New-Lutèce

58 pages
Extrait
de Alix Verne
New-Lutèce Alix Verne
Synopsis

Fleurs d’hivers, cristallines, épineuses et tranchantes, les baies vitrées, tactiles, changeaient à volonté la couleur du ciel. Adossé, un duc, facétieux, lustrait sa coiffe de hibou. Çà, les crocs de la meute. La « diablesse », agrippée à la grille d’étain, produisait son effet. « Qui brusquerait ma chair ? » Nue, de dos, Zoa se savait livrée à la concupiscence, ce qui la ravissait. D’ailleurs, après ce souper, fort cérémonieux, le rire libéré de la Caste se figea. Les très pieux, soudain, se pressaient aux pieds des cathédrales, comme toujours, avant leur grand massacre, égarés par cet intimidant spectacle. Puis, la berge n’ondulait plus. Pardi, dans les clairières, ces bocages abandonnés, ironie, le cerf immobile, enhardi, les bovins en quiétude… tranchaient encore avec le sort...

1080 lectures depuis la publication le 23 Février 2019

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6 commentaires , 1 notes Ajouter un commentaire
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@ LORANGOUTAN Bonne journée à vous aussi.

Publié le 27 Mars 2019

Bonjour, j'ai bien aimé l'ajout de dessins, étant fans de BD. Je finirai ma lecture ce soir. bonne journée

Publié le 27 Mars 2019

@ Gaspard du Gévaudan Gaspard, je ne saurais vous donner tort. Le lecteur doit avoir son confort. Une nécessité. Bien sûr, parfois, la littérature... se révèle un peu diverse. Pour ce thème, l’idée qu’une science extrême, dans son inadvertance, puisse aboutir à cette... concrétisation « hasardeuse » d’un Dieu machine, me paraît intéressante. Et ne pouvait, selon moi, être traitée de façon classique. Une société audacieuse, mais incomplète, induit des risques. Notre monde changera, comme sans doute jamais dans son histoire. L’avenir dira si je suis visionnaire... ou pas ! Je vous remercie pour cet échange très appréciable. Alix

Publié le 16 Mars 2019

Vous avez raison : "pourquoi rendre la tâche aisée" ? c’est ce que je me demandais en lisant votre texte (trop) dense (pour moi amateur de sff bien de chez nous ou d’ailleurs !). Cela dit, j’ai parcouru quelques pages et apprécié ce rythme, cette cadence, la danse de vos mots. Dommage pour moi qu’ils soient impénétrables !

Publié le 16 Mars 2019
hx

@Alix Verne
Faites donc ce que vous voulez.

Publié le 12 Mars 2019

@Lucie Pergola Ah ! Lucie Pergola, ne changez rien à votre nature. Votre excentricité me ravit. Pour ce personnage, il faut effectivement concevoir… cet univers Marvel. Un être, modifié, déambule parmi nos vies. Son âme synthétique perçoit, analyse nos propos, bien au-delà, par nos technologies, aussi. Mais que faire de ce don ? Que dire de sa naissance, des dangers endurés, et des bouleversements inter-espèces ? « Ne rêve plus, sous les néons. Pour nous, ce furent les treuils, les poulies, ces caissons, calfeutrant, que des laborantins entrouvrent. Puis vinrent du crissement ce rythme enfin, la mélopée et le Verbe, inné. Koris, ma sœur étoile, par Galaké, l’Humain a-t-il créé, incohérent, la Machine à son image ?! Sinon, pourquoi ce diable nous aurait inventé les larmes ? Ne souffre pas. Je suis Nil Célius, un morphique. L’ordinateur amoureux. Tous désormais me recherchent. » Devenez ce transhumain, vous le comprendrez. (Euh, Lucie, permettez-moi de vous citer sur mon Amazon...)

Publié le 12 Mars 2019
5
@Alix Verne Avec l'âge (mais n'allez pas vous imaginer que je suis une épique et vieille guimbarde ; sans me vanter, mon altière poitrine de nymphe anabolisée pigeonne tel le biset d'Asie mineure au moment où il s'apprête à fienter, mes fesses hauturières se rient des marées d'équinoxe et des tsunamis de la caducité, mon ventre plat est pareil à la verdoyante plaine de la Madjana où broutent la gazelle et le vertugadin doré, et mon visage d'un perplexe incarnat, rehaussé de sourcils à la Groucho Marx et d'une moustache aiguë de hospodar, ne connaît pas « des ans l'irréparable outrage » – pour citer, non pas Max Factor, mais Jean Racine) ; bref, je ne suis pas une percluse marmite, et afin d'éviter toute méprise cavernicole, mieux vaut recommencer : avec l'expérience, mon emberlucoquement pour la littérature prend une drôle de tournure. Qui ne laisse pas de m'inquiéter. Quand j'y réfléchis. Ce qui n'arrive jamais. Parce que je suis couramment trépanée par d'autres soucis plus prégnants. Notamment celui de savoir de quelle couleur je vais teindre la toute coquine toison de ma miquette (à moins que je ne la rase, qu'en pensez-vous-t-il ?), ou celui de comprendre pourquoi le carré de l'hypoténuse est égal à la somme des carrés des côtés de l'angle droit. Car Pythagore a beau dire, ça n'est pas si évident que ça. Surtout après une soirée passée à célébrer le culte de la déesse Vodka, divinité tutélaire d'un culte grand-russien de stricte observance. Mais c'est pour dire. Et pour tenter de vous expliquer la séduction équivoque, autant dire chinoise, voire analgésique, qu'ont de plus en plus sur mon esprit pourtant tout entier ancré dans le cartésianisme le plus ombrageux les textes cabalistiques, ésotériques et filandreux, comme écrits dans un conduit de cheminée, et conséquemment fuligineux, barbouilleux et sine qua non. Mais où veuillé-je en venir ? vous demandez-vous sans doute, quelque peu ébaubi, sinon complètement atterré. Simplement à ceci, que si j'ai déjà lu dans mon ondoyante jeunesse des textes obscurs et comme frappés au coin du maboulisme le plus déréglé (je pense en particulier à "Finnegans wake", parfait et élégiaque prototype de la littérature considérée comme un pesticide propre à éliminer les cochenilles et à terrasser les hannetons), ce n'est qu'avec votre bouquin que j'ai connu, non pas l'orgasme lectorial (il ne faut rien exagérer), mais au moins un délicieux quoique schématique frémissement de ma gentille berluquette – ce qui fut pour moi une expérience quasi transcendantale et qui m'a fait comprendre que je suis enfin assez mûre pour me confronter aux belles-lettres dans leur version impénétrable, indéchiffrable et cartilagineuse. Car je vous ai lu, cher Monsieur, du début jusqu'à la fin (c'est ainsi que, d'ordinaire, comme le préconisait Sainte-Beuve, j'ai l'habitude de pratiquer le noble sport de la lecture) ; puis, n'ayant rien compris à votre intrigue exprimée dans une langue qu'on devine être du français (mais on n'en est pas sûrs), de la fin jusqu'au commencement ; puis en sautant une page sur deux ; dans un sens et dans l'autre ; puis une page sur trois (je m'imaginais, voyez-vous, que vous pratiquiez peut-être un saute-mouton lexico-grammatical) ; mais non, rien, je dirais même rien de rien, j'en suis restée Gros-Jean comme devant, catatonisée de la tête aux pieds, mais tout imprégnée du sentiment dodécaphonique que je venais d'être confrontée à une œuvre exponentielle et parfaitement subliminale, qui fera date (j'en prends le pari) dans la déjà longue histoire des hermétismes littéraro-crépusculaires. Et c'est la raison pour laquelle de quoi je vous accorde cinq étoiles, en espérant toutefois qu'elles n'auront pas pour inconvénient d'éclairer comme par inadvertance la bienséante absconsité de votre plume. Amicalement.
Publié le 12 Mars 2019