souvenirs de la banlieue rouge

112 pages de BOLOPION Michel
souvenirs de la banlieue rouge BOLOPION Michel
Synopsis

Suite et fin. Ouvrage complet. Souvenirs de la banlieue rouge (plus de 5 ans à la fin des années 90) du côté de Saint-Denis, et aussi de Bagneux. Historiettes souvent décalées ou cocasses, avec un zeste d’humour, mais aussi instructives ou inattendues. Une immersion dans un autre monde.
Thèmes abordés : l’insécurité, les « à côtés » du Stade de France, mon expérience de tireur de sonnettes pour le Parti Communiste. Quelques chapitres plus personnels et grinçants : « goulag sur Seine », « l’œil de Moscou » ou plus engagés : « toujours plus de fonctionnaires ». Autres ouvrages sur Amazon : romans, SF, séjour en Syrie, certains gratuits le dimanche 17 décembre.

315 lectures depuis la publication le 01 Novembre 2017

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7 commentaires , 2 notes Ajouter un commentaire
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@Nadav réponse question ci dessous : cela va de soi, le temps d'être suffisamment avancé dans ma lecture.

Publié le 15 Décembre 2017

@BOLOPION Michel
MBS m'informe que vous avez mis "Les Rebelles du XXe siècle dans votre bibliothèque.
Une fois que vous l'aurez lu, j'aimerais avoir vos remarques, commentaires, observations amicalement intransigeantes
Merci et peut-être à bientôt

Publié le 14 Décembre 2017

@BOLOPION Michel
Je vous crois capable d’écrire un roman à partir de votre témoignage. Vous avez déjà écrit une centaine de pages qui justifie amplement la suite pour mieux comprendre et dénoncer les choses. L’enjeu est moins de reconstituer ce qui s’est véritablement passé que de faire surgir la vérité de notre époque. Je sais, ce n’est pas simple, surtout lorsqu’il s’agit de changer les idées des hommes, de reconfigurer le regard que nous portons sur le monde, reconfigurer le langage et notre entreprise narrative. J’ai essayé de le faire dans mon deuxième livre. Mais je crains que ce ne soit pas une réussite. Mais il ne faut pas se décourager... J'espère bientôt lire ce grand roman.

Publié le 11 Décembre 2017

@Nadav Merci pour vos commentaires, votre analyse et vos réflexions d'une terrible pertinence et que je partage. Peut-être suis-je effectivement influencé par Zola, dont j'ai lu dans ma jeunesse toute la saga des Rougon-Macquart, Henri Miller, souvent rébarbatif mais complètement ancré dans la réalité, étant par ailleurs mon écrivain fétiche. Utiliser ces souvenirs pour en faire un roman représente un travail trop considérable je le crains. Je me suis cependant déjà prêté à l'exercice sur amazon, avec le petit roman "banlieue 93" qui s'inspire très largement de personnages réels (dont tous les artistes de rue que j'évoque) et de scènes que j'ai pu effectivement observer (2 amoureux sur un banc, le vieux peintre, le marché de St-Denis, les 2 voyous que croise Moustapha à la fin ...), le cadre étant celui de la fête des tulipes à St-Denis, dans le parc de la Légion d'Honneur. Le téléchargement est gratuit le dimanche 17 décembre à partir de 9 heures, ainsi que deux autres ouvrages : mes souvenirs de Syrie (1972 et 2005) et "Brigitte", une drame très sombre et très réaliste, lui aussi largement inspiré de personnages et de faits réels.

Publié le 11 Décembre 2017

@Bolopion Michel
Je ne reprendrais pas tout ce qui a été justement dit par les précédents commentateurs. Je pense que vous avez là, matière d’un grand roman. Je pensais en vous lisant aux écrivains américains des années 1930, à Upton Sinclair avec La Jungle, Le Pétrole, à Dos Pasos avec La Grosse Galette, Manhattan Transfert, plus proche de nous, à Aragon avec Les Cloches de Bâle, sans parler des « anciens » Zola, Hugo…, tous des intellectuels interventionnistes, écrivains sans aucune volonté politique de convaincre, mais à travers leurs personnages celle de décrire la réalité de l’insoutenable société dans laquelle les 99% vivent au profit du 1%.
D’ailleurs votre témoignage est sans appel. On peut se demander « Comment en est-on arrivé là ? » Vous avez commencé de mener une enquête, de dresse un portrait sans recours de ce qui se passe en France, une plongée dans une réalité jugée insupportable, une fresque qui va dans le sens, me semble-t-il, d’une trahison de l’esprit républicain, démocratique. J’ai lui votre témoignage à la fois comme une description et une interrogation : Comment, pourquoi et pour qui écrivons-nous ? Je n’ai pas lu vos autres livres sur Amazon. Je ne sais si l’autopsie de notre société en voie d’extinction vous intéresse en tant qu’écrivain.
En tout cas Bravo pour ce témoignage !

Publié le 10 Décembre 2017

@pelo Merci pour vos commentaires qui coulent comme de l'ambroisie. Je suis d'autant plus touché que j'ai longtemps hésité avant d'intégrer certains chapitres plus grinçants ("L'œil de Moscou" et "Goulag sur Seine") ou rébarbatif comme : "Toujours plus de fonctionnaires". Concernant le choix du ton général, je me plais à citer Jacques Brel, écrivant à sa "mie" (son ancienne épouse) depuis les Marquises : "La vie est une farce qu'il faut faire sourire".

Publié le 29 Novembre 2017
5
Témoignage extrêmement vivant du narrateur qui doit faire face aux difficultés quotidiennes qu’on rencontre lorsqu’on vit dans une cité où la violence, les trafics, le chômage, le désoeuvrement des jeunes et des moins jeunes restent plus que présents. Malgré un quotidien pesant et difficile, l’auteur réussit grâce à son humour, sa répartie, son ton vif à rendre ce récit paradoxalement joyeux et distrayant. Le récit est bourré d’anecdotes et d’images drôles et bien vues, le récit est rythmé, en tant que lecteur on n’a pas le temps de s’endormir ou de s’ennuyer car nous sommes plongés au cœur de l’action et j’allais dire au cœur de la vie mouvementée d’un quartier difficile. Ce récit ne donne pas dans le pathos, au contraire je sors revigoré suite à la lecture de celui-ci. D’autre part l’expression écrite est vraiment bonne et fluide et n’est pas vulgaire. Un petit coup de cœur pour ce récit.
Publié le 28 Novembre 2017

@Landolfi Merci pour votre appréciation, et plus encore pour votre analyse. Tout est dit, avec une précision et une qualité d'écriture parfaites qui me laissent, je dois bien l'avouer, sans voix. Mon soucis à été de rester aussi fidèle que possible à mes souvenirs, d'où la sobriété du style. Mais je suis lucide, et conscient que c'est ma vision (mon interprétation) d'une réalité. Cependant, je pense en être la plupart du temps très proche.

Publié le 17 Novembre 2017
5
Il est d’usage de considérer que la réussite à des études supérieures est un passeport pour une vie professionnelle réussie, sans aspérité donc à l’abri de tout incident de carrière. Désormais, ce n’est plus le cas et cela le sera de moins en moins. Parfois, les circonstances peuvent vous transporter dans un monde inconnu, aux antipodes du milieu social auquel vous prétendez appartenir. Ici, on a un témoignage in vivo dans deux municipalités de la banlieue rouge. C’est une immersion dans un monde où l’on rencontre tous types de personnages, du haut en bas de l’échelle sociale : ceux qui ont reçu le pouvoir du suffrage universel et ceux qui se l’ont attribué à la force des poings quand ce n’est pas pire. Des lieux où éclatent les difficultés que rencontrent les édiles municipaux – l’auteur compris- à gérer les conflits et instaurer une harmonie face à des personnages et des communautés antagonistes. Dans ce monde de brutes, l’auteur nous ménage des ilots de tendresse où transparaît sa sensibilité et parfois (c’est possible dans un tel contexte) quelques traits d’humour. L’écriture est claire, concise parfois chirurgicale sans aucune fioriture ni emphase tant il est vrai que le sujet n’aurait pas supporté des circonlocutions qui se seraient avérées hors contexte. Un voyage en « terra incognita » sans concession qui vaut tous les reportages. A lire.
Publié le 17 Novembre 2017