Maryse Wolfang
Présentation

Ex-magistrate et enseignante en Droit, j'ai des goûts goûts littéraires éclectiques. J'apprécie les écritures dont le rythme précise le sens des histoires qu'elles racontent. Je n'affectionne ni les plumes qui expliquent pour convaincre, ni celles où l'empois des mots dévie les phrases.

Maryse Wolfang a noté ces livres

4
À mi-chemin entre polar vintage et saga sociale, ce roman est écrit dans un style parfois un peu suranné pour le registre « suspense » dans lequel l'auteur l'a répertorié. Son style est néanmoins élégant et assez efficace pour restituer les ambiances et visualiser les personnages, ce qui le rend agréable à lire. Je lui ferais un reproche au plan de son architecture : devoir aller jusqu’au tiers du récit pour "arriver" au meurtre qui déclenche l’intrigue me semble un peu long, en particulier pour un polar dont le format est proche de la nouvelle.
Publié le 24 Octobre 2017
4
Une intrigue originale et intelligente, construite en mode patchwork et menée au rythme d’un road movie plutôt rapide. On est effectivement happé par ce polar un peu singulier qui fait la partie belle à la psyché des personnages, sans jamais mollir, et cela jusqu’à la dernière ligne. Seule ombre au tableau : la forme par elle-même. Si sa tonicité reste irréprochable, elle mériterait toutefois un tamisage rigoureux des coquilles qui persillent cette version du texte, (orthographe, conjugaisons, et quelques assemblages de mots à mon sens parfois mal concertés). Ce travail une fois fait, « Marty » n’aura rien à envier à certaines icônes du genre Polar.
Publié le 04 Août 2017
5
J’ai déniché votre livre dans les tréfonds de ce site. Une petite merveille ! Même si on est un professionnel de la traduction littéraire, transcrire un polar de langue anglaise dans celle de Molière, qui plus est un « Sherlock », n’a rien d’une formalité. Parvenir à restituer l’élégance de l’écriture sans travestir ni les faits, ni l’esprit de la version originale, n’est-ce pas se hisser à la hauteur d’Arthur Conan Doyle, cet écrivain « so british », c’est-à-dire si maniaque, brillant, hautain et distingué, excentrique et transgressif… Après plusieurs lectures en version originale puis traduite, pour exemple de John Grisham, j’avoue avoir souvent préféré les versions anglophones ; plus efficaces, plus authentiques, plus subtiles… Enfin, tout ça pour vous dire, chapeau bas ! Je conseille vivement le détour vers « le cœur nomade de Mary-Jane » à tous les adhérents de mBS.
Publié le 18 Juillet 2017
5
Bonjour Ewen. À la saveur des trente premières pages de votre livre, je l’ai placé dans ma bibliothèque. Je le lirai intégralement d’ici une quinzaine de jours, tout au plus - le temps de dompter quelques caprices de mon emploi du temps. Mais je peux d’ores et déjà vous avouer, qu’au plan du style, le début de votre roman est pour moi une vraie bouffée d’oxygène, tant l’écriture est moelleuse, dosée, suggestive et séduisante. On voit dans vos mots ce que votre imagination veut nous montrer, sans dandysme ni artifices littéraires. C’est un réel talent et… beaucoup de travail pour offrir une partition si aboutie. (Assez rare sur cette plateforme où, comme vous semblez en avoir fait le constat, les performances de styles sont aussi contrastées que barricadées derrière des ego qui n’acceptent pas qu’on pointe leurs « à peu près ». Les auteurs y étant autorisés à se noter entre eux, une partie du site s’est transformée en magasin des rancunes, cela sous une fausse bannière de solidarité, et trop souvent au détriment des qualités d’écritures). Je reviendrai vers vous dès que, du haut de ma totale subjectivité, j'aurai aussi apprécié le talent de l’intrigue attaché à votre roman, ce qui appelle d’abord sa lecture complète. À bientôt.
Publié le 20 Juin 2017
5
Les foyers éducatifs ressemblent parfois aux oubliettes d’un pénitencier. La plupart des délinquants primaires y prennent vite la dimension du monde carcéral où leur destin les a conduits. Au fil des mois, ils apprennent à penser comme les murs et les barreaux qui retiennent leur rage parfois explosive. Par le réalisme de Zoé, son personnage central, Elen Brig Koridwen nous offre ici un parcours électrisé dans les coulisses de ces zones de danger ou « seul le pire arrive ». Son texte m’a capturée, autant que l’absence de trucages dans le style. Rien ne nous détourne d’une vérité rêche, laquelle reste la véritable héroïne de ce très bon polar.
Publié le 28 Mai 2017

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