Macron, Napoléon des temps modernes ? (suite)

72 pages de Michel CANAL
Macron, Napoléon des temps modernes ? (suite) Michel CANAL
Synopsis

Il m'a semblé utile d'écrire une suite à la "nouvelle" publiée le 21 mai 2018.
Pour notre jeune Président jupitérien, l'année 2018, bien que jalonnée de circonstances qui ont confirmé sa stature de chef d'Etat, aura été une année très difficile, impactée par une forme inédite de crise : le mouvement des "Gilets jaunes", affranchi des partis politiques, des syndicats et des corporations.
Après le "grand débat national" qu'il a ouvert brillamment le mardi 15 janvier devant un parterre de quelque 600 maires normands et qui se déroulera durant trois mois, pourra-t-on dire qu'Emmanuel Macron, le seul Président capable de réformer notre pays, fut notre Napoléon des temps modernes ?

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Merci @Duncan Cartwright pour ce nouvel avis très pertinent et approfondi sur la suite de la situation insurrectionnelle en France que d'aucuns auraient souhaité célébrer à leur manière pour le cinquantenaire de Mai 68 en mai 2018, alors que le plus jeune président élu en mai 2017 en neutralisant le clivage droite-gauche avait entrepris, à la manière de Bonaparte, un vaste processus de réformes structurelles.
Vous avez raison : " tout gouvernement - de gauche ou de droite - doit garder en point de mire que le peuple doit pouvoir vivre décemment grâce à son salaire. C'est essentiel. Les thèmes relatifs au coût du carburant, aux allocations diverses, au plein emploi, aux gilets jaunes et j'en passe, ne semblent pas connaître de frontières..."
Je suis ravi que vous ayez trouvé cette synthèse : "une présentation originale et dynamique des faits historiques..."
Avec ma plus vive sympathie, en attendant vos retours pour les suites 2 et 3. MC

Publié le 06 Octobre 2019
5
@Michel CANAL, Rebonjour, Michel, Je n'ai pas lu les commentaires précédents, donc il se peut que je répète certaines réflexions déjà émises. Dans le contexte actuel où on nous assomme d'informations (je dénombre entre 18 et 23 sujets abordés en 30 minutes à chaque journal télévisé) et en tenant compte du fait que notre mémoire est sélective, je trouve une excellente idée de proposer cette synthèse qui permet, avec un léger recul, de réfléchir sur tous ces événements récents. A titre de réflexion personnelle, je pense que, quelle que soient les réformes entamées ou proposées, tout gouvernement - de gauche ou de droite - doit garder en point de mire que le peuple doit pouvoir vivre décemment grâce à son salaire. C'est essentiel. Les thèmes relatifs au coût du carburant, aux allocations diverses, au plein emploi, aux gilets jaunes et j'en passe, ne semblent pas connaître de frontières. On a les mêmes à la maison, chez nous. Et on connaît un problème supplémentaire de taille : le clivage Nord - Sud. Les flamands veulent scinder ce pays grand comme un timbre-poste. Après chaque scrutin national (système proportionnel oblige), il faut deux ans pour former un gouvernement national, donc, les réformes, ça vient en second lieu, ai-je envie de dire. En tout cas, encore bravo pour cette présentation originale et dynamique des faits historiques. Le titre me laissait présager des considérations longues et ennuyeuses. Eh bien, pas du tout. C'est très agréable. Merci pour ça. Il me reste encore deux tomes à savourer. Bien amicalement, Duncan
Publié le 06 Octobre 2019

@VAY Céline, très chère amie, que seraient nos échanges s’il n’y avait pas cette part de provocation amicale ? Je n’étais pas dupe et je sais que dans ton analyse, il y a un fond de vérité. Je sais aussi qu’en ce moment tu es très accaparée par ta formation qui se rajoute à tout le reste. J’apprécie donc tes visites sur ma page et t’en remercie. Je t’embrasse. Michel

Publié le 13 Février 2019

Très chère @VAY Céline, en citant ce proverbe : "A vaincre sans péril on triomphe sans gloire", citation du Cid de Corneille reprenant à l’identique la formule de Sénèque dans l’une de ses lettres à Lucilius sur la Providence (relative au gladiateur qui se croit déshonoré si on l’accouple à plus faible que lui : "Il sait qu’on vainc sans gloire quand on vainc sans péril"), tu avais résumé à la fois la conséquence (la victoire de notre "personnage" à l’élection présidentielle de mai 2017), et la cause ("Monsieur ayant bénéficié du système électoral et des scandales à outrance ruinant la sphère politique").
Que pouvais-je ajouter que je n’avais pas déjà développé ? Macron s’est avéré être un fin tacticien. Il s’est préparé dans la place au plus près de François Hollande, puis au ministère des Finances, a créé un mouvement efficace, a fait une campagne de qualité... on connaît la suite.
Je rectifie : tu as joué et tu as perdu. Non, ce n’était pas évident de gagner cette élection sans soutien de parti. On peut épiloguer sur les pourcentages au premier tour, puis sur une élection par défaut... il faut lui reconnaître un programme de réformes nécessaires que ses prédécesseurs n’ont pas eu le courage d’entreprendre, ainsi qu’une situation sociale, sociétale et économique qu’ils avaient contribué à laisser péricliter depuis plus d’une trentaine d’années.
Très chère amie, tu devrais savoir que tu as affaire à un débatteur redoutable. Tu as été audacieuse de vouloir m’affronter, et je reconnais ton courage. Tu as droit à mes bises. Michel.

Publié le 11 Février 2019

Mais très chère @VAY Céline, je suis neutre... et non partisan. Ç'aurait été une erreur que de prendre parti pour ou contre. Je mentionne des faits, je joins des avis de spécialistes... bref, je rends compte de la situation, à charge et à décharge. Tout est ouvert pour la suite. Je t'embrasse. Michel

Publié le 03 Février 2019

Merci @Jean-Luc Lys, pour le commentaire pertinent et non partisan de cette suite à la nouvelle "développée" publiée en mai 2018.
Le sujet pouvant être polémique, les événements que subit notre pays depuis le mois de novembre en sont l’exemple flagrant, il est hautement appréciable de rester observateur sans prendre parti.
Le thème reste le même : le pays pourra-t-il, ou non, être réformé sous l’impulsion de ce jeune président élu en 2017 en toute indépendance des partis traditionnels qui se partageaient le pouvoir au gré des élections ?
Oui, Jean-Luc, comme la nouvelle de mai 2018, cet essai se termine aussi sur un point d’interrogation que vous avez parfaitement imagé : "Finalement, sera-t-il Bonaparte à Austerlitz ou Napoléon à Waterloo ? Seul l'avenir nous le dira."
Cordialement. MC

Publié le 29 Janvier 2019
5
Bonjour @Michel Canal. Que puis-je ajouter à tout ce qui a été si bien écrit et dit avec tant de justesse ? Je trouve cette analyse du début du mandat d'Emmanuel Macron très lucide, et correspondant non seulement à ce je pense, mais surtout à ce qui est ; loin des délires haineux anti-macronniens qu'on peut trouver sur les réseaux sociaux, ou même d'autres sites d'auteurs, ou bien de l'admiration sans bornes de ses soutiens les plus actifs. Je pense qu’Emmanuel Macron avaient de nombreux atouts et pouvait réformer la France en profondeur avec l'approbation de la majorité des Français, mais que son inexpérience, sa jeunesse, son impulsivité, et ses trop nombreux écarts de langage perçus comme de l'arrogance et du mépris, ont monté une grande partie des gens contre lui, notamment les ruraux et les plus démunis, et ont entravé son action. Dommage ! Finalement, sera-t-il Bonaparte à Austerlitz ou Napoléon à Waterloo ? Seul l'avenir nous le dira.
Publié le 29 Janvier 2019

Ma chère @VAY Céline, il ne manquait que ton analyse de la situation. Toujours surprenante de réalisme. C’est bien résumé ! Je te remercie d’avoir pu dérober quelques instants à ton planning hyper chargé. Profite du week-end pour te reposer et te détendre. Je t’embrasse. Michel

Publié le 26 Janvier 2019

@Michel CANAL
Mon cher Michel, je ne pense pas que notre débat nous éloigne du sujet principal. Car ton essai sur l'actualité brûlante est aussi un regard sur les erreurs accumulées depuis des lustres. ET il a le mérite de poser les bonnes questions : Macron ! Sera-t-il le sauveur ? Un complice ? La victime expiatoire comme le fut Louis XVI ?
Amitiés Jean-Claude

Publié le 26 Janvier 2019

Ah ! @Kroussar, cher Jean-Claude, que tout cela est vrai et parfaitement décrit.
Le credo d'une bourgeoisie qui, depuis la Révolution de 1789 (confisquant le pouvoir au Peuple), a remplacé l'aristocratie de l'Ancien Régime (celle des privilèges), cohabité quelques années avec celles du 1er Empire, de la Restauration, de Louis-Philippe, du Second Empire, omniprésente depuis la IIIème République.
Les parlementaires n'ont cessé de voter des lois arrangeant leurs "affaires". Aux parlementaires se sont adjoints les élèves des grandes écoles. Tout cela a donné lieu à une caste que l'on pourrait qualifier de "nouvelle aristocratie", laquelle se transmet le pouvoir et ses avantages par hérédité de culture et de formation. Les femmes, longtemps écartées de ces accommodements, ont pu franchir progressivement le plafond de verre et s'insérer dans le dispositif. Pour tous les autres, sont peu nombreux ceux qui ont pu faire leur place au soleil... à la condition de savoir rester à leur place. Non issu de la "nomenclatura", Bernard Tapie en sait quelque chose. Il en a fait les frais lorsqu'il a voulu marcher sur les plates-bandes de leur chasse gardée.
Au sommet de cette caste règne le monde de la Finance, puissance supranationale, laquelle exerce un pouvoir transversal passant au-dessus des Etats. La crise de 2008/2009 a apporté la preuve de son pouvoir. Les contribuables (les petits contribuables) ont "in fine" financé les erreurs de la spéculation débridée des banquiers. Certains économistes de renom prédisent une nouvelle crise en 2019. Si tel est le cas, quelles leçons nos dirigeants, les organismes de contrôle et les banquiers d'affaires auront-ils tirées du passé ?
Tout cela nous éloigne du sujet principal : Macron ! Sera-t-il le sauveur ? Un complice ? La victime expiatoire comme le fut Louis XVI ?
Merci Jean-Claude, de relancer le débat par tes exemples bien choisis.
Amitiés. Michel

Publié le 25 Janvier 2019

Après réflexions, nos échanges me font penser aux recommandations que mon oncle fit à son fils.
/n
Mon fils, que tu le veuilles ou non, tu deviendras au minimum Député ou Sénateur. Pour ce faire tu feras science-po, puis l'ENA ; tu seras major de promotion. Pour te récompenser je t'offrirai une magnifique veste, RÉVERSIBLE, que tu retourneras chaque fois que le besoin s'en fera sentir. Tu iras user tes fonds de culottes sur les bancs de l'Assemblée, puis du Sénat. Tu étudieras des textes de loi tous plus rebutants les uns que les autres, et on attendra de toi que tu déposes des amendements qui garantiront à tes proches, à tes amis, la sauvegarde de leurs intérêts, voire l'augmentation de leurs privilèges. Tu feras très attention à tes placements, et écouteras les conseils de tes amis financiers, car le système capitaliste basé sur les marchés, la spéculation et le court terme, connaîtra des crises cycliques qui mettront à genoux les plus pauvres et ruineront les classes moyennes....

Publié le 25 Janvier 2019

@Michel CANAL @Kroussar, je suis heureuse que ce bouquin, relégué injustement comme le fait remarquer Michel dans le fin fond du classement, vous ait plu. Autant les gilets jaunes, expression d'un ras le bol que nous ressentons tous à notre modeste échelle individuelle, sont largement diffusés par les médias, autant l'agonie de notre système monétaire passe à la trappe. L'indice de shiller n'a jamais été aussi haut depuis 29, Vladimir Poutine, en ayant réglé sa dette aux Rotschild, échappe au nouvel ordre mondial, et nous, nous ignorons tout de ce qui est en train de se tramer en coulisses... car il se trame forcément quelque chose. C'est assez hallucinant. Un vrai pétard mouillé tout ça :) ! Et pour en revenir à ton bouquin, Michel, la question est plus de savoir si notre jeune président est pion ignorant, manipulé par les "grands", ou membre actif qui nous balade. Bises à vous deux. Michèle

Publié le 23 Janvier 2019

@Lamish, merci Michèle, pour ce conseil de lecture. J'ai dévoré l'ouvrage en une journée, tellement il est pédagogique et instructif.
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Malheureusement il confirme que l'interdiction de financement des États par les banques Centrales ne semble trouver ni de raison historique, ni de justification économique. Et qu'une façon de revenir en arrière (post 1973) serait de nationaliser toutes les banques françaises. Ce qui permettrait à l'état de se financer sur les actifs dégagés.
/n
Ce livre explique également que, suite à la crise financière de 2008, l'État Français a recapitalisé les banques françaises, par l'achat de titre, ou par l'entrée pure et simple au capital: soit 20 milliards d'euros. Et pour compenser le blocage des marchés interbancaires, l'État à encore injecté 77 milliards de liquidités. Comme l'état est irresponsable, il s'est engagé, face au monde entier, à ne jamais laisser ses banques faire faillites.
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Mais l'État a oublié qu'il devait emprunter sur les marchés pour financer son budget, et les investisseurs ont jugé que les capacités de remboursement de la France se trouvaient limitées du fait de la garantie illimitée accordée à ses banques. Concrètement, l'état en mettant sa puissance financière (c'est-à-dire, sa capacité à lever l'impôt) a fait supporter la facture à l'ensemble des citoyens. De plus, dès 2009 les banques ont réalisé d'énormes bénéfices qui ont été redistribués aux actionnaires.
/n
RÉSULTAT : les taux d'intérêt appliqués au pays ont été revus à la hausse, aggravant la dette de la France... appelant à lever toujours plus d'impôts et de taxes...

Publié le 23 Janvier 2019

@lamish, merci Michèle pour cette information très intéressante, susceptible de relancer l’ouvrage de «  Création monétaire : Le tour de magie dévoilé » de @Izabella Hourd, classifié « Autres » (dont je n’avais pas connaissance). Je l’ai mis en bibliothèque et j’ai commencé la lecture. Dommage qu’il ait été oublié, au classement 806 à ce moment précis.
Il est à recommander absolument. Je reproduis ci-après ce qu’Izabella à mis en introduction de sa préface, citation de John Kenneth Galbraith (économiste américain, conseiller économique de plusieurs présidents des États-Unis, de Roosevelt à Johnson) : « Il n’est rien, s’agissant de l’argent, qu’une personne dotée d’une curiosité, d’un zèle et d’une intelligence raisonnable ne puisse comprendre. (...) L’étude de la monnaie est, par excellence, le domaine de l’économie dans lequel la complexité est utilisée pour déguiser la vérité et non pour la révéler. »
MC

Publié le 23 Janvier 2019

@Michel CANAL @KROUSSAR Voici le lien vers un essai très intéressant toujours en ligne ici, sur MBS : https://www.monbestseller.com/manuscrit/7995-creation-monetaire-le-tour-de-magie-devoile
Je vous conseille sa lecture, d'autant que l'auteur laisse entrevoir des solutions, ce qui est rassurant par les temps qui courent :). Bises. Michèle

Publié le 23 Janvier 2019

Bonjour et merci beaucoup @Kroussar, Jean-Claude je viens de lire, pour vos précisions sur la mise en œuvre des 35 heures et pour votre témoignage fort intéressant. Un petit exemple de l’aberration : mon mari hospitalisé en urgence le 1er octobre, scanner et IRM dans la foulée, une semaine d’hospitalisation. À la sortie on nous dit qu’il recevra une convocation pour un examen plus approfondi pour connaître les causes. RV le 9 janvier ! Le professeur (très âgé) explique qu’il faut opérer car si on ne le fait pas, la prochaine fois qu’il refait ça, il risque 2 mois d’hospitalisation et peut-être d’y passer. Je lui demande pourquoi ils ont attendu plus de 3 mois pour faire cet examen et là il s’emporte : « mais vous ne savez pas, chère madame, que depuis ces p… de 35 heures nous sommes débordés, on travaille à la chaîne, on manque cruellement de médecins et de personnel et la population vieillie ». Nous saurons la date de l’opération, en ambulatoire, le 22 février. Question lancinante : dans combien de mois l’opèrent-ils ? Mais bon, je me dis que si c’était urgent ils l’auraient fait de suite. En outre, je remarque depuis quelque temps un truc qui me sidère sur les offres d’emploi : très motivé et très résistant au stress (je lis en filigrane : gros risque de burnout). Bonjour @Michel CANAL, je suis tout à fait d’accord avec vous sur le constat et les origines de la flambée des prix de l’immobilier qui grève gravement le budget de tout un chacun et des frais occasionnés pour aller bosser (souvent pour un Smic). Dans mon petit bourg Auvergnat, le moindre F2 à 600 €, boulot très rare aux alentours. Dans l’immeuble à côté de chez moi, ça déménage tous les quatre matins car les locataires ne peuvent assumer les dépenses de chauffage dans cet immeuble passoire thermique. Pour terminer, je pense que quelques cours d’éducation civique (je ne sais pas si cela existe encore) et d’Économie ne seraient pas superflus dès le collège, puis dans toutes les filières. Cela éviterait, peut-être, les énormes confusions que j’entends à longueur de journée où tout le monde y va de sa "grande" solution. Je vous remercie tous les deux pour ces échanges fructueux et agréables de pouvoir débattre entre citoyens responsables. Amicalement. Fanny

Publié le 22 Janvier 2019

@Kroussar, merci encore, Jean-Claude, pour ces précisions sur l'historique des 35 heures qui ont pas mal désorganisé le monde du travail avec ce cadeau empoisonné.
Ceux qui sont concernés et qui n'avaient peut-être pas tout compris apprécieront.
Amitiés. Michel

Publié le 22 Janvier 2019

@FANNY DUMOND Eh oui Fanny votre cri du cœur reflète la détresse et l’espérance de tous les Français, ou presque. Seuls quelques nantis regardent le mouvement des gilets jaunes d'un œil goguenard, voire méprisant. Merci à mon ami Michel @Michel CANAL d'avoir suscité ce mini-débat, car votre question sur les 35 heures mérite une réponse. C'est promis, sans faire de politique, je voudrai juste apporter un éclairage et un retour d'expérience personnelle.
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En France, la loi Robien sur l'aménagement du temps de travail fut votée le 11 juin 1996. Elle permettait aux entreprises de réduire le temps de travail de leurs salariés, soit pour effectuer de nouvelles embauches, soit pour éviter un plan de licenciement. En contrepartie d'une embauche d'au moins 10 % de salariés (CDI), elles pouvaient bénéficier (et bénéficient toujours) d'un allègement des cotisations patronales de sécurité sociale.
Cette première réforme eut des impacts sur le temps de travail d'une partie des cadres des moyennes et grandes entreprises (principalement les techniciens supérieurs et ingénieurs), même s'ils n'étaient pas soumis à une durée légale du temps de travail sur une base hebdomadaire, mais sur une base annualisée forfaitaire comptabilisée en jours et non en heures. Ainsi, en 1996, bon nombres de mes collaborateurs ont souhaité en profiter.
De nombreux ingénieurs de mon service (un laboratoire de recherche d'une grande entreprise industrielle) ont négocié un jour de repos supplémentaires pour profiter de leurs enfants. Cela ne correspondait pas exactement à l'esprit de la loi, mais c'était autorisé. Bien évidemment, leur vie familiale fut plus agréable et la perte de salaire n'était pas si dramatique (20%), du moins au début.
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Or, je me suis rendu compte que notre service continuait tranquillement sa route, satisfaisant tous nos contrats, acceptant même de nouvelles charges... Malgré tout, afin de respecter la loi, je voulus recruter trois personnes supplémentaires pour compenser le nombre de jours manquants, le Directeur m'a gentiment conseiller d'attendre encore un peu...
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Bilan, deux ans plus tard : mes collaborateurs avaient profité de plus de temps de loisir, ou de vie de famille. Ils ne se plaignaient pas encore de leur perte de salaire. Le service avait continué de fonctionner à plus de 100%, en remportant de nouveaux contrats. Je n'ai jamais pu recruter de personnes supplémentaires...
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Comme la nature a horreur du vide, mes collaborateurs passionnés pour leur travail avaient inconsciemment, ou consciemment, absorbé la charge répartie sur quatre jours et non cinq.

Puis vint la loi Aubry du 13 juin 1998, qui fixa la durée légale du travail à 35 heures hebdomadaires au 1er janvier 2000 pour les entreprises de plus de 20 salariés et au 1er janvier 2002 pour les autres. Loi appelée également "Réduction du Temps de Travail" (RTT)
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À partir de l'an 2000, tous les employés (non cadre) virent leurs heures comptabilisées et restitués en JRTT. L'aménagement des 35 heures s'est fait au cas par cas, et a donné lieu à des discussions (souvent tendues) et des négociations entre le patronat et les employés. Le mot RTT est entré dans le vocabulaire courant pour désigner, par extension de sens, les journées de repos (Jours RTT) gagnées grâce à la réduction du temps de travail.
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Car l'application de loi et ses aménagements étaient laissés aux entreprises :
- 35 heures sans jour RTT, 7 heures par jour, 5 jours par semaine ;
- 37,5 heures par semaine et 12 jours RTT par an ;
- 39 heures par semaine et 24 jours RTT par an ;
- 39 heures par semaine et une demi-journée de RTT par semaine ;
- 39 heures par semaine et deux journées de RTT par période de quatre semaines.
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Bilan en 2010, du moins dans mon entreprise : Aucun emploi ne fut créé dans le cadre de cette deuxième loi, mais les aménagements à la carte ont permis aux employés de mieux jouir de leurs congés supplémentaires...
Par contre, la perte de salaire pour les premiers volontaires sous la loi Robien, et le gel des salaires qui suivit l'application de la loi Aubry eurent pour résultats d'appauvrir l'ensemble des employés, sauf les cadres supérieurs qui bénéficiaient de beaucoup d'autres avantages...

Et vous avez raison de dire : ""De 1999 à 2001, j’ai repris mes études et je me souviens d’un prof d’éco nous faisant un graphique au tableau pour nous démontrer que cette loi abolirait le chômage ;-) Je me suis pris grave la tête avec lui. Et les jeunes gamins de ma classe étaient super heureux de savoir qu’ils travailleraient moins et auraient plus de loisirs ! ""
/n
Car votre phrase résume parfaitement l'efficacité de ces deux lois...
/n
Amicalement Kroussar

Publié le 22 Janvier 2019

Merci, chère @FANNY DUMOND, pour cet aperçu d'une réalité pour des millions de concitoyens. Un cri du coeur que je comprends... et qui soulage !
Un autre paramètre de l'appauvrissement dont on n'a pas parlé est le prix de l'immobilier, faussé d'une part par les aides au logement, aux locataires comme aux propriétaires pour l'accession à la propriété, d'autre part par les plans successifs incitant fiscalement les investisseurs. Les aides aux propriétaires, tout comme les mesures fiscales accordées aux investisseurs, ont contribué à augmenter le coût de la construction par les promoteurs. La conséquence en a été la répercussion sur le prix des loyers. Actuellement, pour pouvoir prétendre louer un appartement ou une maison dans le secteur privé, il faut pouvoir justifier de ressources de 3 fois le montant du loyer+charges. Quand on connaît le montant demandé pour se loger et quel pourcentage le logement prend dans les ressources du ménage, la messe est dite. Tout notre système est faussé, un vrai problème dans les grandes villes. L'Allemagne ne connaît pas cette dérive. Le prix de l'immobilier reflète sa vraie valeur.
A cela on peut ajouter que pour se loger, les salariés vont de plus en plus loin de la grande ville, tombant cette fois dans le coût exorbitant du déplacement en voiture avec la fiscalité appliquée aux carburants.
Un cercle vicieux bassins d'emploi/coût du logement/coût des transports domicile/travail, domicile/services publics.
On en arrive à ce que des salariés peinent à se loger... et naturellement tout le reste est à l'avenant.
Alors oui, chère Fanny, beaucoup de choses sont à changer. Tout un système est à remettre à plat. Ce président s'y attelle alors que tous ses prédécesseurs soit ont essayé de colmater avec des mesurettes, soit ont renoncé tant le chantier était électoralement risqué pour eux.
On peut parler de certains sujets sans faire de la "politique". La situation de nos concitoyens et de notre pays dans le concert des nations, c'est du concret qui nous impacte au quotidien et durablement.
Amitiés. Michel

Publié le 21 Janvier 2019

Bonjour @Michel CANAL et @Kroussar, Merci pour vos échanges que j’ai lus attentivement et je suis entièrement d’accord avec vous de tout remettre à plat. Pour rire (jaune) je dis souvent qu’il faudrait mettre une bombe dans tout ce maelstrom et repartir à zéro. J’ai cette vision d’un immense sac de nœuds comme quand je dénoue le fil de pêche de ma tendre moitié. Je crois avoir trouvé le chemin et, patatras, tout s’embrouille à nouveau. Merci pour votre explication sur la loi de 1973 que je ne connaissais pas. Après avoir suivi quelques études économie/droit et être épouse d’artisan, je comprends qu’augmenter le SMIC n’est pas la solution pour certaines PME dont le fonds de roulement est à ras les pâquerettes. Donc, une augmentation de salaire n’est pas envisageable même avec des cotisations nulles ou en baisse et encore moins permettre d’embaucher. À mon petit niveau, j’ai d’autres questionnements : la si fameuse loi des 35 heures n’a-t-elle pas contribué à accélérer le déclin ? Un pays qui travaille moins et dont le coût de la main d’œuvre est trop élevé le rend moins compétitif ; il ne peut s’aligner sur ses concurrents. De 1999 à 2001, j’ai repris mes études et je me souviens d’un prof d’éco nous faisant un graphique au tableau pour nous démontrer que cette loi abolirait le chômage ;-) Je me suis pris grave la tête avec lui. Et les jeunes gamins de ma classe étaient super heureux de savoir qu’ils travailleraient moins et auraient plus de loisirs ! Certains économistes assurent que, depuis le passage à l’euro, le pouvoir d’achat est resté stable. Je me pencherai un jour sur le sujet. Après un simple petit calcul, je constate qu’une personne au Smic (et Dieu sait s’ils sont nombreux et « chanceux » d’avoir un boulot) travaille UNIQUEMENT pour payer ses charges incompressibles. Reste : 0. Le français est fier et je n’ose imaginer combien il doit ravaler sa fierté d’aller aux « Restos du cœur » (Coluche doit se retourner dans sa tombe) et combien d’enfants se couchent le soir le ventre vide ? Une baguette de pain à 1 euro est une poussière invisible à l’œil nu dans le portefeuille des 26 milliardaires qui détiennent l’argent du monde. Voilà, j’avais écrit que je ne voulais pas faire de politique, mais c’est plus fort que moi ! Amitiés. Fanny

Publié le 21 Janvier 2019

Merci infiniment @Kroussar, pour cette analyse éminemment explicite sur la dérive économique du système assujetti à la Finance. Sincèrement, tu m'as épaté !
Ton commentaire, mon cher Jean-Claude, constitue un excellent complément pour les courageux lecteurs intéressés par cet essai.
Je suis heureux que tu aies évoqué la "phrase clé du problème" : « Alors, comment sommes-nous passés d’une société où malgré toutes les imperfections humaines et sociales, l’économie travaillait pour l’homme, à une société où l’homme travaille pour l’économie et l’économie pour la finance ? »
Et plus loin, responsabilité imputable à Georges Pompidou : « Au centre de ce changement de nature… la loi du 3 janvier 1973… inconnue du grand public, a en effet bouleversé l’organisation de la finance et ses rapports avec l’État… directement inspirée du système américain de la FED (réserve fédérale américaine), qui interdit à la Banque centrale de faire des avances au Trésor. Dit autrement, de prêter directement à l’État de l’argent à taux zéro ou à un taux équivalent à celui qui prévaut lorsque la Banque centrale prête de l’argent aux banques. »
Tu as encore raison quand tu évoques LA solution pour sortir de la crise financière : « Maintenant, il faut briser cette spirale, proposer de nouvelles solutions, mais surtout dégraisser le "Mammouth et ses millefeuilles régionaux" afin de réduire les impôts et taxes, assouplir les règles... Ce qui relancerait l'économie, le pouvoir d'achat, la liberté d'entreprendre… »
Oui, « … les classes moyennes et pauvres en ont ras-le-bol de se faire taxer et entraver dans leur volonté d'entreprendre. Et les revendications portées par les gilets jaunes traduisent cette volonté de casser la machine à taxer et à imposer. Or il n'y aura pas de solution sans remettre à plat tout le système, et donc sans provoquer de gros dégâts collatéraux… une réforme impossible en France compte tenu des blocages politiques, syndicaux, et de la fonction publique. »
Et encore le passage dans la lettre aux Français : « c'est aussi l'impôt qui permet de régler les intérêts de la dette très importante que notre pays a contractée au fil du temps »
Oui, rendez-vous en 2022 pour statuer sur les capacités de notre jeune Président à réformer, à redresser le paquebot France en dérive. Mais auparavant, rendez-vous en avril pour savoir ce qu'il ressortira du "grand débat national".
Mais non, je n'exagère pas en voulant le comparer à Napoléon, car Napoléon fut, après Louis XIV et Colbert, un très grand réformateur et organisateur des institutions françaises. Il me semble que l'enjeu actuel pour remettre tout à plat, comme tu le soulignes, est de la même importance.
Je constate avec plaisir que la douceur de vie cambodgienne n'a pas atténué tes capacités, ni tes connaissances de notre monde occidental.
Merci encore pour ce commentaire très pertinent, tellement utile pour la compréhension macro économique de la situation actuelle dans notre pays avant une renaissance indispensable.
Amitiés. Michel

Publié le 21 Janvier 2019

Merci mon cher Michel de nous rappeler les petites phrases assassines, les maladresses et le caractère hautain de notre Président. Je me souviens toujours d'une phrase du même type, faîte par un sénateur alors que nous étions bloqués dans les bouchons parisiens : "C'est dommage que les feux tricolores et les gardiens de la paix ne soient pas doté d'intelligence artificielle, car ils pourraient faire la distinction entre les voitures du peuple et celles des édiles, nous pourrions gagner ainsi un temps précieux...." C'était il y a trente ans et les comportements de nos édiles n'ont pas changé.
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Oui, je le redis, c'est courageux de ta part d'avoir écrit cet Essai sur l'actualité plus que brûlante de ces derniers mois, car le problème est essentiellement Économique.
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La solution est donc relativement simple : il suffit de réduire drastiquement les dépenses publiques et ne plus accepter que l'état s'endette pour combler un déficit systématique de 3 à 4% par an. Quel bon père de famille accepterai de dépenser plus qu'il ne gagne ?? Et emprunterait pour rembourser ses crédits ? Ceux qui ont malheureusement été amené à le faire ont depuis longtemps été interdit bancaire ou mis en prison...
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Alors, comment sommes-nous passés, d’une société où, malgré toutes les imperfections humaines et sociales, l’économie travaillait pour l’homme, à une société où l’homme travaille pour l’économie et l’économie pour la finance ?
Au centre de ce changement de nature, il y a, en France, la loi du 3 janvier 1973. Cette loi à peu près inconnue du grand public a en effet bouleversé l’organisation de la finance, et ses rapports avec l’État, garant de l’intérêt général. En effet, cette loi, directement inspirée du système américain de la FED (réserve fédérale américaine), interdit à la Banque centrale de faire des avances au Trésor. Dit autrement, de prêter directement à l’État de l’argent à taux zéro ou à un taux équivalent à celui qui prévaut lorsque la Banque centrale prête de l’argent aux banques.
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Dès lors, en vertu de cette loi, l’État fut obligé de passer par le système des banques privées pour financer son endettement. Cette loi constitue en elle-même un véritable défi à la souveraineté étatique, puisqu’elle interdit au Souverain - l’État démocratique étant l’aboutissement politique et juridique du Peuple souverain - de se donner l’argent dont il est pourtant le seul garant et seul émetteur de monnaie de base. Et elle l’oblige, pour emprunter, à passer par des tiers privés (les banques) qui lui prêtent l’argent dont il est cependant le fournisseur en dernier ressort ! Une situation déjà ubuesque en elle-même, mais qui s’est encore aggravée depuis, puisque, en volant au secours des institutions financières lors de la crise de 2008, l’État est également devenu le fournisseur en premier ressort de ces mêmes institutions qui aujourd’hui lui reprochent son endettement, et lui appliquent en conséquence des taux usuraires…

De la sorte, avec la loi de 1973, la France changeait en réalité de monde en mettant à mort le système qui pourtant avait permis sa reconstruction et son renouveau industriel. Il faut en effet en être bien conscient : sans les avances gratuites du Trésor, l’inflation et les dévaluations, la France d’après-guerre n’aurait pas pu se reconstruire. Si la France avait choisi la finance et le remboursement des dettes, à la sortie de la Seconde guerre mondiale, elle ne se serait jamais relevée, car elle aurait croulé sous le poids du passé. Si l’intérêt supérieur de la France n’avait pas été au-dessus, des épargnants, du rentier et du système financier pour privilégier l’économie réelle, la fabrication de véritables richesses industrielles, issues pour la plupart alors des grands programmes de l’État, n’aurait pas été possible. Jamais la France ne se serait hissée à la quatrième puissance économique mondiale avant 1970, si le Général de Gaulle n’avait pas mis la finance au service de l’économie du pays.
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Toutefois, la France n’est pas la seule concernée par cette dérive. Ce système des nouvelles banques centrales, mettant le système privé au centre du financement public, devint mondial. Entre 1990 et 2001, 34 pays abandonnèrent leur capacité à faire financer les excédents de dépenses publiques par leurs banques centrales pour la confier à l'industrie de la finance privée. Pour le plus grand profit de celle-ci : comme l’endettement public et privé a été croissant comme jamais, le bilan des banques privées dépasse désormais de plusieurs multiples le PIB des États. Il représente ainsi trois fois le PIB de la zone euro, rien que pour les banques travaillant au sein de la zone monétaire européenne unifiée. Rien que de très logique, puisque le système privé financier a fait de la dette - et en particulier de l’endettement public - son métier, avec une efficacité redoutable.
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Désormais, cette logique est comme on le sait inscrite dans le marbre des Traités européens qui interdisent à la Banque centrale européenne de procéder à des avances au bénéfice des États, au même taux qu’elle prête pourtant aux banques. Les États perdent donc leur capacité d’utiliser la monnaie pour soutenir leur développement économique : rien n'est possible sans le soutien des banques privées ou des marchés, même pour investir de manière rentable dans le long terme. Cette rigueur a toutefois ses limites : il est en effet permis à la BCE, par la force des choses, de fausser le marché en achetant indirectement la dette aux banques et au système financier comme elle l’a fait pour un montant de 200 milliards d’euros, via une forme de monétisation. L’on découvre alors que la BCE s’autorise à créer de la monnaie à partir de rien, mais seulement pour sauver les banques et le système financier, tout en s’interdisant la même technique pour sauver les États… On ne saurait mieux souligner combien le nouveau système issu de la loi de 1973, et ses épigones, aboutissent à une véritable prise de pouvoir du monde financier aux dépens des États, pourtant instruments et garants de l’intérêt général.
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Ou bien l’État met sous contrôle la finance ou bien la finance met l’État sous son contrôle. Soit c’est le peuple qui est le souverain (via ses élus), soit c’est le système financier (agences de notation, banques, institutions financières) qui est le souverain, dictant au peuple et à ses élus, la politique à suivre. Et comme conséquence, un pouvoir qu’on ne peut plus sanctionner, puisqu’il n’est pas élu et n’a même pas de "visage". La dépossession progressive de toute latitude monétaire des États ne pose donc pas seulement un problème économique. Elle représente aussi un effroyable déni de démocratie, la volonté et les intérêts des acteurs de la finance primant de facto sur ceux des peuples.
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À l'heure de la mondialisation débridée, la belle machine occidentale s'enraye. Au premier rang des " grandes puissances ", la France, qui était déjà, selon les anciens Premiers ministres Jean - Pierre Raffarin et François Fillon, en " situation de faillite " avant même le déclenchement en 2008 de " la plus grave crise depuis la Première Guerre mondiale ". La France en déclin se délite au rythme de l'empilement de dettes gigantesques, des délocalisations et du chômage, de la perte de son identité ainsi que de son influence internationale. Oui c'est un bilan sans concessions - s'appuyant sur des faits, des chiffres, des références, des déclarations émanant des plus hautes autorités internationales, au-delà des lieux communs délivrés par un système moribond, avec retour sur les origines de la situation actuelle : l'utopie d'un État - Providence - hypertrophié, pesant sur les contribuables et pénalisant nos entreprises, se greffant sur une société malade.
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Maintenant, il faut briser cette spirale, proposer de nouvelles solutions mais surtout dégraisser le "Mammouth et ses mille-feuilles régionaux" afin de réduire les impôts et taxes, assouplir les règles... Ce qui relancerait l'économie, le pourvoir d'achat, la liberté d'entreprendre...
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Tu pointes les maladresses de l'exécutif, certes elles furent nombreuses depuis mai 2017. Mais, le problème est que les Français, notamment les classes moyennes et pauvres en on ras-le-bol de se faire taxer et entraver dans leur volonté d'entreprendre. Et les revendications portées par les gilets jaunes, traduisent cette volonté de casser la machine à taxer et à imposer. Or il n'y aura pas de solution sans remettre à plat tout le système et donc sans provoquer de gros dégâts collatéraux. Car malheureusement, il ne sera plus possible d'avoir le beurre et l'argent du beurre, ni le c.. de la fermière - diront les jusqu’au-boutisses... une réforme impossible en France compte tenu des blocages politiques, syndicaux, et de la fonction publique.
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Et puis dans sa lettre au Français il y a une phrase qui renforce mes propos : "c'est aussi l'impôt qui permet de régler les intérêts de la dette très importante que notre pays à contracter au fil du temps" ????

Il faut donc supprimer la dette, repartir sur des bases saines. Ne plus jouer avec des mesurettes pour simplement calmer le jeu, caresser dans le sens du poil, continuer le clientélisme... Car arrivera le jour où la dernière mesurette ne sera plus possible, et la dernière caresse fera l'effet d'une claque. Comme le dit si bien d'autres commentaires : Après la déconfiture il y aura la reconstruction. Le tout sera d’essayer de survivre pendant la Bérézina...

Alors rendez-vous en 2022 pour définitivement statuer sur les capacités du chef de l'État à réformer, à redresser la barre du paquebot France en dérive. Mais de là à le comparer à Napoléon il ne faut pas exagérer, qu'en même...

Publié le 21 Janvier 2019
5
Cher Michel, je te donne cinq étoiles pour avoir eu le courage d'écrire cet ESSAI sur une actualité brûlante, trop brûlante, qui exprime le ras-le-bol de nombreuses catégories de Français. Alors attendons de voir les résultats du Grand débat National". D'ailleurs ton essai n'est-il pas, lui aussi, une forme de contribution ! Amitiés Jean-Claude.
Publié le 21 Janvier 2019

Merci @lamish pour ton commentaire pertinent. Tu as bien compris mon objectif d'information et non partisan. Dans le cas contraire, cet essai serait parti en vrille, tant le sujet politique est susceptible de générer de la polémique.
La finalité de cette analyse/synthèse, utile pour les expatriés comme tu le soulignes, débouche sur un grand point d'interrogation qui peut se traduire par : affaire à suivre.
J'attends beaucoup aussi de notre ami Jean-Claude, expatrié comme toi, mais lui au bout du monde, tellement loin de ce qui se trame en Europe... et de Céline, pas expatriée elle, mais analyste remarquable.
Amitiés, Michèle. Je t'embrasse.
Michel.

Publié le 20 Janvier 2019
5
Tout d'abord un grand merci, Michel, pour l'envoi en primeur. Et puis un second pour le côté purement informatif et non partisan de ton essai qui a éclairé l'expat mal informée que je suis. J'ai particulièrement aimé que tu relates les contextes des dérapages qui rappellent la faiblesse, la maladresse de l'être humain, lorsque l'autosuffisance et la fierté guident le verbe. Le ras le bol est fort et touche, comme tu le relèves judicieusement, de nouvelles classes sociales, contrairement aux précédents. Démolir pour mieux reconstruire... Il n'y a plus grand chose à attendre d'un système qui s'épuise... mais comment faire ? est la grande nébuleuse... A bientôt pour la suite, aussi positive que possible, j'espère ;). Bises. Michèle
Publié le 17 Janvier 2019

Eh bien, puisque Fanny est passée par ici, gageons que la suite de votre "nouvelle" se fera sous les auspices du Yin-Yang : après la déconfiture, la reconstruction.

La seule chose qu'on puisse craindre est que la déconfiture soit une Bérézina. Et elle le sera probablement.

Une chose que nous pouvons espérer, c'est que la reconstruction ressemble à des lendemains meilleurs. La tâche est immense et dépasse largement les chefaillons qui occupent les postes.

Publié le 17 Janvier 2019

Merci @Catarina Viti et @FANNY DUMOND pour votre réaction rapide qui éclaire bien mon objectif "d'analyse" de la situation... sans aucun avis partisan sur la politique. Laissons cela aux spécialistes, dont je ne fais pas partie. Comme le disait feu mon beau-père, "la politique, il faut en vivre ou ne pas en faire"... il avait raison !
Juste un travail d'analyse et de synthèse pour une suite à ce qui fut d'abord une "nouvelle" dans le cadre du concours, avant de la développer un peu plus parce qu'il y avait tant à dire. Mais quel travail !
Comme je me suis pris au jeu, il y aura bien entendu une suite, difficile à imaginer pour l'instant tant tout peut arriver, le meilleur comme le pire.
Amicalement. MC

Publié le 17 Janvier 2019
5
Bonjour@Michel CANAL comme l'écrit si bien Catarina nous ne somme pas sur MBS pour parler de politique. Merci Michel pour la suite de votre essai impartial qui détaille 20 mois de présidence et pour votre important travail d'historien. Je pense que vous pouvez aiguiser votre plume pour la suite. Amicalement. Fanny
Publié le 17 Janvier 2019
5
De moins en moins Jupiter, de plus en plus Icare. Je doute que regarder cet individu et ses amis de tout poil au microscope nous permette de comprendre quoi que ce soit à l’époque que nous vivons. J’ai tendance à penser que nous sommes les spectateurs du déclin de l’empire. Idée guère originale, certes, mais chaque jour renforcée par les mines antipersonnel qui éclatent en tout lieu et qui ont pour charge les non-dits, les présupposés, les arnaques à répétitions, etc. Voyez comme plus une phrase, plus un mot ne peut être proféré sans signifier tout, n'importe quoi et surtout son contraire. Ce charabia médiatisé à outrance me rappelle Boumedienne, en son temps : "l’Algérie était au bord du gouffre, mais nous avons fait un grand pas en avant". Quant au débat, ne lui trouvez-vous pas un peu le fumet des dissolutions chiraquiennes ? Mais nous ne sommes pas sur mBS pour discuter politique! Alors, bravo pour votre travail d'analyse et grand merci pour le partage.
Publié le 17 Janvier 2019
Michel CANAL
Biographie

Riche des enseignements d'une carrière ponctuée de mutations ou séjours en France, Outre-Mer, Afrique et Balkans, je suis venu à...


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