Interview
Le 27 nov 2014

Ecrire une nouvelle. Concours. Les jurés ont la parole.

concours de nouvelles "50 nuances de Père Noël"50 nuances de nouvelles pour fêter le Père Noël !

Le Père Noël… dans l’anti-mythe ou déjà mité ? La nouvelle… un format court inspirant ou frustrant ? La bonne nouvelle, c’est qu’ils y croient tous ! 3 questions aux 3 jurés du concours « 50 nuances de Père Noël ».

Question: 

Le mythe du Père Noël… Faut-il l'entretenir ?

Réponse: 

Charlie Bregman - C’est un mythe très particulier puisqu'il est devenu un personnage du monde réel. Il est à la fois un mensonge et un symbole de valeurs positives et extrêmement importantes pour le développement des enfants. Dans sa hotte, on y trouve la famille, le partage, la surprise, le bonheur, la récompense, le rêve, et tout ce qui permet à un enfant de se sentir aimé. Donc oui, bien sûr, il faut l'entretenir !

> Chlo Plume - Il y a une mythologie, principalement dans les pays scandinaves. On retrouve de nombreuses variantes dans les folklores locaux si l'on remonte à l'époque des Vikings et je trouve dommage qu'on brade tout cet imaginaire au profit d'une pseudo histoire destinée à vanter le consumérisme ambiant.

> Romain Ravenel - Le Père Noël, c’est une figure et un symbole de générosité important pour les plus petits. Alors oui, il est important d'entretenir son mythe. Personnellement, je n'y ai jamais cru mais le voir affiché dans les magasins me rappelle toujours une enfance heureuse et surtout cette ambiance de Noël si particulière : la neige, les bons repas et le vin chaud.

Question: 

La nouvelle… un genre de bonne nouvelle en littérature ?

Réponse: 

Chlo Plume - Bien que je préfère le roman, pour des raisons évidentes de développement, la nouvelle est un genre à part, unique. Une histoire courte, quelque chose de rapide, il faut capter l'attention du lecteur… Plus simple de la maintenir en haleine sur quelques dizaines de pages que sur plusieurs centaines !
La nouvelle est autant le genre du quotidien banal que de l'extraordinaire qui se raconte très bien en version courte. Il n'y a qu'à voir par exemple le succès d'une série de nouvelles horrifiques pour adolescents (que j'ai adoré, soit dit en passant) : The Midnight Library. Trois nouvelles, assez courtes, sur le thème du fantastique à l'horreur en passant par le sanglant. Court mais efficace.

> Romain Ravenel - C’est surtout un exercice qui nous pousse au défi. Je suis très admiratif des auteurs pouvant dresser les contours d'un monde en quelques pages et planter des personnages sur quelques lignes. Il faut être immédiat, direct et incisif et ce sont des qualités très difficiles à forger mais si agréables une fois qu'on les possède.

> Charlie Bregman - C’est peut-être le genre le plus formateur, pour un auteur. Dès le début, elle l'oblige à ne se soucier que des effets qu'elle produira sur le lecteur. Impossible de n'écrire que pour soi en écrivant une nouvelle. Pas de dispersion possible, et ce d'autant plus qu'une nouvelle est en soi toujours une promesse : celle d'une chute inattendue à la fin de l'histoire. La nouvelle est donc une bonne approche contractuelle de ce qu'un auteur se doit d'apporter à ses lecteurs, je trouve.

Question: 

Et vous, quelle histoire de Père Noël vous raconteriez ?

Réponse: 

Romain Ravenel - Au moment de Noël, un ami me raconte un rêve très drôle qui pourrait être le début et l'idée d'une nouvelle : il est en ville et se trouve face à un cabaret où se trouve une file de Pères Noël et sur l'entrée du cabaret on peut lire "soirée hotte". J'ai beaucoup rit et je me suis dit qu'il y aurait peut être une idée à creuser...

> Chlo Plume - Moi, j'ai un faible pour l'horreur et l'humour au vitriol. Je crois que je tenterais de déconstruire le mythe avec une histoire qui mettrait à mal les idéaux de l'enfance. Une fresque sombre et angoissante…

> Charlie Bregman - Le thème du Père Noël me met les neurones en ébullition… Très bon sujet d'inspiration. Comme j'adore explorer la psychologie des personnages, je pense que je partirais sur l'idée d'un Noël à contre sens, par exemple avec une famille réunie au pied du sapin avec un cadeau très important qui a disparu, ou un paquet en plus qui serait un véritable cadeau empoisonné… Le mensonge véhiculé par le concept de Père Noël deviendrait alors l'élément révélateur de toutes les vérités…

Robert : oui je m'étais un peu emmêlé les pinceaux : Donc, nous disons : 6000 signes en 4 pages de 1500 signes, en times new roman, 12, interligne 1,5 en Word. C'est parti.
Publié le 30 Novembre 2014
C'est plutot 3 ou 4 pages pour 6000 signes parce que 20 pages ca ferait beaucoup .... :)
Publié le 28 Novembre 2014
Bravo Hubert, pour cette énumération à la Prévert. Je suis partant. Je vais vous napper çà de vintage à la sauce rouennaise, avec un côté patos très Zola ou Hugo,, çà ne va pas faire un pli. Que voulez-vous ? C'est mon truc de plume... Ayant perdu le fil (la connexion, depuis une semaine) je ne savais plus ce qu'il fallait faire. Donc : 6000 caractères en une vingtaine de pages maxi en 12, police Time new roman, si je me souviens bien . C'est déjà prêt et çà peut même être servi bien chaud et bien rouennais sur l'heure.
Publié le 28 Novembre 2014
C'est ça qui va être drôle... le mix de tous les univers que les mots peuvent produire ! Un personnage et mille plumes autour. Qui va gagner ? le bon, la brute ou le méchant ? Si on s'y met tous, on pourrait donner un peu de fil à retordre aux jurés... Amusant non ?
Publié le 27 Novembre 2014
Vous avez l'inspiration ! Apparemment, si vous mettez un peu "d'horreur" dedans, vous aurez encore plus de chances de les séduire ;>) Allez chiche ! J'espère lire ça dans le recueil. Moi je cherche encore une bonne idée, mais je vais tenter aussi l'aventure. Bonne chance !
Publié le 27 Novembre 2014
Donc pour seduire le jury, le mieux serait une nouvelle ou une famille deballe les cadeaux , la femme a demande a une strip teaseuse de se cacher dans un carton. L'homme a demande la meme chose a un Chippendale, Le jour de Noel l'homme et la femme ouvrent leurs cadeaux en meme temps. Mais il se trouve que la strip teaseuse est l'amante du mari tandis que le chippendale est l'amant de la femme. Pour couronner le tout, les deux cadeaux sont maris et femmes et deux serial killers en meme temps.. On imagine la chute de l'histoire... :)
Publié le 27 Novembre 2014