Le cercle vertueux du partage entre auteurs

155 pages de VAY Céline
Le cercle vertueux du partage entre auteurs VAY Céline
Synopsis

L'un des objectifs de monBestSeller est de développer une politique de partage et de solidarité entre auteurs.
Contre toute attente et de manière non concertée, deux auteurs qui ne se sont jamais vus et ne se connaissaient pas, Céline VAY et Michel CANAL, ont développé ce concept de manière surprenante, le portant au niveau le plus haut.
Ce qui aurait pu n'être qu'un malentendu regrettable commencé par une réaction de colère suite à un commentaire d'écrit a évolué au fil des jours, par une longue série d'échanges constructifs, vers une vraie solidarité d'auteurs, puis vers une complicité amicale.
C'est pour témoigner de ce que le partage et la solidarité entre auteurs peuvent apporter qu'est née l'idée de publier la rétrospective de leurs échanges dans leur quasi intégralité.

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chère @cats008, j'ai été peinée de lire que vous avez vécu pareil drame, touchée que vous m'en parliez. Je pense comprendre ce que vous a apporté l'histoire de deux êtres fusionnels, ces clefs données tour à tour par Claire et Michel, ces précisions qu'il a apportées et reprises dans nos échanges publiés...J'aborde une thématique assez semblable dans le roman que j'écris actuellement, dont le personnage principal est enfin une femme.
Quand une alchimie se crée avec un récit, avec les personnages, c'est un cadeau qui est fait à l'auteur comme au lecteur, le lecteur porte à son tour les personnages, il les fait vivre à nouveau alors que sans lui, ils ne sont que pages noircies. Sa mémoire devient leur mémoire. Mais cette mémoire est terrible, elle influe sur sa vie. Une mémoire contre une autre mémoire. Cette autre mémoire comme un échappatoire. Quitter l'instant de survie pour enfin vivre. Le corps pour exister et seulement le corps. Aimer quand même pour ne pas souffrir. Vous avez entièrement raison,la vie vaut la peine d'être vécue sans s'auto-censurer. Mais pour y parvenir il faut accomplir un long pélérinage. .A mon tour de vous faire une confidence (mais chut) le surnom que m'a donné Michel : mémère. Avec une variante : soeur mémère. Mais je ne peux pas vous dire pourquoi, je ne le sais pas vraiment. J'en suis juste amusée. Amitiés. Céline

Publié le 25 Juin 2017

Ne me remerciez pas @VAY Céline, il était normal que je vienne sur votre page puisqu’elle est le fruit de votre partage avec Michel. Cette rétrospective dans l’esprit de tous a été écrite à quatre mains. Je suis sensible au fait que vous m’ayez appréciée, et cependant ce serait plutôt à moi de l’exprimer, pour tout ce que vos échanges avec Michel m’ont apporté. Ici dans sa vraie vie il expose une façade : un couple uni et sympathique avec une femme parmi les plus belles de notre groupe, un premier cercle d’amis indissociable, un cercle plus élargi lié par l’amitié et les rencontres culturelles, et au-delà un ensemble plus vaste l’appréciant (lui) pour son implication associative avec le succès et l’admiration que j’ai déjà évoqués. Michel a créé la surprise quand son activité littéraire a commencé à se savoir dans nos rangs, surtout en raison du genre de ses écrits. Imaginez, la curiosité aidant, avec quelle ampleur la rumeur s’est répandue. Comme d’autres je suppose, j’ai compris qu’il avait vécu d’autres vies, dont cette magnifique histoire (de mon point de vue) terminée de manière tragique. Jusque-là si discret sur son passé, il suffisait d’aller sur Facebook et sur son site pour en savoir beaucoup plus, avec pour ce qui me concerne une admiration grandissante. Vous comprendrez, chère Céline, tout ce que je dois à votre interview, aux explications et aux confidences auxquelles il a consenti. Vous êtes jeune, en mesure de profiter de belles années (notion très subjective j’en conviens), croquez la vie à pleines dents. La mienne a basculé lorsque à peine plus âgée que vous aujourd'hui j’ai perdu l’homme de ma vie. Mon itinéraire s’est fait sur l’exact parallèle de celui de Claire : éducation sous contrôle de jeune bourgeoise formatée pour de brillantes études, piano et danse classique, tout pour décrocher le mari "idéal choisi par la famille" sans aucune connaissance préalable de la sexualité. Mais la comparaison s’arrête là. Je n’ai hélas pas bénéficié du même apprentissage. Voilà en quoi j’ai été fervente admiratrice du parcours de Claire, aidée par cet amant merveilleux (que j’ai le bonheur de côtoyer régulièrement incognito, amoureuse anonyme). Cette lecture m’a beaucoup aidée, même si mon émancipation est tardive (vous l’aurez compris Céline, je suis beaucoup plus âgée que vous, retraitée, veuve… mais pas éplorée. Il n’y a pas d’âge pour le plaisir tant qu’on est jeune dans sa tête et que le corps n’est pas encore un chef-d’oeuvre en péril). Je dois tant à ce couple mythique qui m’a ouvert les yeux. Voilà aussi pourquoi Claire vit un peu en moi et que je signe C… Il fallait que je vous apprécie pour vous confier tout cela. Soyez heureuse, cultivez le bonheur. La vie vaut la peine d’être vécue sans s’auto-censurer.

Publié le 25 Juin 2017

@cats008
Je vous remercie d'avoir la gentillesse de venir sur cette page, je vous apprécie beaucoup. Je ne connais pas autrement Michel qu'en tant qu'auteur, j'ignorais donc qu'il puisse être un homme plutôt secret : il m'avait au contraire semblé enclin, si ce n'est aux confidences, aux explications. J'avoue ne pas avoir réellement cherché à comprendre pourquoi.J'avais simplement trouvé jolie cette façon de vouloir aimer l'amour qui se donne, se fait aux femmes. Après l'écriture de "j'ai loupé le coche", j'étais un peu lasse d'avoir recensé autant de clichés, et même si le personnage m'a beaucoup amusé, les hommes, les femmes sont dans une impasse à ne jamais vouloir véhiculer autre chose. Je ne sais pas si vous êtes de la même génération que moi (encore deux ans et je franchirai, avec beaucoup de sérénité, l'étape, si cela devait en être une, et je n'aime pas ce mot, de la cinquantaine) mais j'ai le souvenir de propos peu amènes de la part de la gent masculine. Des propos de façade, en réalité. Les générations plus jeunes se heurtent à leurs propres revendications de parité : quittant leur statut de sexe faible, elles sont moins protégées, les hommes se sentent moins responsables de leur devenir. Or on peut voir à travers les poncifs repris à l'occasion de la journée de la femme que celle-ci enferme elle-même les nouvelles générations dans une tentative d'identification reposant sur ses particularités. Glané sur le net : humour de femme : "ne jamais me bousculer, me contrarier ou me contredire sinon la garantie ne couvre plus ce magnifique bijou de haute technologie". Hum. On est quoi? Des êtres susceptibles incapables de supporter la moindre contrariété? Un produit d'une telle complexité qu''il faut un mode d'emploi pour éviter de gripper ses rouages? Il faut huiler la mécanique avec des compliments à longueur de journée? Michel se contente de dire que la femme est un être de chair, elle peut se sublimer. Dans la chronique il avoue ce besoin de complémentarité. @Michel Canal, je t'avais dit un jour que je n'avais pas apporté ma conclusion à nos échanges : pourquoi les porter à la connaissance de tous? Cats008, je suis touchée par vos remarques et vous me donnez l'envie d'apporter le mot de la fin que je n'avais pas écrit : nos échanges sont publiés pour que les lectrices s'interrogent : et si un homme avait tout simplement terriblement besoin d'être amoureux d'une femme? Si tout ce qui s'écrit, se lit, était confusion de la loi, nécessaire, sur le monde du travail et vie privée? Et si les journaux féminins contribuaient à fausser la vision que l'on a de l'homme? Nous ne nous sommes pas toutes faites larguées, ne vivons pas toutes avec des hommes persuadés que la femme est un sous-produit etc... Tu peux me contredire Michel, sur ce qui suit. :) Pour moi cette histoire d'amour que tu as publiée, ce souvenir ému que tu en conserves, démontre cette évidence oubliée par les femmes blessées à tort ou à raison: l'homme tombe amoureux.C'est ce que nous autres femmes cherchons à savoir quand nous lisons des romans d'amour. Cats008, vous dont le prénom commence lui aussi par C si j'ai tout compris (je suis sensible au sens des prénoms) pour répondre à votre question, je sais pour la chute de Michel : il était en pleine bêta lecture de mon dernier roman dont il a repris la ponctuation (mon défaut qu'il m'a appris à corriger) et nous nous sommes fâchés car j'ai jugé que son état de santé ne lui permettait pas de poursuivre, ce qu'il a très mal pris. Bien à vous, et très heureuse de vous lire,Céline

Publié le 24 Juin 2017
5
@VAY Céline, par ce commentaire dont je vous prie de bien vouloir excuser le retard (il aurait dû être posté en même temps que celui de Michel), je rends témoignage à votre participation à cette rétrospective. J'ai autant apprécié vos échanges que votre chronique, dans laquelle vous avez eu le mérite de faire avouer à Michel (un homme plutôt secret très discret sur son passé) ce qu'il n'avait évoqué qu'en demi-teintes dans son roman et sa suite. Je suis persuadée que vos échanges ainsi regroupés dans cette rétrospective au titre porteur seront un bel exemple pour d'autres auteurs. Merci encore pour tout ce que vous m'avez apporté. C... PS : Avez-vous su que notre cher Michel est depuis quelques semaines confiné suite à une chute de vélo ?
Publié le 23 Juin 2017

Mon cher @Mokeddem, hi, hi, hi, blondin doute de la possibilité de passer la serpillière si vous utilisez un "sot" comme contenant pour l'eau. Par contre, un "seau" sera approprié... et vous pourrez alors effacer tout ce qu'il vous plaira. Un clin d'oeil d'auteur à auteur.

Publié le 03 Juin 2017

Donc vous savez l'origine de ce proverbe si profondément noble. Pas de mélange. La bouse et la merde. Deux senteurs différentes. Moi J'aime les serpillières et les sots d'eau, cela efface tout. On recommence avec d'autres, plus intelligents que soi-même. Adieu, blondin !

Publié le 02 Juin 2017

@Mokeddem, une chance que je revienne de temps en temps sur la page de Céline, sinon je n'aurais pas vu ce commentaire qui m'est adressé. Tout simplement, je rappelais à Céline ma manière d'être qu'elle connaît bien : rigoureux, méticuleux, juste, exigeant, une place pour chaque chose et chaque chose à sa place, lui laissant le soin de répondre, ce qui lui revenait de droit après mon intervention sur sa page.
Il ne faut y voir aucune malice ni aucune discrimination. Cordialement.

Publié le 02 Juin 2017

Je vous reviens afin que vous m'expliquiez ce que signifie cette expression : il faut ... (...)... que les serviettes soient rangées avec les serviettes, et les torchons avec les torchons.

Publié le 01 Juin 2017

@Ivan Zimmermann
Bonjour Ivan, c'est vraiment une très gentille proposition. Je vais finir par penser que chaque fois que je suis une véritable mégère, je me fais des amis. Faut-il être mégère pour être apprivoisée? Bise.

Publié le 23 Mai 2017

Si je peux te servir en quoi que ce soit avec mes modestes possibilités ( pour une couverture par ex. ou autre), n'hésite pas à me contacter, mais en MP cette fois-ci (Michel a mon e-mail sinon par mon profil). Bise, Ivan

Publié le 21 Mai 2017

@Ivan Zimmermann,
Oh Ivan, je suis contente de vous lire. Froissée? Non du tout, pourquoi? Jamais vous n'avez eu l'intention d'être blessant, et si vous n'avez pas songé qu'il y avait là de l'intime, c'est bien parce-que je me suis exposée. Je suis très en retard pour "boucler" mon manuscrit, ce matin encore, je me suis levée à cinq heures, la fin n'est pas écrite, je rajoute des paragraphes, il faut quatre relectures attentives, la cohérence de l'intrigue et les points laissés en suspens, la construction des phrases et la ponctuation, le chapitrage et les renvois de définition, l'orthographe et la grammaire et le respect des espaces. Michel très calé sur ce dernier point fera une relecture au mieux de son temps. Pour l'orthographe, il faut se dégager du texte, et on finit par ne plus voir même les évidences. Je suis surprise de ce que je laisse passer parfois. Intervenir sur le style de l'autre ne me semble pas se concevoir vraiment, sauf si une erreur de ponctuation ou autre rendent une phrase impropre à sa signification, ou si un manque de virgules nuit à "la force de frappe". Des remarques sur la platitude d'une tournure sont appréciables, mais il faut que l'auteur ait le temps. Un mot ne se remplace pas par un autre, il faut souvent reprendre toute une phrase. C'est donc bien l'auteur qui reste le seul rédacteur. Je vous embrasse Ivan et retourne en touchant le fonds du désespoir à mon manuscrit.

Publié le 21 Mai 2017

@Michel CANAL
Merci pour les explications avec morceaux choisis. Je ne doute en rien de votre honnêteté dans votre démarche et je ne veux surtout pas entrer dans l'"intime" qui ne me regarde pas. @VAY Céline et Michel, désolé si je vous ai froissés tous les deux, ce n'était pas le but. Je voulais simplement exprimer mon opinion. Oui, que ça se transforme en bêta-lecture est une bonne chose - nous avons fait de même avec lamish, mais uniquement sur l'orthographe. Une question qui m'intéresse : Arrivez-vous à vous imposer, l'un et l'autre, une formulation différente des phrases sans occulter le style de chacun ? N'ayant jamais pratiqué ce genre de correction par intermédiaire, je me pose sans arrêt la question. Céline, non, ne devenez pas Miss Hyde, bien au contraire, explosez comme vous savez si bien le faire dans vos textes. Michel, merci pour ce partage solidaire. Bises à vous deux, Ivan.

Publié le 21 Mai 2017

@Ivan Zimmermann,@Michel CANAL
Cher Ivan, dont je comprends la remarque, où est l'expression de la solidarité : elle est ici, par l'intervention de Michel, qui vient à mon secours, car vous avez bien involontairement touché à mon intime, et qu'il sait que je déteste ça, et qu'il y a toutes les chances du monde pour que je devienne Mis Hyde. Je vous embrasse tous les deux.

Publié le 19 Mai 2017

@Ivan Zimmermann,
Tout d'abord, Ivan, merci d'avoir exprimé votre point de vue sur la rétrospective de nos échanges Céline et moi, sur mon écriture et sur la verve de Céline. Céline vous a répondu, je vous exprime ma réponse, point par point car je suis un débatteur et un communiquant.
— Vous vous êtes un peu ennuyé en restant sur votre faim. Vous avez ressenti un certain malaise… Vous avez hésité entre tristesse et doute. Au début ça tourne… sur le seul sujet des fautes de style.
C'est non seulement réducteur, c'est inexact. Faut-il vous rappeler les premières phrases de nos premiers commentaires ? "Wouah @VAY Céline, difficile de se remettre de ce long voyage "au bout de l'enfer"... j'en suis encore tourmenté." Et en réponse symétrique : "Wouah @Michel CANAL, je vous remercie et d'avoir pris la peine d'accomplir ce long voyage "au bout de l'enfer" et d'avoir pris le temps de le commenter et de le noter (gentiment)… Tourmenté ? J'espère bien.
— Puis on en vient à une forme de lassitude mêlée à la colère (contenue), par crainte de la réponse de l'autre… comme des collégiens sur des réseaux sociaux… avant de se terminer en dithyrambes… Je me suis demandé si, à travers ces différents commentaires, il n'y avait pas tout simplement un exercice de style entre les deux auteurs.
Vous évoquez tout simplement l'évolution normale d'un désir de dialoguer pour se comprendre. Comme nous sommes tous les deux auteurs, l'exercice de style serait-il incongru ?
— N'ayant pas lu mes livres, n'étant pas attiré par ce genre, vous reconnaissez que j'ai "une plume" au travers de mes commentaires dans les tribunes. Je vous en remercie.
— S'agissant de Céline, vous aimez beaucoup sa verve et son style, que vous avez retrouvés dans ses commentaires, preuve qu'elle ne triche pas. Soit ! Nouveau remerciement.
— Vous reconnaissez l'effet bienfaiteur de nos échanges pour nous apprécier et mieux nous connaître (vous l'avez vécu vous-même avec lamish). Bien ! Mais vous vous demandez pourquoi porter ce déballage devant le public, une mise en vitrine presque impudique, et vous ne voyez pas où se trouve la solidarité dans ce débat, à part l'intervention de lamish.
Cher Ivan, ce sont précisément les points les plus importants que je me dois de vous expliquer.
Pourquoi ce déballage, cette mise en vitrine ? Vous avez eu la chance d'avoir à débattre avec lamish pour en arriver à vous réconcilier. Bien ! Vous n'êtes pas naïf au point de n'avoir pas remarqué de temps à autre (et ce n'est que la partie émergée de l'iceberg) les invectives entre auteurs qui se détestent. Pourquoi se détestent-ils ? Moi-même j'ai été parfois mal compris en signalant à des auteurs (parce que je les appréciais et que j'étais persuadé de leur rendre service) ce que je pensais devoir leur dire pour améliorer leur texte, pour faciliter la lecture, ou aussi parce qu'ils avaient valeur d'exemple pour les auteurs en herbe publiés sur mBS. Certains sont restés fâchés. D'autres, parce qu'ils étaient édités, ont manifesté de la condescendance envers moi, le débutant dans l'écriture sur mBS. D'autres enfin m'ont remercié, prennent contact pour m'informer de la parution d'un nouvel écrit, likent ou mettent un mot à une notification sur Facebook.
Le processus de réconciliation entre Céline et moi, la teneur des échanges et leur durée méritaient d'être portés à la connaissance de la communauté mBS comme un "cas d'école" pour aider à comprendre qu'une réaction épidermique à un commentaire peut déboucher sur l'apaisement, la compréhension, un partage gagnant-gagnant par des échanges sincères.
Enfin, dernier point : où se trouve la solidarité dans ce débat ? Là, Ivan, si vous aviez bien lu soit la tribune, soit la rétrospective et pas seulement en diagonale, vous ne vous seriez pas interrogé sur ce point. J'y réponds tout de même. Nos échanges sur plusieurs semaines n'étaient pas que des potins de comptoir. Nous sommes devenus des bêta-lecteurs l'un pour l'autre. Cela s'appelle un partage entre auteurs. Ce partage entre auteurs a permis à Céline, en s'appuyant sur une interview et sur le thème de l'émancipation évoqué dans mes livres, de rédiger une chronique sur la parité et l'émancipation de la femme (accessible par le lien mentionné). Cette solidarité exercée comme bêta-lecteurs ne s'est pas arrêtée après ses commentaires / notations de mes livres. Elle se poursuit car Céline, contrairement à moi qui n'ai été qu'un auteur de circonstance, continue d'écrire.
Voilà mon cher Ivan, ce que je pensais devoir vous dire pour vous aider à comprendre notre démarche, laquelle correspond à l'objectif de monBestSeller rappelée en avant-propos, dans le synopsis et dans la tribune. Avec toute mon amitié et ma solidarité d'auteur. Michel

Publié le 19 Mai 2017

@Ivan Zimmermann
Bonjour Yvan, c est bon de vous lire, ça me permet de tester le résultat de ce long apprentissage des mails et de la virtualité. Vous appelez cela dire "je t aime". Moi j appelle ça dire cause toujours beau merle ou "parle à mon luc ma tête est malade". Vous parlez de collégien, moi de cours d école, c est dans cet espace temps qu' il faut replonger. Se rappeler quand on faisait des montagnes avec des queues de cerise. Michel a souhaité publier pour des raisons qui lui appartiennent. Moi malgré l impudeur, légère, je n ai pas donné mon tour de poitrine ou de hanche, ni quelle position je préférais au lit, j ai acquiescé, déplorant toutefois le manque de temps qui aurait permis de travailler avec des commentaires pour donner à la lecture tout son sens. De comment à la lecture d un livre, à des échanges épistolaires, on parvient à cette conclusion, m en fout de la mort virtuelle, aime la vie et là je paraphrase un titre de ph clausels. Donc si les commentaires laminent, rassurez vous Yvan, j aime votre franchise, normal, un bon coup de "gueule" c est très sain, pour bien les vivre, il faut se demander pourquoi on n'est pas capable de les prendre autrement. Ces échanges donnent à apprécier le caractère de Michel, auquel je ne dis pas je t'aime, car le mot est pour mon mari , quand on est femme. Mieux qu' un roman d amour, ils apprennent ce qu' est une personne du sexe opposé. Il est vrai, ce n est pas le prince charmant des contes de fée moderne, il est chiant souvent mais il est là, fiable. Ces échanges viennent donc conclure sur la parité, point de départ de la discussion. Bon mon cher Yvan, je viens de me ruiner les yeux sur mon téléphone. Je vous embrasse et vous remercie pour ce coup de gueule bien envoyé, avec cette plume que j'aime tant chez vous. Et oui vous avez raison de vous exprimer, faites le encore de grâce, qu' on se rende compte qu' on est tous bien vivants, pas des masques en quête de compliments.

Publié le 18 Mai 2017

Désolé de mettre mon grain de sel inopportun. J’ai lu en diagonale, je l'avoue, car je me suis un peu ennuyé en restant sur ma faim. J'ai ressenti alors un certain malaise et un sentiment bizarre m'a aussitôt enveloppé. J'hésite entre la tristesse et le doute. Au début, ça tourne ( pour rester poli ) à la sodomisation des diptères, sur le sujet des fautes de style venant de la part de Michel CANAL, puis on en vient à une forme de lassitude mêlée à la colère ( contenue ), par crainte de la réponse de l'autre, qui se transforme rapidement en amusement, comme des collégiens sur des réseaux sociaux ( pas par le style car il est alimenté de belles rhétoriques, mais par certaines gouailles), avant de se terminer en dithyrambes ( Je t’aime, tu es le ou la meilleure etc… ). Je me suis demandé si, à travers ces différents commentaires, il n'y avait pas tout simplement un exercice de style entre les deux auteurs. N'étant pas attiré par les livres érotiques je n'ai pas lu @Michel CANAL ( sûrement à tord, qu'il m'en excuse ) et je ne me permettrai pas ici de critiquer ou d'approuver ses textes, mais le connaissant un peu à travers ses commentaires sur les tribunes, je reconnais que Monsieur à une plume. Pas de souci. Pour avoir lu @Vay Céline je peux, sans condition, dire ici que j'aime beaucoup sa verve et son style que j'ai d’ailleurs retrouvés dans ses commentaires, preuve qu'elle ne triche pas. A vous deux : s’il vous a fallu tous ces échanges pour vous apprécier et mieux vous connaître, j’en reconnais moi-même l’effet bienfaiteur avec @lamish par exemple, ok, mais pourquoi porter ce déballage devant le public. Je trouve, mais c’est un avis personnel qui n’engage que moi, que c'est une mise en vitrine presque impudique. En fait, vous m’excuserez de ne pas voir où se trouve la solidarité dans ce débat, à part l'intervention de lamish. Je sais que je vais me faire descendre, pour sûrement n’avoir rien compris, mais c’est le jeu ma pauvre Lucette. Amitiés à vous deux, Ivan

Publié le 18 Mai 2017

@Mokeddem
cher Mokeddem, je n'en attendais pas moins de toi sur la pertinence de ton analyse du Journal de Claire, et deux points plus particulièrement doivent donner lieu à débat, j'y reviendrai plus tard, faute de temps. Et puis pour aujourd'hui, j'ai mon kiffe, "blondin" sans majuscule il ne peut s'agir de l'auteur Antoine Blondin, (un autre de mes kiffes : "Un singe en hiver" superbe, dont le film met à l'honneur deux acteurs hors du commun, Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo) mais de l'adjectif blondin "qui est jeune et a les cheveux blonds". Euh, Mokeddem, d'accord la photo est prise de loin, mais tu es sûr de ne pas te tromper? Je sais que l'âge venant, ma vue est moins parfaite, mais quand même. Quoi qu'il en soit, tu me donnes là matière à taquiner Michel. @Michel CANAL, mon très cher Michel, permets moi à l'avenir de commencer mes correspondances avec toi par "mon cher blondin", le mot est délicieux, et je le ferais suivre de ce smiley au sourire éclatant de toutes ses dents que je te mets souvent. Et tu ne pourras rien dire Msieur, au risque de passer pour un mal bourru (si tu étais femme le mot s'écrirait légèrement différemment), tu seras obligé de souffrir le compliment, j'introduirais des variantes, mon petit blondinet, jeune homme (euh, ça je le fais déjà), mon cher petit. Oh punaise Michel tu vas finir en couche culotte,héros sublime de "Baby boss", empruntant à Mokeddem son seau pour aller chercher de l'eau et faire des châteaux de sable.sur les côtes bretonnes, et moi je pourrais faire le deuil de nos correspondances! Ah ben bravo Mokeddem, je te remercie pour tes idées, me faire me fâcher avec Michel!

Publié le 17 Mai 2017

Je reviendrai blondin, avec un seau à eau et une grosse serpillière !

Publié le 16 Mai 2017

@VAY Céline, Pardonne mon intrusion sur ta page, ma chère Céline, car cette analyse de @Mokeddem t'est destinée. Si j'interviens en te volant la primeur d'une réponse, c'est parce que d'une part je sais que tu es très occupée en ce moment, et que d'autre part je me sens tout de même un peu (ne soyons pas minimaliste, disons… beaucoup) concerné puisqu'il s'agit de mon livre, de mon histoire, et de ma personne. Je te laisse le soin de commenter son analyse si tu le souhaites et si tu en as le temps. Mokaddem a parfaitement le droit d'avoir sa propre perception et de donner son opinion, plutôt bien détaillée d'ailleurs. Si je ne me sens pas autorisé à donner un avis, il m'appartient de relever des erreurs et des interprétations erronées. Nous n'avons pas soulevé "un problème de taille" dans nos échanges : la différence entre un livre imprimé et un livre numérique. Pourquoi cette comparaison ? Mais bon ! Pourquoi serait-ce la guerre dès qu'on interpelle un auteur "dans le processus d'échange sur Internet" ? Pour preuve, mon intervention, considérée de surcroît comme une menace ? Qu'ai-je dit (ou laissé entendre) de tel ? J'ai dit : "je suis un communiquant, je ne laisse jamais un malentendu perdurer… si elle est impossible je le dis et j'agis en conséquence… voilà… ce que ma franchise et mon esprit conciliant me poussaient à vous dire." Où se cache la menace ? Je continue : "L'Eveil de Claire n'est pas un roman érotique." Ah, Mokaddem, puissiez-vous dire vrai ! C'est bien à contre-coeur que le roman a été classé dans ce genre. J'aurais préféré l'appeler romance, sociétal, psychologique… mais on m'aurait accusé de taire qu'il comportait des passages érotiques. Plus loin, "le roman de L'éveil de Claire est une somme de poncifs que couronne un mot bizarre mais révélateur. Donne-moi ta queue ! dit Claire à deux reprises, comme ça, tout à coup…" Là, Mokaddem, si je ne relève pas "une somme de poncifs" c'est votre droit, la déformation volontaire d'une citation est tout autre. Le passage exact et unique (page 24 pour être précis) est, lors du premier appel de Claire : "Si je m’écoutais, je te demanderais de me rejoindre. J’ai très envie de toi, mais pas seulement de ta queue qui pourtant me ferait le plus grand bien et que je saurais honorer comme il se doit. Tu vois, j’ai osé prononcer le mot. J'en suis toute émue, et presque surprise." On est loin de la vulgarité de votre citation déformée. Et encore Claire avoue être surprise d'avoir osé prononcer le mot, largement compensé par le passage qui suit : "Il me serait très agréable d'être allongée à tes côtés, au contact de ta peau, de te toucher, de te caresser, de respirer tes parfums (…) Combien j'apprécierais de me blottir dans tes bras protecteurs, de m’abandonner à tes doigts caressants. Combien j'aimerais sentir ma peau se hérisser de frissons, soupirer sous le plaisir, me perdre, gémissante, dans l'extase d'une étreinte délicieuse. Est-ce que tu viendrais si je te le demandais ?" Pour tout vous dire, cette expression que vous citez à tort me déplairait. En conclusion, car je sais apprécier un travail, je vous dirai que la longueur de votre analyse mérite une mention. Et je profite de cette opportunité pour vous dire combien j'apprécie que vous ayez écrit à Céline "Je te remercie de m'avoir fait re-découvrir Michel CANAL." Je te rends la parole, Céline. Tu me connais bien, avec moi il faut que les pendules soient à l'heure, que les serviettes soient rangées avec les serviettes, et les torchons avec les torchons.

Publié le 16 Mai 2017

Comme promis, je te reviens après avoir lu L’Eveil de Claire de CANAL.
M’est avis qu’au-delà de vos divergences et de vos réconciliations, à travers votre co-écriture, vous soulevez un problème de taille qui est la différence entre un livre imprimé et un livre numérique. Un livre traditionnel a ce mérite : il est un et unique, il entre dans l’histoire dans son intégralité avec son quota de bravo et de lapidations, un livre numérique ne peut qu’exceptionnellement prétendre à ce statut. Il a une durée de vie limitée et encore, il faut le réanimer, le re-jeter en pâture aux lecteurs qui le remodèleront à leur tour, à leur guise, et aucun lecteur lambda n’est capable de hisser un livre numérique au statut de livre tel qu’on l’entend. On ne peut pas se passer de la plume d’un vrai critique littéraire, c’est un métier, il a lu, beaucoup lu, il sait des choses qu’un auteur ignore et a cette capacité de déceler ce qu’un auteur voudrait cacher ou bien mettre en évidence. Le plus terrible dans ce processus d’ « échange » sur internet c’est que dès tu interpelles un auteur, c’est la guerre ! Pour preuve, l’intervention ci-dessous de CANAL. Comme une menace ! Je conclue qu’il n’a rien compris à la subtilité du langage de l’appréciation de votre œuvre commune et le clin d’œil aux auteurs qui ont y ont participé.
La première fois quand j’ai lu l’Eveil de Claire, je ne lui pas donné d’importance, mais c’est toi qui lui a donné une autre dimension au travers de vos échanges, tes observations et ses réactions. L’Eveil de Claire n’est pas un roman érotique. Erotique signifie mineur dans l’imaginaire des lecteurs. C’est un roman. Il a une bonne attaque. J’aime les actions directes en début de roman : veux-tu me faire jouir ? L’auteur a ce souci du verbe, les imbrications des phrases, un édifice, une brique sur l’autre, avec cette simplicité de style qui n’est pas donné à tous les auteurs. Quand on lit Claire, on se remémore Pierre Louys. On a aussi l’impression que l’auteur s’est inspiré du thème de Psyché, et je trouve cela très bien.
Revenons-en à tes premières interventions. Je suis assez d’accord lorsque tu m’écris les femmes sont toujours au niveau des quotas et de la parité. Oui, je comprends. Oui le roman de l’Eveil de Claire est une somme de poncifs que couronne un mot assez bizarre mais révélateur. Donne-moi ta queue ! dit Claire à deux reprises, comme ça, tout à coup, donne-moi ta queue alors qu’on est dans un discours de séduction, poétique, en début de livre. A moins que l’auteur soit hermaphrodite, il a cette autre audace ou prouesse (ou simplement maladresse), celle de se mettre dans la peau d’une femme. Il pense et réagit non comme elle mais pour elle. Dans ce texte, on entre de plain-pied dans le domaine du rapport de l’homme à la femme. Je note dans le livre : Il est courant sur l’île de chercher à séduire fonctionnaires, militaires et policiers originaires de la métropole… Et le plus important il faut aller dans les noms des personnages, Eric qui signifie l’unique, le suprême et Claire qui symbolise la vierge. La vierge, l’obsession du male ! A tout âge. Elodie, elle est la propriété ! Certes on est dans l’éducation sexuelle et bien loin des chants de Maldoror mais il n’empêche que c’est du surréalisme.
Je te remercie de m’avoir fait re-découvrir Michel CANAL. Mes amitiés à Lamish et Bossy.

Publié le 16 Mai 2017

@Mokeddem,
Mon cher Mokeddem, quand on s'adresse à moi directement je suis poli, je réponds.
Je vous réponds donc sans tarder car j'ai besoin de comprendre, votre interpellation ci-après n'étant pas suffisamment explicite, exprimée à mots couverts.
Je profite aussi de cette opportunité pour vous dire que votre commentaire sur ma page (sans m'être adressé directement) n'était pas très sympa à mon égard. Alors, vous l'aurez certainement compris puisque vous vous êtes "farci" (à contrecœur si j'ai bien compris) les 155 pages de nos échanges avec Céline, je suis un communiquant, je ne laisse jamais un malentendu perdurer dans une relation de partage avec un autre auteur. Si la relation se poursuit dans la compréhension j'en suis ravi, si elle est impossible je le dis et j'agis en conséquence.
Voilà mon cher (pas encore ami) ce que ma franchise et mon esprit conciliant me poussaient à vous dire. Je vous remercie d'avoir mis L'éveil de Claire dans votre bibliothèque, en espérant qu'il vous inspirera autant que Céline. Cordialement. MC

Publié le 15 Mai 2017

@Michel CANAL
Avouez cher le Canal que je vous ai fais grandes ouvertes les portes d'entrées pour dire ce que vous n'aviez jamais osé auparavant. Mais tel le Père Noel j'arrive une fois l'an par la cheminée avec, comme toujours, un paquet-surprise dans les bras ! Bien à vous. Mokeddem

Publié le 15 Mai 2017

@VAY Céline,
Magnifiquement exprimé ! Tu m'épateras toujours par tes réflexions, tes analyses, ton besoin de disséquer... bref, de comprendre. Et oui, pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?... Ce qui m'a plu surtout, c'est que ces échanges (très enrichissants de mon point de vue) nous ont fait beaucoup de bien à tous les deux. Comme tu le dis si bien : " Cela a gommé nos différences de caractère, une même logique a animé nos échanges, et je crois que cela s'appelle le travail : le travail sur soi, le travail sur l'écrit, (...) car de cet autre qui nous invite à le découvrir, on apprend sur soi. "
Je suis heureux que tu aies pu dégager un peu de temps pour publier notre épopée épistolaire d'auteurs sur ta page. Je me sentais un peu seul dans mon coin, avec le sentiment de te voler des éloges qui te sont destinés beaucoup plus qu'à moi.
Sans compter que je fais au moins un jaloux : @Mokaddem, un admirateur possessif qui te voudrait pour lui seul... et qui du coup semble me détester.
Rien que pour le faire râler, je t'embrasse tendrement, ma chère Céline, au nom de notre complicité et de notre amitié, nées d'un partage et d'une vraie solidarité d'auteurs sur mBS. Et toc le jaloux ! Ça t'apprendra à me chercher des noises, à écouter aux portes et à lorgner nos ébats par le trou de la serrure.

Publié le 14 Mai 2017

Ce livre représente l'aboutissement d'un véritable échange, d'un désir sincère de comprendre le pourquoi de l'autre. Pourquoi ne réagit-il pas de la même façon? Pourquoi une simple phrase peut-elle prendre des proportions insoupçonnées? Pourquoi prend-on la mouche enfin, pour un mot dit, était-il vraiment de travers? Et la démarche qui pousse à s'inscrire sur monBestSeller, relève-t'elle d'un combat de rue? Lit-on pour juger, pour conspuer, est-on rassuré enfin d'avoir terrassé l'autre? Qu'appelle- t'on mettre le poing dans sa poche?
Les échanges que j'ai eus avec Michel Canal constituent un défi à l'entendement, il n'y a pas le son de la voix, il n'y a pas les yeux pour comprendre ce qu'il y a réellement à comprendre. Mais il y avait une vraie certitude, la bonne volonté entre un auteur et un lecteur, l'auteur de se livrer, le lecteur d'apprendre toute la quintessence d'un livre. Cela a gommé nos différences de caractère, une même logique a animé nos échanges, et je crois que cela s'appelle le travail : le travail sur soi, le travail sur l'écrit, s'améliorer encore et encore en élargissant son champ de vision, être empli de sérénité,enfin, car de cet autre qui nous invite à le découvrir, on apprend sur soi.

Publié le 14 Mai 2017