6.36

35 pages
Extrait
de AlexandreHos
6.36 AlexandreHos
Synopsis

C’est à peu près à ce moment-là qu’elle est à nouveau enceinte.
Se faire ligaturer les trompes est l’option choisie pour ne plus que cela arrive. Avec quatre avortements à son actif, elle commence à ressembler à une tranchée proche de la ligne de démarcation. Une hécatombe que certains brandissent comme un champ d’honneur. C’est à croire qu’elle connaissait les trois cent quarante-deux autres salopes du manifeste. Le pire dans tout ça, c’est que je l’apprends quand j’ai douze ans ! C'est dans cette période-là que j’ai commencé à prier régulièrement pour mes petits frères, tous les soirs.
« Heureux frères que vous êtes de ne point être venus au monde par ce ventre. Seul, je vous pleure, mais me réjouis que n’ayez pas eu à vivre tout cela. Aurions-été plus forts, ensemble ?

326 lectures depuis la publication le 30 Janvier 2019

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Je viens de relire l'extrait que vous publiez. Très intéressant mais je suis CELLE qui va lire. Petit extrait un peu ésotérique mais si bien ecrit. Un peu surréaliste. Très bien cependant. Ne craignez pas de Vous livrer davantage car vous ne ferez pas une biographie. Je sais que ce n'est pas votre genre! Vous saurez faire.

Publié le 03 Février 2019

Lu ce livre avec attention. Ce que je ressens profondément : beaucoup de matière première , beaucoup d'humour, ét de la pudeur , volontaire ou non. L'histoire est tres " effleurée" , souvent trop éparpillée , entre la prison,pour quel motif? La relation à ses deux parents, ses trimballages dans des familles, la souffrance à peine évoquée,chaque thème pourrait être le sujet d'un livre. Vous savez écrire , alors il faut davantage creuser votre histoire, toujours avec votre humour, ét tout structurer davanta ge. On se perd.
Bonne chance. J'ai conscience que c'est un travail difficile Vous avez tout ce qu'il faut pour y arriver.

Publié le 03 Février 2019

Lu ce livre avec attention. Ce que je ressens profondément : beaucoup de matière première , beaucoup d'humour, ét de la pudeur , volontaire ou non. L'histoire est tres " effleurée" , souvent trop éparpillée , entre la prison,pour quel motif? La relation à ses deux parents, ses trimballages dans des familles, la souffrance à peine évoquée,chaque thème pourrait être le sujet d'un livre. Vous savez écrire , alors il faut davantage creuser votre histoire, toujours avec votre humour, ét tout structurer davanta ge. On se perd.
Bonne chance. J'ai conscience que c'est un travail difficile Vous avez tout ce qu'il faut pour y arriver.

Publié le 03 Février 2019

Lu ce livre avec attention. Ce que je ressens profondément : beaucoup de matière première , beaucoup d'humour, ét de la pudeur , volontaire ou non. L'histoire est tres " effleurée" , souvent trop éparpillée , entre la prison,pour quel motif? La relation à ses deux parents, ses trimballages dans des familles, la souffrance à peine évoquée,chaque thème pourrait être le sujet d'un livre. Vous savez écrire , alors il faut davantage creuser votre histoire, toujours avec votre humour, ét tout structurer davanta ge. On se perd.
Bonne chance. J'ai conscience que c'est un travail difficile Vous avez tout ce qu'il faut pour y arriver.

Publié le 03 Février 2019

Extrait bonus :

Premier black-out.

Impossible de dire combien de temps cela a duré. Improbable aussi que je sois rentré seul à la rue Marthe Nollet. Du point d’oubli à la maison, j’ai calculé par la suite, à allure normale, il y en a pour huit minutes. Comptons le temps de me relever en plein cirage, deux minutes de plus. Monter les escaliers dans un état comme celui-là, cinq minutes. Ensuite, un trou temporel incalculable. J’ai quinze minutes de vide total, au bas mot. Pas de ce genre de vide lorsque l’on est bourré, non ! Un vide plein de temps.

Enfin, je retrouve « je ». D’abord la sensation de froid avec le cuir du canapé couleur chiasse. De ce côté là, ça va. J’ai pu me contrôler. Les éléments autour de moi me confirment que je suis chez mon père, impossible de penser que c’est « chez moi ». Mon sac de cours est sur le fauteuil Louis machin-chose. On dirait que je suis revenu. La première fois, ça fait drôle dis-donc. Cela a beau être le premier black-out, je connais pourtant cette sensation de perte, mais je suis incapable de la replacer sur une ligne du temps, nous verrons plus tard.

Tout s’enchaîne alors très très vite. Christel rentre du boulot. Je ne me souviens pas avoir aperçu Denise et Garcimore. Directement, elle voit que quelque chose cloche. Elle évoque mon regard vide. Elle me bouscule, s’inquiète presque. Pour ne plus entendre ses sempiternelles rengaines sur ma mère, mon père, mes frères et mes soeurs que n’ai qu’à moitié, je dégaine mon Walkman by Sony. Il est rouge, fonction auto-reverse et dispose de deux entrées Jack. Les piles sont neuves.

Comme Mayol, je n’ai pas envie de remonter ! Finalement, j’étais bien au fond de moi, tout à l’heure. Le souvenir de la sirène est assez flou, mais je crois avoir entendu des clapotis et les dauphins chanter. Faut que j’y retourne, comme Jacques. Alors je pose les écouteurs en mousse sur mes oreilles et je prends une grande putain de respiration. De la main droite, je pose mes doigts sur mes sinus. Avec mon pouce gauche, j’appuie sur « play » et le grand bal commence. Premier titre : « ouverture », une claque. Je repars, mais volontairement cette fois-ci. Mon nez saigne, je vois la belle-doche made in Ninove gesticuler et s’affoler. Trop tard, « I’m looking for something, that’ll never reach I seek eternity ». Il avait raison Jacques, il faut une bonne raison pour remonter.

Publié le 01 Février 2019

Vos commentaire sont les bienvenus. Bonne lecture à toutes et à tous. Alexandre H.

Publié le 30 Janvier 2019