Delirium très mince

54 pages de Hubert LETIERS
Delirium très mince Hubert LETIERS
Synopsis

Nouvelle policière:
Karl et Vincent, mariés pour le fric, unis dans l’abject et déchirés par la folie. L’union sacrée entre un trader psychotique de génie et un avocat schizophrène. Duplicité, trahison et meurtre, dans un milieu sans générosité ni spontanéité...
Et trois BONUS en fin de nouvelle:
- Cyrano ? Non mais allô, quoi...
- Plein la hotte !
- Charte de l'écrivain.

852 lectures depuis la publication le 27 Février 2019

Les statistiques du livre

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  5 / 5 Notation
  15 Bibliothèque
 

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9 commentaires , 4 notes Ajouter un commentaire
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@Hubert Letiers
une lecture qui ne date pas d'aujourd'hui et qui m'avait rappelé des ambiances honnies quand étudiante, je vaquais tel une potiche invisible entre les costards cravates, jeunes loups peu cadrés, qui couraient la carrière et la gueuse entre deux dossiers, sous l’œil hargneux de leurs collaboratrices appointées à l'ennui revanchard. Mais la diatribe "je serai un écrivain mon pote"... C'était rutilant de drôlerie et de véracité. Elle l'est toujours. Quasi anthologique !

Publié le 02 Avril 2019

@Laure Avedian
Merci XXXL pour ce commentaire lui aussi callipyge et bien agréable à lire. « Le ruban de Moebius », c’est en effet un peu ça ! J’éprouve aussi cette sensation à chaque fois que la réalité se clone sur la fiction… Et c’est de plus en plus fréquent.
Mais, les WE étant pour moi des moments de rêverie salvateurs, il sera grand temps, lors du prochain, d’aller partager celles « d’une enfant solitaire » !... Promis, ce n’est pas un poisson d’avril et je ne vous la ferai pas en version Edmond Rostand remastérisée.
Bien amicalement.

Publié le 01 Avril 2019
5
Ma rencontre avec votre livre pourrait se résumer par le dialogue (peut-être imaginaire) entre l'empereur Joseph II et Mozart : "- Trop de notes, Monsieur Mozart - Pas une de trop !" Presque déroutée par votre plume virtuose, j'ai mis quelques pages à trouver mon rythme pour finalement me régaler de toutes vos arpèges (au hasard, une expression qui m'a beaucoup plu : "une tête cadastrée par une épaisse haie de sourcils"). Une chute qui m'a scotchée, avec cette impression de me retrouver avec un ruban de Moebius entre les mains... Et en bonus, l'offrande du maestro : la tirade callipyge ! Merci pour ces belles découvertes !
Publié le 30 Mars 2019

@Lys Jean-Luc
Merci de vous être attardé sur mon patchwork un peu « barré », j’en conviens. Et heureux de constater qu’il vous a distrait, c’était le but… Bien amicalement.

Publié le 27 Mars 2019
5
Bonjour @Hubert LETIERS Savoir ce qui relève du rêve, ou plutôt du cauchemar, ou bien de la réalité n'est pas toujours facile finalement... Cyrano a du nez et du talent, tant mieux pour le lecteur qui se régale de la célèbre tirade faisant suite au non moins célèbre : c'est un peu court jeune homme ! Pour la fin, personne ne croyant plus au Père Noël en mon humble demeure, voilà un drame qui n'arrivera pas, ou en tout cas, pas comme ça. Amicalement J2L
Publié le 26 Mars 2019
5
J'ai retrouvé avec un réel plaisir la plume inégalable et inégalée d'Hubert LETIERS dans ces trois nouvelles. Les personnages (crapules du milieu financier) et l'intrigue ne m'étaient pas inconnus. Les deux suivantes sont des nouvelles humoristiques qui m'ont procuré un très bon moment. Merci Hubert
Publié le 24 Mars 2019

@Guy Saintonge
Merci pour ce retour enthousiaste... Cela dit, j'avoue que le concept de "San Antonio technocrate" est un profil à étudier... Affaire à suivre. Bien amicalement.

Publié le 23 Mars 2019

Ça m'a fait penser à un San Antonio en habit de technocrate, chez les suprématistes verts. Comme les billets vers lesquelles on se prosterne. J'ai adoré!

Publié le 23 Mars 2019

@Joseph
Merci de votre passage entre mes lignes et heureux de comprendre qu'elles vont ont plu.
Le "gratin de la chaîne alimentaire" est en effet un milieu très... spécial.

Publié le 17 Mars 2019

C’est punchy, avec des phrases qui sont des petits bijoux. Ça prouve des heures et des heures d’observation de la race des vainqueurs, ceux qui n’ont aucun doute, autrement, ils s’écrouleraient. Et une mémoire infaillible !

Publié le 16 Mars 2019

@Hubert LETIERS
Votre connaissance aiguë des vers de M. Boileau prouve suffisamment que vous n'êtes pas le "branlotin" (sic) que dénonce la dernière livraison du "Monde des Livres", mais bien le phénix, sinon des hôtes de ces bois, au moins de ce site. Et, vu la conjuncture actuelle, l'augmentation du prix des carburants et la sidérante progression des cas de pédophilie chez les ecclésiastiques, ça n'est déjà pas du crottin de cheval. Admirativement.

Publié le 28 Février 2019

@lucie pergola
Rhââa lovely ! s’écrierait Hamster jovial, découvrant ce commentaire.
Eh oui, chère Lucie, quand, contraints et forcés par un système éducatif hégémonique et rétrograde, les ados de ma génération se gavaient des poèmes de Ronsard et de son colocataire Joachim, moi, en bon potache progressiste je bachotais un DEA en prose gotlibienne.
De la Rubrique à brac aux Dingodossiers en passant par L’Écho des savanes, j’avoue avoir tout lu, ou presque… D’où les inévitables séquelles sémantiques que votre acuité d’exégète, combinée à votre légendaire tact rabelaisien, a si promptement pointé dans mon délire de nouvelliste usurpateur.
Je vous présente donc les plates excuses d'un plumitif entartré, vous remerciant au passage de m’avoir si subtilement rappelé au précepte de Boileau selon lequel : « ce qui se conchie bien se défonce clairement, et le pot pour en rire se remplit aisément… »
À la lecture inopinée de ma réponse, mes proches jugeant mon cas désespéré, viennent d’appeler le SAMU… Putain de séquelles !...
Bien amicalement.

Publié le 28 Février 2019
5
@Hubert LETIERS Ayant déjà lu, et follement apprécié, votre précédent ouvrage, j'ai abordé votre présente nouvelle les yeux fermés (seul un bien niais parcheminé pourrait croire que ce n'est pas la bonne façon de faire), sûre et certaine que j'allais y retrouver toute la magnificence orbitale, que dis-je ? ogivale de votre prose délicatement ornée, qui m'avait si tant tellement charmée dans votre "Cash-cache mortel". Réglisse, l'aîné de mes trois caniches nains (les deux autres se nomment Manitou et Eisenhower), lance ici un aboi teinté d'improbation, afin de me signaler que je fais gourance, que j'ai très sottement (et je m'en excuse) inversé les termes et que j'eusse dû écrire "Cache-cash mortel". Soit, mais je ne pense pas, sincèrement, que mon erreur enlève quoique ce soit au génie dont avec lequel vous avez l'art et la manière d'asséner vos titres de telle manière que le lecteur est immédiatement pris au piège de votre esprit galopin. (Ici, c'est Manitou qui intervient pour me faire remarquer que "galopin" n'est en aucun cas un adjectif et que, donc et conséquemment, je commets une impardonnable bourde agrammaticale, qui me mériterait une bonne volée de bois vert si le monde n'était pas cette outre de laxisme qu'on sait. Bon, j'avoue ma faute, encore qu'elle n'ôte rien à l'admiration proprement hétérogène qui m'a propulsée dans l'excellence de votre intrigue tissée de main de maître comme par une dentellière polaresque.) Je en sais si vous le savez, mais ma maman est enseignante de français et mon papa, libraire, ce qui explique que j'ai pour le beau style une passion quelquefois compulsive, mais que je traite avec l'application, matin et soir, de cataplasmes sinapisés (de plus, je me fais suivre par un chaman chypriote d'obédience carpatique, qui travaille à me mithridatiser contre les attaques de cochenilles). Ce que je veux dire, c'est que j'adore la manière dont à laquelle de quoi vous utilisez bellement toutes les ressources de la langue française pour laisser croire à vos lecteurs mystifiés que vous avez écrit en une langue étrangère, que seul un linguiste blanchi sous le harnais parviendrait à identifier. Et ça, Monsieur, c'est fort, c'est très fort, car parvenir à écrire (ce n'est qu'un exemple) sans ciller une phrase comme « Accastillé d'un regard découpant son contradicteur au laser, Barnabé Kasse est aussi un virtuose pour laminer les questions à tiroirs » prouve suffisamment que vous parlez et écrivez couramment un moldo-valaque mâtiné de bas-saxon, ce qui est loin d'être donner à tout le monde. On appelle cela le talent, mais, comme le fait remarquer l'excellent M. Fradin dans sa récente tribune, reprenant à son compte un vers de M. Brassens (« sans technique un don n'est rien d'une sale manie »), le talent ne fait pas tout, il se doit d'être travaillé et retravaillé sans cesse (Cf. «L'Art poétique » de M. Boileau) et je suis bien certaine que votre prose céruléenne, quoique exubérante un peu, ne vous est pas tombée du ciel, qu'elle est le fruit aoûté d'un labeur prométhéen, auprès duquel les travaux de M. Hercule ne sont que billevesées et bouillie pour les chats. Bref, M. Letiers, vous n'êtes pas (si vous me permettez cette saillie révélatrice d'un esprit primesautier, le mien, tout de fulgurances aimables et de coquecigrues fin-de-siècle) le tiers d'un écrivaillon de province ; non, vous brillez au fronton des belles-lettres comme l'étoile dorée à la cime du sapin de Noël. Amicalement.
Publié le 28 Février 2019