Blues 2

112 pages de C. Viti
Blues 2 C. Viti
Synopsis

Pourquoi serait-elle partie ? Pourquoi les aurait-elle plaqués en pleine nuit sinon parce qu'elle était une belle salope ? Elle n'avait à se plaindre de rien pourtant, Momo aurait tout donné pour elle. Mais, voilà, elle avait préféré faire sa valise. Et ce que Tistou avait entendu dès l'enfance, c'est qu'ils étaient -lui et son père, tombés de femme comme on tombe de cheval.
Calibre 12. Un Blues noir intense dans lequel les hommes ne sont vraiment pas prêts à s'interroger sur eux-mêmes.

Amis lecteurs, la peinture est encore fraîche ! N'hésitez pas à me signaler les coquilles qui pourraient subsister, à laisser vos impressions (ce que vous préférez dans cette histoire, ce que vous aimez moins), bref, tout ce qu'il vous plaira.
Merci à tous.

765 lectures depuis la publication le 29 Décembre 2018

Les statistiques du livre

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11 commentaires , 5 notes Ajouter un commentaire
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Bonjour @Sandrine C,
Je me félicite d'avoir trouvé en vous une si fidèle et si fine lectrice. Une fois encore, vous avez su poser les mots qui, je crois, collent parfaitement au texte.
Âpreté, par exemple. Oui, cela me plaît. Je trouve que ça convient parfaitement au caractère de Tistou, personnage central de ce Blues, et même à son corps. L'âpreté de ces "hommes du Sud" incapables de connaître une autre femme que l'espèce de Sainte-Vierge qu'on leur a enfoncé dans le crâne sans qu'ils n'en sachent rien. Et qu'on n'aille pas me dire que les choses ont changé ou je meurs de rire!
Quant à l'écriture, il me semble que c'est son rôle précisément : une arme subtile destinée à nous octroyer quelques coups d'avance. Les deux ou trois coups d'avance qui nous évitent de crever étouffés sous la chape de plomb de la société.
Merci mille fois, Sandrine. Puis-je vous dire à bientôt ?

Publié le 22 Janvier 2019
5
Il y a une progression dans l’âpreté de vos personnages, dans l’analyse de leur vie, et dans leur propre perception de leur destin. Et avec votre écriture, cash, crue, mais aussi subtile, élégante, vous créez je trouve une espèce de décalage entre la dureté du sujet et presque de la légèreté pour le dire. C’est encore plus fort. Le genre de récit qu’on n’oublie pas. Merci pour ce partage.
Publié le 19 Janvier 2019

"Blues 2 !" est le "Livre le +" du 18 janvier. Retrouvez l’article qui vous donnera envie de le lire : https://www.monbestseller.com/actualites-litteraire-conseil/10562-blues-.... N'oubliez pas de laisser un commentaire à l'auteure, c’est pour cela qu’elle a publié son roman sur monBestSeller.

Publié le 18 Janvier 2019

@olivier.s, je crois avoir une réponse (j'ai dû réfléchir plusieurs jours!). Peut-être parce que les personnages sont de vrais boxeurs qui savent encaisser. Des pros. Pas de ces chiffes molles qui s'allongent au troisième round en appelant leur maman.

C'est ça, le populo ! Y a rien de pathétique là-dedans. C'est juste qu'on a eu tendance à oublier les choses.

J'espère que vous apprécierez le troisième Blues qui arrive bientôt : Année Z.

Merci d'être passé me lire.

Publié le 18 Janvier 2019
5
@Catarina Viti Vos blues sont autant de coups de poing. On en prend plein la tête, mais on en redemande. Expliquez ça...
Publié le 12 Janvier 2019

@jb longmanche: bon, tant pis. Sous aucun prétexte je ne veux vous embrouiller avec votre papa (je m'en voudrais toute ma vie de vous savoir sous les ponts), non plus qu'avec votre maman (nous savons tous à quel point nos mamans nous sont si précieuses. D'ailleurs ne dit-on pas que nous n'en avons qu'une.) Cordialement, cher Pohète.

Publié le 06 Janvier 2019

@Catarina Viti
Faire des échanges, Madame Viti !!! Comme vous y allez !!! Je préfère croire que vous plaisantez !!! J'aurais bonne mine, moi, avec mes gribouillis, à côté de vos tragiques blues !!! Je sais bien que le ridicule sied aux clowns, mais il ne faut pas non plus en faire une recette !!! Ma maman m'en voudrait et mon papa me rayerait fissa de son testament !!! Vous imaginez ça ?!?!?!

Publié le 05 Janvier 2019

@jb longmanche, Ah, cher monsieur, je suis ravie de vous avoir décoiffé, ne serait-ce qu'un peu.
Nous pourrions faire des échanges, j'apporterais du fort, du brutal et, vous, du léger, du pétillant.
Ainsi Tistou disparaîtrait à l'horizon/en fredonnant une chanson/chanson du temps des braguettes à boutons/où vie et mort riment avec camembert. Pour citer le Pohète.
Merci d'être passé par ici et le bonjour chez vous.

Publié le 05 Janvier 2019

Merci @suzann. J'ai connu un gars qui a servi de modèle (du moins, au départ) à Baptiste, le personnage principal de ce Blues : Calibre 12. Un gars d'une gentillesse inimaginable, mais complètement paumé, prêt à donner raison à n'importe quel abruti. Tétanisé devant les femmes.
Avant d'écrire ce Blues, j'ai revisionné plusieurs fois de suite "Comizi d'Amore" -pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'un documentaire de 1964 où Pier Paolo Pasolini se transforme en commis voyageur parcourant l'Italie pour sonder les Italiens sur leurs goûts sexuels. Je voulais retrouver dans ce texte "la nature archaïque, incongrue et névrotique" que Pasolini avait mis à jour dans le Sud de l'Italie.
Voilà. Merci, @suzann d'être passée par ici.

Publié le 05 Janvier 2019
5
@C.Viti Wouf ! Ca décoiffe, Madame, votre prose ! C'est pas de la gnognotte pour les âmes frileuses ! C'est du fort, du brutal ! Et torchonné dans une prose admirable ! Bravo, Madame ! (Cet humble commentaire vaut pour vos deux "Blues".)
Publié le 04 Janvier 2019
5
@C. Viti Comme je suis une grosse fainéante, je ne peux que vous redire ce que j'ai écrit pour votre Blues 1 : C'est le coeur serré qu'on arrive au bout de votre nouvelle, avec la conviction qu'on vient de lire une chose rude et belle, belle parce que rude, mais écrite avec un talent fou et une commisération certaine. Bref, un texte que je ne suis pas prête d'oublier.
Publié le 02 Janvier 2019

Elle sera belle @amalia rodriguez, elle sera unique, nous ferons des feux d'artifice de chaque jour. Qu'aurions-nous de mieux à faire ?

Publié le 02 Janvier 2019

Merci, @leonard zelt. Peut-être est-ce dû à mes origines (on le dit), mais je ne peux rien faire sans passion. Alors, pensez un peu... l’écriture ! Je ne sais pas si ces textes sont admirables, en tout cas, j’y ai mis de l’énergie, du temps, de l’amour aussi, car tous les personnages des Blues existent et même si je m’autorise à modifier leur histoire, je ne badine pas avec leur destinée. Merci pour les encouragements et à bientôt pour la suite.

Publié le 01 Janvier 2019
5
@C. Viti Le monde réel. Un monde réel. Celui des gens de peu. Que vous écrivez sans concessions mais avec une compassion que l'on devine immense. Ah ! quand elle s'y met, la condition humaine, quelle chienne... Bref, c'est admirable, il y faut le coeur bien accroché, mais quelle nouvelle ! PS : Par mesure d'économie en ces temps de crise, ce commentaire vaut pour vos deux blues - et pour ceux qui suivront, j'imagine.
Publié le 31 Décembre 2018

@amalia rodriguez. Je suis touchée que vous ayez mentionné Selby Junior (bien que mon texte n’arrive pas au petit orteil de la cheville du sien). Je vais relire Last Exit to Brooklyn que des amis exaltés m’avaient fait découvrir alors que nous étions étudiants en Lettres Américaines... et peut-être en profiter pour savourer son œuvre entière. Merci d’être passée par ici et d’y avoir semé des encouragements.

Publié le 30 Décembre 2018

@amalia rodriguez. Je commence par répondre à votre second commentaire.

Et comment que vous avez raison ! Et comment que je vous remercie de m’avoir soufflé si fort dans les bronches! Une amie relectrice m’avait déjà fait part de son aversion pour ces « bonus » mais je n’avais pas donné suite à sa critique. À cette époque, les Blues étaient encore en gestation et je trouvais que ces ajouts donnaient une personnalité aux textes. En les republiant dans leur nouvelle écriture, j’ai reconduit ce choix machinalement, sans réaliser qu’en quelques mois de travail les Blues étaient sortis de leur enfance. Vous avez mille fois raison, Amalia et je vous remercie mille fois et ces petites verrues sont désormais à leur juste place : la corbeille. Où qu’elle soit, mon amie Louise se réjouira, j’en suis sûre, de mon mea culpa.

Publié le 30 Décembre 2018