Lab-sens, expériences phonétiques d'un KO poétique

10 pages
Extrait
de AliceDumontier
Lab-sens, expériences phonétiques d'un KO poétique AliceDumontier
Synopsis

L'absence dans tous ses états
Mise à nu
Disséquée
Et analysée
Dans un curieux laboratoire des maux

204 lectures depuis la publication le 01 Mars 2019

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4
Bonjour Alice. C'est beau et bien écrit. Elle est bien présente, l'envie d'en lire plus. J'y pense d'ailleurs sérieusement. Dans tous les cas, bonne continuation à toi. Que tes jours restent emplis de beaux mots. Littérairement, Jo.
Publié le 11 Mars 2019
5
Les quelques poèmes présentés dans cet extrait sont d'une grande qualité. L'haïku, l'acrostiche et "les fées" sont absolument magnifiques. L'extrait est juste trop court. J'aimerais en lire beaucoup plus, et je compte bien le faire dans un futur proche. Merci pour ce partage, amicalement, Alexandre.
Publié le 04 Mars 2019
5
@AliceDumontier Il faut avoir l'esprit étonnamment perclus pour prétendre comme d'aucuns que, si la poésie de nos jours ne fait plus recette, c'est qu'elle semble avoir été rédigée à destination des Martiens ou des habitants de Bételgeuse, voire de la constellation du Lavabo. Bref, qu'elle est parfaitement impénétrable au commun des mortels, tant elle cultive l'absconsité, l'herméticité et la nébulosité, disons le mot : l'amphigouri péristaltique. Cette opinion n'est pas nouvelle, puisqu'on peut la rapprocher de ce que nous enseignait, en classe de première, à l'époque virevoltante et tapageuse où nous étudiions (ils ne nous avaient pourtant rien demandé) Apollinaire, Verlaine et l'autre petit galopin de Rimbaud en prévision de l'épreuve du bac, Mme Laberlue, notre prof de français (nous l'appelions entre nous la Mère Pantoum en référence à sa prédilection hallucinée pour cette forme de poème prisée des Romantiques). Que professait-elle du haut de sa chaire, cette Mme Laberlue qui avait pour noble mission de nous ouvrir les portes de la littérature et de ses écarquillantes merveilles ? Ceci, que si l'on n'a rien à dire et qu'on ne possède qu'une syntaxe à faire hurler les singes, il vaut mieux choisir la poésie plutôt que la prose, « parce que ça aura toutes les chances de passer inaperçu, argumentait-elle, les poètes d'aujourd'hui nous ayant largement habitués à leur galimatias de toucan ébouriffé ». On voit donc que la suspicion qui pèse sur les tricoteurs de vers ne date pas d'hier, mais ce n'est pas parce qu'une opinion est ancienne qu'elle en gagne en vérité. Et la meilleure preuve en est le recueil qu'ici vous nous administrez, qui n'est qu'éblouissance prosodique et grâce métrique, et qui démontre bellement que la poésie n'a pas fini de nous ébaubir de ses fulgurances margarinées. Amicalement. PS : Vous qui êtes avocate, vous arrive-t-il de prononcer vos plaidoiries en alexandrins classiques, avec césure à la clé ? Si la réponse est oui, je pense que je vais de ce pas commettre un crime parfaitement imparfait ou imparfaitement parfait (je n'ai pas encore décidé), peut-être sur mon odieuse belle-mère qui ne cesse d'aller répétant que je ne suis qu'une linotte sans cervelle (encore que joliment bustée), à la seule fin de vous entendre prendre ma défense au tribunal en vers hautains et parfaitement calibrés, de préférence de douze pieds (plus, ce serait de la gourmandise, une gloutonnerie délictueuse, breneuse et hautement répréhensible).
Publié le 02 Mars 2019
5
Bonjour @AliceDumontier, Joliment écrit, très bel exercice de style, original, très singulier et très bien travaillé: vers rythmiques, vers libres, vers métriques, prose; surréalisme, réalisme, tout y passe... Certains extraits me font penser à Prévert. Un Réel Plaisir. Cordialement Nicolas
Publié le 01 Mars 2019