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Le 06 avr 2016

Autoédition, blog et argent. Il faut en parler.

Boris Adelski, auteur de l'ouvrage "Le Petit Prince du Val", règle un compte aux idées reçues. En retour spontané à notre Newsletter 151 sur le partage, il se demande pourquoi les blogueurs et les auteurs parlent si peu d'argent. Allier littérature, passions internet et revenus serait-il si honteux ?
Littérature, blog, écrit. Peut-on vivre de ses passions sur le net ?Llittérature, blog, écrit. Peut-on vivre de ses passions sur le net ?

Juste l'envie de partager les remarques inspirées par votre dernière Newsletter un peu moralisatrice. Il est vrai que donner une tournure trop commerciale à sa promotion ou à sa présence sur les réseaux sociaux peut nuire à la profondeur du message.

Comment mettre en avant son livre sans "heurter" ?

Toutefois, si la formule "du suspens en vente sur Amazon" parait un poil vulgaire, il faut bien en même temps indiquer au lecteur éventuellement intéressé, comment il peut se procurer un livre, par quel chemin d'accès il peut en savoir plus et le commander. Sinon on laisse le lecteur se débrouiller seul avec sa recherche, avec de grandes chances qu'il n'aille pas plus loin.

Donc quelle formule utiliser, pour indiquer les points d'accès au livre, sans paraître commercial ? Vous ne donnez curieusement aucun exemple.... La critique est facile... mais l'art plus difficile... Par ailleurs, parmi vos différents conseils aux auteurs, le premier consiste à, je vous cite : "crier haut et fort que l'on est écrivain." Ce qui semble contradictoire avec le profil bas que vous prônez dans la newsletter.

Blogueur, auteur, rédacteur : pourquoi ne pas vivre de ses passions ?

Étant blogueur, auteur et rédacteur web, je pense qu'il vaut mieux ne pas cacher, hypocritement, que l'on souhaite réussir à vivre de sa plume. J'ai un blog pour le partage, mais le monétiser m'intéresse aussi, pour rémunérer le temps imparti, pour vivre, à terme, de ce que l'on aime faire. Le travail de rédacteur web est également un travail de partage de ses talents de description, de plume affûtée généraliste, et un travail lucratif.
La rédaction de roman abrite aussi l'essence des deux choses. D'abord la création littéraire et le partage d'une histoire. Mais aussi, le fait que cet effort créatif mérite salaire, comme tout travail. Sinon les artistes de tous les domaines devront juste partager... et puis pointer à Pôle Emploi ou vivre de petits boulots...

Internet est un formidable vecteur d'expression et de partage, altruiste certes, mais si ce média doit entraîner la fin de la possibilité de vivre de son art... alors c'est un média contreproductif.

Boris Adelski.

19 CommentairesAjouter un commentaire

@Robert Dorazi
Non pas leur en vouloir : leur conseiller de ne pas perdre leur temps !

Publié le 12 Avril 2016

Avouez que ce serait etonnant de dire a un ecrivain professionnel, c'est a dire un ecrivain qui ne paye ses factures que grace a ses droits d'auteurs, qu'il ne devrait pas s'embeter avec ca...
Mais comme je l'ai ecrit, et il me semble que vous avez mal lu, les auteurs auto-edites pour la plupart ne gagnent rien avec leurs ebooks ou leurs livres. Mais je ne vois vraiment pas au nom de quoi on leur en voudrait si ca arrivait. Comme l'a ecrit C. Bregman, pourquoi un enseignant, un conducteur de bus ou un boucher seraient payes pour le tempsqu'ils/elles passent a leur echoppe, dans leur vehicule ou en classe, alors qu'un auteur ne le serait pas si par hasard leurs livres venaient a trouver acheteur? Ca ne signifie pas que l'argent est leur seul motivation. C'est simplement une possibilite. Et franchement je ne connais aucun auteur inde qui se couche et se leve avec le signe Euro ou Dollars en tete. Ce ne sont pas tous des speculateurs...

Publié le 12 Avril 2016

@Robert Dorazi Mon cher ami, je suis désolé, mais je ne partage pas, du tout, votre avis.

Je pense qu 'écrire pour de l'argent c'est trop ou pas assez !
C'est trop, car l'immense majorité d'entre nous, ne touchera jamais un centime : à quoi bon perdre son temps en démarches inutiles ?

Ce n'est pas assez, car écrire vaut bien plus que les 3 Francs 6 sous, que vous récolterez !
Dans ce monde, vous vous levez en pensant à l'argent, vous vous couchez avec cette pensée : écrire c'est couper avec tout cela !!!

Le pire esclavage est celui de l'argent : libérez vous, par l'écriture !

Publié le 12 Avril 2016

Faire sa "promotion" est mal vue ? Se vendre est mal vue ? Je veux bien, mais, lorsqu'on est auto-édité si on assure pas sa promotion, il reste qui pour la faire ? (que ce soit pour gagner de l'argent ou être lu).
Lorsqu'un youtuber vous dit : "Et, si vous aimez bien ma chaîne youtube, abonnez vous et liker la vidéo" est-ce que quelqu'un leur dit : "Vous n'avez pas honte de vous vendre comme ça ?". Pourtant ce très cher youtuber est probablement entrain de gagner plus d'argent en faisant sa vidéo que l'écrivain qui a essaie de faire vendre son livre (ce n'est pas une critique des youtubers, c'est juste un constat).

Pour moi, il n'y a aucun mal à faire sa propre publicité. Il suffit de rester objectif et de décrire son histoire en espérant que ça puisse intéresser suffisamment les lecteurs potentiels. De toute façon, si vous vous vendez "trop", ce sera mal vu. Et y'en aura sûrement quelques uns pour vous critiquer après...

Publié le 12 Avril 2016

J'imagine bien, mais encore une fois il est quasiment impossible pour un romancier de "courir" apres l'argent. Tout simplement parce qu'il est plus que rare qu'un inconnu(e) se disent "aujourd'hui je vais publier un roman qui va me rapporter des millions d'euros." Ca ne se passe pas comme ca. Mais si ca arrive, je ne comprends pas ce qu'il y aurait de monstrueux. Ne serait-ce que parce que si cet auteur(e) n'en a absolument aps besoin, il existe des milliers de facons de le distribuer dans des causes legitimes.

Publié le 12 Avril 2016

@Robert Dorazi
Ne pas courir après l'argent est un choix bien antérieur à tous mes livres!!!

Publié le 12 Avril 2016

Je ne suis pas certain qu'on puisse dire que courir apres l'argent se fasse necessairement au detriment de l'ecriture. Des ecrivains comme Balzac produisaient en permanence d'excellents livres et pourtant il etaient loin de le faire uniquement pour la gloire. Je me souviens avoir lu une correspondance entre Verlaine et son editeur a propos d'un recueil de poemes, et l'argent etait quasiment l'element central de cette discussion. Verlaine ne s'en laissait pas compter.
D'ailleurs il me semble que sans etre des "ecrivains" dans le sens de romanciers ou poetes, les journalistes, lorsqu'ils n'ecrivent pas de romans, sont tout de meme payes pour leurs articles. C'est aussi un metier d'ecriture et pourtant il est tout naturellement remunere.
Il se trouve malheureusement que lorsqu'on parle de romanciers, l'argent ne vient que des ventes des livres. Ce n'est pas a proprement parler un salaire mais simplement une consequence heureuse d'un acte qui peut (ou non) etre volontaire.
Et il me semble aussi qu'un best-seller vraiment important peut au contraire permettre a un(e) ecrivain d'etre plus libre et de prendre plus de risques.

Publié le 11 Avril 2016

@Bregman
On finit par passer son temps à courir après l'argent, et tant pis l'écriture !!

Publié le 11 Avril 2016

Je crois que c'est typiquement français de dissocier l'art de faire de la (grande) littérature et la manière de gagner sa vie. Bizarrement, "écrivain" est le seul métier parmi tous les autres (aidez-moi si vous en trouvez un, moi, j'ai beau chercher, je ne trouve pas !) qui ne devrait pas rapporter le moindre sou.
Pas d'école non plus. Aucune formation. On n'apprend pas écrire, quelle horreur ! Vous vous rendez compte ? Où serait le talent, si cela s'apprenait ? Où serait le génie de l'auteur ?

Pourtant, un métier me semble comparable : celui de peintre.
On apprend à peindre, aux Beaux-Arts. On y apprend des techniques, on y apprend les bases. Est-ce que ceux qui en sortent ne produisent que des tableaux pour Ikea*, à la sortie ?
Et lorsqu'un artiste commence à peindre son tableau, dès le premier coup de pinceau, il sait déjà qu'il le vendra pour bouffer à la fin du mois.

Mais un écrivain, non ! Ô sacrilège ! Écrire oui, mais loin de lui toute intention de vendre son ouvrage !
Désolé, moi je crois que Boris Adelski a raison : il n'y a aucune honte à gagner de l'argent de la vente de ses livres. Au contraire, si l'écriture est un plaisir, voire une passion, elle n'en demeure pas moins une laborieuse épreuve.

Ma sœur est concertiste. Elle vit de sa passion. Je suis bien placé pour savoir les heures qu'elle a passées sur son instrument avant de pouvoir participer à des concerts à l'autre bout du monde. Mais je suis extrêmement déçu : ses prestations sont payantes ! Quel scandale, n'est-ce pas ?!

Tout travail mérite salaire.
L'écrivain, tout génial peut-il être, reste un être comme tout le monde, qui ne peut hélas se nourrir d'amour et d'eau fraîche.
J'aime écrire qu'un écrivain ne naît au grand jour qu'après avoir goûté au véritable délice de l'écriture, cette sordide épreuve faite de réécritures ;-)
Que ce long parcours débouche sur un peu de compensation financière n'a rien de choquant.
Ce qui me chagrine, c'est qu'il ne débouche souvent que sur un "trop peu" de compensation financière, justement, et qu'il nous oblige ainsi à de bien matérialistes contraintes dans la vie de tous les jours (contre lesquelles on ne fait que se battre à travers l'écriture)…

* Je fais référence à une vidéo qui circule actuellement sur les réseaux, dans laquelle un faux spécialiste piège les visiteurs d'un musée d'art contemporain en leur demandant ce qu'ils pensent d'une toile en vente chez Ikea :
http://www.tdg.ch/culture/arts-visuels/Un-tableau-Ikea-expose-au-musee-fait-un-tabac/story/17534486

Publié le 11 Avril 2016

bof ! J'ai écrit plus de 10 livres: je n'ai pas touché un centime : aucune importance !!!

Publié le 10 Avril 2016

Ecrire n'est pas un travail: c'est une jouissance. C'est se brûler vif mais aussi renaître de ses cendres . (Blaise Cendrars ) .Cela vaut la peine d'y consacrer quelques sous ( je fais fabriquer mes livres moi-même en quantité réduite et je les offre à ceux qu'ils intéressent ). Ce n'est que l'équivalent d'un bon repas, mais c'est une autre nourriture. En faire un travail rémunéré m'a toujours paru un contresens . Qui d'entre nous peut espérer un tirage de 4000 à 5000 Ex.? Ce qui compte,c'est le lecteur, et mBS permet d'en trouver des milliers, qui,de plus, vous offrent leurs avis. Vous n'êtes pas soumis aux professionnels et aux modes, vous êtes sûrs de ne pas être convoqués à La Grande Librairie.
Je sais bien que la littérature est aussi une industrie. Mais je n'écris pas pour faire vivre les industriels qui m'accorderont quelques scories de leurs gains. Je sais aussi qu'il existe une vingtaine d'écrivains dont je veux bien payer les livres. Je ne me classe pas parmi eux.Ne laissons pas le bruit des sous brouiller la musique de la poésie. A moins de vouloir être Chateaubriand ou rien, comme disait l'autre.

Publié le 10 Avril 2016

Sur facebook, j'ai eu droit à un charmant : "Vous n'avez pas honte de vous vendre comme ça ?" Certains aigris, sans une once de talent, qui voudraient être écrivains, sont jaloux de nous. Le mal français...

Publié le 09 Avril 2016

Je parlais de Panama pour blaguer, mais voila que je lis que meme les prix Nobel de litterature peuvent effectivement avoir eu affaire au cabinet d'avocats desormais fameux qui se chargeait d'ouvrir des comptes a Panama :) Ici il s'agirait de Vargas Llosa qui, a mon avis, n'aurait donc eu aucun scrupule a parler litterature et gros sous.

Publié le 08 Avril 2016

Disons que depuis que mes droits d'auteurs mensuels ont grimpe à 1 euro 95 je me demandais si je ne devrais pas ouvrir un compte off shore dans un paradis fiscal comme Panama. Et puis manque de chance... :)

Publié le 08 Avril 2016

@Boris Adelski
Vous avez raison, Boris, foin d'hypocrisie, parlons petits sous ! Pourquoi pas "gros sous" ? Parce que tout le monde le sait, et c'est une triste constatation : il est bien rare qu'un artiste, à part quelques élus, puisse vivre de ses œuvres. Ça a toujours été le cas, mais c'est sans doute encore plus vrai de nos jours, où l'Art est mis à mal par la profusion de créations de tous poils dont la qualité n'est pas forcément au rendez-vous (voir ce qui se passe, notamment dans le domaine des Arts plastiques...).
Grâce, ou à cause des médias et d'internet, tout un chacun peut aujourd'hui se qualifier du doux nom d'artiste. Il est vrai que, parmi le nombre grandissant d'illustres inconnus qui cherchent à percer, figurent de véritables talents méconnus. Mais, il faut bien le reconnaître, beaucoup présentent des choses ineptes qui, malheureusement, parce que le piston fait marcher la machine, ou encore parce que, justement "les gros sous" appellent la notoriété, un certain snobisme promeut des œuvres qui, au fil du temps, ne seront pas pérennes, finiront un jour ou l’autre à la poubelle mais qui représentent un rapport immédiat pour leurs producteurs, sans aucun respect pour le public qui se laisse prendre à ces manipulations à grand renfort de campagnes publicitaires. Certains auteurs de « romans de salle d’attente » sont distribués par de grandes maisons qui n’ont aucun scrupule à faire une publicité tapageuse de leurs œuvres et trouvent un public. Pourquoi pas nous, en effet ?
L’édition, donc, n’échappe pas à cette mode. La pêche à l’éditeur est une telle galère que, plutôt que de perdre son temps et son argent à envoyer ses œuvres à des maisons qui ne prendront pas la peine de les lire, submergées par un nombre grandissant de manuscrits (il en arrive une cinquantaine par jour chez certains éditeurs), beaucoup préfèrent entrer en dissidence et passer à l’autoédition. Tout vaut mieux que garder ses écrits dans un tiroir où ils mourront de leur triste mort, sans jamais avoir été lus par notre principal client : le lecteur.
Certes, cette manière de se faire promouvoir ne nourrit pas son homme et se faire distribuer par Amazon ou autres distributeurs du web peut s’avérer plus payant. Mais, pour un rapport somme toute modeste, cela vaut-il la peine de se couper l’herbe sous le pied ? Car une chose est certaine, Amazon en particulier, à terme, sonnera le glas des libraires qui sont les principaux et meilleurs distributeurs des œuvres écrites, apportant conseil et convivialité au lecteur qui ne les trouve pas sur ces sites où il est confronté à un choix toujours plus grandissant. De plus, Je me suis laissé dire qu’aucun éditeur digne de ce nom n’édite jamais un roman vendu par ce moyen. Vrai ou faux ? Je n’en sais rien. Pour ma part, je préfère, pour l’instant, laisser lire gratuitement mes romans sur MBS et obtenir l’avis de mes lecteurs en espérant ce que tout un chacun attend, car c’est quand-même le but : avoir suffisamment de succès pour être repérée par une maison d’édition qui voudra bien prendre le risque de me promouvoir et de m’apporter la juste récompense due à mon travail : me faire gagner de l’argent ! Faire partie de la petite famille des élus… Un rêve ?
Quoi qu’il en soit, je connais nombre d’artistes et d’auteurs qui, malgré leur talent et leur notoriété, ne peuvent vivre du seul revenu de leurs œuvres et, bon gré, mal gré, sont obligés d’avoir une activité lucrative en supplément de leur passion.
Alors non, parler d’argent n’a rien de honteux, bien au contraire, en gagner est primordial, mais en restant maître de sa distribution, c’est certain, c’est galère…

Publié le 07 Avril 2016

Soit en effet on se conforme et se confronte malheureusement aux lois du marché et du marketing, soit en toute utopie, il faudrait permettre aux lecteurs d'être libre de rétribuer à hauteur et de la manière qu'ils souhaitent ce qu'il leur ait proposé. Un peu comme pour des moines bouddhistes ou autres en certaines contrées. Je crois que certains artistes chanteurs ou musiciens ont réussi à se faire connaitre et financer de la sorte. Cela pourrait peut-être s'étendre aux joies de l'édition...

Publié le 07 Avril 2016

Absolument d'accord! D'abord le plaisir essentiel et vital de composer une histoire! Ensuite celui de la faire partager et de la diffuser largement, et pourquoi pas celui de la vendre! L'écriture est aussi un véritable travail d'artisan qui commence dès le matin et qui vous suit toute la journée!

Publié le 06 Avril 2016

Très bonnes remarques Boris Adelski et Michel Canal, je partage entièrement votre point de vue. Il parait néanmoins très compliqué de faire la promotion de soi-même ou de son (ses) création(s) sans se dire que les gens peuvent penser que l'on veut s'imposer, que l'on manque peut-être d'humilité. Convaincre les lecteurs potentiels que notre "œuvre" vaut la peine d'être lue (et donc achetée pour celles qui sont vendues) est assez décrédibilisant car nous en sommes l'auteur, et forcément, nous n'allons pas dire c'est nul. Les lecteurs peuvent donc penser que l'on manque aussi d'objectivité. C'est effectivement un art, que de faire passer des messages plus profonds que "mon livre sort telle date, achetez-le !". Moi-même j'aimerais être convaincante et crédible mais je trouve que c'est encore une difficulté de s'auto promouvoir. Merci en tout cas Boris pour l'article !

Publié le 06 Avril 2016

@Boris Adelski Bonjour Boris.
Oui, dans l'absolu vous avez raison sur tous les points. Ecrire pour se publier (donc auteur, et dans un esprit de continuité s'il y a lieu, écrivain), se faire connaître sur un site comme mBS (en répondant aux commentaires des lecteurs, en partageant avec d'autres auteurs que naturellement il faut lire pour pouvoir les commenter objectivement), se faire connaître sur les réseaux sociaux, écrire dans un blog... ça devient vite un travail que j'oserai qualifier — à plein temps — tant c'est chronophage.
Alors, oui ! On peut dire que tout travail mériterait salaire. Ce travail est un investissement d'abord (à tous points de vue, travail personnel et financier), un espoir de rémunération ensuite (c'est le but). Et c'est là que comme toute entreprise dans la vie, certains réussissent très bien, d'autres moins, d'autres n'aboutissent à rien. Question de technique, de talent, de stratégie, de chance parfois, de persévérance toujours.
Partager, c'est bien ; certains s'en satisfont ou le prônent, c'est un choix. Il faut être réaliste. Dans tous les métiers d'art et de création (l'écriture en est un) : musique, théâtre, peinture, etc. une minorité en vit bien, jusqu'à la consécration, un plus grand nombre en vit correctement, vivote ou survit. C'est hélas un constat.
Pourquoi ne pas vivre de ses passions ? Très bonne question. Aucun scrupule à avoir. Comme disait le ministre Guizot au petit peuple qui se plaignait de la pauvreté au 19ème siècle : "Enrichissez-vous."
Comment mettre en avant sans "heurter" ? C'est tout à fait normal de mettre son livre en avant et je ne trouve pas que l'on "heurte". Se faire connaître est un droit, et je dirais même un devoir. Des groupes se constituent, par exemple sur Facebook, dans lesquels il est utile de se faire admettre.
Ravi d'avoir pu échanger ce point de vue avec vous, Boris. Pas de complexe à avoir. La vie est faite de choix, bons ou mauvais, c'est selon ! Amicalement. MC

Publié le 06 Avril 2016