Ange et son nouveau monde

246 pages de lamish
Ange et son nouveau monde lamish
Synopsis

Enfant, il n’aimait pas ce prénom qui lui a valu d’être raillé. Fort heureusement, il n’a pas eu à le supporter très longtemps. Solide constitution et gueule contre emploi leur ont vite permis de s’imposer, Ange et lui. Et quand sa mère lui a expliqué les raisons de son choix, c’est avec d’autant plus de facilité qu’il a apprivoisé puis revendiqué ce prénom : « Ton père s’appelait ainsi, Ange. Il était Corse, comme moi… »

Ce roman est une fiction contemporaine.
Le fichier PDF est disponible sur simple demande : michele.chabert@hotmail.fr

Publié le 09 Février 2021

Les statistiques du livre

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25 commentaires , 8 notes
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@Saint-Bleyras Qui le sait, hein ? à part nos esprits farceurs qui se jouent tant de nos états de conscience que c'est à se demander si cet "autre monde mental" ne se tape pas des grandes tranches de rire à nos dépens... et à notre insu, bien sûr :-). Profitez bien du soleil... Un beau cadeau hivernal.... Amicalement, Michèle

Publié le 25 Février 2021

@lamish

Diantre ! Et même : diable ! J'avais totalement oublié ce glissement d'Adultère à Ange chez Hawthorne. J'en rougis ! D'autre part, je retrouve ce grand A (dans une police qui souffle souvent par ici) sur Autopsie onirique...
Qu'il vous plaise est patent. Mais pourquoi vous plaît-il ? Cela, peut-être n'en savez-vous rien. Et moi non plus !
Bon après-midi, sous un beau soleil ici aussi.
Amicalement, Saint-Bleyras

Publié le 25 Février 2021

@Saint-Bleyras Oh non, aucun rapport ! Dieu merci, la dernière fois que des êtres humains ont été contraints par d'autres à porter un signe distinctif semble avoir suffisamment marqué les esprits pour ne pas remettre le couvert... pour le moment ;-)... Mais il est d'autant plus intéressant d'évoquer ce roman puisque le A y signifie également "Ange"... subtilité qui ne vous a pas échappé. Alors je crains de vous décevoir (snif !) en vous confiant que j'aime tout simplement l'esthétique de ce A majuscule de la police "Mistral" ; au point de l'avoir utilisé deux fois ;-). Bonne journée ensoleillée. Amicalement, Michèle

Publié le 25 Février 2021

@lamish

Juste une question : la grande lettre A, rouge foncé, de la couverture a-t-elle un quelconque rapport avec la lettre écarlate signalant l'adultère dans Nathaniel Hawthorne (The Scarlet Letter ) ?
Merci !

Publié le 25 Février 2021

@Loic Lanzenac Merci, Lolo ! Merci de m'avoir lue et merci pour ce com' court, mais bien flatteur ;-).
Merci et bonne journée... au soleil, j'espère ;-) ! Michèle

Publié le 25 Février 2021

@lamish

Bravo Mimi !
Qu’ajouter à ces commentaires tout aussi flatteurs que mérités, sinon que je me range
de leur coté . ..
Ton meilleur ouvrage …

Publié le 25 Février 2021

@Alix Cordouan Waouh, Jean-Bernard, voilà que je peux remiser de nouveau ma presse à huile... Merci :-) ! Vous qui voyagez avec aisance dans votre imaginaire savez ce que cela procure comme plaisirs que seules ternissent quelques vagues interrogations, en cours d'écriture. Une délicieuse impression qui se mue en drôle d'impression, lorsqu'il s'agit d'être lu. Alors quelle plus belle récompense que d'apprendre que l'on a été lu d'une traite ? Merci de me l'écrire. Et inutile de vous dire à quel point les doutes m'ont assaillie, lorsqu'il a fallu que j'aborde la violence ; un répertoire dans lequel je ne suis vraiment pas à l'aise... Mais vous me rassurez en écrivant que "sans être au pays des Bisounours, l'amour n'a pas perdu ses droits", et me voilà béate ;-). Merci. Merci infiniment et bonne soirée. Amicalement, Michèle

Publié le 22 Février 2021
5
@lamish Lu d’une traite, votre roman ne m’a pas laissé de répit. J’ai particulièrement apprécié votre besoin de faire ressentir l’atmosphère, les odeurs, les couleurs, enfin tout ce qui fait que l’on entre vraiment dans une histoire plutôt que de la survoler. Par leur justesse, les dialogues participent aussi de cet univers dans lequel on est embarqué pour le meilleur et pour le pire. Quant au pire, vous n’avez pas fait dans la dentelle, si j’ose dire. La violence latente qui finit par s’exprimer avec un réalisme glaçant rappelle que nous ne sommes pas au pays des Bisounours. Bravo pour ce voyage où malgré tout l’amour ne perd pas ses droits. Amicalement, JB
Publié le 22 Février 2021

Merci pour votre réponse. Et je serai contente de vous compter parmi mes lecteurs quand vous aurez du temps comme pour moi qui prépare un 3ème livre en ce moment et j'en dirai plus plus tard.
Amicalement
Margareth Marie

Publié le 22 Février 2021

Merci @MARGARETHE-MARIE Merci ! C'est très aimable à vous d'avoir mis "Ange" dans votre BV. Mon emploi du temps est un peu chargé dans l'immédiat, mais j'irai vous lire d'ici peu. Et comme vous faites allusion à "l'amour poétique", je préfère vous avertir que certains passages de ce roman sont un peu violents. Bonne soirée. Amicalement, Michèle

Publié le 21 Février 2021

Très bon livre que je recommande de lire. Si vous etes intéressé par le mien qui est un roman d'amour poétique intitulé "N'AIMEZ QUE TOI"faite le moi savoir. J'ajoute sans hésiter votre livre dans ma bibliothèque
Cordialement

Publié le 21 Février 2021

Bonjour @Saint-Bleyras La subtilité et la franchise de votre commentaire me comblent et me laissent sans voix ; car lorsque dans un précédent commentaire, je fais allusion aux "quelques pointures" de ce site, vous en faites partie, à mes yeux. Autrement dit, le temps écoulé entre votre mise en bibliothèque et votre appréciation m'a paru infiniment long ;-). Mais ouf ! C'est dimanche, il fait beau, et en mettant hors service ma presse à huile, vous m'avez instantanément donné des ailes... Pourvu que quelque trouble-fête ne vienne pas trop vite casser cette délicieuse impression :-). J'ai adoré votre développement autour du tapotement du plat de la main sur le canapé. Votre humour possède cette "british touch" à laquelle je suis sensible... Alors merci pour ce cadeau, merci pour les étoiles, mille mercis et bonne journée. Amicalement, Michèle

Publié le 21 Février 2021
5
@lamish Vous avez mis le turbo, lamish ! /n Je suis sorti de la lecture de votre "Ange et son nouveau monde" sonné comme un boxeur ou plutôt comme un "sparring partner", tant actions, pulsions (Eros et Thanatos, encore, cf. votre "Plages, michetonneuses et boat-people"), sentiments, humeurs et instincts se débrident ici, interfèrent, ricochent et m'ont emmené avec eux par la vertu de votre écriture qui séduit, attire vers elle et avec elle. Peut-être un peu réticent au début devant un "monde" qui me semblait inférieur à vos possibilités et, allais-je dire, exposé aux stéréotypes, j'ai très vite été dévêtu de mes préjugés et me suis retrouvé immergé dans votre histoire (et votre "récit", votre façon de la narrer), balloté par ses courants passionnels ardents et ses péripéties terribles, jouissance ici et souffrance là, angoisses puis délivrances, offrant heureusement des plages de (bref) repos. Matéa m'a soufflé avec son coup du "plat de la main tapotant le canapé" pour inviter Ange à venir s'asseoir à côté d'elle afin de faire connaissance, au sens biblique du terme comme l'on dit. C'est vous qui avez écrit cette scène et c'est moi, masculin, qui y ai intérieurement cédé comme à un fantasme édénique. "Elle m'a fait du plat !", je comprends désormais ce que cela signifie gestuellement ! Il me resterait à interpréter le titre de votre ouvrage ainsi que, peut-être, votre illustration de couverture... Pour l'heure, et en ce dimanche matin, je sens l'odeur d'une paire d’œufs au plat à proximité de mes narines, et je ne résiste pas non plus à ce plat-là ! Amicalement, Saint-Bleyras
Publié le 21 Février 2021

@Iamish
Merci beaucoup pour cette proposition de pdf. Je pourrai mettre le texte sur ma liseuse Kindly.
Effectivement je ne suis plus chez orange où j'ai rencontré des problèmes techniques. J'ai maintenant une box sfr mais mon adresse Email est : fauvroge34@gmail.com. Merci encore Michèle et bonne journée

Publié le 16 Février 2021

@Xavier Rogé Bonjour, Xavier. Je vais vous envoyer le PDF, Xavier... Peut-être plus sympa que la lecture en ligne, surtout si vous prenez votre temps ;-).
Mais non, mais non, la ponctuation, ce n'est pas la mer à boire :-). Deux ou trois incontournables règles à bien apprendre pour qu'elles deviennent réflexe, et puis on peut se faire plaisir, créer son rythme, suivre son instinct ; voire innover, lorsqu'on les maîtrise bien ;-).
A bientôt, alors, en espérant que votre enthousiasme ne retombera pas comme un soufflé ;-).
Bonne fin de journée. Amicalement, Michèle
PS : votre adresse ne fonctionne plus, alors faites-moi signe...

Publié le 15 Février 2021

@Iamish
Bonjour Michèle ! Dès que le livre est dans la bibliothèque, le système me demande de commenter...Dur, dur ! Je n'en suis qu'à la page 27. Il me faut du temps, de plus en plus de temps. Il y a une chose que je peux dire tout de suite c'est que votre style m'épate toujours. Je le qualifierai de "flamboyant" Est-ce le bon terme ? Bien sur, je reviendrai sur le fond quand j'aurai fini de me régaler, car cela m'accroche. Après avoir lu tous les échanges sur la ponctuation, particulièrement amusants, je reconnais que la place des virgules et autres signes, ce n'est pas si évident.Bien amicalement. Xavier

Publié le 15 Février 2021

@Bruno Guennec Ha, ha, la première partie de votre com' m'évoque celui d'une lectrice qui avait conclu, à la lecture de mon premier roman en trois tomes : « Ça sent le vécu, madame l’écrivaine ! » Alors, non, je me vois contraindre de démentir : je n’ai pas vécu tout ce que vivent mes personnages féminins. Heureusement pour moi, d’ailleurs ; le cas échéant, je n’y aurais probablement pas survécu ;-).
Pour ce qui est du côté fantasmé, votre analyse est fine, car j’ai toujours recours à mon imagination lorsque le quotidien (je parle de globalité, pas de vie perso) me plombe trop. J’ai la chance de pouvoir m’isoler instantanément dans cette bulle – la force de plus d’un demi-siècle d’expérience ;-). Et arriver à embarquer les plus cartésiens comme les plus sceptiques ou les plus pessimistes dans mes histoires hallucinées, les couper du monde, leur donner envie de croire à « cet amour qui triomphe du temps », ne serait-ce que le temps d’une lecture, est une belle récompense d’auteur. A plus forte raison lorsqu’il s’agit d’amour, cette magnifique peau de banane scripturale ;-)… Alors c’est vrai que cela peut paraître naïf et enfantin puisque cela nous ramène à ces périodes de l’enfance dont on se souvient, ou pas ; que l’on assume, ou pas... mais que nous avons tous connues ;-).
Merci, Bruno. Mille mercis pour vos commentaires aussi francs que sensibles. Ça aussi, c’est un sacré privilège pour l’auteur pétri de doutes que je suis.
Bonne fin de journée et à très vite, vu que vous avez depuis peu accédé au statut de « sanglier sur le feu » :-))). Amicalement, Michèle

Publié le 15 Février 2021

@ Iamish
Livre lu en deux jours : quel suspense ! quel rythme ! quelle écriture serrée ! On sent que lIamish a mis en application dans ce livre les conseils donnés par Clémence, qui cite Gibran, au sujet de l'amour, ou par Ange à Matéa, à propos de l'art de peindre :-)
En tout cas, c'est assez halluciné, pas réaliste malgré le côté polar, mais je dirai fantasmé et... très érotique : l'amour côté physique (qui a dit qu'Ange n'avait pas de sexe ?).
Une intrigue qui fonctionne donc très bien, très punchy, très efficace ; lecture haletante.
Les personnages sont attachants, bien reconnaissables, ce sont des types mais ils ont une histoire, une sensibilité. Le cadre mafieux n'est pas nouveau mais crédible, l'intrigue policière étant de toute façon subordonnée aux histoires d'amour (qui sont donc essentiellement des histoires d'attirance). La structure avec changements de points de vue, retours en arrière et chapitres courts est adaptée à l'histoire, onirique et légère malgré les mafieux. Mais le mal ne parvient pas à entamer les forces du bien et de l'amour. Il y a donc, en fin de compte, un côté un peu épique dans cet affrontement du bien et du mal, et un peu naïf aussi, presque enfantin. On veut y croire à cet amour qui triomphe du temps (Gino, Sophia), du mal ou du doute. Et même si, comme moi, on reste un incorrigible pessimiste, on se laisse séduire le temps d'un récit vraiment envoûtant.

Publié le 15 Février 2021

@Kroussar Voilà un commentaire et des étoiles qui me font particulièrement chaud au coeur. Chacun de nous sait pourquoi ;-). Merci, mille mercis et bon dimanche. Amicalement, Michèle

Publié le 14 Février 2021
5
Dans la continuité des romans précédents, une plume aérienne entièrement dévouée aux personnages. J'ai noté également : des phrases plus directes, plus percutantes ; des mots plus ciselés... D'autres membres confirment également l'épanouissement du style, la précision des descriptions... Bref, un très bon roman, un suspense qui grandit au fil des pages, le tout pour une histoire bien ficelée.
Publié le 14 Février 2021

@suzie fang Eh bien, voilà qui me surprend ; qui me ravit aussi, forcément ;-). Car si je peux paraître sûre de moi avec ma grande gueule franche, j'ai la lucidité rivée au corps et je doute toujours au point de pratiquer une remise en question permanente... Et s'il est un domaine où j'excelle, c'est bien celui de douter de mes écrits. Vous m'avez aidée à mettre le pied à l'étrier, lors de mes premiers balbutiements, et je vous en suis reconnaissante. Vous me soufflez toujours vos pertinents conseils à l'oreille, depuis ;-). Jamais je ne saurais jouer avec les mots comme vous le faites, et je sais également que ma plume est minuscule, comparée à celle des quelques pointures de ce site, mais elle en veut ; c'est peut-être ce qui interpelle et la rend sympathique ;-). Merci Suzie, mille mercis et bon week-end. Amicalement, Michèle

Publié le 13 Février 2021
5
@lamish Je vous ai lue et... et il est dit vous ne cesserez de m'étonner. De livre en livre, votre écriture se bonifie (à croire que la pléthore de commentaires, toujours d'une haute pertinence, que vous essaimez sur le site sont un excellent exercice). Ce que j'admire particulièrement dans votre présent livre ? D'abord sa construction qui, sous une plume moins sûre que la vôtre, pécherait par son artificialité. Ensuite, l'aiguë précision de votre vocabulaire, vocabulaire que vous employez toujours à bon escient pour donner de l'épaisseur autant physique que psychologique à vos personnages et, d'une manière plus générale, pour imprimer à votre fiction toutes les apparences d'une solide réalité. C'est très fort et ça mérite d'être souligné. Mais qu'est-ce qui ne mériterait pas d'être souligné dans ce très beau roman ? Vous n'avez pas encore atteint la perfection (l'atteint-on jamais ?) mais vous êtes assurément sur le chemin qui y mène. Bravo.
Publié le 13 Février 2021

@Catarina Viti Votre commentaire m'a autant impressionnée que fait rire...
Impressionnée par sa justesse, et fait rire, car je sais à quel point cela a dû être difficile. Pas de me commenter, mais de me lire jusqu'au bout en connaissant certaines grandes lignes que vous évitez autant que possible, en temps normal ;-). Cet effort consenti mérite une première salve d'applaudissements chaleureux. Fin de la séquence émotion...
Ensuite, quand je lis : "Ce que je veux dire, c'est que votre écriture fonctionne un peu comme l'appareil photographique. La boisson que boit Matéa prend autant d'importance dans la scène que son humeur, la couleur de son déshabillé est au même plan que sa conversation. Voilà ce qui me trouble et m'intéresse dans votre façon d'écrire." Eh bien je suis pantoise, car cette simple phrase résume tout. Un roman est une ambiance. Comme dans la vie, on y est sensible ou pas. On y brille, on s'y fond avec aisance, on reste sur la pas de porte, ou pire encore, on force sur ses réticences, et là, on se fait une petite tranche d'enfer... Voilà qui me permet de caser la séquence confidence : pour bibi, qu'il s'agisse de vivre une journée ordinaire, de lire ou d'écrire, l'ambiance supplante tout le reste. Un cheveu dans le potage, et c'est mort... Alors j'ai appris à ne négliger aucun détail... Un verre, un déshabillé, un air de musique sont autant de filets qui l'empêchent de tomber, ce putain d'intrus, dans mon potage :-).
Les blessures en creux, de l'aube comme du crépuscule, je peux en parler facilement pour les avoir digérées depuis longtemps. Et si j'en parle encore souvent, c'est un peu pour aider ceusses qui trimballent celles de l'aube, alors que le crépuscule se pointe : "Ayez confiance, elles se soignent." C'est mon message... Ça, c'était la séquence "mère Teresa" ;-).
Enfin, non ! Me voilà contrainte à la séquence protestation : c'est même pas vrai que j'ai dit de vous mettre vos brocolis où vous savez ; j'me serais jamais permis, m'dame :-). Pareil pour votre sensibilité plutôt limitée à la forme ; "c'est même pas vrai !" me crie mon petit doigt ;-).
Bon, trêve de plaisanterie… Je suis très flattée, contente pour les étoiles aussi, et pour tout cela, nouvelle salve d’applaudissements et milles mercis.
Bonne soirée. Amicalement, Michèle

Publié le 12 Février 2021
5
Alors voici 5 étoiles généreusement offertes par la maison. Je vous suggère d'en utiliser deux comme pendants d'oreilles et les trois autres en ras-de-cou (beaucoup plus seyant que le collier en nouilles).
Publié le 12 Février 2021

Bravant l'urticaire géant et ses pénibles manifestations cutanées, j'ai attaqué votre roman par le versant nord, lequel, vous n'êtes pas sans le savoir, permet un accès direct au sommet, et un retour chez soi juste à temps pour l'apéro.
Ben voilà, c'est fait. Vous doutiez. Si, si. Ùn sò micca natu da l'ultima pioggia, aghju capitu.
Alors, que dire ? (Parce que c'est bien ça le truc, hein?) Déjà, per cumincià (je précise pour ceux qui débarqueraient : l'histoire se déroule principalement en Corse, et avec des Corses. Aussi, j'me suis dit que placer quelques mots dans la langue pourrait, chère autrice, vous attirer des sympathies).
Alors que dire ? Per cumincià, je n'ai pas cette agilité qui vous permet d'entrer dans les univers des auteurs et de boulotter leur tortore comme qui rigole. Quand je vais me balader chez les autres, j'ai tôt fait me cogner dans les meubles, me prendre les pieds dans le tapis. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé en débarquant chez vous. Je me suis mangé le porte-parapluie de l'entrée, j'ai renversé le porte-manteau et ne cherchez pas, c'est moi qui ai fêlé votre vase de Soissons.
Mais cela, vous le savez puisque je vous ai dit d'entrée :
"Super thriller, mais je l'aurais raconté autrement".
À quoi vous m'avez répondu
"Et vos brocolis, vous savez où les mettre ?"
Évidemment que je sais, j'ai mes lettres : dans le minestrone.
*
Du coup, voilà ce que j'en dis de votre fiction moderne : plus que l'histoire elle-même, j'ai apprécié l'énergie qui la sous-tend. J'ai apprécié, et ce n'est pas la première fois, cette fougue que vous avez à partir tambour battant à travers votre imaginaire. Vous n'écrivez pas, vous courrez. Vous avez, au fil du temps, acquis une certaine voix, et j'ai toujours l'impression que c'est elle qui clame vos récits, alors que vous-même me semblez en suspens quelque part entre le monde et vos rêveries. Certains écrivent pour la langue, vous écrivez pour vos personnages. De livre en livre, vos personnages féminins sont sœurs. Elles ont en commun une blessure. La même profonde blessure qui n'est jamais dite autrement qu'en creux. Il y a les blessures du crépuscule, celle de Matéa et ses sœurs sont des blessures de l'aube (là, ça devient plus compliqué, je vous expliquerai en privé). Une autre particularité de votre écriture, c'est son hyperréalisme. Je lui trouve des airs d'écriture photographique. Vous qui avez une formation Beaux-Arts, vous avez appris que notre cerveau interprète toujours, traduit, ramène tout au raisonnement et du coup transforme le réel. Ce que ne fait pas un appareil photo, bien entendu. Et parfois, pour que le cerveau de l'étudiant en dessin admette que le pied du modèle "est" trois fois plus gros que sa tête en perspective, le prof est obligé de photographier le modèle. Ce que je veux dire, c'est que votre écriture fonctionne un peu comme l'appareil photographique. La boisson que boit Matéa prend autant d'importance dans la scène que son humeur, la couleur de son déshabillé est au même plan que sa conversation. Voilà ce qui me trouble et m'intéresse dans votre façon d'écrire. L'histoire, je laisse d'autres lecteurs en parler. Vous savez que je suis moins sensible au fond qu'à la forme.

La livraison d'étoiles se fera par colis séparé.

Publié le 12 Février 2021

@Cristina Leg Coucou Cristina. Comme Michel (@Michel Canal), tu as pris sur ton temps pour suivre cette histoire en cours de construction. Conditions déjà testées lors de l'écriture de PMBP. A la fois guides, moteurs et critiques, vous êtes une aide plus que précieuse. D'autres auteurs m'ont aussi fait des retours en cours de route, et la singularité de vos regards a contribué à rendre ce roman accessible à un plus grand nombre, il me semble. A rassurer l'incurable insatisfaite pétrie de doutes que je suis ;-). Alors merci pour tout cela. Pour ta fidélité et ta précieuse amitié aussi. Merci pour ton com' enthousiaste (qui a réactivé ton monBookTime... Yessss ;-) !), mille mercis et bonne fin de journée. Je t'embrasse fort. Michèle

Publié le 12 Février 2021
5
Coucou Michèle, tu sais que j'ai toujours aimé te lire, mais là... comme dit Michel... Tu t'es surpassée !!! Quelle imagination ! C'est du grand art, un bijou cette histoire. Je me suis laissée emporter très facilement et presque déçue d'être arrivée à la fin aussi vite ! Je peux comprendre que des lecteurs aimeraient une continuité, on n'a pas envi que tu t'arrêtes là. Alors, pourquoi pas une nouvelle histoire aussi passionnante et palpitante !! Merci pour ce magnifique partage. Je t'embrasse. Cristina
Publié le 12 Février 2021

@B. Tirchi Quelle belle surprise, Boudjema ! Ah oui, vraiment, quelle belle surprise ! D'autant plus que m'ayant lue d'une traite, je n'ai pas été avertie par votre mise en BV. Comme souvent, nous sommes en phase ; particulièrement lorsque vous évoquez Le principe de la synchronicité... Ces manifestations de l'inconscient qui nous échappent autant qu'elles nous fascinent. Qui par leur multiplication à l'échelle de la vie la plus ordinaire finissent par interpeller les plus cartésiens d'entre nous.... Une continuité ? peut-être.... Ces personnages fictifs qui m'ont embarquée bien malgré moi la mériteraient, mais la laisser à l'imagination du lecteur selon ses affinités me paraît une option sympa aussi.
Merci infiniment pour votre fidélité, pour cette rare capacité à vous immerger à la vitesse de l'éclair pour extraire l'essentiel... Un véritable privilège pour moi ;-).
Belle soirée, Boudjema. Amitiés,
Michèle

Publié le 11 Février 2021
5
J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cet ouvrage. Une histoire captivante, lue presque d’une traite. Beaucoup de sensualité et un peu de brutalité. J’ai même cru déceler un clin d’œil au principe de C.G. Jung de la synchronicité. Quant au dénouement, il semble laisser la porte ouverte à une continuité.
Publié le 11 Février 2021

@ALAIN BOULOT Bonjour Alain,
Voilà, c'est fait... Je vous souhaite une bonne lecture et vous dis à bientôt, et sur ma page si mon petit dernier vous a plu (ou pas), et sur la vôtre, car je suis plus disponible, à présent que je l'ai achevé.
Bonne journée. Amicalement,
Michèle

Publié le 11 Février 2021

@lamish J'ai juste commencé la lecture et déjà je néglige la fin de mon dernier manuscrit, je pense que je vais prendre du plaisir à découvrir ce roman. Je noterai quand j'aurai terminé bien entendu. Merci de me déconcentré un peu et a bientôt !
Pouvez vous me faire parvenir le fichier PDF ? boulot.alain@sfr.fr
Merci

Publié le 11 Février 2021

@Michel CANAL Merci infiniment, Michel, pour ce commentaire aussi rapide que rassurant... Tu as suivi les aventures d'Ange, au fur et à mesure, et mon grand plaisir a été d'avoir le sentiment de t'alpaguer, de te changer les idées. Je me suis fait très plaisir aussi en laissant libre cours à mon imaginaire. Cela a totalement comblé un besoin de changer d'air, de m'évader, sans pour autant ignorer un ou deux sujets qui me tiennent à coeur. J'espère qu'Ange satisfera mes lecteurs éventuels en leur offrant une petite bulle dépaysante, le temps de ces quelques pages. Merci pour ta fidélité. Merci pour ton suivi et tes corrections. Merci, merci, mille mercis. Bises et bonne soirée. Michèle

Publié le 09 Février 2021
5
@lamish, Michèle cette fois tu t’es surpassée en nous entraînant sur un terrain inhabituel : des prénoms qui fleurent bon la Corse, et tout ce qui va avec... dont bien sûr "la Famille et ses codes". Mais je laisse à tes lecteurs "pinsutes" le soin de découvrir le terrain miné qui les attend. Quel plaisir de pouvoir le lire en continu. Autre bonne idée, le découpage en courts chapitres annonçant un prénom qui donne le rythme et le désir de vite connaître la suite. Inutile de préciser que j’ai beaucoup aimé cette histoire. Je ne serais pas surpris que Ange te propulse très rapidement vers le succès. Amicalement. MC
Publié le 09 Février 2021