interactions sémantiques entre titres et oeuvres dans le Grand Malentendu de Yasmina Khadra" :
"L’œuvre en tant que totalité signifiante se définit par la somme de ses parties, et le titre par la somme de ses traits."
Non, non, ce n'est pas du jezzabel, c'est une vraie citation :))
J'ai lu plusieurs fois pour comprendre, en conclusion voilà ce que ça m'inspire :
Le titre est au visage ce que le texte est aux ...

Publié le 14 Février 2017

@Robert Dorazi : haha ! Cela est une idée amusante. Elle peut être excellente pour certains textes, mais périlleuse pour d'autres. On en revient à cette notion de lien entre le texte et le titre (un lien qui peut être une rupture ou un contre-pied, je vous l'accorde^^). De toute manière, un bon titre, c'est un titre qui fait ouvrir - lire - acheter - tripoter un livre !

Publié le 13 Février 2017

On ne m'a rien demandé, mais je pense qu'un titre s'impose de lui-même lorsque le livre est abouti. Un titre qui demeure dans le vague est la preuve que le texte reste à travailler. D'ailleurs, ma concierge, madame Putiphar, est tout à fait de mon avis. Et je ne vous conseille pas de la contredire. D'aucuns ont essayé, qui moisissent encore, en ce moment même, dans sa cave. Vous ne pourrez pas dire que vous n'étiez pas prévenus.

Publié le 13 Février 2017

Il me semble me souvenir de cette interview des Marx Brothers pour la sortie de leur film "La soupe au canard". On leur demandait pourquoi ce titre et Groucho (je crois c'est lui) répondit: parce que dans le film il n'y a ni soupe ni canard :)

Publié le 13 Février 2017

Bonjour Brian.
Le choix d'un titre est quelque chose de difficile, et votre article résume parfaitement la situation.
Pour ne rien vous cacher, c'est la couverture "sans titre" illustrée et avec une police de caractères originale qui m'a attiré. Sans elle, je n'aurais jamais lu votre article.
Ce qui aurait été bien dommage car j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire, et que votre cheminement ne m'a pas laissé indifférent.
En effet, cela correspond à mon expérience personnelle : j'ai eu à écrire un texte de quelques pages que je viens de publier sur monbestseller.com, et dont le titre est passé de "je suis un inadapté" à "psscht !" pour finir par "tango".
Et cela me permet aussi de faire ma pub !

Publié le 13 Février 2017

Bonjour Brian,
Nous, petits auteurs auto-édités, avons le même souci que toi concernant le choix du titre.
Lorsque j'ai une histoire en tête, celle-ci se développe au fur et à mesure de mon écriture et le titre ne vient qu'en phase finale. Mais je passe presque autant de temps à le chercher, le soupeser, changer souvent et finalement le lancer sans être vraiment sûr du résultat, qu'à écrire mon roman.
Quant à Bernard Minier, dont tu fais allusion, j'ai adoré le titre "Une putain d'histoire" ( ici un petit clin d'oeil à @lamish pour le titre) et j'en étais jaloux, si si, car il aurait été comme un gant à mon livre intitulé "Les blessures sont parfois éternelles". Quelle bonne idée ! Alors, amateur de thriller, je l'ai acheté et je l'ai lu, en fait non, je l'ai commencé et me suis arrêté à la page 64 tellement le texte m'ennuyait et n'était pas la hauteur du titre, mais c'était trop tard, je l'avais acheté.
Pour revenir au titre de ton livre "La fille en noir qui dansait sur les falaises", j'aime bien, peut-être un chouia long mais ça me donne envie de découvrir ce que ça cache. Mais, PAR PITIÈ, change cette police de caractère qui est illisible ! Prend un bon Times New Roman ou un bête Arial et le titre sera plus lisible et plus attirant, tu peux éventuellement le placer dans un bandeau rouge, par exemple.
Augmente également le visuel de ton nom, il faut que tu en sois fier, là on dirait que tu le caches.
Ancien graphiste, je me permets également de douter de l'efficacité de l'image proposée. Elle est trop compliquée et laisse penser ( sûrement à tord ) que le texte en sera tout autant.
Je trouve ton article excellent, tout autant que cette idée de demander un avis aux lecteurs et auteurs sur la compo de la couverture. D'ailleurs il serait intéressant d'ouvrir une rubrique spéciale, ici, sous forme de forum à ce sujet : " Que pensez-vous de ma couverture".
Avis à @monBestSeller !
J'espère ne pas t'avoir vexé, sans compter que je m'aperçois que je t'ai tutoyé.
Bien à toi,
Ivan

Publié le 13 Février 2017

Mon cher monsieur, je crois qu'en l'occurrence, il n'y a pas de bonne recette, qu'il n'y a même pas de recette du tout. Ce qui explique, entre autres choses, qu'on pourrait réécrire intégralement votre chronique en en prenant systématiquement le contrepied sans qu'elle perde un seul instant sa cohérence discutable et son intérêt tout relatif. J'espère au moins que vous vous êtes bien amusé.

Publié le 13 Février 2017

Bonjour Brian. Je pense qu'il n'y a pas de recette pour trouver le titre d'un livre. Nous sommes des auteurs indépendants, par force ou par choix, ce qui implique que nous devons porter tout seul nos productions. Aussi, je dirais que le seul bon titre est celui qui te permet d'aimer ton livre, de le reconnaître, de le tenir à bout de bras, celui qui fait tilt et coquin de sort, rien ni personne ne te fera bouger de là. Personnellement, je n'aime pas les titres à rallonge, c'est un effet de mode. Ensuite, j'attends d'un titre qu'il me frappe par son lien avec le texte. Que je puisse me dire, après l'avoir lu; en effet, c'est bien ça. Si ton bouquin, que je n'ai pas encore lu, traite d'une fille à problèmes (noir) pour qui la danse est le dernier recours (seul verbe d'action = danser) et qu'elle vit dans un décor un tantinet halluciné où elle a l'habitude de se rendre seule pour danser, alors, ton titre: "La fille en noir qui dansait sur les falaises" est bon. Quant à la couverture : tu ne tiens pas tes promesses. Ce n'est pas une vraie fille, elle n'est pas vêtue de noir, elle n'est pas sur une falaise. Mais, voilà que je t'embête de bon matin. Il n'y a pas de vilaine pensée dans mon message, il n'y en a d'ailleurs jamais. Si tu veux continuer cet échange, tu peux m'envoyer un message depuis ma page auteur. Bien affectueusement. Catarina

Publié le 13 Février 2017

Je crois qu'il faut se méfier dans ce domaine. Il est toujours très facile de dire après coup "Ah oui, ce titre est très accrocheur". Pour reprendre l'exemple du seigneur des anneaux, il aurait pu s'appeler "nuit" sans que ça nuise à son succès, on ne le saura jamais (d'ailleurs l'auteur était déjà connu pour avoir publié le Hobbit et s'était vu refuser la publication du Seigneur des anneaux pendant quelques années, et c'est l'adaptation au cinéma qui a surtout fait l'énorme succès du livre).
Il y a même des modes. Parfois ce sont des titres à rallonge, et dès qu'un roman a du succès avec un titre de 7 ou 8 mots, on voit arriver une ribambelle de romans avec des titres à 7 ou 8 mots.
Et puis on a l'inverse, un roman avec 1 mot, qui a du succès est suivi d'une autre ribambelle de romans au titre ultra court.
C'est comme la couverture. On peut toujours dire "Ah oui cette couverture a contribué au succès du livre", mais on le dit toujours quand le livre est déjà un succès. Surtout que dès que c'est le cas, on voit surgir 2 ou 3 éditions différentes avec des couvertures différentes dont tout le monde dit qu'elle est vraiment meilleure que l'autre ;)
Il existe probablement des centaines, des milliers de bons romans qui ont un titre qui en vaut bien un autre, et des couvertures qui sont tout à fait correctes et qui pourtant resteront totalement inconnus. A la limite, les romans de la nrf Gallimard ont toujours la même couverture rose saumon avec la même typographie du titre. Certains font un tabac, d'autres resteront confidentiels. Difficile de dire pourquoi.
Et puis comment déterminer si un titre ou une couverture parlera à tel ou tel quand les tels ou tels sont si différents.
Vaste sujet, et très compliqué :)

Publié le 12 Février 2017

Bonsoir Brian, Oui, un vrai casse-tête que de choisir un titre. "Espoir, sors-moi du noir" ne m'avait pas rebutée, loin de là. Selon les personnes, la focalisation se fera sur "espoir" ou sur "noir". Moi, je n'ai retenu que le premier mot. Mais je me souviens effectivement d'un com ou deux pas très favorables. "La fille en noir qui danse sur les falaises" colle moins à votre roman, à mes yeux. Dans tous les cas, la couverture étant déjà noire, je crois que je n'aurais pas précisé "en noir". Ce n'est qu'un avis parmi tant d'autres. Comme quoi, le titre qui parle à tous les lecteurs, ce n'est pas gagné ;). Puisque les dés sont jetés, je souhaite succès et longue vie à "La fille en noir qui danse sur la falaise". Bien vous. Michèle / PS : J'aime beaucoup de graphisme de votre couverture, et ne soyez pas si modeste. N'hésitez pas à augmenter un peu la taille de la police du nom d'auteur ;).

Publié le 12 Février 2017

Bonjour Brian et merci pour ce témoignage. Le choix du titre n'est pas chose facile, même quand on pense en disposer dès le début, avant même l'acte d'écriture. Je vous rejoins complètement quand vous soulignez qu'il ne doit pas tricher et doit éclairer le lecteur sur le contenu du livre. Au même titre que la couverture, et peut-être même davantage, le choix du titre n'est pas anodin. L'impact sur le lecteur doit être immédiat. Le titre doit être à la fois parlant et le reflet de "l'âme" du livre, sans pour autant en dévoiler les secrets. J'ai trouvé très intéressant le fait que vous parliez de la remarque d'une lectrice (Colette) à ce sujet. Les lecteurs (et en l'occurrence les bêta-lecteurs) peuvent être de très bon conseil en la matière. En tant que lecteur, difficile de dire quel serait mon point de vue à propos d'un titre. J'imagine toutefois qu'un titre bien tourné et intrigant aura ma préférence à quelque chose de fade ou de superficiel, ou encore de trop "bateau" ou général (pour rebondir sur un titre à mot unique, je suis par exemple bien plus attiré par "Divergente" que par "Nuit" / pour un titre plus "complexe", je suis plus attiré par quelque chose du genre "La fille en noir qui dansait sur les falaises" - joli titre ceci dit en passant^^ - que par "Espoir, sors-moi du noir" que je trouve un peu plat et justement très commun). En tant qu'auteur, je pense qu'un "bon" titre doit tirer sa substance du livre qu'il présente. Cela peut être une phrase tirée du texte, un personnage, une idée, un ou plusieurs mots-clés, un lieu, etc. Mais il me paraît essentiel que le titre soit le reflet de "l'âme" du texte (désolé si je me répète :p). Bon, et si j'allais en lire plus sur cette fille en noir ? C'est que vous avez piqué ma curiosité avec un tel titre ;-)

Publié le 12 Février 2017