Pierrick Blin-Paulin
Biographie

Auteur de 3 romans comme "nègre". Ancien scénariste. Ecrit un roman "La tristesse du nénuphar" (sous son vrai nom).

Vit en Amérique du sud

Pierrick Blin-Paulin a publié

Pierrick Blin-Paulin a noté ces livres

5
@Chris M Simon J'ai lu votre roman sur Amazon et le charme opère tout de suite. Rythmé, intriguant, magnifiquement construit, bien écrit et, bien sûr, avec une bonne rasade d'humour, ce « Brooklyn Paradis » a, de plus, une dimension cinématographique. Voilà un roman-film pétillant dont le scénario habile mériterait d'aller faire un petit tour chez Tarentino, les frères Cohen, Mickael Mann et, pourquoi se gêner, chez le maestro Martin Scorsese. Après l'époustouflant et intense « Mémorial tour », j'ai dégusté ce nouvel opus comme un champagne millésimé.
Publié le 01 Février 2017
5
@Catarina Viti Votre livre a d'autant plus de résonance ici, en Bolivie où je vis, que le chamanisme y est très présent. Se découvrir à travers le "voyage avec les âmes " (pour faire court) est le "choix sacré" de beaucoup d'habitants. Votre écriture est d'une élégance rare. Et d'une grande subtilité. Merci pour ce moment magique
Publié le 23 Janvier 2017
4
@Claude CARRON Bonjour, Voilà un extrait plutôt bien troussé. C'est sympathique, parfois rigolard, bon enfant. Ca nous replonge un brin dans les polars de série B, style (en gros) années 55/60 et c'est assez plaisant, surtout pour des vieux crocodiles comme moi nourri à l'encre de Simonin, Audiard, Boudard, Le Breton. Bon, maintenant, on n'va pas se la raconter, mon cher Claude, on n'est pas non plus, comme je l'ai lu juste en dessous, dans la cour du Pape Dard ! Eh oui, il faut savoir quand même raison garder. Et puis, ce cadeau de la filiation offert à un auteur est souvent, un cadeau empoisonné. Ca pèse lourd sur les épaules et ça peut encombrer le bulbe. Ecrire en étant soi-même, droit dans ses bottes et « décontracté du gland », ça vaut bien plus que toutes les comparaisons avec les illustres, non ? C'est drôle et un peu con cet actuel besoin de toujours bramer dans les médias que, ça y est, on a trouvé le « nouveau Belmondo », le « nouveau Brel », le « nouveau Michel Audiard », etc...Ca en devient limite insultant pour celui qui essaye tout simplement d'avoir sa propre patte, son propre STYLE. Il en a peut-être rien à glander, lui,d'être comparé. Peut-être même que ça les lui brise menu ! Moi, j'dis, faites du Carron, c'est déjà pas mal. Bien à vous.
Publié le 22 Janvier 2017
5
@Romain Lebastard J'en suis, pour l'instant, à la page 89. Un seul mot: Magnifique
Publié le 09 Janvier 2017
5
@jezzabel2 J'ai des remontées de souvenirs que ça m'en barbouille l'hémisphère droit. Je suis tout retourné à cause de vous, ou peut-être grâce à vous. J'aurais un faible pour le « grâce à vous » mais sous le coup de l'émotion, il arrive que l'on raconte des choses qui, un peu plus tard, nous mettent, honteux, devant le mur des regrets. Dans ces cas-là et au delà de la honte, on a, disons-le sans ambages, l'air un peu con. Oui, car, comme vous le savez, les écrits restent et sont parfois de foutus boulets que l'on traîne aux pattes. Donc, j'assume et disons que je suis tout chaviré « grâce à vous » puisque en lisant votre texte bouleversant, j'ai retrouvé avec, je l'avoue, de la « limonade dans les yeux », la presque même jeune fille à fêlures, « hors du monde», fragile, énigmatique, sans doute trop lucide pour être heureuse et que j'ai bien connue autrefois. Jeune fille qui, comme votre héroïne, ronronnait mécaniquement pour faire plaisir aux hommes et, paradoxe quand tu nous tiens, se foutait royalement de leur présence et de leur petit bonheur gluant.  La mienne d'héroïne s'appelait Mylène. Je n'ai jamais revu dans ma déjà longue vie quelqu'un d'aussi détaché des gens tout en leur accordant cet intérêt factice et désabusé que l'on débusque peut-être (j'ai bien dis peut-être) dans le regard lointain et délavé de femmes déjà copieusement vaccinées par la vie. Comme votre petite lycéenne soumise pour de faux et culbutée avec la fascinante indifférence de celle qui subit le désir d'un homme en pensant aux cent grammes de gruyère râpé qu'elle doit ramener de l'épicerie , ma Mylène à moi se laissait reluire le berlingot sans jamais rien penser de bien ou de mal de ces chasseurs de chattes qui la besognaient et la traitaient sans doute en silence de petite salope ou de « putain de chaudasse ». Non, pour elle, rien n'existait vraiment. Les mecs lui montaient dessus sans qu'elle les voit ni les sente s'épuiser en elle. C'est un peu comme si elle se faisait ramoner par des fantômes , des ombres. Et toujours comme votre héroïne, elle traversait la vie comme ça, guidée par le rien mais avec, j'en suis sûr, un vrai besoin d'être aimée. Oui, d'être aimée tout en sachant au plus profond de son âme déjà presque brûlée (par qui ou quoi ???... mystère et boule de gomme !!! ) que son vœu n'était qu'un hochet pour colmater un peu le vide et tenir le coup quand elle écartait ses cuisses fatiguées. Donc, c'est vous dire très chère écrivaine qui nous la jouez parfois fier-à-bras, chercheuse de poux dans la tête, belliqueuse casse-bonbons pour la marrade et grande cheftaine ludique du landerneau littéraire de ce délicieux site ouvert à tous les esprits et même les plus frondeurs , donc c'est vous dire « répét-je » (c'est amusant « répét-je » non?) qu'à moi on ne me la fait pas. Et vous aurez beau regimber, ruer dans les brancards, faire votre maligne, vous rouler dans votre miction et jurer-cracher que je fais mon Sigmund à la mords-moi-le-noeud, je subodore que pour écrire vos textes où lire entre les lignes nous en dit beaucoup sur vos larmes, il faut beaucoup d'amour en soi, de douceur, de tendresse mais aussi de cris à peine éteints. Oui, chère Jezzabel, vous aussi vous avez des spectres qui hurlent en silence derrière le paravent des plaisirs. Vous aussi, vous avez (ou vous avez eu) vos petits matins blêmes qui sentent le rien, l'errance, le sexe froid, la mouille sèche et la solitude avec son sale silence assourdissant. Et c'est peut-être pour tout ça et bien d'autres choses que vous écrivez si merveilleusement, avec tant de justesse, d'émotion et cette élégance des âmes blessées mais assoiffées du « lait de la tendresse humaine ». Votre écriture n'a pas, comme je l'ai lu parfois, de pauvres bruits de peaux clapotantes et obscènes, et point barre. Non, votre écriture a de la hauteur et une grâce inouïe. Sans doute parce qu' elle vient de loin, d'une douleur cachée mais ouverte à la résilience, la lumière, la compassion. Et c'est aussi pour ça qu'elle me fascine. Alors bien sûr, je vous entends déjà me faire la leçon avec cette formule toute faite : « trop de compliments tue le compliment ». Bon. Très bien. Dans ce cas, je vous suggère, lors de votre prochaine publication, de mettre sous nos yeux un texte si médiocrissime qu'il me donnera des ailes pour en dire beaucoup de mal. Donc, par pitié, apprenez à mal écrire (si tant est que cela s'apprenne tralala itou et zim boum boum !!!) mais à mon humble avis, il y a du boulot, beaucoup de boulot. Je vous sers chaleureusement la main.
Publié le 05 Janvier 2017

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