Actualité
Le 16 nov 2015

Vos mots pour le dire.

Impossible de démarrer ce lundi matin sans faire une pause dans ce désarroi qui nous habite. Se taire serait un non-sens.
monBestSeSeller-appel-a-l'écrit-attentats-treize-novembre

Mais nous ne sommes pas habilités à parler, non plus. Nous ne sommes pas un site d'information ou d'expression politique. Au nom de qui, au nom de quoi le ferait-on ? Chacun doit vivre cette épreuve avec les siens, les opinions qu’il doit construire et se forger, à partir de ses réflexions, de son expérience et de ses (bonnes) sources d’information.

En revanche nous sommes un site de l’écrit, c’est pourquoi ce matin, nous vous laissons sur le site un espace d’expression pour dire l’inquiétude, la douleur, les leçons, la philosophie… que vous inspire cette épreuve.

Une phrase, un mot, une citation, un texte, une référence, de vous, d’un grand auteur, d’un inconnu, d’une réflexion dans une conversation qui vous semble juste… Ce sera notre manière à nous de filtrer des sentiments avec votre regard. Notre contribution en quelque sorte…

Laissez-les ici même en commentaires ou envoyez les à contact@monBestSeller. Nous les rassemblerons et nous en ferons un recueil.

Christophe Lucius

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Publiez-le sans frais, partagez-le, faites le lire et profitez des avis et des commentaires de lecteurs objectifs…

53 CommentairesAjouter un commentaire

Deux semaines, déjà, et Paris, la ville fière et belle a été changée pour toujours: 130 âmes, 130 anges se sont envolés vers ce que j’appelle “The Other Side of The Curtain”. Toutes mes pensées vont vers ces familles meurtries et vers les habitants de Paris.  “La haine est une maladie qui commence au niveau cellulaire” (Dr. Nadia Judith Bijaoui).

Publié le 28 Novembre 2015

Je suis Charlie

Je suis Paris

Je suis la vie

Meurtrie

 

Qui a permis

Tant de gâchis ?

Pour quoi, pour qui

Oter la vie ?

 

Qui a banni

Le mot ami ?

Pour quoi, pour qui

Autant de cris ?

 

Qui a envie

D'un monde gris ?

Pour quoi, pour qui

Tant d'ennemis ?

 

Moi je chéris

Un monde uni

Guéri, fleuri

Bien plus joli.

 

Je suis Charlie

Je suis Paris

Je suis la vie

Meurtrie

 

Séverine VIALON

Publié le 27 Novembre 2015
Je dois trouver du travail, je n'allais donc plus aux nouvelles de MBS, j'étais même ce Lundi 16 à la défense témoin d'un moment qui m'a profondément emu: la grande arche symbole du futur dans mon dos et l'arc de triomphe symbole du passé face à moi. Les gens se sont arrêtés, les cloches ont sonné leur douze coups et même les oiseaux avaient l'air de se recueillir. Seul quelques soldats bougeaient leur tête scrutant lentement et prudemment chaque visage et chaque toit, jamais je n'ai vu Paris ainsi. Puis j'ai continué mon chemin pour aller à mon rendez-vous, continuer à vivre, continuer à lire, continuer à écrire...
Publié le 27 Novembre 2015
Préambule ("France et souffrance" de 2014) Le siècle s'accélère, pris de vitesse vers où se dirige t-il ? La science a tellement pris d'avance que nous ne savons pas ou plus où nous mettons les pieds. Bien que nous nous croyions forts de nos lumières, attirés, absorbés par l'obscurité, nous ne sommes plus que des ondes qui se croisent sans jamais se rencontrer. Un grand nombre d'entre-elles ne trouvant de réponse ou d'issue s'entrechoquent, éclatent comme des bulles d'air formant de gigantesques monts de mots à l'agonie au bas d'un mur devenu infranchissable éparpillant les souvenirs des quelques ambassadeurs qui étaient parvenus par leur bon sens à gravir ce rempart. Pour ne citer que ceux les plus proches de nous, paix à leurs âmes, Martin Luther King, Mahatma Gandhi, l'Abbé Pierre, Mère Teresa, le dernier en date étant Nelson Mandela. Pourtant ces derniers nous ont donné bien plus que ce qu'ils pouvaient, tant, que jusqu'après leur mort leurs cris pourraient encore se faire entendre pour que se taisent les plaintes. Qu'a-t-on retenu d'eux, de leur bref passage sur terre ? Un nom sans combientième, quelques paroles que l'on ressort des tiroirs à l'occasion pour faire bien les citant en exemple, mais que l'on s'empresse de rendormir dès que la cause est flattée ou que les tiroirs-caisse sont pleins. L'humain est ainsi fait, il avance comme emporté par une file interminable ; imbriqué dans celle-ci il ne peut, ou plutôt ne veut s'en extraire par peur de paraître dépassé. Bien qu'il arrive que l'avance de cette file soit stoppée, en tête l'on croit savoir pourquoi mais le doute apparaît en son milieu tandis qu'en queue l'on pousse de plus belle resserrant un peu plus le flot. Alors on ne sait plus, la question est de savoir pourquoi, si l'on a perdu lors de la poussée quelques âmes, pourquoi se sont-elles égarées, a-t-on même tenté d'en récupérer quelques-unes ? Arrivent parfois quelques semblants de réponses mais l'on juge sans vraiment savoir, alors on se dit que la perte est minime, on fait silence, la minute suffit, on classe l'affaire et l'on relance le flot jusqu'au prochain arrêt ! Ainsi va la procession de la vie absorbant sur son passage des trépas violents en toute indifférence ! * Je ne suis d'aucun parti ni d'aucun institut, donc libre de mes pensées, j'aime mon pays tout simplement. Mis à part le premier qui est un sonnet à écho, le tout dernier du tome dix, marquant ainsi sa suite j'ai choisi le sonnet Français pour vous faire part de mes craintes, car au jour d'aujourd'hui je pense que l'urgence est de mise. J'aurai pu vous faire part de celles que j'ai pour la terre entière, d'autres pays étant autant touchés si ce n'est plus, mais en prenant comme exemple la France, il en va de soi que celui-ci ne pouvait qu'être frappant. Notre pays n'était-il pas considéré comme l'un des plus accueillant au monde, n'était-il pas pris comme modèle de liberté, d'égalité, de fraternité. Sans tout dénigrer, que doivent penser les citoyens du monde ? Avec les moyens actuels de communication l'on a accès à tout à tous moments, il ne faut qu'une poignée de secondes pour faire le tour de la planète, les nouvelles vont vite, très vite ! Certains sont maintenant hésitants à revenir chez nous, les raisons : soit parce qu'ils ont été choqués par le paupérisme grandissant et l'agitation qui ne fait que prendre de l'ampleur, soit parce qu'ils ont été confrontés directement à des actes de malveillance. Comme des clichés pris ici ou là, peut-être que les sonnets qui vont suivre, au fur et à mesure de leur lecture, vont-ils vous faire entrevoir que la vérité ne se cherche pas, mais qu'elle se découvre par elle même ! K_A
Publié le 26 Novembre 2015
"quels que soient vos travaux et vos rêves, gardez, dans le désarroi bruyant de la vie, la paix de votre cœur. Avec toutes ses perfidies et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau." texte anonyme.
Publié le 25 Novembre 2015
Dans mon roman, en phase finale de publication, j'avais écrit dans quelques passages: J’avais nourri de grands espoirs, je rêvais de parfaire mes études en France, le pays des droits de l’homme. Le pays où égalité, liberté et fraternité, étaient réputées faire bon ménage. Quoi de mieux pour un modèle d’acculturation imprégné des idées de Montesquieu et de Rousseau ? Je rêvais de Paris, ville des lumières, de Marseille, port d’accueil des espoirs et des illusions, de Poitiers, orée du pays maure et de Strasbourg, berceau du Droit. Je rêvais de Sartre, de Camus et de Gurvitch. Je rêvais, de la gare de Limoges, de la tour de la Rochelle, de la cathédrale de Reims, de la citadelle de Besançon. Je rêvais de voir l’abbaye du mont Saint Michel et la cathédrale de Strasbourg. Paris, j’ai le mal de toi, jusqu’à me confondre dans ton amour qui s’allie à l’impossible, jusqu’à m’apparenter à l’exil, aux apatrides, aux sans domicile fixe, aux déplacés, émigrés, réfugiés et étrangers de toute la terre. Paris, je t’aime sans t’avoir vu, Paris, je t’aime sans t’avoir rencontré, Paris, je t’aime, je ne sais même pas pourquoi ! Paris, à cause de toi, j’accepte mon aliénation. Aujourd'hui, j'ajoute: Paris tu es noble. Tu ne peux haïr, c'est par l'amour de tous, de toutes les religions, de toutes les civilisations, de toutes les cultures que tu es Paris
Publié le 24 Novembre 2015
I. RENTREE A PARIS de VICTOR HUGO Le 4 septembre 1870, pendant que l’armée prussienne victorieuse marchait sur Paris, la république fut proclamée ; le 5 septembre, M. Victor Hugo, absent depuis dix-neuf ans, rentra. Pour que sa rentrée fût silencieuse et solitaire, il prit celui des trains de Bruxelles qui arrive la nuit. Il arriva à Paris à dix heures du soir. Une foule considérable l’attendait à la gare du Nord. Il adressa au peuple l’allocution qu’on va lire : Les paroles me manquent pour dire à quel point m’émeut l’inexprimable accueil que me fait le généreux peuple de Paris. Citoyens, j’avais dit : Le jour où la république rentrera, je rentrerai. Me voici. Deux grandes choses m’appellent. La première, la république. La seconde, le danger. Je viens ici faire mon devoir. Quel est mon devoir ? C’est le vôtre, c’est celui de tous. Défendre Paris, garder Paris. Sauver Paris, c’est plus que sauver la France, c’est sauver le monde. Paris est le centre même de l’humanité. Paris est la ville sacrée. Qui attaque Paris attaque en masse tout le genre humain. Paris est la capitale de la civilisation, qui n’est ni un royaume, ni un empire, et qui est le genre humain tout entier dans son passé et dans son avenir. Et savez-vous pourquoi Paris est la ville de la civilisation ? C’est parce que Paris est la ville de la révolution. Qu’une telle ville, qu’un tel chef-lieu, qu’un tel foyer de lumière, qu’un tel centre des esprits, des cœurs et des âmes, qu’un tel cerveau de la pensée universelle puisse être violé, brisé, pris d’assaut, parqui ? par une invasion sauvage ? cela ne se peut. Cela ne sera pas. Jamais, jamais, jamais ! Citoyens, Paris triomphera, parce qu’il représente l’idée humaine et parce qu’il représente l’instinct populaire. L’instinct du peuple est toujours d’accord avec l’idéal de la civilisation. Paris triomphera, mais à une condition : c’est que vous, moi, nous tous qui sommes ici, nous ne serons qu’une seule âme ; c’est que nous ne serons qu’un seul soldat et un seul citoyen, un seul citoyen pour aimer Paris, un seul soldat pour le défendre.
Publié le 22 Novembre 2015
Reçu aujourd'hui de Samia. OFFRIR UN BOUQUET DE MOTS. Une sincère pensée pour vous / Dont la vie a été brisée par des FOUS / Croient-ils vraiment pratiquer correctement ? / Croient-ils vraiment être vaillants ? / Ils devraient savoir que tuer un être humain / C'est s'attaquer à l'humanité dans son entièreté / Ils méconnaissent la religion et je les plains / Car celle-ci n'invite pas à l'atrocité mais à la fraternité / J'ai choisi d'offrir ce bouquet de mots / Pour rendre hommage à tout ce flot / D'êtres humains morts pour rien / A cause de monstres qui font du mal au bien / Our world should be peace and unity / And I know these values are shared by everybody / Terrorism will not gain / Even if it causes pain. Faisons une ronde dans ce monde, unis et en harmonie. Samia
Publié le 22 Novembre 2015
Une lecture m’a accompagnée au cours de ces derniers jours : La poésie sauvera le monde de Jean-Pierre Siméon. Je vais citer une phrase, parmi celles que j’ai retenues : « Toute barbarie naît du refus de la nuance et, inversement, toute nuance manifestée est le gage de la liberté. Raison pour laquelle la poésie, éloge et preuve de la nuance, argument apparemment si fragile et si dérisoire face à la barbarie en armes, mais la contestant dans son principe, a toujours été historiquement l’alliée des insurgés. » Pour l’auteur, la poésie ce n’est pas (que) le poème, c’est une éthique, un rapport au monde, un rapport à l’autre. Je ne sais pas si la poésie peut sauver le monde, pas plus que je ne sais si la guerre sauvera le monde. Dans l’immédiat, tout ce que l’on peut faire, c’est tenter de trouver une paix intérieure même si ça n’est pas gagné. Contre la folie des hommes, je crains malheureusement, qu’il n’y ait pas de remède
Publié le 22 Novembre 2015
Pour toutes celles et ceux qui sont partis comme ça sans rien dire, pour tous ceux qui croient encore à la liberté, rêvez et ne pleurez plus...Et l'éducation dans tout ça
Publié le 22 Novembre 2015
... Soudain mon sang ne trouvait plus le chemin du cœur. Il s'est arrêté comme à l'affût du moindre signe, et subitement, il s'est propulsé vers le refuge de la vie : le cœur. Celui qui manque tant à d'aucuns et qui nous permet à nous "les autres", de se sentir exister. Si je n'avais pas été Français, j'aurais tellement aimer le devenir. Vive la République, vive la France ! Et mes dernières pensées émues ...
Publié le 22 Novembre 2015
Sonneries dérisoires Engluées de sang cris sourds râles aveugles La douleur comme un murmure De folie Les amants séparés à jamais Les jumelles enlacées Ultime étreinte Fraternelle autant que mortelle On n'a plus de larmes Même pas de haine Il ne nous reste Que la sidération du désespoir./.
Publié le 22 Novembre 2015
Je n'ai pas de mots, comme anesthésiée par tant d'émotions diverses... J'ai cette chanson d'Alain Souchon qui tourne en boucle dans ma tête: Abderhamane, Martin, David / Et si le ciel était vide / Si toutes les balles traçantes / Toutes les armes de poing / Toutes les femmes ignorantes / Ces enfants orphelins / Si ces vies qui chavirent / Ces yeux mouillés / Ce n'était que le vieux plaisir / De zigouiller
Publié le 22 Novembre 2015
Le paradoxe de ce drame, c'est que l'occident ne doit pas rendre les armes. J'ai mal à ma France. La liberté de vivre n'existe plus totalement. On peut-être terrassé en terrasse, mitraillé en concert. Les responsables de ça ne sont plus humains et doivent être exterminés. Aucune idéologie ne doit conduire à l’intolérance de l'autre au point de le supprimer.
Publié le 21 Novembre 2015
J’ai longtemps pensé que nous avions tort de nous occuper de ce qui se passe dans d’autres pays alors que bien souvent, nous n’en connaissons pas l’histoire, ou mal, que nos points de vue divergent , tout simplement parce que nous sommes différents et que nous appartenons à des cultures souvent aux antipodes les unes des autres. mais je n’ai jamais rien dit, ou presque. Lorsque je pensais à tous ces différends, à toutes ces guerres dont les petits peuples font les frais, je me disais que malgré tout, nous pourrions faire quelque chose lors d’un conflit : offrir automatiquement aux populations, notre aide, en leur fournissant, médicaments, soins, alimentation, vêtements etc…. tout ce qui leur manque et que nous avons à profusion, mais je n’ai rien dit ou presque. Lorsque j’ai essayé d’en parler autour de moi, on m’a alors répondu que mon idée était égoïste car les nantis se doivent de porter assistance à ceux qui sont brimés par quelque moyen que ce soit et que ne rien faire dans ce sens était une lâcheté Mais je n’ai rien dit ou presque, Si on regarde tout ce qui s’est passé à chaque fois que nous les blancs, les chrétiens, les bien pensants avons mis notre nez dans les affaires d’autrui, nous avons, par notre intervention, fait plus de mal que de bien car nous avons déposé des tyrans et laissé ainsi la place vacante qui a été prise par des gens bien pire encore et dont nous ne soupçonnions pas l’existence. Pourtant là, je n’ai rien dit, ou presque. Par notre besoin de nous mêler de ce qui ne nous regarde pas, nous avons fait entrer le loup dans notre bergerie un loup bien difficile à cerner car, contrairement à ce que nous croyons, nous ne connaissons rien de lui, ni sa mentalité, ni sa façon de penser, ni ses motivations, ni même la méthode pour le stopper dans ce que nous croyons être un délire alors que pour lui, il est tout à fait normal d’agir ainsi. Là non plus je n’ai rien dit, ou presque Je lis et je regarde les communiqués à la télé, les interventions toutes plus lamentables des unes et des autres, qui à coup de longues phrases alambiquées, de déclarations pompeuses veulent nous faire croire qu’ils maîtrisent la situation, qu’ils ont tout compris, et savent quoi faire pendant que les médias, encore plus minables que les dirigeants, cherchent le scoop à tout prix et nous servent n’importe quoi à faire vomir, aidés en cela par les présentateurs télé qui, entre deux léchages de bottes, nous concoctent de vrais mensonges ou de fausses vérités, au choix. Et là, je ne peux plus me taire. Les seules vraies victimes dans tout cela : -ce sont ceux qui ne sont plus là pour nous faire des reproches mérités, -ce sont les familles qui en quelques heures ont vu leur destin basculer mais aussi et peut-être surtout -ceux qui ont été blessés, souvent grièvement et qui garderont à vie des séquelles physiques ou morales et dont, très vite, plus personne ne se souviendra. Ceux-là ne pourront jamais oublier car même s’ils le veulent, leur corps leur rappellera toujours comment ils étaient « avant » et ce qu’ils sont devenus « depuis » De ces gens là, on ne parle jamais ou presque ; pour ces gens là, on ne fait jamais rien car les assurances sont là pour ça ! Alors puisque le mal est fait, et que beaucoup de mes semblables semblent être en recherche de « bonté » ne serait il pas temps d’arrêter de pleurnicher, d’agiter des drapeaux et des slogans et d’aider les « vraies » victimes, -faire du bénévolat auprès de ceux qui souffrent dans leur corps et dans leur âme, -faire des collectes d’argent principalement pour les aider à faire face aux énormes frais qu’ils ne manqueront pas d’avoir, -être auprès d’eux, quelques heures par semaine ou par mois, -leur parler, leur téléphoner -les écouter, -leur offrir ce que nous pouvons et dont ils ont besoin et surtout notre empathie sans limite. Nous leur devons au moins cela. Pour moi, c’est ça aimer et aider son prochain ! et c’est pour cela que je ne peux plus me taire.
Publié le 21 Novembre 2015
On peut tout te prendre; tes biens, tes plus belles années, l'ensemble de tes joies, et l'ensemble de tes mérites, jusqu'à ta dernière chemise il te restera toujours tes rêves pour réinventer le monde que l'on t'a confisqué. Yasmina Khadra
Publié le 21 Novembre 2015
Je sors peu à peu comme vous de la sidération. J’ai lu ici des mots qui expriment ce que je ressens bien mieux que je n’aurais pu le faire. Des mots qui m’ont vraiment fait du bien. Merci à vous tous. J’ai juste envie d’ajouter ce cri : Lisons ! Face à ceux qui ne vivent qu’à travers un seul livre, lisons tous les livres ! Pour eux, la littérature c’est le diable parce qu’elle donne à voir tant d’autres mondes, d’autres personnages, d’autres pensées, d’autres logiques... que leurs auteurs font exister. Lisons puisque nous en avons la liberté. Lisons pour lutter contre la pensée unique. Et ouvrons nos enfants à la littérature. Je vous souhaite à tous un bon week-end, tranquille j'espère... Eva Verna
Publié le 20 Novembre 2015
Je n'arrive pas encore à écrire sur cela. L'émotion est encore trop présente... Peut-être bientôt. Alors je vais vous donner ces mots écrits par une grande plume, des mots qui, bienqu'ils datent de presque trois siècles, trouvent encore leur résonnance : "La tolérance n'a jamais excité de guerre civile ; l'intolérance a couvert la terre de carnage." Citation de Voltaire ; Traité sur la tolérance, IV (1763)
Publié le 20 Novembre 2015
"Dis maman, c'est quoi une religion sans tolérance?" "Une religion sans tolérance c'est comme Pise sans sa tour, James sans Bond, l'écume sans les jours, Au revoir sans là-Haut, le Beaujolais sans nouveau, les Tontons sans flingueurs, les talons sans aiguilles, la saint Valentin sans amoureux, la parole sans le son, les chiffres sans les lettres, les jupes sans mini, la mousse sans chocolat, Véronique sans Davina, un concert sans musique, un match de foot sans ballon, La vie sans est belle, l'amour sans un cœur, un pot en terrasse sans terrasse, une fête sans copains, une montagne sans sommet et une mer sans vagues" "Mais alors, une religion sans tolérance, ça ne peut pas exister?" "Non ça ne peut pas exister. Comme ne peut pas exister non plus une vie sans amour ni une vie sans pardon".
Publié le 20 Novembre 2015
Je voudrais vous dire Les écrivains, poètes, artistes de toutes catégories n’ont pas le droit de se taire. Celui qui se tait n’est pas digne de ces titres qui peuvent paraître pompeux mais qui ne sont que le reflet de notre âme et notre façon d’exprimer l’âme du monde. Je voudrais dire debout artistes de la terre, debout tous ensemble. Pour Palmyre, pour Bagdad, pour les pierres debout et les hommes qui les ont dressées. L’homme n’a pas le droit de détruire l’œuvre de l’homme. La nature s’en chargera bien assez tôt. Aujourd’hui je suis là et pourtant j’ai le cœur qui saigne doublement : pour mon papa qui m’a quittée jeudi, pour la barbarie qui s’installe dans notre histoire avec tous ces enfants partis dans la honte de nos silence. Ne nous taisons pas. Crions, écrivons, peignons, chantons, hurlons à l’univers notre détermination à vivre et vivre libres et dans l’amour. Mais ne soyons pas indécents, car nous ne devons pas oublier qu’ailleurs sur terre, des hommes des femmes, des enfants meurent chaque jour sous les bombes, de maladies, de faim. Nous ne sortirons de la barbarie que si nous intégrons chacun dans notre âme que c’est avec eux et pour eux qu’il faut lutter, pas uniquement pour notre liberté. Que c’est pour la terre qu’il faut lutter notre mère que nous torturons chaque jour un peu plus. Et je voudrais dire quel est le fils, quelle est la fille indigne qui ose lever la main sur sa mère ? C’est hélas ce que nous faisons chaque jour. Bernadette Boissié-Dubus
Publié le 19 Novembre 2015
Samedi matin (sans être au courant des évènements de la veille), j'ai lancé mon habituelle annonce commerciale sur facebook... Quand j'ai appris, j'ai eu honte... Lorsqu'on m'a demandé de draper mon image de tricolore, je n'ai pas voulu; à mon sens, cela aurait été de la récupération! Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de messages d'insulte que j'ai reçu sur ce "réseau social"; vous ne pouvez pas connaitre les "amies" et "amis" qui m'ont rayé de leur liste... Tel l'être humain moyen; je souffre, avec stoïcisme de cet acte de barbarie destructeur; mes pleurs vont vers celles et ceux qui sont tombés, innocentes victimes des fanatismes... Contre tout cela, je n'ai que peu à offrir: mes mots, dans mes écrits; ma pensée d'humaniste; pas grand chose me direz-vous; ce n'est pas vrai; les plus belles armes sont celles de la paix! Merci de partager ce qui est en mon âme.
Publié le 18 Novembre 2015
@patrick Patrick, je me permets de retirer votre témoignage que je respecte et que nous mettrons dans notre recueil en fin de semaine, mais je souhaite qu'au delà des opinions politiques que l'on est en droit d' avoir, cet espace commentaire soit juste un espace d'émotion libératoire, et non pas de mobilisation. Comme nous l'avons fait pour un certain nombre de commentaires. Ne m'en veuillez pas , vous le retrouverez dans notre recueil. Christophe lucius
Publié le 18 Novembre 2015
Bonjour toutes et tous ! Ce soir là j'avais des proches au Stade de France, imaginez l'angoisse quand vous apprenez les faits, par chance ils sont rentrés chez-eux indemnes. Il est impossible de se mettre à la place des familles qui sont dans le malheur pour connaître leur douleur, je ne peux que leur adresser toute ma compassion ! Mais ma colère est immense, je me poserai sur ce qu'il me reste de vie cette question : Pourquoi avoir attendu 10 mois pour prendre les mesures qui s'imposent, qu’un autre événement encore plus tragique vienne frapper la France? Pour ce qui va suivre, mon intention n’est pas de me faire une quelconque pub, je n’en ai nul besoin et je ne suis, comme je le dis dans mon recueil, « France et souffrance », d’aucun parti ni d’aucun institut, donc libre de mes pensées. Ce recueil je l’ai écrit avec mes tripes fin 2013, publié début 2014 mis en ligne gratuitement cette même année en septembre pour alerter, pour que l’on prenne des mesures. Parce que je les ai écrites ces mesures et qu’elles ont été lues et approuvées, car pour être plus sûr, le lien dirigeant vers ce recueil, je l’ai transmis à l'Elysée peu de temps après l’attentat contre Charlie Hebdo. Effectivement, j’ai eu une réponse le 27 mars que je garde précautionneusement, voilà ce qu’elle dit : « Monsieur, Le Président de la République a bien reçu votre message et m'a confié le soin de vous remercier de votre témoignage. À l’heure où notre pays mesure l’importance qui s’attache à la transmission des valeurs de démocratie, de liberté et de tolérance, votre suggestion est bienvenue Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'assurance de ma considération Distinguée » Ne m’aurait-on pas pris au sérieux ? Extrait du recueil : "Insécurité" Le constat est très lourd, citant ce qui concerne La situation humaine il n'est de trait Assez qualifiable, un seul mot paraîtrait Juste, “ insécurité ”, visant ce qui la cerne ! Je n'irai pas jusqu'à mettre la flamme en berne, Quoique, devant l'ampleur du dol on émettrait Quelques regrets tant le pays semble fortrait Bien qu'il soit reconnu chaleureux et moderne ! Agressions en tous genres, viols et vols, Meurtres, corruption, ont pris de grands envols À faire s'empourprer les pis gueux de la terre ! Chaque jour est témoin de faits impétueux ; Alors, qu'attendons-nous, que le peuple se terre Sensible au ru de sang aux flots torrentueux ? Quelques unes de mes solutions ont vu le jour dans le courant de cette année, d’autres parmi les plus importantes arrivent sur le tard, (Armée, forces de l’ordre, justice).
Publié le 18 Novembre 2015
Emue par tous les témoignages lus ici, j'aimerai partager ce témoignage d'Antoine Leiris. Paris · 16 novembre, 04:18 · “Vous n’aurez pas ma haine” Vendredi soir vous avez volé la vie d’un être d’exception, l’amour de ma vie, la mère de mon fils mais vous n’aurez pas ma haine. Je ne sais pas qui vous êtes et je ne veux pas le savoir, vous êtes des âmes mortes. Si ce Dieu pour lequel vous tuez aveuglément nous a fait à son image, chaque balle dans le corps de ma femme aura été une blessure dans son coeur. Alors non je ne vous ferai pas ce cadeau de vous haïr. Vous l’avez bien cherché pourtant mais répondre à la haine par la colère ce serait céder à la même ignorance qui a fait de vous ce que vous êtes. Vous voulez que j’ai peur, que je regarde mes concitoyens avec un oeil méfiant, que je sacrifie ma liberté pour la sécurité. Perdu. Même joueur joue encore. Je l’ai vue ce matin. Enfin, après des nuits et des jours d’attente. Elle était aussi belle que lorsqu’elle est partie ce vendredi soir, aussi belle que lorsque j’en suis tombé éperdument amoureux il y a plus de 12 ans. Bien sûr je suis dévasté par le chagrin, je vous concède cette petite victoire, mais elle sera de courte durée. Je sais qu’elle nous accompagnera chaque jour et que nous nous retrouverons dans ce paradis des âmes libres auquel vous n’aurez jamais accès. Nous sommes deux, mon fils et moi, mais nous sommes plus fort que toutes les armées du monde. Je n’ai d’ailleurs pas plus de temps à vous consacrer, je dois rejoindre Melvil qui se réveille de sa sieste. Il a 17 mois à peine, il va manger son goûter comme tous les jours, puis nous allons jouer comme tous les jours et toute sa vie ce petit garçon vous fera l’affront d’être heureux et libre. Car non, vous n’aurez pas sa haine non plus.
Publié le 18 Novembre 2015
Haïku... Comment, feu de paille, Crois-tu pouvoir embraser Des torrents d'amour ?
Publié le 18 Novembre 2015
Ballade d'un dimanche endeuillé : Rien de tel qu'une ballade dans Paris, pour penser à ceux qui sont injustement morts, pour leurs proches qui parfois sont des amis ou de la famille d'amis, pour atténuer la tristesse, pour conjurer la colère, pour dire "même pas peur". Le nez au vent et le regard levé vers nos monuments où l'histoire de France nous est racontée. Avec en perspective les Invalides, un petit arrêt devant la Statut du Général de Gaulle pour y lire : "Il y a un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde " Et je pense : ce ne sont ni l'obscurantisme ni la barbarie qui l'entameront ! "Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé" et je crie Paris sera toujours libre ! Et puis sur le pont Alexandre III je croise de magnifiques amoureux libres de s'aimer, des mariés du bout du monde là pour la photo. J'admire un magnifique couché de soleil qui illumine la tour Eiffel. Ce sont nos symboles, notre histoire, et c'est la vie qui continue. Paris sera toujours Paris !
Publié le 18 Novembre 2015
Reçu ce matin de Anna22 : "Un petit ruisseau m’a dit hier que tu es si vilaine que je peux te manger. Et moi, le vent dans les arbres de la maison du passé m’a dit que tu es un fou. Il m’a prévenue que tu me mangeras vendredi soir. Vite alors, je cours chercher une recette dans le livre des meilleurs plats d’un autre monde. Impossible de te faire mijoter comme un pot-au-feu à la française. Tu es bien trop vilaine ! Qui es-tu donc pour me parler ainsi ? Je suis un démon sur terre. Un petit ruisseau est incapable de te murmurer de telles âneries. Ah oui, pourquoi ? Un petit ruisseau s’alimente des eaux vierges des montagnes, un petit ruisseau c’est la vie, c’est l’amour ! L’amour, qu’est-ce donc ? Tu es bien plus fou que je ne le pensais ! L’amour c’est la liberté, l’égalité et la fraternité. L’amour c’est l’empathie, la générosité, la tolérance et la solidarité. Foutaise que tout ça ! Tu me fais peur ! Cela me plaît que tu aies peur ! Dis-moi, d’où vient le petit ruisseau qui t’a parlé hier ? Je l’ai inventé pour que tu finisses par croire que tu es vraiment vilaine. Un ruisseau ne parle pas. Tu vois bien que j’ai raison. Tu crois en n’importe quoi !... Tu es faible, soumise, ignorante. Je suis fort et intelligent. Je te manipule, je te fais peur, je suis un roi. Raconte moi ton histoire. J’ai envie de savoir d’où tu viens. J’ai besoin de comprendre pourquoi tu me parles ainsi. Peut-être que je finirai par t’aimer… Je t’interdis de m’aimer. Quand le pourrais-je ? Quand je serai au ciel. Quand je t’aurai exterminée. Quand tous les autres auront compris qu’ils ne doivent plus chanter. Mais chanter, c’est bien, c’est bon ! Tu ne chantes jamais ? Je déteste la musique, l’art sous toutes ses formes, ce sont des créations humaines qui nous détournent de l’essentiel. C’est quoi pour toi, l’essentiel ? C’est la haine, la terreur, le sang, les larmes. Et bien, je ne pensais pas rencontrer un jour quelqu’un comme toi. Tu vas vraiment me manger vendredi soir ? Oh oui et tu ne seras pas la seule. Qui d’autres encore ? Tous les autres !... Dis-moi qui et pourquoi ! Tu m’agaces avec toutes tes questions. Je vais te manger, en manger d’autres et c’est ainsi que je suis. Ne cherche pas à comprendre le pourquoi du comment. J’ai faim de terreur un point c’est tout !..."
Publié le 18 Novembre 2015
reçu hier de Hermann Sboniek : "Le bruit des armes automatiques cesse et alors le voile commence à se dissiper. Pas la fumée dans la salle non, mais le voile qui obscurcit ton cerveau, celui qui te fait penser comme un zombie et avancer sans cesse vers ce but que tu n’as pas choisi. Les corps hachés par les secousses de ta Kalachnikov. L’odeur du sang. Les gémissements. Tu te dis que tu ne veux pas ça, que tu ne peux pas être l’auteur de tant de destruction. Tu commences alors à comprendre. Un pantin, tu n’es qu’un pantin, crédule, naïf, abruti de doctrines au point d’en avoir oublié qui tu es vraiment. La ceinture d’explosifs que tu portes autour du ventre est ta seule porte de sortie. Effrayé par ce que tu es devenu, tu presses le bouton de mise à feu. C’est la fraction de seconde la plus longue de ta vie. Tu entends les sanglots de ta mère au milieu des cris de tes victimes. Tu as si froid. Tu es déjà déchiqueté mais ton esprit ressent encore des choses. Tout est sombre. Tu as compris qu’il n’y aura pas soixante dix vierges pour t’attendre. Tu te sens si mal. Il n’y a plus rien autour de toi, rien ni personne pour t’écouter, ou te juger, ou te punir. Non, tu es seul, condamné à errer sans salut ni pardon à regretter que ta souffrance de la veille soit moindre que celle du lendemain. Pour l’éternité."
Publié le 18 Novembre 2015
Conversation entre entre l'auteur Saint Val et le héros Saint Val : - Dis moi, le Héros ... t'en penses quoi toi des attentats ? - Ce que j'en pense ? Comme tout le monde, que c'est dégueulasse pour ces pauvres victimes ! Que je me ferais bien quelques barbus aiguisés à la mode "forces spéciales" pour nettoyer tout ce bordel ! - Je me disais bien que tu aurais la vengeance à l'esprit. - Et toi l'auteur, t'en penses quoi du terrorisme ? - Je pense que c'est de la lâcheté à outrance mais que dans les livres on peut tout résoudre. - Alors raconte ça, cher auteur, écrit... mets-y une fin à ces tarés du bulbe ! " On ne peut éradiquer la barbarie, la colère et ce foutu terrorisme ! Et bien si, dans les livres on le peut ! " Saint Val
Publié le 18 Novembre 2015
J'avais cinq ans. Maman m'avait dit : " maintenant, tu es grand, tu peux aller à l'école à pied, avec ta sœur." Nous partîmes. En chemin, nous vîmes une grande maison surmontée d'un drapeau blanc marqué d'une croix toute rouge. Devant nous, pétaradant, arriva un side-car à toute vitesse qui s'arrêta tout net au milieu des hommes et des femmes en blouses blanches. Je voulus voir. Une dame m'a dit : " Tu es trop petit pour voir ça ! ". Maman m'a dit que j'étais grand, maintenant. Je voulus voir. Dans le side-car, il y avait un homme. Les femmes en blouse blanche le regardaient. C'était : Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue, Il dort dans le soleil, sa main sur sa poitrine, Souriant comme sourirait un enfant malade. Il a deux trous rouges au côté droit. J'étais grand, j'avais voulu le voir. Il m'a regardé. Alors, j'ai pleuré, parce que j'étais petit. A vous toutes et tous, qui ne saviez pas que vous étiez soldats, qui m'avez regardé, vous étiez grands et moi, petit. Alors, j'ai pleuré. Vous dormez dans le val. Où nous sommes tous, les grands et les petits.
Publié le 17 Novembre 2015
Reçu aujourd'hui de Philippe Rouply : "La paix, sinon rien !" Vendredi 13, je ne t'aimais déjà pas beaucoup... maintenant c'est pire. Depuis ce terrible attentat, j'ai dans le coeur comme une impression d'impuissance et le sentiment d'une tristesse à l'infini. Quand l'horreur frappe à l'improviste, la vie, l'avenir ne tient qu'à un fil. Tout se mélange dans ma tête, je ne sais pas, je ne sais plus. C'est le chaos avec en ligne de mire la barbarie inutile et la mort sans prévenir. Les violences aveugles deviennent visibles et les armes se foutent de nos larmes. Je suis affecté, attristé, affligé, anéanti... Une chose est sûre, je suis désarmé mais je garde en moi l'espoir que la paix soit plus forte que la guerre."
Publié le 17 Novembre 2015
Reçu hier d'Henriette Delascazes. "AUJOURD’HUI 14 NOVEMBRE : 6 attentats meurtriers à Paris. Légères et courts vêtues les danseuses attendaient que frappent les trois coups. C’était la première et toute la troupe, vivait le trac au ventre cet instant-là, ce devrait être l’apothéose de semaines de répétitions harassantes. Le match suivait son cours sous les ovations des supporters ou les mépris de ceux de l’équipe adverse. Chacun son camp. La fête continuait et des jeunes dansaient et s’amusaient finissant ainsi la semaine de travail. Le spectacle continuait. D’autres aussi étaient là à prendre un verre ou dîner simplement entre amis, en famille ou en tête à tête. Certains mêmes ne faisaient que passer, rejoignant leur havre de paix, leur maison. Tous étaient joyeux, sereins, certains étaient tristes plongés dans quelques problèmes. Mais aucun ne se doutait que l’horreur était là, que la mort rôdait, qu’elle allait surgir de manière si inattendue. Puis soudain, comme un éclair, alors que personne n’y pensait, que personne ne s’y attendait, le bruit des mitraillettes, les boums des explosifs vinrent en surimpression à toute cette euphorie, ce calme, transforma les chagrins ou les tracs en stupéfaction, en affolements. L’horreur était là, une nouvelle fois. Aucun mot n’existe pour parler de ce cauchemar, de cette tragédie qui se joue sur la planète. De cette guerre sournoise qui tue nos enfants. Pendant ce temps, nous regardions à la télévision un thriller stupide, puis nous sommes allés nous coucher, tranquillement, critiquant la pauvreté des programmes télévisés, la violence des films offerts à nos jeunes (Hunger game, Le labyrinte etc. la liste est trop longue et désespérante.) ne leur proposant qu’un futur dévasté sans joie d’où le rêve est exclu. Je voudrais que soient boycottés tous ces films de désespérance dont ils se délectent, ayant eu une piqûre de désespoir dès leur premier âge. Puis ce matin, lorsque nous avons allumé la télévision, l’horreur est entrée chez nous. L’angoisse aussi. Nos enfants faisaient peut-être partie du carnage ! Puis le Ouf ! lorsque la messagerie annonça : « Ne t’inquiète pas, nous étions à la maison, tout va bien. » De l’autre côté de la méditerranée, une autre maman vivait les mêmes angoisses, attendait le même message. Et poussa, elle aussi, dans une autre langue, le même ouf de soulagement. L’une et l’autre soulagées, savions que nos petits étaient là en bonne santé. L’une et l’autre savions, que leur vie calme et tranquille de travailleurs « parisiens » était sous la menace perpétuelle de ces « fous d’un dieu » Lui, qui ne demandait rien. Mais désormais, nos peurs s’étalent, car nous sommes désespérément convaincus que partout, nous sommes en sursis. Mon cœur est lourd, il saigne, il pleure, pour toutes ses mères, ses pères qui pleurent, ses femmes, ou ses hommes qui vivent dans un même cauchemar. C’est un message de paix que je voudrais adresser aujourd’hui."
Publié le 17 Novembre 2015
Reçu hier de Fanny Dumond. "Grain de sable dans l’univers, / Pin-up de la galaxie, / Elle était belle notre Terre. / Dans la fange de ses marais putrides, / Se vautre l’hydre infâme. / Un astéroïde détruira la Vie. / Pauvres de nous ! / La fin du monde est là / Sous nos yeux incrédules." *** Et un poème de Verlaine détourné pour la circonstance : « Il pleure dans mon cœur, / Comme il pleut sur la terre. / Il pleure avec raison / Dans mon cœur qui s’écœure. / C’est bien la pire peine / De ne savoir pourquoi. »
Publié le 17 Novembre 2015
Ils me font rires, tous, à la télé, dans les rues, sur les réseaux sociaux, à dire que l’amour vaincra la guerre et qu’on n’a pas peur … ils me font rire, enfin, façon de parler bien sur, parce qu’évidement j’ai pas du tout envie de rire. Parce que moi j’ai peur. J’ai pas forcement peur dans le sens ou on a moins de chance, ici dans notre petite commune de province de se faire péter la tête en allant au ciné ou au resto, mais ça n’empêche pas que je suis terrorisée. J’y monte aussi de temps en temps à la capitale, et puis j’ai des enfants, qui grandissent et qui seront un jour surement amenés à voyager dans les métropoles du monde qui sont souvent prises pour cible. J’ai peur du monde qui sera le leur avec toute cette menace que des barbares terroristes s’en prennent à leurs centres d’intérêts et les tuent sauvagement une journée de vendredi 13, une journée ou on fête la gentillesse, une journée de novembre à la météo trop douce qui poussait les gens à boire un coup dehors … J’ai peur pour eux. J’ai peur pour moi, j’ai peur pour notre futur commun … J’ai peur aussi parce qu’on a tous des proches, des amis, de la famille qui vit ou travaille dans ces grandes villes frappées et prises pour cible et que même si ces gens je ne les appelle pas tous les jours j’ai pas envie de les perdre …. Et puis aussi ils me font sauter de ma chaise à dire que l’amour vaincra de la guerre !!! L’amour … c’est simple de mettre ce mot magique sur une plaie béante un lendemain de cataclysme national parce que ça rassure et que l’effet pansement doit être fort pour continuer …. mais putain, ouvrez les yeux, vous qui piquez la place des handicapés à Leclerc parce que ça vous fait chier de marcher un tant soit peu sur vos flemmardes petites jambes valides sans penser que celui à qui vous avez volé la place ne pourra peut-être pas, lui, faire ses courses et bouffer tout court ! Pensez-y vous qui frappez votre femme, vous qui martyrisez votre animal de compagnie, vous qui volez les pauvres gens … pensez y vous les parents qui rejetez vos enfant parce qu’ils sont gays, pensez y … Et pensez-y aussi vous qui ne faites pas forcément de mal autour de vous mais qui, dans votre quotidien n’êtes pas toujours aimable, gentil. Vous qui avez en face de chez vous une personne âgée, seule, que vous ne prenez jamais la peine d’aller voir, de lui demander si elle a besoin d’une baguette de pain, d’un service, ou juste d’une présence. Pensez-y à l’amour, mais pensez-y au quotidien, avec votre prochain, pas juste dans ces moments la. Nan parce que faire un câlin à un inconnu dans la rue pour se voiler la face c’est trop facile ! Même si ça doit faire du bien … qu’adviendra-t-il du lendemain ? Qu’est t-il advenu du lendemain de Charly hebdo ? Ben, tout le monde est redevenu ce qu’il était « avant » … Avec une pensée triste et émue pour ce jour de janvier où des gens innocents sont morts sous les attaques de barbares incultes et sauvages mais les Français ont repris leurs vies, personnelles, égoïstes et pas forcément remplies d’amour comme ils ont été des milliers à le réclamer … Les voleurs ont de nouveau volé, les bourreaux ont de nouveau tapés, les acariâtres ont de nouveaux ronchonné, et vous êtes une fois de plus passé devant la porte de votre voisin sans un bonjour … Tout ça n’est pas une nation qui s’aime …. Pensez y autant un jeudi 12 novembre qu’un samedi 14 et pas qu’avec une bougie ou un mot solidaire à la main parce que le vendredi 13 s’est fini dans le sang !
Publié le 17 Novembre 2015
Touchée dans ma chair, par la mort de l'un de mes neveux dans ces fusillades du 13 novembre, je suis en colère et meurtrie. Comment peut-on tuer des innocents juste pour le plaisir de tuer ? Si ces barbares avaient, comme nous, pris le temps de lire, peut-être alors auraient-ils pris conscience que les livres peuvent nous apporter joie et bonheur. En tous cas, une chose est certaine, je continuerai l'écriture.
Publié le 17 Novembre 2015
Extrait : Entre les loups cruels j’erre parmi la plaine, / Je sens venir l’hiver, de qui la froide haleine / D’une tremblante horreur fait hérisser ma peau. - Joachim Du Bellay, Les Regrets (1558)
Publié le 17 Novembre 2015
Il faisait doux... / Il faisait doux / À la terrasse. / Deux petits noirs / Dans leurs écrins / De porcelaine / Fumaient encore. / Et nos regards / Promesses légères / Serments d’amour / Sous la lumière / De nos désirs / Se pénétrèrent. / Il faisait doux / À la terrasse. / Un éclair blanc / Assourdissant / Comme le tonnerre / S’est invité / Dans notre sphère / D’intimité. / Puis deux, puis trois / Puis cent et cent / Aveuglément. / Oh !… Le bruit mat / Des corps qui tombent / Et tombent encore. / Un cri horrible, / Cri de silence, / Puis deux, puis trois / Puis cent et cent / Des cris sans voix / Qui me déchirent. / La mort m’entoure, / La mort me couvre / D’un linceul terne. / Les draps souillés / De sang séché / Ont forme humaine. / Il faisait froid / À la terrasse. / Un vent glacé / S’est soulevé / M’a emporté / Dans ma géhenne. / Et l’odeur âcre / Des larmes amères / M’a fait vomir / D’acides glaires. / Priez pour eux / Gens innocents / Croyants ou non / Pauvres ou grands / Morts en silence. / Bourreaux, victimes / Tous des enfants ! / L’ange de la mort / Avait vingt ans. / Ses baisers noirs / Ont tout détruit, / La liberté, / L’amour, la vie. / J’ai de la rage, / J’ai de la haine. / Oh !… Le bruit mat / Des corps qui tombent / Et tombent encore. / Comment ça va / Petit soldat ? / Pas d’amalgame ! / Ne te trompe pas ! / Bats-toi pour vivre / Toutes tes valeurs / Et d’un seul geste / Efface l’horreur… / Jean-Claude Marie Lavalette
Publié le 17 Novembre 2015
Les barbares nous ont déclaré la guerre. Il faut les combattre. Vive Paris! Cité de la liberté.
Publié le 16 Novembre 2015
Que l'amour triomphe dans les cœurs...
Publié le 16 Novembre 2015
Vivre chaque jour comme le dernier... Les larmes coulent, même pas la force de chanter la Marseillaise en voyant tout le parlement debout d'une même voix, tous ces gens debout à midi lors de ce second jour de deuil national. Enseignante, je suis totalement cassée, bouleversée, éprouvée par ce que disent mes élèves en ce lundi de reprise. Je me demande où va le monde, je me demande comment transmettre la culture de la France quand elle est péniblement affaiblie et quand nous avons peur de sortir. Peur de tout le monde. La méfiance, la crainte, l'angoisse qui nous hantent et nous hanteront chaque soir avant d'aller nous coucher. La douleur des familles, voisins, témoins, policiers, médecins. Je n'ai jamais été aussi dégoûtée par les humains, jamais autant touchée en plein coeur par ces abominables évênements. Comment enseigner la paix, la tolérance, le respect, le partage, l'acceptation des différences dans ce monde horriblement cruel ?
Publié le 16 Novembre 2015
Ce soir, au moment de se coucher, ma fille de 10 ans me demande pourquoi ces gens ont fait ça. Les mots tournent dans ma tête. Je me dois de lui expliquer toutes les horreurs qu'elle a vues à la télévision. Est-ce que je dois dire la vérité, ou minimiser la situation pour ne pas lui faire peur? Je prends le premier choix, et on discute. Je lui explique dans les grandes largeurs ce qu'il s'est passé, même si elle a tout vu et entendu. Quelques larmes perlent à mes paupières, et je ne les cache pas. Elle voit que même si je ne connaissais aucun d'entre eux, je pleure leur mort. Puis elle me récite la devise de notre pays : Liberté, Egalité, Fraternité. Je lui demande si elle comprends les trois termes. Pour les deux premiers, pas de soucis, mais le dernier est plus flou. Ma chérie, tu vis dans un pays ou tu es libre de penser, libre de parler, libre d'agir. Tu vis dans un pays ou tu es sur le même pied d'égalité que n'importe qui, même en étant une femme. Tu vis dans un pays ou blancs-noirs-jaunes-catholiques-musulmans-juifs-bouddhistes peuvent vivre en harmonie par le simple respect d'autrui. Nous sommes une grande famille, avec bon nombre de différences, qui chacune nous enrichit. Hier, c'est notre famille toute entière qui a été meurtrie. Mais cela va insinuer une crainte au plus profond des êtres. Tu sais bien que je suis Athée, donc moi, qu'il soit nommé Dieu ou Allah, je m'en fiche. Ce ne sont que des lâches qui mettent en avant une religion pour justifier leurs actes. Et c'est tous ceux qui pratiquent cette religion qui vont en pâtir. C'est en cela qu'il faut être fort, à la fois eux, et nous. Eux, parce qu'ils vont devoir se battre quotidiennement pour prouver que leur religion, ce n'est pas le terrorisme. Et nous, parce que nous devrons passer outre ce sentiment enfoui, à plus ou moins grande profondeur, que celui que j'ai en face de moi, ne pense pas comme ceux qui ont commis ces atrocités. Nous avons tous été touchés. Ce sont nos concitoyens, qu'ils soient français de pure souche ou pas, catholique ou musulmans, blanc ou noir, petit ou grand, jeune ou vieux qui ont été touchés. Ce n'est pas comme avec l'attentat de Charlie Hebdo, qui visait un métier. Là, c'est nous tous qui sommes visés. Toi, moi, nos enfants, nos voisins. C'est pour cela que c'est encore plus douloureux. C'est viser à l'aveugle et faire un maximum de victimes. C'est essayer de nous atteindre à tuant les membres de notre famille. Ce qu'ils n'ont pas compris, c'est que ce genre d'actions va souder encore plus les liens de notre famille, qu'elle soit proche ( la France) ou lointaine ( nos cousins les autres pays ). La Famille se dressera face à ces extrémistes, et nous ferons front. De partout dans le monde. Personne ne baissera la tête devant une minorité qui se revendique d'une religion, qui elle même ne prône pas le crime.Le monde entier s'unit derrière nous, et avec nous. C'est cette unité qui, je l'espère, vaincra le terrorisme. Ma fille n'a que 10 ans, mais je m'efforce de lui inculquer des valeurs de laïcité, de fraternité, du respect de l'autre. C'est elle, mon avenir. Ce sont eux, notre avenir
Publié le 16 Novembre 2015
Par où commencer? Quel mot placer avant l’autre pour trouver la voie de la paix? Que d’interrogations. Nous ne savons si nous devons pleurer, hurler, se retrancher, peut être trembler. Le monde est rempli de questions. L’humanité toute entière s’interroge. Mais c’est un cri, c’est un cri aujourd’hui que vous entendez. Non, non, NON. Nous ne pouvons accepter cela. Hier soir, c’est un pays, une Nation, la France mais aussi toutes ses valeurs, tous son peuple, tous ses citoyens qui ont été touchés, frappés, insultés, tués. C’est le monde entier qui est attaqué. L’homme dans son état le plus fondamental, l’homme libre a été assassiné. Et c’est surement avec la plus grande naïveté que je m’interroge, que je me demande pourquoi, comment, à quoi bon? Cette Terre sur laquelle nous avons tout boulversé, tout transformé. Cette Terre de progrès, d’innovations, de découvertes. Cette Terre de partage, ce monde de liberté que de grands hommes et de grandes femmes se sont efforcés de construire quand d’autres essayaient de l’anéantir. C’est ce monde vierge de toute horreur et fertile de tant de bonheurs que nous sommes en train de détruire. Pourquoi, comment, à quoi bon ? Nous ne sommes que des poussières, de minuscules petits êtres tous autant que nous sommes. Alors j’aimerais comprendre, pourquoi, comment, à quoi bon? Ces hommes qui ont choisi le chemin de la haine, de la peur, ces hommes qui ont décidé de renoncer à leur propre liberté et d’en imposer les conséquences. Culture, mixité sociale, solidarité, humanité, liberté; tant de valeurs incarnées par notre monde qui ont été bafouées. Qui êtes vous? Qui êtes vous, vous qui faites honte au genre humain? Qui êtes vous pour remettre en cause l’universalité des valeurs humaines, pour ôter la vie à vos semblables? Vous qui, parmi l’amas de cellules que nous sommes, n’en êtes qu’une de plus, vous qui n’êtes rien d’autre qu’un mammifère parmi d’autres, quelle est votre folie? Mon coeur est désolé, mon coeur pleure l’humanité, je ne comprend pas. Et mon sang bouillonne, mon pouls tambourine. Mais surtout, ne pas se laisser emporter par la colère, par la haine ou par la peur. Surtout, ne pas leur donner raison. Vivons. Aujourd’hui, encore plus qu’hier, vivons. Combattons ces monstres, luttons contre cette folie. Engageons nous pour préserver l’humanité des dérives de nos propres erreurs. Regardez comme notre terre est belle et voyez comme nous l’avons heurtée. Mais pourquoi, comment, à quoi bon? Nous ne pourrons gagner cette bataille par la guerre, nous ne pourrons lutter contre l’obscurantisme qu’en nous rassemblant, qu’en nous unissant face à l’horreur et face à l’intolérance. Soyons humains avant d’être en colère, soyons unis avant d’avoir peur et agissons avant de laisser l’humanité s’enfoncer dans l’ombre.
Publié le 16 Novembre 2015
Ce que j'ai dit à mes filles: J'ai dit à mes filles que ça faisait peur, et qu'on avait raison d'avoir peur, parce qu'il y a des fous qui nous veulent du mal. Je leur ai dit qu'on avait le droit d'avoir peur, et aussi d'être en colère contre eux, autant en colère qu'on était tristes pour tous les gens qui sont morts alors qu'ils ne faisaient rien à personne. Je leur ai dit qu'on était inquiets, et qu'on avait besoin de savoir ce qui se passait tout le temps. Je leur ai dit aussi, que la France, c'est des millions de personnes, qu'alors on n'était pas seuls, qu'on allait se soutenir, et se protéger mutuellement. Je leur ai dit qu'un État comme la France avait une armée et une police, et qu'on ne pouvait pas s'attaquer à un État comme la France sans que les militaires et les policiers ne fassent tout leur possible pour nous protéger, parce qu'il considéraient nos vies comme la chose la plus précieuse du pays. Je leur ai dit que dans l'histoire de la France, ce n'était pas la première fois que des gens nous voulaient du mal, mais que si on était toujours là aujourd'hui, c'était parce qu'on s'était défendus à chaque fois qu'on nous avait attaqués, comme on le pouvait, même contre des méchants plus nombreux que nous. Je leur ai dit qu'on était des millions à vouloir défendre notre pays, comme quand on était descendus dans la rue le 11 janvier, et qu'en plus, on avait des alliés, d'autres pays qui voulaient nous aider. Je leur ai dit qu'avec tout ça, on ne pouvait pas perdre, et que les fous ne pourraient bientôt plus nous faire de mal. Je sais qu'elles comptent sur moi pour ne pas leur mentir quand c'est si important. Et moi je compte sur nous tous, nous les millions qui sommes la France, pour montrer aux fous qu'on est toujours une Nation, des gens qui veulent vivre ensemble, défendre leur pays et leur histoire, et tenir les promesses qu'on a faites à nos enfants, parce que j'imagine qu'on leur a tous fait les mêmes...
Publié le 16 Novembre 2015
Comment dire l'indicible ? Je mets ma plume en sommeil et préfère vous faire partager ces quelques lignes écrites par ma fille de 13 ans. Des mots vrais, le ressenti d'une adolescente face à toute cette horreur... Tête haute Levons-nous, soyons unis, soudés, Et prêts pour ce qui va nous arriver. Que cherches-tu? Tu cherches à nous briser, A nous dompter ou à nous dominer. Vois-tu, au loin, les âmes étranglées, Les coeurs serrés, écrasés Nous sommes prêts à nous lever Main dans la main, nous allons y arriver Peur de vivre Les âmes étendues sur la place, Ils ont tous laissé leur trace, Ils sont venus les bras tendus A l'abri des regards éperdus. La peur mêlée à la douleur Des familles démunies plongées dans la terreur Peur de vivre ou de survivre Dans une vie noire ou paisible.
Publié le 16 Novembre 2015
De ma vie je ne me suis jamais battu, et pourtant des coups j'en ai pris, mais j'ai toujours eu trop peur de les rendre, car toujours je freinerais mon poing de peur de faire trop mal, tandis que la brute d'en face n'hesiterais jamais á frapper toujours plus fort. Je ne me suis jamais battu, parce que rendre une claque c'est gravir la première marche de la terrible échelle. Je n'ai jamais rendu les coups, et pourtant j'en ai pris... depuis vendredi, encore une fois, je serre les poings. Ne leur faisons pas l'honneur de céder. Serrons les poings, serrons les rangs.
Publié le 16 Novembre 2015
Voilà, c’était vendredi soir. Un concept. Le soir où on met bas l’uniforme de boulot. Le soir où on se lâche. Le soir où demain est un autre jour, grasse mat’ comprise. Celui où on rigole, on s’amuse. On est avec les potes, on picole un peu trop, on parle trop fort en fumant dehors, on énerve le voisinage, on pouffe à n’importe quelle connerie, on drague, on chante, on parle aux voisins, on s’balade dans la rue avec une bière à la main... Le soir où on fait l’con. Le soir où tout est un peu trop. Voilà, les lendemains qui chantent ne sont pas d’actualité. Qu’on soit arrivé à dormir ou pas, on se réveille tous avec le pivert sur l’épaule. Le pivert, il pleure, mais il fait quand même toc toc. Toc toc, y’a quelqu’un ? Qu’est ce que tu penses de tout ça dans ta p’tite tête de linotte ? Plus personne j’espère pour oser dire qu’ils l’ont bien cherché ? Ils sont tous nos enfants. Nos enfants morts alors qu’on était si heureux d’avoir créé une génération sans guerre. Ils sont tous nos enfants portant les valeurs que nous leur avons transmises alors que nous croyions si fortement à l’ouverture à l’autre, le partage, la tolérance. Ils sont tous nos enfants pour lesquels nous avons bataillé afin qu’ils aient droit à l’égalité face aux arts, aux sports, aux loisirs, à la liberté de pensée, de parole, d’expression. Ils sont tous nos enfants que nous avons élevé dans la paix et le respect. Aujourd’hui que va-t-il rester de tout cela dans les cœurs de ceux qui ont perdu leur père ou leur mère ? Que vont-ils comprendre de nos espoirs de conciliation et de réconciliation, de curiosité de l’autre et de vivre ensemble ? Qu’est ce qui va germer dans le cœur de ceux qui ont perdu leur fils, leur fille, leur ami, leur frère, leur sœur, leur compagne, leur compagnon… L’amour, le confident, le complice de leur vie ? Comprendront-ils que notre civilisation est en jeu ? Et qu’il faut se battre. Qu’il faut continuer à vivre. À défendre nos valeurs et notre mode de vie. Que la violence n’est pas la réponse à la violence. Pitié, pas de sang qui abreuve nos sillons, même impur. Ellebazi
Publié le 16 Novembre 2015
Vendredi soir, comme souvent, je suis sortie avec mes amis. On a partagé un verre de vin autour d'une table, à la terrasse d'un café, puis nous sommes allés dîner dans un restaurant italien. Un vendredi comme tous les autres : à partager, bavarder, rire, boire, fumer, déambuler dans les rues de Paris au milieu de la nuit et de ces gens insouciants, heureux de vivre. J'étais sur les Grands Boulevards, j'ai eu de la chance. La nuit a été calme par ici. J'aurais pu être eux et ils auraient pu être moi. Une pensée pour toutes ces personnes qui ne demandaient qu'à vivre et partager, comme moi, vendredi soir...
Publié le 16 Novembre 2015
Voyez-vous dans ces regards. La chance du dernier espoir. Entendez-vous ces pleurs.Entre les tirs et la terreur. Ils profitaient de l'instant présent. Et puis, s'est abattu le néant. Qu'ont-ils pu dire. Qu'ont-ils pu faire. Se taire, pleurer, crier, prier. Car il n'y avait rien à dire. Car il n'y avait rien à faire. Attendre la sentence. Face à ce barbare châtiment. Car la folie et la cruauté. Ne connaissent aucune pitié. L'horreur de lire sur un visage. L'atrocité d'un tel carnage. L'attente des secours. L'effroi de ne pas revoir le jour. Et tous ces corps étendus. Qui, eux, n'espèrent déjà plus. Ces familles qui veulent savoir. Ces familles qui veulent croire. Qu'ils pourront encore serrer dans leurs bras. Ceux qui sont encore là-bas. Tous ces hommes qui s'affairent. Dans cet état de guerre. Et cette solidarité. D'un peuple qui se veut soudé. Pourquoi tant de haine. Alors qu'on se dit frères. Pourquoi tant de monstruosité. Pourquoi tant d'innocents sacrifiés. Notre nation est aujourd'hui en deuil. Nous lui devons le plus grand recueil......Elisa Galam
Publié le 16 Novembre 2015
Ce vendredi, je surfe sur la toile avec sourire, je vois les statuts de mes amis, quand soudain, je lis l'impensable: fusillades à Paris. Je bondis de ma chaise en même temps que mon cœur. Fébrile, j'allume la télé et je visualise l'horreur, les images me glacent le sang, les témoignages me donnent la chair de poule. Je suis tellement horrifiée que même mes larmes ont peur de couler.....Mes pensées vont vers les victimes et leurs familles. N'oublions pas les forces de l'ordre et les soignants pour leurs bravoures et dévouements si importants en ce moment. Dany
Publié le 16 Novembre 2015
Bonjour, je vous propose le court poème que mes pensées m'ont inspiré à mon retour de l'école, après y avoir déposé mes enfants. Je l'avais mis sur ma page mais il aura plus sa place ici et je vais aussi vous l'envoyer à l'adresse de contact. Ce n'est pas grand-chose, simplement l'expression de ce que m'inspire cet événement dramatique. Vous me demandez mon humeur... / Quelle est-elle quand des gens meurent ? / Comment peut-on être insensible / Quand tant de gens servent de cible ? / La France a rencontré l'horreur / Je vous en prie, pas d'amalgame / Laissez en paix ces pauvres âmes / Gardez l'amour en votre coeur / Pourquoi infliger ces tourments ? / Soyons bienveillants même si tristes / Vigilants mais pas alarmistes. / Nous irons tous au firmament. / Plutôt que de broyer du noir, / Essayons de garder espoir. / Partout sur notre belle sphère, / C'est bien l'amour qu'il nous faut faire. /
Publié le 16 Novembre 2015
"tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis" Victor Hugo. Je pense aux familles qui ont perdu leur proche, que le courage les accompagne. Mila Kaz
Publié le 16 Novembre 2015
Parce qu'il n'y a que l'écriture pour réagir... 13 novembre 2015... Pour la énième fois, la nuit que j’entrevois Roule en échos bruyants, l’appel des corps trop froids. Tous ces astres amis, innocents d’autrefois, Ne sont plus à présent que la rumeur d’une voix. Une voix qui court, qui vole, telle sans bougie la flamme Puis s’éteint en mon cœur pour asphyxier mon âme. Où êtes-vous ? Répondez ! Ne voyez-vous ce soir ? Qu’un silence trop profond envahit ma mémoire ? Nous voici, tous humains, face à face, en miroir, Vous sous six pieds de terre, et moi sans plus d’espoir… Mel Pilguric
Publié le 16 Novembre 2015
Affichage mondial et en force du signe de la paix. La place est à l'amour, toujours. Daesh me met en colère.
Publié le 16 Novembre 2015