Macron, nouveau Napoléon des temps modernes ? (Suite 3)

86 pages de Michel CANAL
Macron, nouveau Napoléon des temps modernes ? (Suite 3) Michel CANAL
Synopsis

Dans la suite "2" publiée le 5 mai 2019, à l'approche d'élections européennes à valeur de test, les mesures décidées, que le Gouvernement est chargé de mettre en oeuvre pour répondre à la crise des "Gilets jaunes" permettront-elles d'éteindre la contestation populaire et de relancer le quinquennat ?
Après les élections, l'approbation de la Déclaration de politique générale du Premier ministre par l'Assemblée nationale et le lancement de l'Acte II du quinquennat, pourra-t-on dire, à la fin de ce quinquennat — ou du suivant —, qu'Emmanuel Macron fut le seul Président capable de réformer notre pays, notre Napoléon des temps modernes ?

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Encore un grand merci @Duncan Cartwright pour le commentaire de cette troisième suite (la dernière pour l’instant) qui analyse la situation de la France, aussi de l’Europe après une plus forte participation qu’aux précédentes. Notre Président en est sorti conforté, même si le parti de sa majorité n’est arrivé que second.
Il est intéressant de voir que malgré le mouvement des "gilets jaunes" qui se poursuit, le Gouvernement avance dans l’application des réformes envisagées.
A bientôt donc, Duncan, cette fois sur tes écrits.
Avec toute ma sympathie. MC

Publié le 30 Octobre 2019
5
@Michel CANAL, En effet, toujours aussi instructive l'histoire de France vue sous cet angle. Cela pourrait servir de base d'étude pour des étudiants en sciences PO, vu son caractère neutre. Il fallait y penser de compiler ces événements avec ce thème de Napoléon en filigrane. Félicitations, Michel. Bon travail avec les chapitres de Michèle qui se débat toujours avec qui tu sais. Elle a mon adresse mail privée. Elle peut te la communiquer au cas où tu voudrais converser en dehors de la plate-forme. Avec toute ma sympathie, Michel, Duncan,
Publié le 29 Octobre 2019

@lamish,
Merci Michèle pour ton commentaire détaillé et utile. Confidence pour confidence, le fait de travailler sur le sujet me permet à moi aussi de me tenir informé et donc de mieux comprendre. Nous étions habitués à des discours de pure forme et à des promesses rarement tenues, d’où le désintéressement de beaucoup envers les politiciens, nantis se servant généreusement et agissant surtout pour leur réélection.
Il me semble que quelque chose a changé, que ce jeune Président et ceux qui l’ont porté au pouvoir ont l’intention de rompre avec le "système", de réformer enfin ce dont le courage a manqué à ses prédécesseurs.
Je crois le Premier ministre sincère dans les propos sans fanfaronnade de sa déclaration, cohérent dans la continuité des réformes entreprises, en cours ou en préparation, mais prudent afin de ne pas heurter de front ceux qui perdront des avantages. Réduire le nombre de parlementaires, raboter des avantages jusque-là accordés à vie aux anciens Premiers ministres, peut-être aux anciens Présidents... réduire le millefeuille territorial, mieux gérer les dépenses publiques, aider ceux qui doivent l’être par plus de justice sociale, me semble correspondre à une attente des contribuables.
Dans ce travail d’analyse entrepris à partir du concours de nouvelles pour le cinquantenaire de Mai 68, il convenait d’observer comment l’exécutif passe les épreuves successives, franchit les obstacles dressés sur sa route... et ce qu’il adviendra des enjeux importants pour notre quotidien : vivre correctement de son travail dans un pays où règnent l’ordre, la sécurité, la justice.
Quelle responsabilité sur ses épaules ! Il y aura donc non pas une suite, mais "des" suites. Je t’embrasse. MC

Publié le 23 Juin 2019
5
Merci pour ce troisième volet toujours impartial, largement documenté et particulièrement instructif pour moi, compte tenu de mon éloignement géographique.Je n'avais lu que quelques bribes du discours d'Edouard Philippe, et ai apprécié de le parcourir dans son intégralité. J'en ai aimé la teneur, le ton, tout en souhaitant qu'il ne soit pas démagogique, que lorsqu'il affirme ne pas vouloir être "l'homme des effets d'annonces, mais celui des engagements tenus", son intention soit sincère, et que les actes suivront. Merci encore et à bientôt pour la suite. Bises. Michèle
Publié le 23 Juin 2019

@Kroussar, merci pour ta notation agrémentée d’étoiles avec le logo "mCL", mais surtout pour ton analyse pertinente sur la situation de la société actuelle, nationale et mondiale.
Oui, notre Président jupitérien a du pain sur la planche (je pense qu’il est conscient de l’ampleur des réformes nécessaires mais aussi de l’opposition "gauloise" qui s’élève contre tout changement, surtout s’il doit réduire des avantages acquis) pour la durée de ce quinquennat et d’un suivant s’il veut espérer faire aboutir l’essentiel de ce qui est prioritaire.
Tu as raison de souligner que les bouleversements qui impactent tous les domaines de notre quotidien : sociétaux, sociaux, alimentaires, financiers, production industrielle, biodiversité, environnementaux, surpopulation, doivent faire l’objet d’une réflexion profonde à l’échelle de la planète sous peine de disparaître comme ce fut le cas de l’Atlantide (qui avait atteint un niveau technologique supérieur au nôtre).
Je note avec plaisir que la douceur de vivre dans un coin du Cambodge loin du développement anarchique de la capitale te permet de rester connecté aux réalités du monde et de garder la vigilance opérationnelle en état de veille.
C’est toujours un plaisir de te lire.
Amitiés, à toi et à ta petite famille. MC

Publié le 21 Juin 2019

Un seul objectif : Un revenu décent et peu d’impôts, là réside la solution.
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Cette solution, simple en apparence, charrie sont lot de revendications, de mécontentements, de pertes de repères... Les Gilets Jaunes en sont leur porte-parole, et montrent qu'une grande partie de la population est complètement paumée, dans un monde qu'elle ne reconnait plus, ballottée par des clivages politiques d'un autre âge, et qui ne peut se positionner clairement en faveur de Macron sans être accusée de trahison par le reste de la troupe.
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Pour atteindre cet objectif, Macron doit réformer le pays dans son ensemble: administration régalienne (trop lourde), collectivités territoriales (trop nombreuses aux multiples mille-feuilles), sénat, assemblée... Revoir les rapports de la France au Monde. Changer les mentalités des consommateurs... En comparaison, les douze travaux d'Hercule, étaient enfantins... Mais Héraclès (Hercule chez les romains) ce héros mythologique grec, fils de Zeus, roi des dieux, et d’une mortelle, Alcmène. N'est plus !
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Bref, Macron doit ajuster l’État au strict nécessaire et mettre fin à plusieurs décennies de gaspillages, de non-gestion, de clientélisme qui ont totalement dévoyé le système. Telles les dépenses pharaoniques des élus, juste pour qu'une plaque commémorative rappelle que cet abominable édifice fut réalisé sous son égide.
Là j'ai des milliers d'exemples. Pour avoir exercé la fonction de conseiller municipal (dans l'opposition bien sûr) j'ai toujours hurlé contre les dépenses non justifiées, tels les rond-points à 3 millions d'euros, par dizaines, dans une commune (Saint-Raphaël) qui n'en avait pas besoin; sauf bien évidemment les amis du maire, tous impliqués dans la réalisation de ces laides verrues. Nombreux sont les exemples, à tous les niveaux des collectivités territoriales. Les élus sont des baratineurs, des marchands de rêves, mais ne sont pas des gestionnaires, et beaucoup d'entre nous ne le sont pas également. LE MAL EST LÀ....
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Donc, cher Michel revenons à ton analyse.

En premier j'ai apprécié le rappel des événements récents, et leurs conséquences au niveau politique. Oui Macron et l'Europe sont les deux grands vainqueurs des élections européennes, pour les raisons que tu as justement démontrées. Et les listes qui ont endossé les revendications des Gilets Jaunes ont échoué dans les urnes. Oui l'acte II du quinquennat a été accepté par une grande majorité des élus (Assemblée + Sénat), mais ne sera pas suffisant en l'absence d'un second mandat. En second, j'ai aimé la justesse des éléments que tu as sélectionnés, montrant à quel point les gens sont paumés, divisés, incapables de se rassembler autour de revendications simples : avoir de meilleurs conditions de vie en baissant les taxes et impôts. Mais les clivages de toutes sortes rendent impossible cette fraternité tant nécessaire, sans laquelle il ne sera pas possible d'évoluer.

D'ailleurs, j'encourage les lecteurs à parcourir tes trois nouvelles sur ce sujet.
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Même si Macron peut réformer en partie, ou en totalité la France, il ne pourra malheureusement pas réformer le monde ni les mentalités. Pour trois raisons :
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- La première est que le budget d'une famille est sans cesse croissant et de mauvaises habitudes ont été prises
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- La seconde est que la mondialisation modifie toutes les règles qui font que l'état nation n'existe plus.
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- La troisième est que la composante intellectuelle du travail devient dominante, et laisse un grand nombre de personnes sur le bas-côté.
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1) "Budget croissant et mauvaises habitudes": À la fin de l'année 2015, un rapport de l’Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale faisait parler de lui. Selon ce rapport, pour pouvoir s’insérer socialement, un couple actif avec deux enfants devrait gagner 3 500 € par mois pour faire face à tous les charges et impôts. Mais 40 % de la population ne possède pas ce revenu « décent » et doit se serrer la ceinture. Évidemment , comme beaucoup d'autres, j’ai hurlé de rire. Sérieux, 3 500 € ? Merde, il m'en manque !
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Puis j’ai voulu comprendre : pourquoi un tel rapport, comment, quelles finalités ? J’ai donc survolé les quelque 150 pages (disponibles sur le site de l’ONPES) pour aller plus loin. À première vue on peut se dire « ah, tu vois, je te l’avais bien dit qu’on ne pouvait pas s’en sortir avec nos revenus, que c’est à cause de la crise ».

Mais en lisant attentivement, j’ai eu la désagréable sensation qu’il venait confirmer l’idée que pour exister socialement nous devions dépenser. Oui, pour avoir une vie sociale, on doit parfois dépenser et se faire plaisir. Mais avant d’acheter, demandons-nous où sont nos vraies valeurs ? Pourtant, ce rapport a le mérite de poser, clairement les bonnes questions et permet à l’État, comme au chef de famille, de mieux cibler les besoins pour avoir une vie sans stress financier, et engager une réflexion sur les minimas sociaux, adapter les aides et services publics.
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2) "Mondialisation, perte de l'état nation" La “nation” est un terme galvaudé. Et même débauché de son sens le plus noble : la terre dont les citoyens se sentent véritablement les natifs, donc les responsables. D’un autre côté, la souveraineté des États est largement mise en cause par les compétences et les contraintes transnationales.

Le déclin du pouvoir étatique ne signifie pas pour autant que le système tombe en désuétude. L’État reste l’unité politique de base et le lieu du débat démocratique. La territorialité “nationale” n’est pas rendue obsolète par les espaces indéfinis de la mondialisation. Il n’y a actuellement aucune alternative au système de l’État. La mondialisation est un nouveau défi pour l’État-nation, non sa fin. Et c’est heureux pour les peuples qui, de la sorte, savent encore qui doit rendre compte de la gestion publique et du bien-être de la nation. Donc, à l’ère du déclin de l’État, la nation est sommée de redéfinir son rôle et de repenser son association à l’État. Mais, l’État, doit aussi adapter son système pour faire face aux menaces de la mondialisation. Ainsi, Macron ne peut réussir SEUL ! Il faut que la France se lève et accompagne le changement avec lui. Mais il y a un FREIN ! Ce qui me permet d'enchaîner sur le dernier point.
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3) "Composante intellectuelle". Comme le disait si justement Karl Marx, en 1859.

« À un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants [...]. De formes de développement des forces productives qu’ils étaient, ces rapports en deviennent des entraves. Alors s’ouvre une époque de révolution sociale. »
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L’une des thèses essentielles de Marx est que ces deux réalités interagissent en permanence et de façon contradictoire. Cette contradiction est un moteur puissant de la transformation des sociétés, jusqu'à l'explosion. Ces remarques sont, me semble-t-il, extrêmement utiles pour comprendre la période actuelle.
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Les bouleversements profonds générés par la révolution informationnelle et numérique, le développement exponentiel des connaissances scientifiques, leur intégration de plus en plus forte avec le processus productif, les exigences massives de qualification, et de maîtrise collective des technologies qui transforment le salariat et plus globalement le monde du travail, la puissance des capacités productives et l’ampleur de leur influence sur les écosystèmes, tout cela appelle d’autres formes d’organisation de la société.

Enserrées dans le carcan de la rentabilité financière à tout prix, de la domination des marchés, de la mondialisation financiarisée, de la surexploitation, du dumping social ou encore du saccage des écosystèmes et de la biodiversité, les forces productives contemporaines voient leur potentiel de PROGRÈS HUMAIN STÉRILISÉ et deviennent, pour une part, des menaces pour l’avenir de l’humanité.
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Comme toutes les révolutions technologiques qui ont marqué l’histoire, la révolution informationnelle et numérique est transversale. Elle affecte le travail et l’activité productive. Plus largement, elle métamorphose la société et les modes de vie. Elle est riche de potentialités de partage et de coopération mais elle peut également aggraver le consumérisme et l’intrusion des multinationales dans nos vies. Elle peut rendre le travail plus facile, plus efficace et moins pénible. Mais elle peut aussi être le vecteur de suppressions massives d’emplois, de parcellisation renouvelée du travail, d’appauvrissement de son contenu ou encore de précarisation à la sauce Uber. Si l’on aborde comme aujourd’hui ces processus « à la sauvage » par la mise au chômage et l’insécurité sociale, la technologie est retournée contre l’humain pour le profit...

IL FAUT DONC REPENSER TOUT LE SYSTÈME, ET METTRE LA FINANCE AU SERVICE DE L’HOMME, NON L'INVERSE.

Voilà de quoi relancer le débat que nous avions eu en janvier dernier pour les passionnés de politique, ou donner le mal de tête à quelques auteurs(es) de ce site. LOL.

Publié le 21 Juin 2019
5
@Michel CANAL Cinq étoiles pour récompenser cette synthèse courageuse qui pourtant devrait susciter la réflexion, et éveiller le lecteur en lui faisant prendre conscience que nous allons droit dans le mur, si rien ne change d'ici une décennie. Alors, mon ami, permet moi d’agrémenter cet essai-politique de mes réflexions. Amitiés Kroussar.
Publié le 21 Juin 2019

Merci mon commandant pour ce salut en passant, après une longue absence. Ton avis de la suite 2 annoncé m'a fait défaut.
Ce parcours a ceci d'intéressant que ce jeune Président s'est affirmé dès le début du quinquennat à la manière de... quasiment comme un coup d'Etat "démocratique", avec la ferme volonté d'entreprendre les réformes profondes et structurelles que ses prédécesseurs n'avaient pas osé (ou pas pu), a affiché une stature correspondant à la fonction... mais s'est trouvé empêtré dans un cercle infernal à partir de l'affaire Benalla.
Il semble s'en sortir avec malice et intelligence à chaque étape intermédiaire malgré l'image pitoyable des désordres de rue hebdomadaires.
C'est pourquoi on reste attentif à sa réussite ou à son échec. Mais d'ores et déjà il apparaît qu'un second quinquennat sera nécessaire pour mener les réformes envisagées... et qu'il l'envisage.
Tu as du pain sur la planche, mon ami, pour argumenter ton analyse. Mais je te sais rompu à ce genre d'exercice.
Amicalement. MC

Publié le 19 Juin 2019

Alors mon Général, on fait son appel du 18 juin !

Cela laisse supposer que des événements majeurs ne tarderont pas à se produire.

Bon, je vais lire avec attention cette suite N°3, et reviens très vite vers toi. Amicalement.

Publié le 19 Juin 2019
Michel CANAL
Biographie

Riche des enseignements d'une carrière ponctuée de mutations ou séjours en France, Outre-Mer, Afrique et Balkans, je suis venu à...


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