Boulby, chien de refuge

12 pages de VAY Céline
Boulby, chien de refuge VAY Céline
Synopsis

L'histoire vraie d'une rencontre avec un chien abandonné, maltraité, et dont le regard où toute trace d'espoir avait disparu ne cesse de me hanter. Un texte "écrit à chaud" cette nuit pour lui.

343 lectures depuis la publication le 06 Août 2017

Les statistiques du livre

  240 Classement
  133 Lectures
  -33 Progression
  5 / 5 Notation
  2 Bibliothèque
 

Ce livre est noté par

9 commentaires , 6 notes Ajouter un commentaire
Pour répondre à un membre, précédez d'un @ son nom d'utilisateur , et il sera prévenu de votre réponse !

@anne-laure.julien
Je vous remercie pour votre passage. A bientôt sur votre page.

Publié le 13 Septembre 2017

la cruauté humaine est sans limite...

Publié le 27 Août 2017

@Jeremy b
A mon tour d'avoir la gorge nouée en vous lisant. Vous avez écrit "merci pour lui" et repose en paix. Vous avez parfaitement compris le pourquoi de cet écrit . Je vous en suis très reconnaissante.

Publié le 15 Août 2017

@Michel Canal,
Michel, je n'avais pas forcément songé que je forçais le regard sur l'humain...J'avais juste été frappée par cette rencontre, il y avait là une dimension à laquelle je n'avais pas songé : un être que l'on dit dépendant de l'humain qui affichait qu'il n'en avait plus besoin. Tu imagines : un petit animal qui te regarde alors que tu lui ouvres ton coeur et qui te dit : tu ne me décevras pas à nouveau, je ne suis pas dans l'attente de toi, je ne suis dans l'attente de personne. L'homme est bien trop con pour que je lui donne à nouveau quelque chose. Avec lui, le retour n'est que de bâton. Il était psychologiquement plus fort que moi d'une certaine manière. Tout ce qu'il avait réussi à apprendre en neuf années de vie et que trahissait son regard d'une acuité terrible était que l'homme était une espèce animale inintéressante. C'est comme une claque qu'il m'avait envoyée. Et nous la méritons.

Publié le 15 Août 2017

@Mokeddem II
Merci mon cher Mokeddem pour ce témoignage. Avec tes mots à toi une fois de plus tu mets l'accent sur tant de choses! "qu'est ce qu'il a, qu'est-ce qui lui prend" quand tu te saisis d'un bâton"...Et "je viens d'enterrer mon frère". Oui la relation avec un animal est si riche qu'on est amputé d'une partie de nous-même quand il meurt.

Publié le 15 Août 2017

@Tiamaraa
Coucou ma douce Marie, je suis contente de te lire, et je te rejoins : l'homme est mauvais par bien de ses aspects, et sa supériorité de "pensant" est bien curieuse qui l'amène à songer qu'il peut dominer pour se défouler, pour évacuer un trop plein de colère et de frustration. Affirmer sa toute puissance par les coups et les mauvais traitements, et les filmer pour les diffuser... On a franchi un cap, là. Le chien n'a rien à prouver : il peut se contenter d'aimer.

Publié le 15 Août 2017
5
La gorge nouée en vous lisant ! Témoignage très poignant mais grand hommage que vous lui faite ! Merci pour lui ! Jeremy , amoureux des bêtes , amoureux des mots ! Repose en paix petit chien .
Publié le 10 Août 2017

Si je sais encore bien compter il y a environ onze chiens et chiots errants dans ma propriété. Des migrants que la canicule en Italie rend exsangues, sans forces pour assurer leur pitance quotidienne. Je donne l’eau, je fais le tour des restaurants pour les restes, ils sont contents, ils creusent des trous, ils chapardent tout, poubelles, tournevis, marteaux, sandales, serpillières, torchons, mettent en pièces ce qui est en plastique, leurs bassines à eau y compris, les chats sauvages voient cette installation d’un mauvais tout comme le voisinage, ils m’énervent quand le soir commence leur concert d’aboiements, de la folie, je m’énerve et je sors avec un bâton pour imposer le silence ou carrément tous les foutre dehors, ils pensent que je joue et lorsque je hurle, ils ne comprennent pas, ils me regardent d’un air hébété. Et moi j’ai cette impression terrible qu’ils se mettent tous à parler comme dans un souk : mais qu’est-ce qu’il a, qu’est-ce qui lui prend ?
Lorsque j’ai enterré Egus, un Westhy, à mes amis, j’ai déclaré : je viens d’enterrer mon frère ! D’aucuns ont dit, que nous raconte cet Arabe aliéné. Non j’avais découvert le vrai sens de l’altérité !
Tout cela pour dire que Boulby n’est pas une histoire mais une cause. Nous sommes des Boulby. Je t’aime, en direct, comme ça, c’est moi ! Mokeddem.

Publié le 07 Août 2017
5
Coucou ma belle, Les mots me manquent...Comment l'Homme peut il être aussi mauvais ? J'ai souvent l'impression d'être une extraterrestre. Pauvre petit Boulby. J'ai eu pas mal de chiens et tous ont été bien plus humains que la plus part des Hommes. Samy qui venait de la SPA, Belle seule rescapée d'une attaque de rats, Candy ma catastrophe ambulante traumatisée par une gamine de 18 ans (j'avais le même âge d'ailleurs) qui tapait dessus car elle faisait à la maison, bin voui, faut les sortir nos phénomènes, Lassy et Milady mes fugueuses et ma belle Kiara que j'ai perdu il y a 3 ans que j'étais allée chercher à la SPA et qui me manque tant encore et enfin ma chipie de Tala, sans oublier mes chats, lapins, cochons d'inde. Tous des boules de poils d'amour ! J'ai peiné à lire l'histoire de Boulby tant j'ai pleuré en la lisant. L'Homme m’écœure tellement que je retourne doucement dans ma bulle depuis quelques temps.
Publié le 07 Août 2017
5
Céline, tu me surprendras toujours par tes écrits qui forcent le regard là où on n'aimerait pas forcément le diriger quand il s'agit des "humains". Mais là, pour Boulby, c'est une grande histoire que tu nous racontes, à laquelle on adhère. Tu nous fais partager ses pensées, ses malheurs et son regard sur les humains avec tout ce que l'on peut ressentir quand le coeur n'a pas la seule fonction biologique. Il se trouve qu'en ce moment, dans notre mission de "Homesitting" nous veillons sur le bonheur d'un Scottish terrier noir qui nous fait découvrir et aimer tout ce qu'un chien à la beauté discutable (c'est naturellement subjectif) mais à l'intelligence extraordinaire peut nous émouvoir, nous apprendre à nous humains dotés de la parole et prétendument d'une intelligence supérieure. En te lisant, j'ai pensé d'abord à une nouvelle de @Dany Boutigny (Pardi) qui avait décrit la souffrance et les pensées d'une vache dont le sort est de vêler pour produire du lait, de voir sa progéniture retirée sans pitié avant sevrage pour une fin peu enviable. En lisant les commentaires de @ivan Zimmermann, @lamish, @FANNY DUMOND, j'ai eu plaisir de constater que cette histoire les avait eux aussi bouleversés jusqu'aux larmes. Tu as eu raison de nous ouvrir les yeux sur la stupidité, la méchanceté et la "connerie" des humains à l'encontre du plus fidèle et du plus dévoué de nos compagnons à quatre pattes. Tu as atteint ton objectif. Merci pour ce partage et cette générosité.
Publié le 07 Août 2017

@lamish,@FANNY DUMOND
Michèle, Fanny un immense merci à vous deux d'être venues me rejoindre. En éprouvant ne serait-ce qu'un instant de l'émotion à lire son histoire, vous avez donné à Boulby ce qu'il n'a jamais eu : de la compassion. Je crois que c'est ce que je cherchais en écrivant cette nuit : partager pour lui donner ce dont il a été privé : un peu d'amour. Car en vous lisant toutes deux je sais que vous avez écouté ce récit le coeur empli de tout l'amour que vous éprouvez pour ces êtres à quatre pattes qui ont, qui partagent votre vie. Je plains votre professeur de philo Fanny, d'être portée par une si belle matière et d'être si pauvre d'esprit. J'ai eu un berger allemand moi aussi, à l'élevage, personne n'en voulait. Je crois qu'il n'était pas tout à fait dans les normes, du fait de son poil long, il était un peu grand également. L'homme a ses exigences, quand il ne le bat pas, il se mire dans son chien. Il a comme le vôtre toujours été très craintif et se cachait derrière moi quand quelqu'un arrivait. Il a par contre sauvé ma petite fille de six mois de l'attaque d'un labrador atteint d'une tumeur au cerveau dont le comportement était devenu instable. Il va sans dire que je l'adorais.Michèle, je te reconnais bien là dans ta générosité. A tes deux chiennes tu peux tout donner et tu ne t'en prives pas. Inquiète d'elles plus que de toi-même. Vos témoignages à toutes deux mettent en évidence que l'on peut recueillir un animal maltraité. Il a toujours de l'amour à donner. C'est pour cela qu'on ne peut effectivement pas le comparer à un être dit humain : lui, il sait donner sans espoir de retour. Je vous embrasse toutes deux, très émue de vos témoignages

Publié le 06 Août 2017
5
Céline, vous m'avez bouleversée. Pauvre Boulby ! Il a rejoint un monde meilleur, j'en suis certaine. Une prof de philo en 1972, m'avait généreusement octroyé un 7 et son commentaire me restera en mémoire toute ma vie : "je ne suis pas d'accord avec vous. Un animal n'a ni émotion ni sensibilité, aucune mémoire et ne peut en aucun cas être comparé à un humain." Moi qui adore les animaux, souvent plus que certains humains, je suis toujours autant révoltée par les supplices que certains dits Humains leur infligent. J'ai récupéré mon Prince berger-allemand âgé de 1 an chez des gens affublés de 3 gamins, vivants dans un HLM. La femme a eu le culot de me dire qu'elle le donnait car il faisait ses besoins dans tout l'appartement et qu'elle n'avait pas le temps de le sortir tous les jours. Elle m'a même expliqué que je devais le sortir une fois par jour. Il a vécu jusqu'à 14 ans entouré d'énormément d'affection, aimant s'amuser comme un gamin avec mes deux blondinets. A mon grand désespoir, il est toujours resté très craintif, il allait se cacher lorsque je prenais mon balai pour faire le ménage. Inutile d'être devin pour comprendre qu'il avait été tabassé. HONTE à tous ces (je ne trouve même pas de qualificatif) déchets de l'humanité.
Publié le 06 Août 2017
5
@VAY Céline @Ivan Zimmermann, normalement, je ne sors mes mouchoirs que la nuit, lorsque mes lectures ou réflexions m'y forcent, mais voilà qu'en ce dimanche après-midi, je pleure à chaudes larmes à te lire, Céline. Tout comme toi et Ivan, j'aime les chiens. Je culpabilise souvent lorsque je réalise que l'amour que je leur donne ne comblera jamais cette amputation de leur instinct opéré depuis des siècles par les humains. Je culpabilise d'avoir fait stériliser mes deux chiennes, à défaut de pouvoir assumer ou leur permettre d'assumer leur progéniture, comme dans un milieu sauvage. Lorsque ma Jack Russel pousse sur ses pattes en dormant pour mieux sentir mon contact, je sais que cela lui rappelle la petite meute à laquelle on l'a arrachée, à deux mois. Mais lorsque ma chienne Podenco dort, comme en ce moment même, sereine et abandonnée, je suis rassurée sur le bien que je peux faire. Elle était quasi morte, lorsque je l'ai récupérée. Elle avait rongé la corde à laquelle elle était attachée, et avait fui la violence de ses anciens maîtres, des chasseurs espagnols aux moeurs barbares. Si vous saviez un dixième de ce qu'ils font aux chiens ici, vous seriez tous deux malades ! J'arrête là ou vous allez finir par me surnommer BB, comme mon mari :) ! Merci pour cet émouvant partage, Céline, et merci à toi, Ivan, de me l'avoir signalé. Bisous à vous deux. Michèle
Publié le 06 Août 2017

@Ivan Zimmermann
Oui Ivan, c'est con un humain. Et c'est dans les yeux d'un chien que je l'ai lu. Allez, on pleure ensemble.

Publié le 06 Août 2017
5
Tu vois comme c'est con un humain,ça pleure en y pensant et ça pleure en lisant. Peut-être qu'elle est au paradis des chiens et qu'elle a rencontré le mien. Ils vont s'entendre, c'est sûr, n'empêche, ce con d'humain, mon maître, pleure encore et il ne voit pas que je remue la queue en le voyant d'en haut. Que c'est con un humain !
Publié le 06 Août 2017