BARAKA, casser la baraque

38 pages
Extrait
de Aurélien Millot
BARAKA, casser la baraque Aurélien Millot
Synopsis

Ce récit initiatique se déroule au Proche-Orient sur deux strates de temps, à l’époque de Jésus Christ ainsi que de manière contemporaine en Syrie dans un camp de réfugiés. Myriam et Issa deux humanitaires engagés respectivement pour la croix rouge et le croissant rouge, issus de deux cultures que tout opposent, elle venant du sud de l’Atlas et lui du nord de la France, tous deux convertis, vont réapprendre à l’autre et de l’autre, la beauté de leurs origines desquelles ils se sont détournés, à travers le prisme de l’ésotérisme respectivement la Gnose et le Soufisme.
Cette aventure humaine sera animée par douze personnages hauts en couleurs qui permettront de soulever un nombre incroyable de questions existentielles pour se rappeler à eux-mêmes la notion de Connaissance et d’union absolue

3567 lectures depuis la publication le 31 Août 2019

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4 commentaires , 1 notes Ajouter un commentaire
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@Agostini Francois-Xavier
Bonjour François-Xavier,
Je vous rejoins dans le sens où le monde occidental oxyde et court à sa perte (disons en l’état). Krisnamurti disait « ce n’est pas un gage de bonne santé que de se sentir bien intégré dans une société profondément malade ». Pourquoi ? différentes raisons bien développées dans cet ouvrage mais en autre une volonté de diviser pour mieux régner, l’intérêt matériel individualiste qui supplante l’intérêt humain du plus grand nombre, une croissance artificielle sans fin basée sur du vent (la dette), une perte de repère… Du coup ce livre est loin d’être un pamphlet au contraire, il a vocation à mettre en lumière La Lumière, de capitaliser sur des idées positives et pratiques qui émanent de la tradition ainsi que du patrimoine mondial de l’humanité contemporain. A vrai dire, nous avons tous les ingrédients pour créer la meilleure recette.
De ce fait la spiritualité peut constituer un outil entre autres d’une société plus humaine, équilibrée mais tout dépend de son utilisation : un couteau peut ôter la vie mais aussi aider à nourrir l’Homme. Doit-on interdire les couteaux ?
Comme disait justement Rabelais « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Or ceci s’applique également à la spiritualité.
On a partiellement oublié le sens premier de religion, « religare » « relier » ayant une double application et double lecture :
1-« relier » les gens entre eux, et au-delà des communautés tel le symbole des jeux olympiques (ou mieux le symbole de la fleur de vie) dans la mesure où toutes s’enchevêtrent harmonieusement, Gandhi disait : « Si nous pouvions lire les écritures des différentes religions, nous nous apercevrions qu’elles sont à la base, identiques et se complètent à merveille ».
2-« relier » dans le sens de « se reconnecter » intérieurement (notre personnalité « persona » en latin « les masques » socio-éducatifs faisant référence à la dramaturgie grecque) et delà extérieurement (l’environnement, les rythmes de la vie, la nature, notre vraie nature), principe de la philosophie grecque de Delphes (et pilier des sagesses asiatiques) : « connais-toi toi-même et tu connaitras les mystères de l’univers et des dieux. »
De ce fait les personnages de ce roman dépoussièrent en quelque sorte certains vieux livres saints ou plutôt vieilles lectures à la lumière de plusieurs ésotérismes correspondant aux messages premiers des religions : La Gnose (l’essence christique), le Soufisme (l’essence musulmane)… alimentés par des parallèles avec les autres traditions : le Judaïsme, l’Hindouisme, le Bouddhisme, le Taoïsme, le Chamanisme, et autres Animisme… Et même après un tour d’horizon, les personnages révèlent aussi qu’un pratiquant n’est pas nécessairement une personne avec une étiquette, qui suit un rituel dicté mais qui suit son cœur et met en pratique les messages d’Amour (car s’il y a un terme central à chaque courant, confluent qui permet de rejoindre La Source, c’est bien celui-ci « l’Amour » : entendant l’Ame-Our : Our/Aur : en langue sémitique (hébreux et arabe) signifiant la Lumière (pas celle des photons, La Lumière mystique divine)). Un des personnages, Nathalie en est l’incarnation même, pure athée, et pourtant une mère Thérèsa contemporaine qui aime son prochain de manière inconditionnelle sans regard d’origine (aveuglement)… Le terme « spirituel » signifie laisser passer le spiritus « L’esprit de vie » (l’Atman des Hindous qui a donné le verbe « atmen » en allemand « respirer » non sans symbolisme), le souffle de vie, tout comme le terme « pécher » signifie « rater sa cible » donc être à contrecourant (sous-entendu de La Source), en gros déconnecté… Cela veut dire que la dimension spirituelle est bien plus large que les considérations et étiquettes contemporaines limitatives.
Comme vous le soulevez « peut-être que la foi c’est ce qui reste pour sauver le monde », peut-être mais alors surement aussi une foi en l’Homme et notamment la capacité à l’Humanité à recouvrer son humanité, à se transcender, telle semble être l’une des clefs.

Vous avez raison, c’est une tâche colossale, infinie (car elle sera à parfaire, à continuer, à élargir…), une histoire contemporaine de Sisyphe. Néanmoins une chose est certaine, j’y ai mis tout mon Amour, toute ma passion, tous mes plus grands espoirs à le retranscrire (9 mois pour lui donner naissance)… Comme j’aime à le dire « car ce rêve ne s’éveillera jamais puisqu’il n’est que rêve mais aussi car ce rêve éveillé sera à jamais puisqu’il n’est que rêve. » Il s’agit-là du rêve d’un ptit garçon de 40 ans qui croit encore dur comme fer(/faire) aux belles histoires qui restent à co-écrire tous ensemble.
Peut-être que ceux qui n’ont plus de rêve ne vivent plus réellement ? Et c’est probablement un des points de scission et de névrose du monde occidental pour revenir sur le point initial.
En tout cas, cet ouvrage est un souffle de vie, un vent d’espoir, qui éveillera peut-être la lueur de certains et pas que de manière prosaïque, de manière pragmatique car une chose est sure comme disait l’un des plus grands penseurs et pilier de notre société moderne en la personne d’Einstein (« une pierre » en allemand, sous-entendu ayant poli sa pierre philosophale et apporté à l’édifice colossale du patrimoine mondiale de l’humanité): « Vous ne pouvez pas résoudre les problèmes du présent avec le même esprit qui les a créés. »
Il va nous falloir être inventifs, structurés, réactifs et la jouer collectifs, dans un intérêt commun (comme1). AM

Publié le 29 Novembre 2019
5
IL FAUT TOUT TENTER DANS LA VIE
Publié le 28 Novembre 2019

@aurelien millot, j'adore ce prénom ! Il est tard je viens de relire pourquoi Benoit XVI avait démissionné et remplacé par François, qui depuis 2013 n'est jamais venu en France "fille aînée de l'Eglise" lorsque je tombe sur Baraka, il faut oser. Tout peut s'écrire, dans des temps où il n'y a plus de normes, dans un monde ( l'Occident ) en phase terminale il faut faire vite, écrire vite, lire vite, entre deux stations de métro. Comme je laisse entendre dans mon roman "La foi" est peut-être ce qui reste pour sauver ce monde en perdition. Bonne lecture sur Monbestseller.com. il est 23H31 mon psychotrope commence à faire de l'effet, je reprends la lecture demain...

Publié le 28 Novembre 2019

Bonjour Palamède, (@Palamède)
Merci pour votre commentaire ainsi que vos mots laudatifs. Votre remarque est plus que légitime, j’entends bien. Aussi je vais m’exercer à vous répondre pour vous en expliquer les raisons mais ça pourrait faire l’objet d’une discussion de 2-3h tout comme si je vous dévoilais la première de couverture.
Les trois couleurs rouge, bleu et noir sont en effet pour différencier et marquer les époques : 1-Rouge : la période de Jésus Christ, 2-Bleu : en 1981, un « entre monde », l’astral, 3-Noir : de manière contemporaine dans ce camp de refugiés en Syrie…
Pourquoi ces 3 étages spatio-temporels ? Parce qu’ils se répondent, ils œuvrent dans leur temps mais communiquent entre eux… La partie bleue permettra au lecteur de comprendre le lien métaphysique qui unit Myriam et Issa depuis toujours, de vie en vie, depuis la nuit des temps, depuis l’étincelle de vie (en référence à la petite histoire en préambule de la ptite lumière et la ptite ombre… où l’on révèle qu’étymologiquement exister=séparer). Mais très vite, au-delà du chapitre 4, cette partie bleue disparait. Il ne demeure alors plus qu’une partie rouge en début de chaque chapitre se référant à la période du Christ puis le déroulement de notre histoire entre 2016-2019 mais j’insiste qui se répondent, des archétypes (ou scenarii) similaires se répètent inlassablement sous une forme ou une autre… L’énigme ultime sera, s’il y parvient, au lecteur de comprendre sa propre place qui est la sienne dans cet ouvrage, le 13e personnage subtile en souffrance (n’aspirant qu’à être « re-suscité » si je puis dire)…

Pourquoi le rouge ? Pour différentes raisons : le lien avec le Saint Graal (expliqué dans l’ouvrage), le sang Christique qui coule dans les veines en souffrance de chacun (l’illumination potentielle en chaque être, faisant écho au Bouddha (entre autres), littéralement « l’illuminé » en sanskrit, concept aucunement exclusif au christianisme mais patrimoine mondial de l’humanité, quête initiatique de toutes spiritualités permettant de lever les voiles sur les illusions (les Mayas pour les Hindous), de se révéler à La Présence (« apocalypse » en grec signifiant cela : la révélation, pas le chaos, ou sinon la remise en question de la structure antérieure, donc une évolution)…
Delà je vais faire le lien, en suivant un certain fil rouge, ne perdez pas le fil… Le rouge, c’est aussi la correction : à l’école de manière très infantilisante mais aussi de manière beaucoup plus subtile, il s’agit de chahuter la forme et le fond de la structure, de la rigueur, de la rigidité de la bâtisse de l’écriture traditionnelle (vue qu’elle se veut vivante et interactive, pour se déverser dans la vie quotidienne du lecteur et résonner en lui, dans son/ses êtres les plus profonds avec différents niveaux de lecture) ainsi que des textes figés dans le marbre comme paroles d’évangiles intouchables, alors que tout bon théologien, historien sait pertinemment (c’est un fait avéré historique sans conteste) que les évangiles ont été retravaillés, revisités si je puis dire entre autre au IVe siècle par Constantin (seuls 4 évangiles sur 45 demeurent et encore peut-être 10-15% émanant de la réelle essence des messages premiers, d’autant qu’au départ la transmission est orale)…. Du coup dans l’ouvrage, les dires de Jésus correspondent à certains passages de la Bible mais à 85-90% d’une totale liberté d’interprétation personnelle de chacun, émanant d’une synthèse de différentes « Sources ». Il s’agit ainsi d’une sorte de remise à jour, une clarification contemporaine, histoire de dépoussière et intégrer la notion de « fils de son temps » ainsi que la métaphore du « Vivant » qui n’est aucunement figé dans le marbre…
Mais cette correction, disons cette mise à jour, en vue d’une rectitude fait écho au titre « Casser la baraque », qui signifie 1-réussir, réformer, « succéder » en quelque sorte, 2-refondre la structure, la bâtisse, sous-entendu de notre société moderne : nos dogmes et vérités subjectives socio-économico-éducativo-environnementalo-religio-politiques… (j’en passe) dans l’idée d’Einstein qui dit « Vous ne pouvez pas résoudre les problèmes du présent avec le même esprit qui les a créés. »
Nous sommes tous intimement conscients et convaincus au plus profond de notre Etre que notre monde ne tourne pas rond et que ça ne pourra pas continuer en l’état indéfiniment, le système s’effrite, s’érode...
Or Dieu sait qu’il y a urgence en la matière, d’où la raison d’être de ce récit.
La baraque : c’est le dôme et la demeure en terre dans l’Atlas de Myriam, « euch Baraque » (la maison en patois du nord) d’Issa (cela correspond à leurs origines, leurs fondations, sur le sable et sur le roc), et enfin les baraquements du camp, qui correspondent au final à un ilot dans ce « havre de paix » (ce camp), dans un désert aride d’humanité, parquée comme des sous-Hommes, et pourtant de l’eau de vie, de La Source va naitre, l’arbre de vie, des oasis de vie vont éclore par effet boule de neige et qui sait prenons nous à rêver, au-delà des lignes… La Baraque incarne notre société contemporaine en état de délabrement tandis que la Baraka (la « Bénédiction », en arabe) c’est la refonte d’une vision d’une société plus juste, plus harmonieuse empreinte de tradition originelle mise au goût du jour avec du bon sens, du sens commun et delà du sens comme UN. C’est l’idée où la tradition fait écho au futur paradigme basé sur une entre-aide, une vie en communauté, s’intégrant dans une croissance qualitative éclairée et non plus quantitative aveugle sans fin et sans foi ni loi. L’autre, l’alter, l’étranger est perçu comme des mains tendues, une aide, un soutien, une collaboration et non pas comme des poings, une menace, un poids, une compétition. Dans cette sagesse ancestrale et bon sens naturel, l’autre nous fait accoucher de nous-même et représente des facettes du miroir infini des perceptions de la vie tel un gigantesque kaléidoscope.
D’où la phrase centrale du livre du grand soufi Rumi "La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s'est brisé. Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve."
A vrai dire cet ouvrage contient des centaines de messages subliminaux autant sur le fond que la forme… J’ai eu l’honneur d’en être le simple scripte et d’essayer à mon humble manière de le restituer en restant transparent comme le verre…
De manière plus terre à terre et pratique si je puis dire, si cela vous gêne, 3 solutions : 1-sur Kindle (Amazon) et version téléchargeable, la version est en noir et blanc (donc il n’y a plus ces soucis de couleurs), 2-la version audiobook (de 30 heures, disponible) ne comporte pas ces désagréments, car mon intonation à lire marque une différence notoire, 3-je vous envoie personnellement ce texte en noir et blanc si vous le souhaitez.

Dernier point, vous avez utilisé la bonne image, « se lancer à l’assaut d’une telle montagne », Issa le personnage principal vous répondra si vous poursuivait la lecture en revisitant et en voyant au-delà, en inventant une suite du mythe de Sisyphe dans la mythologie grecque (qui doit vous tenir à cœur vu votre pseudo): pour la comprendre il faut élargir son/ses champs de conscience et entendre que l’ascension ne comporte aucune finalité tout comme le bonheur survient sur la route pas uniquement à destination… Au plaisir… AM

Publié le 13 Septembre 2019

Vous avez un sujet en majesté. Mais deux problèmes, pour moi en tout cas ! D’abord, se lancer à l’assaut d’une telle montagne, alors que c’est un extrait, c’est un peu démotivant. Car on comprend dès la première page, le niveau d’exigence que vous réclamez à votre lecteur. Il faut intégrer le principe, accepter d’être un peu déstabilisé à chaque fois qu’on passe d’une période à l’autre. Le deuxième, c’est la forme, la mise en page, ces trois couleurs (surtout le rouge, peu lisible dans la continuité). N’y aurait-il un autre moyen de différencier ces époques pour que nous nous y retrouvions quand même ? J’imagine bien que vous y avez pensé ! Quel récit ! Bravo pour ce travail.

Publié le 12 Septembre 2019
Aurélien Millot
Biographie

Grand rêveur éveillé, parenfant et occidentaloriental (vivant dans l’empire du milieu depuis des années), je suis passionné par la...


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