Actualité
Le 13 mar 2014

Le Salon du livre de Paris 2014. Pourquoi ? Pour qui ? Comment ?

Il faut le reconnaître avec ses 190 000 visiteurs l’an passé, le salon du Livre résiste. Si le public répond encore présent, les ventes déclinent en 2013 annonce t’on ? C’est un aveu ! A l’heure ou il est urgent que l’édition sorte de sa chrysalide, « on » prend comme indicateur, les « ventes » de livres au Salon, la longueur des files entre Guillaume Musso, Amélie Nothomb et Roselyne Bachelot … 2014 promet un remake. C’est la grande parade des éditeurs. C’est la Littérature d’aujourd’hui… enfin, celle des figures de proue des têtes de gondole.
le salon du livre est il un salon professionnel ou un salon grand public?le salon du livre est il un salon professionnel ou un salon grand public?

Et c’est la le paradoxe : l’espace et le lieu dans lequel les Maisons d’édition devraient se faire le chantre de la littérature de demain, de ses transformations, de ses nouveaux modes de distribution, de sa mutation, des nouvelles tendances, des nouvelles formes d’écritures, des auteurs qui montent, semble devenir un simple espace de vente. Le Salon du Livre devient pour quatre jours une immense librairie, qui plus est sans libraire. Et comble c’est une grande foire où on ne peut même pas faire de bonnes affaires ! Les prix y sont les mêmes que partout ailleurs.

Et si l’on approchait les éditeurs ?  Où sont ils ? Ah, je les aperçois, ils célèbrent l’ouverture de leurs stands, en ce soir d’inauguration (stand fermé au cordeau, champagne, carton exigé, soirée privée pour manifestation publique), et ne réapparaitront plus (ou ils feront un petit saut le Dimanche, à l’occasion pour « soutenir les équipes ».)

A qui parler ? Et surtout croyez moi, je n’en veux pas aux étudiantes-hôtesses payées au lance pierre.

Les petites maisons dans tout cela sont une faible lueur. Beaucoup ont jeté l’éponge pour des raisons de coûts, les autres partagent quelques mètres carrés.

Mais pas d’aigreur, regardons le programme du Salon de cette année sur le site : l’Argentine est à l’honneur. Un long texte (à la manière du (et peut être avec) magazine littéraire). Le salon nous introduit à cette littérature, et nous explique comment les années de censure ont poli et tendu l’écriture. On nous rappelle quelques noms (que nous devrions tous connaître). Un joli papier qui aurait pu etre écrit il ya six mois ou dans six mois ?

Revenons au pratique, ce sont les conférences qui m’intéressent, l’actualité du livre, les livres de demain, les perspectives, les mutations. Bref, je vous fait gagner 35 mn. Les conférences, sont quasiment introuvables sur le site. Je vous livre celles qui m’intéressent,)

-Auto éditions : les auteurs, chefs d’entreprise ? Lundi 24 mars de 13 H 30 à 14 H 30

-Les communautés de lecteurs le même jour de 16 H 30 à 17 H30.

Quid des thématiques ? elles sont annoncées comme suit : l’art, la bande dessinée, la jeunesse, le numérique, le manga, les Sciences … Tiens une autre thématique : la ville de Shanghai …Numérique, Shanghai et Manga , même combat…

Le Salon du Livre, ce n’est pas un espace de découverte. C’est un fourre-tout dont les acteurs ne détectent eux mêmes plus le contenu ni les contours. Ni surtout la vocation.

Ceux qui n’entrent jamais dans une librairie seront peut être intéressés de faire la queue pour obtenir  un autographe d’Aymeric Caron, tant pis pour les autres. Alors pour le petit éditeur, l’auteur non encore édité, les pionniers du numérique, de l’édition gratuite, des nouveaux circuits, le salut c’est la croyance. La croyance en d’autres modèles de notoriété, la croyance en son plaisir d’écrire, la croyance en sa valeur…la valeur de l’écrit, et la croyance en ses lecteurs aussi.  Ah mais…

13 CommentairesAjouter un commentaire
@Patrick Ferrer Bien sûr tout est une question d'arbitrage. On peut douter que Le Salon soit une vitrine efficace quand on voit la multiplication des micro-stands qui vraisemblablement passent inaperçus. Nous y reviendrons bien sûr, nous voulions être un peu "perturbateur " cette année. Le Salon souffre d'un statut ni professionnel ni grand public.Ce sont sans doute les "jeunes auteurs"qui ont le plus à "y" faire car la, ils ont l'opportunité de "faire face" à leurs interlocuteurs éditeurs qui ne peuvent s'échapper...
Publié le 23 Mars 2014
@chris.. Les conférences mentionnées ont lieu à "Grande Scène" U6 au Salon du livre, évidemment Porte de Versailles.
Publié le 23 Mars 2014
Pourtant ceux qui font la démarche de se déplacer ont au moins une idée en tête. Dans pas mal de salons j'ai remarqué que les auteurs restent passifs par timidité ou autre. il faut du mordant défendre sa chapelle, en un mot convaincre le lecteur
Publié le 21 Mars 2014
1500 euros divisés par mettons 10 auteurs... ça fait 150 euros par auteur... S'auto-éditer c'est mener sa petite entreprise ce qui revient à dire dépenser quand il le faut si on veut aller de l'avant. L''intérêt d'être au salon ? Etre visible ce qui manque souvent à un auteur auto-édité inconnu... visible par les lecteurs et aussi par les éditeurs... J'ai, pour ma part, découvert Monbestseller l'année dernière au salon du livre de Paris...
Publié le 17 Mars 2014
Ecrire, c'est inventer. Les artistes et les inventeurs sont du même genre. Souvent mécontents. Si tu fais ce qui te plaît, tu ne travailleras pas un seul jour de ta vie, parole prêtée à Confucius. Comme partenaire du Salon des inventions de Genève, j'ai rencontré des milliers d'inventeurs. En visitant des Salons et expositions du livre, on ne rencontre jamais les auteurs. Ceux qui n'ont pas de succès sont effacés ou collants et ceux qui ont du succès sont trop occupés. A part quelques dérangés, un écrivain écrit pour être lu. Il se fait plaisir. Il souhaite de la notoriété et de la reconnaissance. Il aimerait bien encaisser un peu d'argent. Ce sont les trois moteurs qui poussent ou tirent les auteurs. Si je suis dans l'édition en ligne, comme écrivain, je ne vois pas l'intérêt d'aller tenir stand dans un Salon du livre. MBS devrait plutôt surprendre et aller dans d'autres manifestations.
Publié le 17 Mars 2014
Les auteurs auto-édités devraient se regrouper pour prendre un stand au Salon... en partageant le coût ça serait sûrement jouable... non ?
Publié le 16 Mars 2014
Le Salon du livre, il faut y aller parce que si on n'y va pas, on ne saura jamais si ça valait le déplacement ou pas ! ;-) Je retiens ce rendez-vous : - Auto éditions : les auteurs, chefs d’entreprise ? Lundi 24 mars de 13 H 30 à 14 H 30 Ca se passe où exactement ? Merci, ça m'intéresse. Bon weekend à vous. Chris
Publié le 15 Mars 2014
Peut etre que le salon du livre pourrait justement faire un geste pour promouvoir quelques sites web d'edition d'une facon ou d'une autre. Ca ne couterait probablement pas grand chose.
Publié le 15 Mars 2014
Dommage que MBS ne participe pas cette année, c'est une bonne opportunité d'aller à la rencontre des lecteurs et auteurs mais je suppose que cela a un coût. Je ne pense pas que ce soit rentable pour les autres maisons d'édition non plus, c'est juste un show pour se faire voir, une obligation de présence dans l'industrie du livre. Et accessoirement, faire voir qui a le plus gros... Au final, ça reste la fête du Livre, c'est sympa de ce point de vue, même si l'atmosphère n'est pas spécialement festive. En tant qu'auteur en quête d'éditeur, c'est utile pour "faire ses courses", c'est à dire découvrir des petites/moyennes maisons d'édition qu'on ne remarque pas forcément dans les librairies. Collection de catalogues, de cartes de visite, peut-être même quelques spécimen. Cela peut être utile quand vient le moment de choisir à qui envoyer ce précieux manuscrit.
Publié le 15 Mars 2014
Bonjour Robert Dorazi, j'ai bien lu votre message. De toute façon je n'ai pas 2000 euros à donner et quand je dis 2000 euros minimum on m'a demandé 2650 euros... mais je me doute bien que c'est une arnaque et d'ailleurs je ne vois pas pourquoi ça devrait couter si cher. Je vais encore faire des recherches pour trouver un éditeur mais vous avez raison, même en faisant des propositions à des librairies ce n'est pas pour ça qu'ils donneront une réponse. Je vous souhaite bon courage pour la suite.
Publié le 14 Mars 2014
Oceane, ne payez surtout pas un editeur pour publier votre roman. Pensez-y, vous faites tout le travail d'ecriture, vous payez pour avoir votre livre, et en plus de cela vous devez vendre le livre vous-meme, faire les corrections, faire la couverture etc... (parce que les editeurs qui demandent a etre payes par l'auteur ne font rien de tout cela)... Autant dire que vous faites tout et en plus vous payez pour le faire! Il faut etre sympa d'accord, mais il y a tout de meme des limites... :) D'autres auteurs ont peut-etre eu plus de chance, mais lorsque j'ai voulu laisser un livre en depot/vente j;ai contacte 50 librairies. Deux m'ont repondu immediatement "non", et les 48 autres n'ont jamais repondu a mes emails. Vendre 100 ou 200 livres par soi-meme prend du temps et de l'essence.
Publié le 13 Mars 2014
Pourrait-on me dire comment faire pour trouver un éditeur sérieux ? Sur internet il n'y a pas beaucoup de maisons d'édition et ils demandent des sommes exagérés... 2000 euros minimum !
Publié le 13 Mars 2014
Vendre ses livres reste tout de meme l'un des buts des auteurs. Meme lorsqu'ils/elles disent le contraire. Si ce n'etait pas le cas il leur suffirait de poster gratuitement leurs romans, essais, BD etc... sur les sites comme MBS. Les editeurs, eux, savant aussi que pour continuer a publier des livres il leur faut aussi en vendre. Dans la chaine de publication d'un livre ce n'est pas l'editeur ou l'auteur qui me semble en profiter le plus puisque sur 100% l'auteur touche 10%-15% et l'editeur environ 15%. Ce qui laisse 70% pour le tryptique diffuseur/distributeur/libraire (j'ai essaye un jour de placer des livres en depot/vente, et la moyenne des libraires sur le pourcentage de vente etait de 30%!). Et ca, ca me semble bien moins normal.
Publié le 13 Mars 2014