Gauche: Le jeu des neuf erreurs

163 pages de Mike Guillaume
Gauche: Le jeu des neuf erreurs Mike Guillaume
Synopsis

La gauche est-elle encore une alternative? Voici un « rapport » sur la gauche et ses erreurs. Direct mais solidement argumenté, le diagnostic, quoique nuancé, est souvent sans appel et contient un certain nombre de vérités dérangeantes. A force de (se) tromper, la gauche occidentale a perdu son sens de l’orientation.
A côté de dérives classiques (bureaucratie, égalitarisme, assistanat, etc.) et des occasions manquées – comme les plus récentes crises des dettes – la gauche additionne les erreurs qui l’amènent à n’être plus que l’ombre d’elle-même. Mondialisation, immigration, nation, islamisation, consommation, abandons… Les faux pas se multiplient.
Si elle ne se ressaisit pas, ne se ressource pas et ne se modernise pas, la gauche pourrait tout simplement perdre son sens et disparaître.

12650 lectures depuis la publication le 21 Mars 2016

Les statistiques du livre

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Ce livre est noté par

7 commentaires , 6 notes Ajouter un commentaire
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Mon livre "Gauche: Le jeu des neuf erreurs" est disponible en ligne depuis le 21 mars 2016. Neuf mois et 7500 lectures plus tard -merci aux lectrices et lecteurs !- le diagnostic dressé me paraît, malheureusement, plus juste que jamais. Non seulement en France, où l’état de « déboussolement » de la gauche se manifeste, notamment, par la dispersion des candidats à la primaire… et en-dehors, mais partout en Occident avec, entre autres, l’arrivée au pouvoir de Trump, reflet de la montée des populismes et de l’impuissance « progressiste », le Brexit, le changement climatique en cours, le bricolage politico-bancaire italien, etc, ainsi que l’attitude face au totalitarisme religieux. Rappelons ici que mon livre fut mis en ligne la veille des attentats de Bruxelles. Ces lignes sont écrites au lendemain des nièmes attaques de même origine à Istanbul et à Bagdad.
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Quelques brèves réactions aux commentaires publiés sur le livre sur www.monbestseller.com.
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@B. Tirchi: Vous avez été parmi les premiers à voir dans l’islamisme « modéré » une supercherie, et je n’ai fait que vous suivre. Le régime d’Erdogan atteste ce constat presque chaque jour. Et, malgré tout, une grande partie des dirigeants européens (de gauche ou de droite, soyons justes) continuent à se faire les avocats d’une entrée de la Turquie dans l’UE.
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@escarmelle: Avez-vous retrouvé Jean Jaurès dans votre lecture?
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@PatZak: Gauche et droite sont régies « par un étrange mimétisme », dites-vous. C’est probablement sur l’Europe, la politique économique et l’emploi que ce constat est évident.
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@Max Axel Bounda: L’ouvrage vous a-t-il finalement « tapé dans l’œil » comme son titre ?
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@luc guillaume: Merci pour le qualificatif stendhalien, que l’auteur est, modestement, loin d’atteindre. « L’histoire de la gauche nous échappe, appartient à une caste qui semble n’avoir plus rien à justifier. » Constat terrible en effet, sentant l’Ancien Régime. Au fond de l’hiver, on ne sent pas poindre le soleil…
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@Parcoureur: Heureux que vous n’ayiez pas trouvé dans le livre les « phrases toutes prêtes de la langue de bois de nos politiques ». En effet, la gauche n’a pas pris le contrepied de la droite, sur la sécurité routière, alors qu’elle s’est pris les pieds dans le tapis (?) sur l’insécurité en général.
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@jlkBlackburn: Rien à dire de plus: les élites mainstream -de gauche comme de droite- se sont non seulement enlisées mais ont enlisé « leurs » citoyens devenus des consommateurs passifs (au magasin et ailleurs) et des spectateurs permanents (sur les écrans, Facebook etc.).
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@jégé : Dommage d’avoir supprimé votre commentaire, qui venait nourrir le débat. Je n'ai pas de problème d'être qualifié de "social libéral" (ce qui en France... ou aux USA -pour des raisons inverses- est souvent insultant), quoique je sois parfois plus radical.
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@Evelyne Schol: « Le socialisme existe-t-il encore ? » On se le demande, et Jules Destrée a matière à se retourner dans sa tombe. Lorsqu’on vit « le cul dans le beurre », veut-on se battre pour soi-même et encore moins pour les autres ? Votre insistance sur les abandons de souveraineté (de l’Europe à l’euro) rencontre la mienne, et celle de « souverainistes » (parfois à gauche et souvent peu entendus).
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@A.K Guettaf: Merci pour votre critique. Je pense que je parle du temps d’aujourd’hui (et même parfois de la météo de demain). Il y a 25 ans, Mitterrand poursuivait son second mandat au petit trot (quoique Rocard fut à l’origine d’un rapport sur les retraites… que la gauche semble toujours n’avoir pas lu !). Clinton et Blair n’étaient pas encore au pouvoir (pour une "3ème voie" qui tourna en voie moyenne ou en voie de garage). Tout le monde se laissait bercer par le « grand marché européen », etc.
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PM : Le livre est aussi disponible en version PDF sur http://www.mikeconomics.net/home/gauche/

Publié le 02 Janvier 2017

Citer Jaurès et Elisabeth Lévy dans le même ouvrage relève d'une très grande audace. Vous vous demandez si on doit blâmer celui qui annonce la météo? Monsieur, sauf votre respect, vous annoncez le temps qu'il faisait hier, et les jours d'avant, en dénonçant les affres de la mondialisation, l'échec de l'Europe,ou les méandres de la consommation. Je passerai sur votre chapitre sur l'islam et cette si grande difficulté que vous semblez observer dans l'espace public à le critiquer, et vous invite simplement à écouter les déclarations de campagne de la plupart des candidats aux présidentielles en France, pour vous prouver le contraire. Ce livre aurait été à l'avant-garde il y a 25 ans. Aujourd'hui, cela m'apparaît comme une énumération partielle et partiale, très pertinente par moments, improbable à d'autres, avec, il faut bien le dire, des propositions (surtout pour la taxation du travail vers le capital) qui sont fort intéressantes. Je ne partage pas toute votre analyse, mais plutôt vos conclusions (ça arrive!) et vous félicite néanmoins d'avoir synthétiser une pensée qui s'exprime de façon plus exhaustive par essence, vu les sujets abordés. C'est du boulot!

Publié le 23 Novembre 2016
5
Le socialisme existe-t-il encore ? Au début du siècle dernier, des hommes se sont levés pour se battre contre les cadences infernales, les horaires insupportables, les salaires de misère, etc. Ils se sont battus pour plus de droits, de justice, pour une vie meilleure pour leur semblables (pour n'en citer qu'un, Jules Destrée n'avait pas de compte en Suisse, ni des toiles de maîtres aux murs de son salon). Il y avait des inégalités contre lesquelles se soulever, des causes à défendre, des améliorations à provoquer ; c'est-à-dire progresser (avancer, se développer, évoluer) vers un mieux pour tous, un partage équitable des biens. Et pour les plus extrêmes, cesser l'exploitation de l'homme par l'homme, et remplacer la propriété privée (capitalisme) par la propriété collective. Certains pays et entreprises se sont essayés à la gestion collective. Le résultat n'est pas convaincant pour ne pas dire catastrophique. Quant à la lutte des classes... Dans toute société, tout groupe, il y aura toujours des classes différentes, sinon on va droit dans le mur ! J'ouvre deux parenthèses : (A cette époque, l'autoritarisme du socialisme était accepté. La "masse" était moins instruite, de plus, le socialisme offrait un présent et un avenir meilleurs. A propos d'instruction, depuis des dizaines d'années, les ministres de l'éducation pratique avec fermeté le nivellement par le bas. Cette politique génère des générations de cancres, sans esprit critique donc sans possibilité d'analyse et de jugement. On retourne à la "masse" moins instruite que l' "élite".) (Depuis les débuts du monde, il y en a un qui se lève et entraîne les autres, un qui découvre et transmet, un plus fort/malin/débrouillard qui protège et devient le chef. Sans impulsion d'une personne, qui deviendra le chef, le groupe restera inerte ou s'éparpillera dans diverses directions. Dans les deux cas, il court à sa perte, soit il s'éteint, soit les dispersés sont avalés par d'autres groupes. Je suis restée volontairement succincte, pour ne pas m'éparpiller vers d'autres sujets). La vie des "prolétaires" s'est améliorée. Puis vint la guerre et la période de reconstruction de l'après-guerre, les Trente glorieuses, le plein emploi, les femmes au travail, le consumérisme, la paie des ouvriers était plus importante que le salaire des employés. Tout le monde il était beau, tout le monde il était gentil. L'ascenseur social fonctionnait sans grincement. Les personnes qui n'avaient jamais travaillé (ex. : les femmes au foyer) recevaient des allocations de chômage !? Que pouvait-on revendiquer de plus ? Nous nagions dans le progrès ! Les socialistes, comme les autres, se sont enrichis. Puis... - L'Europe qui édicte de plus en plus de règles applicables à des pays aussi différents que la Finlande et la Grèce, à des pêcheurs de sardines et à des producteurs de poires. - La perte de souveraineté des pays de UE, acceptée par nos dirigeants puisqu'ils sont les signataires des traités (en d'autres temps, on nommerait cela "trahison"). - L'inénarrable € qui entérine la perte de souveraineté complète. - L'ouverture ébouriffante aux pays de l'Est. - Les fameux CITA et TTIP, la sacro-sainte mondialisation dont les règlements ne profitent qu'aux grandes entreprises. - Etc. L'Union (???) européenne est devenue un monstre ingérable de laquelle il ne faut espérer aucune progrès, elle ne peut produire que le pire si elle ne se remet pas complètement en question. Qui en aura le courage ? Et les socialistes dans tout ça, pour certains biberonnés aux idées de '68 ? Leurs parents se sont enrichis, eux aussi, il en est de multi-millionaires. Ils continuent à se battre pour leur semblables : les multi-nationales, les banques, les grosses entreprises, dont ils font partie des CA, dont ils sont actionnaires. Que faire lorsque l'entreprise "XYZ", dont on détient de nombreuses actions, décide de fermer son usine en Belgique ou en France, et délocaliser en Roumanie ou au Bangladesh ??? Lorsqu'on vit le "cul dans le beurre" (excusez cette expression), a t-on envie de se battre ? Pour quel progrès ? Ils ne faut pas leur en vouloir, ils ont été élevés en dehors des réalités parce que l'époque était bénie, glorieuse. La France possède quelques intéressants spécimens de "socialistes". De plus, ils sont bridés par les règlements européens ; le cas échéant, réprimandés haut et fort par l'Europe ; discrédités par la Cour européenne des droits de l'homme (de quel homme ??? l'autochtone ou l'autre ?) ; liés par les toxiques et obscurs 3% ; etc. Le socialisme n'existe plus et n'existera s'il perdure dans la voie actuelle. P.S. : j'ai pris du plaisir à vous lire. Certains passages sont ardus, d'autres plus fluides. Beaucoup de références. On voit et en "sent" que vous connaissez votre sujet et qu'il vous tient à cœur.
Publié le 25 Octobre 2016

Le point de vue de Marcel Gauchet vaut toujours la peine. Lire "La gauche ne sait plus penser le progrès" sur http://www.marianne.net/gauche-ne-sait-plus-penser-progres-100244425.html

A propos de points de vue. Pourquoi supprimer ses commentaires (ex: @jégé)? Cela appauvrit le débat.

Publié le 18 Juillet 2016

@jégé: C’est Audiard qui viendrait probablement le mieux à la rescousse pour réagir à votre « critique ». A moins que Voltaire…
Réaction très française (je n’ai pas dit « franchouillarde ») qui consiste à critiquer celui qui dit plutôt que ce qu’il dit.
Réaction typique de notre époque où on blâme celui qui annonce la météo plutôt que le temps lui-même.
Réaction malheureusement répandue à gauche (quoique pas seulement) qui disqualifie le propos parce qu’il ne viendrait pas du « bon côté ».
Merci néanmoins à un des « malheureux représentants » de la gauche (la vraie, la pure, probablement, et je le plains) d’avoir pris la peine d’ouvrir mon livre.
Mes « connaissances pseudo-historiques » sont apparemment trop « sommaires » pour que j’en dise davantage.

Publié le 06 Juillet 2016
5
Félicitations pour votre livre. Vous avez bien identifié, je pense, les différentes erreurs de la gauche française, belge et occidentale actuelle. En fait, je pense que c'est toute l'élite occidentale, gauche et droite "mainstream" réunies, qui s'est enlisée (et qui nous enlise tous...) dans ces erreurs. S'en extirper ne sera pas facile tellement certaines de ces idées se sont ancrées profondément dans tout le discours médiatique, politique, universitaire et intellectuel... C'est probablement un "chantier" de 30 ans et plus qui nous attend, en espérant qu'il n'arrive rien de trop grave d'ici là...
Publié le 17 Juin 2016
4
Premières impressions, dont je vous fais part avant lecture complète, un tel livre se digère petit à petit, car vous évoquez beaucoup d'aspects à méditer. Déjà le titre est attirant et votre profil une marque de sérieux. De plus je ne suis pas déçu en appréciant beaucoup de vos citations, de vos exemples et références. Parfois les propos ardus méritent relecture. Toutefois ils me changent des phrases toutes prêtes de la langue de bois de nos politiques. Et bonne surprise pour moi à la page 129 vous parlez de la sécurité routière, un de mes dadas, voir "Radars et justes sanctions" sur ce site. "Tout ce qu'on a inventé, ce sont les caméras", écrivez-vous, je dirais, "ce sont les radars". Mais votre remarque me laisse penser que la gauche a loupé et donc fait l'erreur d'oublier la justice juste et équitable. Elle a emboité le pas de Chirac Sarkozy et donc de la droite en accentuant la répression, sans y apporter la moindre amélioration d'équité dans le traitement des sanctions. Alors qu'elle aurait pu moduler la sanction par "avertissement à la première faute, tolérance pour certaines infractions comme celles des feux rouges qui ne distingue l'intention réelle et le franchissement de quelques dixième de seconde, barème trop contraignant 4 points par feux rouges durant 3 ans" etc. Évidemment jamais de récompense, ce qui pourrait se traduire par des points en plus ou des avertissements. Sans compter que cette injustice passe par des emplacements de radars pour le fric. Une des grande erreurs de cette nouvelle gauche est de n'avoir pris le contrepied de la droite sur l'injustice en tout domaine. J'ai continué votre livre et lu vos idées et propositions mais n'y trouve pas expressément écrit cet aspect de justice bafouée.Mais peut-être faut-il l'ajouter comme une erreur supplémentaire de la gauche à vos 9 erreurs. Bien entendu c'est l'ensemble des erreurs que vous décrivez qu'il faudrait corriger. En effet, n'en rectifier qu'une ou que quelques unes ne suffiraient pas à inverser l'opinion de la population. Mon avis sur votre livre: c'est un bon livre invitant à la méditation, écrit par un auteur connaissant bien son sujet. Il est de style facile à lire, bien que les propos soient parfois assez ardus, mais au moins nous ne perdons pas notre temps et quand nous quittons sa lecture nous la prolongeons dans nos pensées. Merci de nous l'avoir écrit et proposé.
Publié le 25 Avril 2016
5
Ce livre se lit comme un roman, servi par une plume magnifique, celle d'un humaniste stendhalien, si je ne m'abuse... Evidemment, le mitterandiste que je suis, est parfois...secoué, mais qu'importe les analyses sont amplement justifiées, argumentées et il est indéniable que la gauche "institutionnelle" a tristement intégré le mental du capitalisme marchand. La messe est dite, et, s' il s'agissait d'un roman, on aimerait qu'il finisse bien, mais l'histoire de la gauche nous échappe, appartient désormais à une caste qui semble n'avoir plus rien à justifier. On sort de cette lecture enrichissante, plein d'espoir, d'envie d'agir de se dépasser, de progresser encore et toujours, et la, je pense à Albert Camus... "La, tout au fond de mon hiver, je sentais poindre le soleil..."
Publié le 18 Avril 2016

Bonjour @Mike Guillaume, le titre de votre ouvrage m'a
frappé dans l'oeil et je suis entrain de le lire! Je reviendrai vers vous pour les commentaires.
Je viens de publier la Perle de l'Ombre et je vous
invite à le lire et à me laisser vos impressions!

Publié le 18 Avril 2016
5
Analyse parfaitement pertinente... Mais à regarder de plus près, celle-ci pourrait aussi s'adapter à la droite. En effet, gauche et droite sont régit par un étrange mimétisme qui fait qu'au final, l’électeur ne sait plus pour qui il vote... "Gauche et droite même combat !" disent aujourd'hui les gens... Chacun, par son absence d'idéal et de combativité, en arrive à une perte d'identité...
Publié le 16 Avril 2016
5
C'est en allant vers la mer que le fleuve reste fidèle à sa source Jean Jaurès Je promets de lire la suite! Mais déjà ... Mes plus vives félicitations Le Gaumais
Publié le 01 Avril 2016

@B. Tirchi: Merci pour votre commentaire, qui m’a touché à plus d’un titre. En effet, au milieu d’un obscurantisme tantôt voilé (?) et quotidien, tantôt fanatisé et sanguinaire (deux facettes d’une même réalité, comme vous et nous le disons et comme beaucoup ne veulent pas le voir –ou le dire), il est trop rare d’entendre des voix comme la vôtre.
Cela n’en donne que plus de poids à votre avis… et à votre message de sympathie, que je vous retourne bien volontiers.
Votre courage se fait parfois trop rare sous nos cieux…

Publié le 25 Mars 2016

J’ai lu le chapitre relatif à l’islamisme : pertinente analyse qui se lit avec délice. J‘ai presque dit la même chose dans l’article publié par le quotidien El Watan du 12/02/2012 (L’islamisme « modéré », une supercherie). Je profite pour exprimer toute ma sympathie à l’auteur et aux Belges victimes, ces jours-ci, de la barbarie intégriste. Nous avons connu cela dans les sombres années 1990, tandis que les sociétés bien pensantes (surtout la gauche) qualifiaient ces criminels abjectes « d’opposition armée » ...

Publié le 24 Mars 2016
Mike Guillaume
Biographie

Licencié en sciences politiques et en économie européenne, spécialiste en management stratégique et en communication financière, Mike Guillaume...


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