Interview
Le 07 aoû 2014

Lire en ligne « Le secret de la forêt des Blaches » et rencontrer son auteur

Mickaël Paitel, sélection monBestSeller"Ce qui compte le plus à mes yeux, c’est l’humain."

Ce roman policier, sélection Nouvel Observateur - monBestSeller.com de la quinzaine, est l’histoire d’un règlement de compte à la narration sèche et nerveuse. Vous vous laisserez prendre si vous aimez l’humour noir et si vous rêvez secrètement de zigouiller votre patron… Son auteur, Mickaël Paitel, est un boulimique du clavier. Derrière son comptoir, il scrute les détails du quotidien, observe les humains, joue avec les mots… Nous avons recueilli ses aveux ;>)

Question: 

Hier, vous écriviez des formats courts voire très courts et puis un récit thérapeutique a tout déclenché. Racontez-nous.

Réponse: 

J’ai écrit des poèmes pendant une dizaine d’années. Puis mes propres citations, souvent sous forme de jeux de mots : Mon seul remède, c'est la pause au logis ou J’adore voir ma couturière en talons-aiguilles… En 2010, j’ai eu besoin de faire le bilan de ma vie avec une autobiographie baptisée Papa s’enfuit, maman reste. C’est ce qui m’a donné ensuite, l’envie d’écrire Le secret de la forêt des Blaches.
Le divorce de mes parents m’a énormément perturbé et je crois que mon imaginaire vient de cet événement. Petit garçon, je me suis enfermé dans mon univers torturé, je brûlais mes petites voitures dans la cheminée en imaginant un accident.

Question: 

Aujourd'hui, où en êtes-vous ? 

Réponse: 

Je me sens plus épanoui à l’approche de la cinquantaine. La place que prend l’écriture s’atténue au profit de la lecture d’autres livres. J’ai un autre roman dans les tiroirs mais il doit être retravaillé.
Braquage en Bretagne Sud est sorti le 2 juin de cette année. Ça a été un énorme « travail /plaisir ». C’est le plus abouti de tous, à mon humble avis.
J’écris toujours directement à l’ordinateur, mon pitch en tête entre deux clients car je suis commerçant. Quelquefois, une cliente qui entre dans la boutique me fait perdre le fil mais c’est aussi ça la force de chaque individualité.
Ma vie d’auteur est tout à fait banale si ce n’est que je fais trop attention aux détails. Je crois que je pourrais écrire trois pages sur ce qui m’entourerait si j’étais seul attablé au restaurant !

Question: 

Comment vous vient l’inspiration ?

Réponse: 

Il me faut définir un pitch, une histoire globale. C’est ma carte routière qui va me conduire à destination. Quand j’écris, je vois mes personnages évoluer comme dans un rêve. Les dialogues peuvent être inspirés du quotidien, à la boulangerie par exemple, mais c’est souvent moi qui les provoque.
J’écris toujours au même endroit. Assis au comptoir de mon commerce face à l’ordinateur portable ! C’est souvent au lit que les idées me viennent ou sous la douche ! La nuit, je peux me relever pour noter un dialogue, un jeu de mot... Au magasin, en saison hivernale, il y a moins de clients et je suis moins « dérangé » pour écrire. J’écris moins vite que mes idées ! En général, en trois mois à raison de quatre heures par jour, j’obtiens quelque chose de passable qui ressemble à une histoire. Si j’ai besoin d’un passage plus triste, j’écoute une musique instrumentale pour m’aider. Sinon, j’ai besoin de calme.
D’expérience, je conseillerais à un auteur de se relire un mois après l’écriture du texte et de le faire corriger sérieusement, de réfléchir chaque phrase et de ne pas précipiter la fin du livre.

Question: 

Et demain, quels sont vos rêves ?

Réponse: 

J’aime dire que je suis un idéaliste dans un monde pas idéal. Je rêve d’un monde meilleur et il le sera le jour où je m’achèterai une voiture de sport ! Je ne pense pas à l’avenir et si j’en juge par mon parcours, il sera encore plein de surprises. Un espoir ? La fin des inégalités dans le monde avec d’un côté des gens qui ont tout et de l’autre, des gens qui n’ont rien. Enfin, j’aimerais voyager avec un camping car tout terrain pour rencontrer des gens dans d’autres pays. Au fond, ce qui compte le plus à mes yeux, c’est l’humain. Même si l’homme s’est civilisé par rapport au passé, il y a encore du travail pour stopper sa marche destructrice, la plupart du temps à cause de l’argent.

Le secret de la forêt des Blaches. Mickaël Paitel. Sélection monBestSeller.com

Retrouvez l’intégrale de la sélection #5 Nouvel Observateur - monBestSeller

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Epicurien oui et amateur de bons vins rouges. Pour le moment, la voiture de sport est poussive avec le moteur 1.1 de ma 206 ! Je sais que tu as écris "le baiser de pandore", un beau titre mais hélas, on ne peut écrire et lire tout le monde par manque de temps. Tu as ce livre en version papier ? J'ai lu quelques œuvres sur Monbestseller l'hiver dernier et la concurrence est rude ! Je feuillette "les bisons de broken heart" de Dan O'Brien mais le clavier me démange. J'ai une bonne histoire de 140 pages mais avec 1 an de corrections / relecture. A bientôt.
Publié le 09 Août 2014
Mickaël, notre épicurien philosophe. Bravo. Mais il se passe des choses bien sombres sous ce capot rutilant de voiture de sport, une autre histoire en gestation?
Publié le 08 Août 2014