Actualité
Le 28 aoû 2013

monBestseller, vingt ans après…

Au Salon des écrits et de la poésie en hologramme 2033… en duplex de Paris et Francfort, monBestseller, fête ses 20 ans. Le stand est très bien placé, entre les deux dernières Maisons d’édition encore actives dans le papier et « Write on the spot » la dernière start-up en vogue dont les logiciels d’aide à l’écriture ont déjà fait émergé un Goncourt. Quelques jeunes s’empressent autour des deux éditeurs papier, ils devinent imperceptiblement la disparition d’un monde avec une pointe d’ironie et d’amertume. Le passage à une autre ère : la leur.
Et que sera le monde de l'édition et de l'écrit dans vingt ans ?Et que sera le monde de l'édition et de l'écrit dans vingt ans ?

C’est en 2026 que les écologistes prennent le pouvoir, le paysage a déjà bien changé. Amazon paye désormais ses impôts  et sa part de marché s’est stabilisée à 18 %, les grands éditeurs ont fusionné et diversifié leurs activités. La grande campagne : « Achète un livre, plante un arbre »  a  infailliblement précipité la chute et la mutation de la profession dans sa forme traditionnelle. Et la Ministre de la Culture,  malgré moult subventions aux derniers libraires les plus passionnés  n’a pu sauver la corporation. Les derniers clients papier, victimes du lobby virulent « la forêt, c’est ma vie » se sont tournés de guerre lasse aussi vers le numérique. De nombreux libraires se sont reconvertis dans l’événement culturel avec la réussite exemplaire des « librairies forum » (subventionnées par Google) ou les auteurs font les lectures de leurs propres ouvrages et débattent. Pour finalement déposer une dédicace numérique sur les Windows-mac de leurs fans (une tablette flexible translucide que tous les ados s’arrachent).

Amusant, dans ces lieux, le théâtre et la poésie connaissent un regain. Sans doute parce qu’il se prêtent bien aux manifestations culturelles animées. Nombre de ces pièces et poèmes ont été révélés par monBestSeller, des textes oubliés, écartés par l’édition traditionnelle considérés comme non commerciaux.

Ces librairies éphémères et itinérantes  sont partiellement financées par la  sortie du domaine publique des œuvres de moins de trois siècles.  La  taxe a relancé positivement   le marché de l’écrit sous forme plus conviviale . Bien sûr, beaucoup d’entre nous avaient envie de redécouvrir une vie littéraire culturelle partagée, vivante par delà les écrans.

 

monBestSeller avait fait le bon choix en 2013 en pariant sur une ouverture et une mutation radicale de l’édition . Les lecteurs et les blogueurs ont pris le pas sur la prescription et les comités de lecture jouent un rôle plus feutré, plus technique. Le site, en plaçant le lecteur au centre du processus d’élection des auteurs et en créant  l’année suivante« le hit parade mensuel des dix livres non édités avec le Monde », connut un fort développement révélant une dizaine d’auteurs majeurs par an.  Seule ombre au tableau, le film sur l’ascension de ses deux fondateurs fit un bide retentissant.  

 Les éditeurs et les producteurs de cinéma avaient flairé que les talents pouvaient se nicher dans ces pépinières et des accords avaient été  conclus : MGM , Gallimard , Editis avaient passé des contrats d’options prioritaires avec les sites clés. Certains auteurs avaient  repéré ces mécanismes et malgré nos  mise en garde,  beaucoup d’écrits prenaient la forme de série à suspense entre le scénario Tv  et le roman tendu, rythmé avec de nombreuses pointes coquines.  Désormais, les carrières d’auteurs  plus courtes, dépendent des effets de mode. Les Maisons d’édition misent moins sur les auteurs que sur des livres. Comme pour la musique, ou les « albums concept » ont disparu, il n’y a plus de format, plus d’espace temps, moins de contraintes pour l'écrit.

 Les meilleures ventes peuvent se faire sur des textes très courts comme sur des sagas infinies…  En revanche tout auteur a désormais ses chances. Le système est plus équitable. Mais le temps passé  à gérer la promotion de son ouvrage est important. Les carrières sont orchestrées par les auteurs eux mêmes. Les prix littéraires sont devenus des prix des lecteurs. L’émission : « Pour qui j’écris »  coproduite par mBS et livresTV  lancée en 2018 a donné la possibilité à de nombreux auteurs de vivre de leurs plumes. C’est le sens de l’histoire.

 

Moi,  je me rappelle de ce 1er Septembre 2013 ou 98 % des livres étaient en papier, ou l’on fêtait  dans nos bureaux le 1er anniversaire du site autour d’un gâteau. On  sentait de manière diffuse  l’espoir de milliers d’écrivains sur nos épaules comme si l’on était investi d’une mission. On trinquait. Le champagne était frappé.  C’était important.

C’est vrai, quoi, on n’a pas tous les jours un an.

 

 

@charlotte, vous êtes en train de définir ce que nous sommes entrain de mettre en place. : des sites partenaires qui mettraient en avant les ouvrages des auteurs qui souhaiteraient promouvoir leurs livres. Comme une régie publicitaire mais taillée pour les individus et à des tarifs ajustés pour les particuliers..
Publié le 06 Septembre 2013
Prochaine étape : travailler avec les médias... Pourquoi ne pas demander à La Grande Librairie par exemple d'inviter chaque semaine un e-auteur ? Je cherche encore un blog qui ferait l'écho des e-book... On n'a pour l'instant aucun moyen de se faire de la pub... et sans com' on ne va pas loin....
Publié le 02 Septembre 2013
Plus de livres papier !!! Vous pourriez aussi vous demander si la vue et le nombre de dixièmes à chaque oeil n'auront pas baissé drastiquement. Auquel cas, il faudra remplacer le e.livre par le a.livre soit le livre audio. Mais... à condition de posséder une bonne ouïe non altérée par les baladeurs, MP3 etc. Je porte à votre connaissance que les lecteurs exigent de plus en plus une police d'écriture 13 ou 14.... comme quoi... la vue baisse !
Publié le 31 Août 2013
29 août 2033. Depuis que "les écologistes en 2026 ont pris le pouvoir" mon livre de 2013 "Radars ..." n'est plus diffusé. En effet à quoi servirait l'achat d'un livre incitant à changer un barème de sanctions injustes, puisque les voitures ont disparues par l'application des lois écolos. Heureusement monBestSeller a survécu, ainsi que ses meilleurs auteurs. J'en fais parti, parce que j'ai toujours laissé mon premier livre sur le dit site, caracolant en tête des lectures, hélas sans concrétisation par un éditeur, tant nos politiciens ont exercé une pression de non édition à leur encontre. De plus j'ai eu un succès mitigé, car les lecteurs se méfient des essais politico-sociétaux. Grâce à monBestSeller mes autres livres d'anticipation, se sont mieux portés. Donc bon anniversaire monBestseller, en espérant que le numérique puisse continuer, car les écologistes trouvent que la fabrication des tablettes pollue trop. Plus de livres papier depuis 6 ans, si également plus de livres numériques qu'allons nous devenir sur cette planète saine et dépolluée. La réponse qui est attendue pour 2034, sera-t-elle verbale ou écrite? C'est la question pour l'avenir des textes. Nous ne pouvons refaire l'histoire, mais constatons, quand même que si avant 2026, nos concitoyens automobilistes avaient lu "Radars et justes sanctions" et envoyé ma sollicitation à leurs élus, le monde de l'écrit aurait été sauvé. (J'abuse un peu d'autopromo, mais bon c'est pour la bonne cause de monBestseller).
Publié le 29 Août 2013
Happy Birthday ! RDV en 2033 pour écrire nos mémoires.
Publié le 29 Août 2013
Joyeux anniversaire et merci d'être là !
Publié le 28 Août 2013