Femme au bord du Monde

189 pages de Catarina Viti
Femme au bord du Monde Catarina Viti
Synopsis

Maintenant que Matteo est mort, Julia a la curieuse sensation de vivre dans un monde inconnu et fascinant.
Ne serait-ce qu'une impression engendrée par la solitude de plus en plus profonde dans laquelle elle se mure sans même s'en apercevoir ?
C'est en tout cas ce que pensent certains. Les médecins notamment, qui ont diagnostiqué un état de choc.
Mais refusant toute forme d'aide, Julia se réfugie dans le travail et ses vignes. Jusqu'au jour où les frontières du réel se brouillent, l'obligeant à se questionner sur ce qu'est devenue sa vie.

Ceci est la dernière version, avec un épilogue entièrement nouveau.

5255 lectures depuis la publication le 30 Novembre 2018

Les statistiques du livre

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25 commentaires , 13 notes Ajouter un commentaire
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Merci @Domi65. J'espère en effet que ce livre continuera l'oeuvre de Roberta Rivin (Alberta Rosenthal). J'espère que de plus en plus de gens découvriront le chamanisme, non comme une pratique exotique, new-age, etc. mais plutôt comme un simple retour aux sources qui apporte la paix.

Publié le 07 Novembre 2019
5
J'ai beaucoup aimé votre livre. Une découverte pour moi, je ne connais pas le chamanisme. En tout cas, on sort de cette lecture zen et détendu....et l'esprit un peu plus ouvert
Publié le 06 Novembre 2019

Merci @Josef Reyskeed pour votre lecture sensible. J'ai souvent remis ce bouquin sur le métier ; il est pour moi comme un petit laboratoire où j'essaie de faire fructifier quelques graines. L'analyse récente faite par Suzanne Marty m'a permis d'admettre un fait jusqu'ici inacceptable pour moi : ceci est un livre sur le deuil. Il m'aura fallu près de quatre ans pour me rendre à l'évidence et l'assumer. Aussi, dès que j'en ai fini avec les corrections de mon actuel manuscrit en cours d'édition, je vais offrir une nouvelle fin à ce récit. Une fin que vous avez pressentie "une graine est plantée", c'est exactement l'idée : cette histoire va se refermer sur le retour à terre de Julia.
Je suis ravie d'apprendre que votre livre est sélectionné pour le Prix Concours. C'est une étape que chacun d'entre nous vit à sa façon, certains comme une consécration, d'autres comme un incitation au perfectionnement. Je vous souhaite le meilleur.

Publié le 05 Octobre 2019
5
Je vous cite : « Les rêves sont faits d’une étoffe qui généralement s’effiloche quand les mots s’amusent à vouloir les découdre ». Votre livre ne se lit pas, il se ressent. C’est le vent qui tourne les pages, parfois les lettres s’en échappent, chargées de vibrations, lestées de l’odeur épaisse de la terre humide après l’orage. Ce n’est pas une lecture, c’est une expérience. Je suis tiraillé, attiré, empli de doutes et conquis. Des nuages se dessinent, je respire, les pages se tournent encore et la fenêtre s’ouvre sur un champ des possibles, je ne suis plus ici mais là où vous m’avez embarqué, sur un chemin de liberté qui sent la rosée. Une graine est plantée…
Publié le 02 Octobre 2019

.....Aveu contre aveu.

Publié le 27 Septembre 2019

@Bruno Verdin,
je n'avais pas vu le dernier en ligne....
ha, mais vous ne manquez pas de souffle, monsieur Verdin !

Publié le 27 Septembre 2019

.......La personne qui lit mon commentaire à haute voix est quelqu' un qui mettra quelques minutes pour me lire. Combien de temps ? 5 mn ? 10 mn ? mais pas plus que ça. Une personne qui me fait la conversation peut prendre la parole et discourir bien plus longtemps... Moins les échanges que je lui fais, elle se sera exprimée en plusieurs fois - c' est une petite différence de l' écriture et du '' parlé ''...........Un roman se lit en nombres d' heures, en tranches d' heures aussi... 10 mn - 3 heures, là c' est le roman qui me fait le monologue. Le roman est exposé, exposant, le commentaire est petit et presque passif mais il existe. Il y a du blanc, plus que de neige en hivers. Là je fais mon sport, je glisse. Je suis en application de glisser.......................Difficile d' exprimer mes ressentis en seulement trois lignes...5 000 à 7 000 caractères d' imprimerie et concourir pour 2 mots '' une première fois ''. Certains ne peuvent s' y faire, demandent plus de caractères....personne ne se plaint du minima 5 000 caractères ..................Les ficelles de mes pensées sont plus longues que 2 ou 3 lignes. Mes émotions sont plus hautes que les centimètres. La raison est courte. Et si j' exprime mes émotions avec mes pensées...trala lalalère... ..............Je ne connais pas d' autres moyens de raccourcir des pensées et des émotions que d' appeler au secours au bourreau qui est dame la raison. Celui qui tranche par '' oui '' ou '' non '' par '' blanc '' ou '' noir '', '' vrai '' ou '' faux ''. L' ennuis est qu' une fois tranché, l' aveu d' une erreur est bien moins vivant, expressif, valorisé. Ca me dit de quel côté ça tombe mais ça ne me dit pas ce que ça fait pour moins tomber. L' expiration d' une vérité, c' est déjà mieux mais j' aime la vérité grande et belle. Le paon n' est pas avar de paraître ses couleurs mais il n' est qu' un paon. Je suis peut-être '' généreux '' ou bien je suis '' pèteux '' si c' est une faute ou un problème, il n' est pas le mien, elle n' est pas la mienne. Je prends plaisir, c' est vrai, à construire des cathédrales et j' y loge les sincérités de ma foi. Je préfère rendre un morceau de mon attention à celui qui m' a occupé a aimer son avènement et son art littéraire que de définir ce que je ne suis pas par absence et silence, par omission ou orgueil. Si je mets des longueurs c' est que je m' emballe et que je manque de compétences, ça ne me gâche pas mes plaisirs et puis ça m' arrangera un jour ?... peut-être..................Plaisirs et amitiés ( de correspondance ) avec toi, pour toi Catarina Viti.

Publié le 08 Septembre 2019

...........C' est fabuleux ! .............Pour un footballeur, on dit '' joli tacle '', chez les rugbymen on dit '' énorme placage '', c' est du '' tic '' et du '' tac '', ce n' est pas de l' arnaque, ce n' est pas '' toc ''...............De ta part, c' est de l' appoint, un contentement ( gros ) pour moi................Tu es bien dans la prière et pas dans l' aumône... j' aurais lu, je n' aurais pas commenté...................Si je triche, je ne mens pas; si je '' triche '' c' est que je glisse. Je reste dans le service avec un exposant par-dessus la tête. Je crois venir demain ou dimanche en camion, pour changer la petite habitude.................Reçois une pétale de ma sympathie..

Publié le 06 Septembre 2019

@Bruno Verdin ! Bruno !! Bruno !!!
Ce n'est plus un commentaire, c'est la tour de Babel, une pièce montée, c'est Broadway ! La foire du Trône, un truc, un machin, j'en perds les pédales. Saperlotte !
Mon petit merci à côté fait tout riquiqui.
Je ne sais quoi dire
sinon
continuez ! décorez-nous, pauvres auteurs, maintenant et à l'heure de notre publication.
Ayez pitié de nos pauvres œuvres esseulées,
ne les laissez pas flétrir
revenez nous voir
que sais-je encore ?
Soyez béni, cher commentateur.

Publié le 06 Septembre 2019
5
...........Catarina Viti, tu es une personne qui bourdonne dans les détails mais ni de trop ni de peu. Tu es '' ruche '' et je t' entends et je te vois et je te lis. Tu es riche d' être belle, la ruche. Avec toi je ne lis pas, je '' plus que lis '', je te vois et j' y suis. Si je me '' dé-lis '' ou si je me '' a-lis '' c' est sortir ma tête trempée dans ton livre, ensuite s' allongent, s' arrachent les écritures collées à mon visage....................Catarina Viti, ton histoire ne m' abreuve pas, elle ne me fortifie pas, loin de mes passions, en dehors de mes curiosités...et elle n' est pas mon choix premier. La forme, la manière, - le style -, là est mon cadeaux et il en est ma gourmandise. Je dirai que ton récit est l' orage et que ton allure d' écriture est l' arc-en-ciel de ton récit et, pour qu' il ait un arc-en-ciel, il faut qu'il y ait l' orage. Admis !....................Tu as l' histoire Romane, le style Gothique, une plume à dorer les légendes. C' est fouillé, c' est fouiné, c' est chiné, c' est ta marque, ton sceau, ton écu et tes gloires offerts sur mBS comme appât. Je m'y rends, je me gave. Tu amènes et ajoutes du qualitatif précis et précieux, ce sont des sentiments expertisés, propres, complaisants et véritables qui accompagnent et cheminent le déroulement de ton récit. Il y a du tact, il y a de la connaissance constructive à l' élaboration de tes phrases, il y en a la richesse, il y a de l' architecture intelligente et plaisante où cela est simple et, au plus simple encore, plus beau encore. Il n' y a pas de miettes égarées ou d' insignifiances échues, il n' y a pas un mot qui écorne l' idée, une ponctuation qui ne dise rien. Un florilège de beau et bon français. Il faut une pleine disposition d' esprit pour découvrir tous les maillages et les imbrications géniales parce que '' surprenantes '', les compléments compétents et ahurissants d' apposition, d' appointé de luxe. Tout est '' adjectivable '' d' une manière, d' une double manière ou de mille manières mais tout fini : adjectivé, qualifié, une décoration expectative. Je suis renversé, assommé par les rectitudes de tes descriptions. Tu es une fée ? J' avance dans le récit, je me conduis, je me projette et je me rends compte que ce que je viens de lire est propre, aéré, magnifique, un rêve dessiné au crayon fin...............Tu fais vivre Julia par l' endroit où elle se trouve. Ce sont ses planches, sa scène et le projecteur est sur elle mais ce sont les planches qui grincent, la lumière qui éclaire, les murmures du public que tu pousses, c' est par cela que tu fais respirer, bouger ton récit pour mettre de l' évidence, du temps présent, de l' instant. Julia est '' dessiné en plus '', sa vie est transposée par son lieu et son moment. Tu es conteuse, tu es merveilleuse conteuse pour les oreilles, pour l' imaginaire. Je ne sais pas bien qui est '' Julia '' mais je sais que tu la racontes. Julia est ta marionnette, ta marionnette de théâtre, j' aime ton théâtre, j' aime, j' aime j' aime. Ton théâtre est un coucher de soleil '' imperturbé '', imperturbable, éternel. Tu apportes tes fastes et tes encorbellements, tu les distribues où les gens passent, où Julia passe aussi. Tu les attribues, tu les pares, tu les brodes comme d' un berceau doucement balancé qu' est le rire joyeux d' un bébé déjà fabulateur de sa vie. Il pleut sur Julia, il pleut sur le monde, Julia aperçoit un oiseau, j' aperçois un oiseau, le monde aperçoit un oiseau, il pleut la vie sur Julia et tout se mouille avec elle, c' est grand, c' est grand '' d' être '' beau, c' est bon, il y a de l' émerveillement et ça bouge, ça balance, c' est heureux. J' étale mes impressions comme je lis, je lis ton livre et lorsque je m' arrête j' ai un nouveau besoin, un besoin '' écrire '' pressant...............Ce qui est dans l' ombre est déniché, trouvé, raconté. Tout à valeur, chichement bien écrit, oui. C' est bien ! j' adore, c' est concis, c' est visé juste, c' est visé à propos, c' est mirobolant de détails, c' est clinquant, c' est doré ce qui est trouvé, enfoui et masqué au passage de la lecture. Ou bien de s' arrêter pour enlever le flou d' un regard presque loupé et là, oui c' est bien ça, ça brille tout seul.............Ce doit être de la-bas, de la vie tranquille, le sud. Un morceau de monde qui se fait de tout du monde. Du bleu de la mer '' poissonnée '', du ciel fait en ciel, de la romance qu' afflige le soleil sur la vie qui te rends expressive par devant l' emprisonnement arrivé de vivre. Tu trouves bien à raconter, je suis sublimé, je suis dodu. Je sais, un repas à table avec toi, ce sont mes oreilles qui mangeraient le mieux, le plus. Tu rapportes de la saveur d' esprit, du pétillant de découvertes, tu les sais, tu les connais et tu les sers en redondance. C' est de l' enchantement millimétré, de la paillette servie sans retenue, à l' excès pour qui en veut encore, en voilà. Pas de trop pour moi, j' aime jusqu' au '' plus '', je peux encore m' empiffré. Il faut se défier de te lire facilement, tu captes l' humidité de l' air et tu la refroidis pour nous la montrer. ................Est-ce que tu es du divin charnel au milieu de tous, pétulant, promenant de l' oxygène au '' délirium phosphorescent '' ? Il semble que les environnements t' admirent lorsque tu parles d' eux. Tu te laisses toucher et caresser par les décors, tu te rafraîchis, tu te laves d' avec le bleu du ciel et de la mer, tu te sèches par les nuages des vents qui sont les mains d' Eole. Et tu reviens plus loin, ailleurs, purifiée, bénir d' autres lieux, cadrer une nature, dessiner une nuance, cristalliser le temps, faire naître tes secrets du fond de l' univers, ici. Ton jardin, notre jardin, nos terres, tu nous les fais apparaître, tu apportes la consistance de regards plus puissants, de plus de véracité à l' embasement de voir. Nos regards qui se perdent, qui sont suspendus, détournés aux caprices, filtrés à la lumière, embués, passifs, désengagés de rêver, aveugles du charme de la chose avant la chose mais rendus par les faces, les bords, les sommets de tes formes d' art de conteuse. Tu nous fais '' loupe '' à l' évidence ce que nous regardons loin et ne sera jamais à apparaître. Trop loin, trop sombre, trop rêvé........................Ce qui est petit est ta vie, ce qui est grand est ce que tu es. Si tu sais entendre les sentiments d' une seule phrase, celle-ci est pour toi mais son volume me déborde : Ici, je découvre les verticalités du site mBS. Ici, j' ai trouvé la lune et l' endroit qui la fait exister, ici, j' ai grimpé de sacrées hauteurs, ici, j' ai surplombé de belles montagnes. A l' escalade, je me suis formé, je fais et je me détache du sol, je travaille, je fais et je m' instruis à te lire. Près d' un nid d' aigles est rangé ton roman. Dans ton pays gagné, ici, je plante mon drapeau...Catarina Viti, je te laisse puiser ce qu' il te faut, ce qu' il te plait de parts de ma sympathie et de ma reconnaissance parce que tu es une personne aux fenêtres ouvertes grandes aux journées des saisons, parce que tu es une levure d' émerveillement expectative, parce que tu es une personne que la nature te fait fruitière et tu es la saison choisie qu' est ton roman. Tu es fruitière de beaucoup, de tous les fruits, d' un seul arbre.
Publié le 02 Septembre 2019

Merci, @Nihad tabouda. Puis-je abuser un peu de votre gentillesse et vous demander ce vous avez préféré dans cette histoire (les personnages, la situation, les idées...) En tout cas, merci pour le passage et les étoiles.

Publié le 23 Août 2019
5
5/5 exelent à lire merci pour l'offre
Publié le 23 Août 2019

@Michel T, je vous remercie pour votre retour de lecture. En fait, ce sont ces retours qui permettent à l'auteur de se faire une idée de ce qu'il a écrit, en sortant un peu de sa chambre d'écho (et parfois d'ego ;))
J'ai beaucoup aimé votre image : les remous d'un personnage dans le fil de l'eau de la vie. N'est-ce pas une façon poétique de décrire nos existences ? Je retiens la métaphore pour de prochains écrits, pour enrichir le tissu des Blues par exemple.
Et je vous rejoins également dans votre autre remarque : on sort de ce texte plein d'interrogations. Car il ne pourrait en être autrement ou tout ne serait que mensonge.
Encore une fois merci, Michel T. Je me réjouis de faire plus ample connaissance avec vous. (e que viva mBS!)

Publié le 28 Juillet 2019
5
Bonjour @Catarina Viti On ressort de cette lecture apaisé, serein, mais plein d'interrogations. La profusion (sans excès) de détails, dans la description de chaque lieu, de chaque évènement, mêlée à une plume très douce, donne à ce roman de la fluidité. Comme si on naviguait tranquillement au fil de l'eau, en faisant des escales dans les remous de la vie de Julia. Merci pour ce moment de quiétude Amicalement
Publié le 25 Juillet 2019

Merci @darius kabemba. Etes-vous Darius Kabemba Darius le Grand ? Aurai-je un lecteur si lointain ?

Publié le 25 Juillet 2019
3
tres profond
Publié le 24 Juillet 2019

Merci, @Dan1690. J'ai eu la chance de connaître intimement Alberta Rosenthal (ou plutôt son modèle vivant : Roberta Rivin), et d'apprendre auprès d'elle. Vous avez exactement résumé ce qu'à été le fruit de cette rencontre : l'encouragement à regarder le monde autrement pour réussir à le voir plus vaste, plus merveilleux, pour s'y sentir "comme chez soi", pour sortir de ses limitations, pour redonner à l'aventure de la vie sa majesté, pour arrêter de chercher ce qu'on a sous les yeux, pour danser sur les frontières. Merci de votre lecture.

Publié le 19 Avril 2019

Merci, @lily pompa d'avoir lu ce livre et d'avoir laissé ce mot d'amitié.

Publié le 19 Avril 2019
4
Merci pour ce moment précieux. Ce livre me reste dans la tête et me pousse à regarder le monde autrement. Bien cordialement
Publié le 18 Avril 2019
5
je découvre et je suis séduite!
Publié le 28 Mars 2019
5
@catarina viti J'ai eu le plaisir de chroniquer ce livre et je me permets de vous faire partager ici la conclusion de cette chronique à propose ce livre qui m'a entraîné d'une traite dans le monde de Julia / Catarina. "Femme au bord du monde ne relève pas de l'ésotérisme à trois francs six sous ni de l'affabulation entachée de cette pseudo-spiritualité que l'on consomme pourtant si aisément comme un viatique de Bisounours contre notre vacuité. Ce récit, écrit simplement, avec le cœur plus que la tête - du moins me semble-t-il - sensible et intimiste, porte l'empreinte d'une expérience vécue, où s'intriquent les deux aspects complémentaires de ce qui nous anime, la Vie et la Mort. En parler n'est pas tâche aisée. Il faut au narrateur une grande générosité et une belle humilité pour mettre ainsi son âme à nue, ce que Catarina Viti fait avec pudeur et talent. Mais il faut également que le lecteur dépasse ses préjugés et sa logique construits par d'autres croyances, souvent édulcorées et factices, afin de retrouver « toutes ces choses que l'on oublie en grandissant. » et que les enfants font naturellement. Bref, pour que cet autre réel opère, celui auquel justement le poète persan soufi Saadi nous invite : « Tant que tu restes comme un otage dans ta boutique ou ta maison, jamais, ô homme vain, tu ne seras un homme. Pars et parcours le monde avant le jour fatal où tu le quitteras. »
Publié le 19 Mars 2019

Merci @maxegor. Ecrire ce livre ne m'a pas été chose facile (trop intime, trop personnel, trop douloureux, trop blabla, etc.) C'est le bouquin le plus étrange que j'ai écrit (à l'ombre de mon cœur et pour ceux que j'aime). Voilà peut-être ce que vous avez ressenti, ce qui vous a touché. Mais avouez, que Diable! que pour un bouquin dont l'essentiel de l'intrigue se trame dans un domaine viticole, avoir une bonne caudalie s'impose ;-) Amicalement, Catarina

Publié le 07 Mars 2019

@catarina viti

Bonsoir ! Je viens de finir votre livre. Je n'ai pas la prétention d'être un critique littéraire; aussi je me bornerai à dire que, pour moi, une des grandes qualités d'un ouvrage c'est le fait qu'il reste longtemps en mémoire du lecteur et je crois que je m'en souviendrai très longtemps. Bien amicalement

Publié le 06 Mars 2019

J'ai commencé la lecture de votre livre, que je trouve excellent : quelle finesse de sensations ! En voilà un (c'est rare) que je vais lire jusqu'au bout. Merci !

Publié le 30 Janvier 2019

@Laure Avedian, merci infiniment d'avoir lu et commenté ce livre. J'ai beaucoup apprécié votre remarque concernant la fin.
Ecrire la fin d'une histoire est la chose la plus compliquée qui soit.
Tolstoï (je crois bien que c'est lui) disait qu'il faudrait prendre une paire de ciseaux pour couper les premiers et derniers paragraphes d'un roman.
Pour "Femme au bord du Monde" je me suis résolue à cette fin après avoir compris que cette histoire n'était au fond qu'une métaphore de bout en bout. Le problème de Julia est d'être sortie des sentiers battus et de se retrouver en errance. Rebelle à toutes formes de croyances, elle décide de ne suivre que son instinct et de ne croire que ce que son corps valide par l'expérience sensorielle... au risque de se tromper.
Si vous vous amusez à découdre l'histoire, vous constaterez que rien ne tient. Julia le dit à un moment : "il n'y a pas plus de vérité ailleurs qu'ici". La fin de ce livre n'est donc qu'un pari, une hypothèse qui ne sera peut-être jamais validée. Le seule certitude est que Julia a trouvé une formule qui l'apaise pour un instant.
Merci encore d'avoir laissé un commentaire et surtout merci d'avoir partagé un sentiment personnel. Très cordialement. Catarina.

Publié le 30 Janvier 2019
5
@Catarina Viti, J'ai adoré votre plume, tellement affûtée, tellement poétique, mais sans ostentation : quelle maîtrise ! J'ai été happée par cette atmosphère étrange. Comme votre héroïne, on se sent en (dés)équilibre au bord du monde, toutes les sensations sont comme exacerbées. Bref un merveilleux moment de lecture ! À titre personnel, j'aurais préféré une fin où vous laisseriez ouvertes toutes les portes pour que le lecteur puisse y choisir sa propre interprétation. Étant plutôt cartésienne, tout en étant intéressée par le spirituel au sens large, je préfère dans ce domaine les questionnements aux réponses.... mais c'est un avis très personnel et cela n'enlève rien à votre talent d'auteur, ni à la profondeur de votre histoire.
Publié le 27 Janvier 2019
5
Merci et du courage !
Publié le 11 Janvier 2019

@jb longmanche, je découvre ce message à l'instant (!?: bug-bug-bug). Je crois que vous avez trouvé une réponse à votre question entre temps puisque vous avez déjà commenté les Blues. C'est d'ailleurs le conseil que je vous aurais donné. Amicalement.

Publié le 06 Janvier 2019

Ah! Ah! Ah! @matallah. J'avais une chance sur deux d'avoir "nul", eh bien, je l'ai eu. Autrement, ç'aurait été "super". Mais, "super" est beaucoup moins drôle.

Publié le 28 Décembre 2018
1
nul
Publié le 27 Décembre 2018

@Kroussar ! Merci. Mille mercis pour vos visites et vos commentaires. (Et bravo pour les deux coquillettes. Quel œil de lynx !).
Je m’aperçois, grâce à votre remarque sur "l’intermonde" que je dois apporter quelques éclairages supplémentaires. Dans les versions précédentes du roman figurait un long passage qui n’a pas survécu à la réécriture. Dans ce chapitre, le lecteur découvrait, en même temps que Julia, des bribes de la pensée d’Ostad Elahi, philosophe, théologien, musicien, fleur de la mystique iranienne. Je rajouterai un lien dans les "conseils de lecture" en fin de volume (https://www.fondationostadelahi.fr/la-fondation/qui-est-ostad-elahi/).

Il est vrai que Julia, personnage romanesque perdue dans son épreuve, aurait pu rencontrer un moine bouddhiste pour la sortir de son état de choc, mais j’ai préféré écrire en puisant dans un matériau que je connais personnellement et plutôt profondément. Je serais bien en peine pour écrire une seule ligne sur le bouddhisme que je ne connais que de manière livresque. Je préfère puiser dans mon vécu pour plus de transparence et plus d’honnêteté envers mes lecteurs. Si Julia est viticultrice, c’est que j’ai pratiqué ce métier, si elle rencontre un acupuncteur traditionnel c’est que je le suis moi-même et si elle fait l’expérience du chamanisme, c’est que j’ai écrit ce livre en priorité pour rendre hommage à Roberta Rivin qui a embelli ma vie, comme cela est mentionné en fin de volume. Je ne sacrifie à aucune mode et je ne cherche vraiment pas l’air du temps. J’en suis bien incapable. J’écris avec ma vie, mes souvenirs, mes rêves et ma confiance.

Bon, ami Kroussar, pour résumer — mais, par pitié, ne le répétez à personne ! ;) ce roman est basé sur des faits réels à plus de 90 %. Au nombre des 10 % fabriqués, il faut faire figurer le décès de Matteo. J’ai pris le parti de faire mourir ce personnage pour éviter d’aboutir à un récit autobiographique.

Est-ce que votre témoignage de psychopompe figure dans le livre Cambodge — la longue quête ? Je vais le lire de toute manière. Il me faudra un peu de temps avant de vous faire signe à travers un commentaire, mais j’espère que nous nous recroiserons d’ici là.

Je vais faire un nouveau tirage au sort pour gagner un exemplaire papier de "Femme au bord du Monde" et je me permets d’ajouter votre nom dans le chapeau. Bonne chance, donc.
Cordialement.

Publié le 23 Décembre 2018
5
@Catarina Viti J'ai été tenté de vous mettre quatre étoiles, car le chamanisme est vraiment poussé à son paroxysme. Mais de quel droit ! Votre plume méritait mieux. Et, probablement, je me serai attiré les foudres de Zeus. Alors je me suis rangé derrière l'avis de vos premiers lecteurs qui, d'ailleurs, vous ont valu une belle tribune mBS et un petit cœur.
Publié le 23 Décembre 2018

@Catarina Viti C'est une très belle histoire que vous contez-là ! Bien construite, et argumentée. Julia nous guide à travers ses hallucinations, ses cauchemars, ses souffrances liées à la perte de l'être cher. Alberta nous guide à travers ses délires, ses hypothèses, ses certitudes... Une belle fiction basée sur le chamanisme, qui aurait pu prendre le Bouddhisme pour toile de fond. Mais le chamanisme attire probablement plus les foules qu'une simple référence spirituelle. Et puis, tant que l'on reste dans le domaine de la fiction tout est permit, n'est-ce pas !
/n
Alors permettez-moi d'apporter un autre éclairage sur ce que vous appelez l'intermonde; libérer les Esprits en errance; ou encore la perception de la réalité plus vive.

Selon La Bhagavad-Gîtâ, partie centrale du poème épique Mahâbhârata, les causes de la souffrance humaine se trouvent dans l'incapacité à voir correctement la réalité. Cette ignorance, et les illusions qu'elle entraîne, conduisent à l'avidité, au désir de posséder, à l'arrogance et l'orgueil, à la haine pour des personnes ou des choses. Sa philosophie, qui a été développée 5000 ans avant notre ère, affirme que la souffrance naît du désir ou de l'envie. À cause de l'envie et de l'interdépendance, les hommes sont assujettis au Saṃsāra (le cycle des renaissances). Le « monde » dans lequel ils renaîtront après leur mort dépendra de leur karma, c'est-à-dire de leurs actions passées. L'intermonde ou l'entre deux mondes, est donc le Monde spirituel que toute âme rejoint provisoirement après la mort, où s'effectue la transmigration, ou renaissance.
/n
Tous les peuples d'Asie et de l'Inde vénèrent les Esprits de leurs défunts, dans l'objectif de les aider à passer dans une nouvelle vie, afin qu'ils n'errent plus entre deux mondes... Ainsi, les Esprits font partie intégrante de ces peuples, et je le vis au quotidien. Au Cambodge, notamment tous les huit jours, nous nous rendons au temple pour vénérer nos défunts, mais SURTOUT pour les remercier de leur aide et de leur protection quotidienne, dont les manifestations sont parfois surprenantes. J'ai aidé mon épouse à se libérer après sa mort, et le résultat fut merveilleux. Vous n'avez qu'à lire mon témoignage pour vous en convaincre.
/n
Par ailleurs, en appliquant les enseignements de Bouddha, on peut comprendre facilement la réalité de la vie : les sensations sont plus vives, plus profondes, plus intense, la conscience que l’on a de soi et des autres est plus juste, plus claire, plus exacte.... Et, parfois, nos pensées se propagent vers les âmes réceptives...
/n
En espérant que cet éclairage spirituel apporte une dimension complémentaire à vos nombreuses recherches. C'est une autre approche qui peut vous ouvrir des nouvelles voies ... Car le Bouddhisme, qui n'est pas une religion, mais un mode de vie, est quand même plus partagé à travers le monde que le chamanisme.
/n
Merci pour cet excellent moment de lecture.
/n
PS : Malgré vos précieux relecteurs, j'ai noté deux malicieuses coquilles. Et oui, il en reste toujours quelques-unes enfouies, qui ne sautent qu'aux yeux du lecteur ou de la lectrice passionnée, prouvant que la correction n'est jamais finie...
Page 15 - "le renard était arrivé par le vallon comme chaque les soirs", ("les" devrait-être supprimé)
page 138 - "il lui aurait été impossible de les ouvrir" (été, est manquant).

Publié le 23 Décembre 2018

Les 12 et 13 décembre la version Kindle sera disponible en version gratuite. (https://www.amazon.fr/Femme-au-bord-du-Monde-ebook/dp/B077BZYS5S/ref=sr_1_1?s=digital-text&ie=UTF8&qid=1510559734&sr=1-1&keywords=femme+au+bord+du+monde)
Bonne lecture à vous.

Publié le 11 Décembre 2018

"Femme au bord du Monde" est le "Livre le +" du 10 décembre. Retrouvez l’article qui vous donnera envie de le lire : https://www.monbestseller.com/actualites-litteraire-conseil/10361-catari.... N'oubliez pas de laisser un commentaire à l'auteure, elle vous répondra.

Publié le 10 Décembre 2018

@amalia rodriguez, pour votre lecture et votre commentaire : un grand merci.

Publié le 03 Décembre 2018

@vespucci, merci.
S’agit-il d’ “ésotérisme ” ? Pas sûr. Ce serait probablement juste si toutes les pièces du puzzle jointaient parfaitement. Or, c’est très loin d’être le cas ! Je préférerais le mot “mystère” dans lequel nous tombons tous dès lors que nos repères s’effacent et qu’on tente par tous les moyens de mettre du sens à ce qui nous arrive.
Je vous remercie pour votre lecture et votre commentaire.

Publié le 01 Décembre 2018

Quand j’ai fait paraître ce livre en 2016 ici même, sur mBS, j'étais loin de me douter qu’il allait me réclamer deux années supplémentaires de travail et quatre réécritures.
Sait-on jamais quand un livre est fini ?
Après ces deux années de silence et de travail, j’ai tendance à croire que je suis arrivée au bout de la quête.
C’est avec un grand plaisir et une grande reconnaissance pour la communauté mBS que je poste cette ultime version.
Bonne lecture à tous.

Publié le 30 Novembre 2018
Catarina Viti
Biographie

Mon univers romanesque est alimenté par mes origines napolitaines et par mon amour pour le Blues.
Naples me transmet des couleurs, des contrastes,...


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