Delirium très mince

54 pages de Hubert LETIERS
Delirium très mince Hubert LETIERS
Synopsis

Nouvelle policière:
Karl et Vincent, mariés pour le fric, unis dans l’abject et déchirés par la folie. L’union sacrée entre un trader psychotique de génie et un avocat schizophrène. Duplicité, trahison et meurtre, dans un milieu sans générosité ni spontanéité...
Et trois BONUS en fin de nouvelle:
- Cyrano ? Non mais allô, quoi...
- Plein la hotte !
- Charte de l'écrivain.

579 lectures depuis la publication le 27 Février 2019

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4 commentaires , 1 notes Ajouter un commentaire
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@Joseph
Merci de votre passage entre mes lignes et heureux de comprendre qu'elles vont ont plu.
Le "gratin de la chaîne alimentaire" est en effet un milieu très... spécial.

Publié le 17 Mars 2019

C’est punchy, avec des phrases qui sont des petits bijoux. Ça prouve des heures et des heures d’observation de la race des vainqueurs, ceux qui n’ont aucun doute, autrement, ils s’écrouleraient. Et une mémoire infaillible !

Publié le 16 Mars 2019

@Hubert LETIERS
Votre connaissance aiguë des vers de M. Boileau prouve suffisamment que vous n'êtes pas le "branlotin" (sic) que dénonce la dernière livraison du "Monde des Livres", mais bien le phénix, sinon des hôtes de ces bois, au moins de ce site. Et, vu la conjuncture actuelle, l'augmentation du prix des carburants et la sidérante progression des cas de pédophilie chez les ecclésiastiques, ça n'est déjà pas du crottin de cheval. Admirativement.

Publié le 28 Février 2019

@lucie pergola
Rhââa lovely ! s’écrierait Hamster jovial, découvrant ce commentaire.
Eh oui, chère Lucie, quand, contraints et forcés par un système éducatif hégémonique et rétrograde, les ados de ma génération se gavaient des poèmes de Ronsard et de son colocataire Joachim, moi, en bon potache progressiste je bachotais un DEA en prose gotlibienne.
De la Rubrique à brac aux Dingodossiers en passant par L’Écho des savanes, j’avoue avoir tout lu, ou presque… D’où les inévitables séquelles sémantiques que votre acuité d’exégète, combinée à votre légendaire tact rabelaisien, a si promptement pointé dans mon délire de nouvelliste usurpateur.
Je vous présente donc les plates excuses d'un plumitif entartré, vous remerciant au passage de m’avoir si subtilement rappelé au précepte de Boileau selon lequel : « ce qui se conchie bien se défonce clairement, et le pot pour en rire se remplit aisément… »
À la lecture inopinée de ma réponse, mes proches jugeant mon cas désespéré, viennent d’appeler le SAMU… Putain de séquelles !...
Bien amicalement.

Publié le 28 Février 2019
5
@Hubert LETIERS Ayant déjà lu, et follement apprécié, votre précédent ouvrage, j'ai abordé votre présente nouvelle les yeux fermés (seul un bien niais parcheminé pourrait croire que ce n'est pas la bonne façon de faire), sûre et certaine que j'allais y retrouver toute la magnificence orbitale, que dis-je ? ogivale de votre prose délicatement ornée, qui m'avait si tant tellement charmée dans votre "Cash-cache mortel". Réglisse, l'aîné de mes trois caniches nains (les deux autres se nomment Manitou et Eisenhower), lance ici un aboi teinté d'improbation, afin de me signaler que je fais gourance, que j'ai très sottement (et je m'en excuse) inversé les termes et que j'eusse dû écrire "Cache-cash mortel". Soit, mais je ne pense pas, sincèrement, que mon erreur enlève quoique ce soit au génie dont avec lequel vous avez l'art et la manière d'asséner vos titres de telle manière que le lecteur est immédiatement pris au piège de votre esprit galopin. (Ici, c'est Manitou qui intervient pour me faire remarquer que "galopin" n'est en aucun cas un adjectif et que, donc et conséquemment, je commets une impardonnable bourde agrammaticale, qui me mériterait une bonne volée de bois vert si le monde n'était pas cette outre de laxisme qu'on sait. Bon, j'avoue ma faute, encore qu'elle n'ôte rien à l'admiration proprement hétérogène qui m'a propulsée dans l'excellence de votre intrigue tissée de main de maître comme par une dentellière polaresque.) Je en sais si vous le savez, mais ma maman est enseignante de français et mon papa, libraire, ce qui explique que j'ai pour le beau style une passion quelquefois compulsive, mais que je traite avec l'application, matin et soir, de cataplasmes sinapisés (de plus, je me fais suivre par un chaman chypriote d'obédience carpatique, qui travaille à me mithridatiser contre les attaques de cochenilles). Ce que je veux dire, c'est que j'adore la manière dont à laquelle de quoi vous utilisez bellement toutes les ressources de la langue française pour laisser croire à vos lecteurs mystifiés que vous avez écrit en une langue étrangère, que seul un linguiste blanchi sous le harnais parviendrait à identifier. Et ça, Monsieur, c'est fort, c'est très fort, car parvenir à écrire (ce n'est qu'un exemple) sans ciller une phrase comme « Accastillé d'un regard découpant son contradicteur au laser, Barnabé Kasse est aussi un virtuose pour laminer les questions à tiroirs » prouve suffisamment que vous parlez et écrivez couramment un moldo-valaque mâtiné de bas-saxon, ce qui est loin d'être donner à tout le monde. On appelle cela le talent, mais, comme le fait remarquer l'excellent M. Fradin dans sa récente tribune, reprenant à son compte un vers de M. Brassens (« sans technique un don n'est rien d'une sale manie »), le talent ne fait pas tout, il se doit d'être travaillé et retravaillé sans cesse (Cf. «L'Art poétique » de M. Boileau) et je suis bien certaine que votre prose céruléenne, quoique exubérante un peu, ne vous est pas tombée du ciel, qu'elle est le fruit aoûté d'un labeur prométhéen, auprès duquel les travaux de M. Hercule ne sont que billevesées et bouillie pour les chats. Bref, M. Letiers, vous n'êtes pas (si vous me permettez cette saillie révélatrice d'un esprit primesautier, le mien, tout de fulgurances aimables et de coquecigrues fin-de-siècle) le tiers d'un écrivaillon de province ; non, vous brillez au fronton des belles-lettres comme l'étoile dorée à la cime du sapin de Noël. Amicalement.
Publié le 28 Février 2019