Confession de Rachid Blanchet

249 pages de Blanchet Rachid
Confession de Rachid Blanchet Blanchet Rachid
Synopsis

C'est l'histoire d'un comédien marié et père de deux enfants, dont un petit garçon trisomique, qui, à cinquante ans, fait le bilan de sa vie amoureuse. L'occasion lui en est fournie par un message envoyé par une femme croisée trente ans plus tôt, alors qu'il était étudiant. Il décide de se dévoiler pour elle, dans un récit qu'il envisage de lui adresser, afin qu'elle sache qui il est, au cas où ils auraient une histoire ensemble. Mais la véritable destinatrice du récit est en réalité la femme du héros, Agnès, qui finit par lire le manuscrit, alors que sa destinatrice première ne le recevra probablement jamais.

Publié le 10 Avril 2021

Les statistiques du livre

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11 commentaires , 4 notes
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L'avis du comité de lecture des éditions Auzas (la faute d'orthographe est de leur fait) :
Bonjour monsieur

Le comité de lecture des éditions d'Auzas a pris connaissance de votre écrit.

Ce roman psychologique est très bien écrit, le style est travaillé. Mais tout cela reste hautement intellectuel.

Il est à craindre que le lecteur ne se lasse.

Aussi les éditions d'Auzas ne le publierons pas.

Cordialement

Le comité de lecture

Publié le 14 Mai 2021

@Stéphanie Lesieur
Merci, Stéphanie, d'être allée au bout de ma *Confession*. Cela prouve que vous êtes plus courageuse que moi devant la nudité d'une âme, quelle qu'elle soit ! Votre commentaire me fait très plaisir, évidemment, et vous avez tout à fait raison, je pense, de souligner la mélancolie. Et, c'est vrai, j'ai voulu finir sur un espoir : s'il n'est pas possible de recommencer sa vie, peut-être peut-on tenter à nouveau l'aventure de l'amour, sans laquelle nulle joie ne peut advenir ? En tout cas, il n'est pas impossible que je tente l'aventure de finir votre livre. A moins qu'entre temps vous en mettiez un autre en ligne ? Dans ce cas, je vous promets que je le lirai du premier au dernier mot. Amitiés. Rachid / Serge / Bruno

Publié le 08 Mai 2021
5
Voilà, j'ai lu votre livre, et je suis allée jusqu'au bout, même si nous rentrons de manière approfondie et indiscrète au plus profond des pensées d'un homme Rachid (personnage fictif ? réel ? on sait que la littérature aime à jouer de ce trouble). Je dis cela suite au commentaire que vous aviez laissé sur mon livre, votre difficulté à rentrer aussi loin dans l'âme d'une femme, et peut-être cela pourrait être un des prochains défis de Rachid, dans sa nouvelle vie : lire l'intimité d'une femme, comme nous lisons dans votre livre (nous, lectrices femmes), l'intimité d'un homme. Mais nous, les femmes, sommes habituées à cela depuis longtemps : lire des livres où les hommes se confient ;). Trêve de remarques sur le genre, j'ai vraiment apprécié votre roman. La sincérité touchante de votre personnage dans ce choix de mettre son âme à nue, de se regarder sans aucune concession, dans ce désir de renaître à sa vie, et de réparer se erreurs. Un personnage masculin enfermé dans ce que la société attend de lui, et qui s'éloigne de son être véritable, et passe de ce fait à côté de l'amour. Qui est une vraie rencontre entre deux êtres, d'âme et de désir. Il y a une grande mélancolie dans ces Confessions, et on en ressort un peu triste, avec l'espoir que la chute, qui fait basculer le récit dans une autre dimension, permette à votre personnage de trouver la joie. Merci encore pour cette très belle lecture !
Publié le 08 Mai 2021

@Blanchet Rachid Ne sois pas déçu ; comme je te l'ai écrit en MP, la seule fois où j'ai fait la démarche, poussée par des amis auteurs, nous avons reçu les mêmes réponses-type et en avons bien ri, au final... C'est ainsi, et cela ne vaut pas jugement. Sois sûr de ton talent. C'est quand-même le première fois que je relis un roman trois fois ici. Bon, je veux bien admettre que la curiosité me motivait, mais quand même ;-). Bises et bonne soirée, Tamishnour

Publié le 06 Mai 2021

Je partage avec vous ma première déception devant mon premier refus d'éditeur (Editions de la Table Ronde) pour ce livre :
"Cher Monsieur,
Nous vous remercions de nous avoir adressé votre manuscrit. Malheureusement, après l'avoir examiné et malgré ses qualités, nous avons décidé de ne pas le retenir.
Merci toutefois de votre confiance et nous vous souhaitons pleine réussite dans vos démarches.
Bien cordialement,
Le service manuscrits"
J'ai envoyé mon manuscrit à 5 éditeurs le 10 avril, il me reste donc encore 4 réponses à attendre.

Publié le 06 Mai 2021

@Blanchet Rachid, Je vous encourage à utiliser mon commentaire à condition de m’inviter à la réception lorsque vous aurez le Goncourt ;-) Vous savez ce qu’il vous reste à faire. Merci Bisous Merci

Publié le 23 Avril 2021

@Parthemise33
En vous lisant, je me dis que vous êtes la déesse de la Fantaisie et de la Subtilité. // Votre commentaire est très élogieux et je vous cite : "peu importe de démêler le vrai du faux" quand cela fait tellement plaisir :-) // J'ai eu l'outrecuidance d'envoyer ce livre à cinq éditeurs (je ne me prends pas pour un vrai artiste, mais des amis m'avaient fait promettre de le faire). Quand je serai publié (ah ! ah ! ah !), je vous écrirai pour vous demander l'autorisation de mettre votre commentaire en 4e de couverture. Avec un tel avocat, si je ne gagne pas le prix Goncourt c'est que les grands artistes demeurent décidément, même en ce siècle de grande lucidité, d'éternels incompris. // Merci, en tout cas, de vous être intéressée à ce continent (parfois incontinent) que, comme dirait Julio, nous sommes, nous les hommes (ah ! non ! lui, il dit "vous les femmes"). // Merci Bisous Merci.

Publié le 21 Avril 2021
5
@Blanchet Rachid Vraies fausses confessions, ou fausses vraies ? Vous seul possédez la clef de cette énigme. Votre récit ressemble à un paysage que l’on regarde par la fenêtre à travers un voilage fin qui bouge avec le vent et qui ne laisse entrevoir qu’une partie de la réalité. « C'est lorsqu'il parle en son nom que l'homme est le moins lui-même, donnez lui un masque et il vous dira la vérité . » Ce n’est pas de moi, hélas, mais d’Oscar Wilde. J’ai saisi le fil d’Ariane et il m’a guidé dans les méandres des souvenirs de vos vies. Peu importe de démêler le vrai du faux quand l’histoire est belle et racontée avec talent. Et puis, les réactions les sentiments, les désirs décrits par un homme, sont toujours pour moi la découverte d’un continent inconnu et pourtant si proche. J’ai aimé l’histoire, le style tout en souplesse et la fin. Merci Bisous Merci.
Publié le 20 Avril 2021

@Saint-Bleyras
Vif merci en retour, Georges / Saint-Bleyras, j'ai bien ri, touché par vos traits (d'esprit).
J'ajoute à votre perspicace analyse cet élément : "guen" en breton, c'est "blanc". "-ec" est un diminutif. Donc "petit blanc" donc "blanchet" !
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Je suis content que mon livre n'ait pas provoqué chez vous un urticaire géant, même si je m'y mets un poil trop à poil (à gratter). A ce sujet, aviez-vous remarqué que "poil" était l'anagramme de "poli" ? Avouez que ça laisse rêveur.
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L'usage des masques vous ayant rendu prudent, vous êtes donc allé vérifier sur mon blog que Bruno Guennec existait vraiment et était bien professeur de français ? Je vous le confirme, cher inspecteur :-) Mais Rachid, qui n'est donc pas Bruno, est comédien : grande différence, vous en conviendrez :-)
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Contre-transfert, oui, ça existe aussi dans mon métier et c'est très utile : ce que l'autre veut me faire ressentir, comment je le prends ? Comme une agression, une déclaration ? Ou comme une indication de ce que cet autre vit ? C'est intéressant d'analyser l'agacement que vous avez ressenti comme un contre-transfert (si je vous ai bien compris). Dans *Thérapie du silence* (signé de Serge Tabard) le personnage du romancier se demande à qui il veut déplaire en écrivant des livres. Il y a de cela, vous avez raison, je veux déplaire (et, évidemment, séduire aussi !)
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Merci pour le relevé des fautes d'orthographe. Changements effectués. C'est libérateur d'être corrigé à son tour :-)
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La sincérité, oui, évidemment, c'est au lecteur d'en juger. En tout cas, je suis content que mon livre ne vous ai pas trop déplu. A très bientôt. Amitiés. Rachid

Publié le 16 Avril 2021
5
Cinq étoiles pour Rachid Blanchet ! C'est tellement évident que j'ai failli oublier...
Publié le 16 Avril 2021

@Blanchet Rachid
=
Par moments, en lisant ce livre dénommé "Confession de Rachid Blanchet", je me suis dit : pour un peu, il y avait un serial killer dans cet homme-là. D'autres rencontres et... qui sait ?
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C'est dire si votre livre, Rachid, est réussi. Mais qui est "cet homme-là" ? Le personnage principal, le narrateur ou l'auteur ? Nous le savons, Blanchet Rachid est un pseudo. Et il existe aussi un Rachid Blanchet pseudo (et personnage ici). Et un Serge Tabard, fréquemment adonné à la lecture (car Tabard lit. D'accord, je sors un instant...)
=
Il y a aussi Bruno Guennec, professeur de français nous dit-il. Bruno/Blanchet, vous me suivez. Le mot blanchiment figure dans le texte de Rachid Blanchet. Passons.
C'est Guennec l'auteur, puisque les autres sont des pseudos.
=
Mais Guennec a plus d'une corde à son arc (et qui dit arc dit flèches, et qui dit flèches dit cibles : or c'est Eros à la manœuvre. Elles tombent comme des mouches les femmes, et ce ne sont pas toutes des flèches, loin de là. Mais c'est souvent lui, Rachid, la cible. Elles sont attirées, sé-duites, par lui. Elles le visent. Comme la toute première, dans la cour d'un établissement scolaire. Et Guennec est enseignant, il sait de quoi il parle).
=
Plus d'une corde à son arc, le Bruno. Car il est aussi dans les pseudos Rachid Blanchet, Blanchet Rachid, Serge Tabard (souvent alité, car Tabard lit. Je ne sors plus, ça me fatigue).
=
Attention : il est dans les pseudos, Guennec. Il est dedans. En revanche, il n'est pas les pseudos, même s'il s'y "dispatche" un peu... Mais Rachid aussi porte un pseudo, car Blanchet n'est pas son nom véritable. Son nom véritable nous est inconnu. Celui de son vrai père. Un séducteur. Comme Rachid, mais semble-t-il de manière plus résolue et délibérée que lui. Plus flèche que cible, à ce qu'on devine (à tort ou à raison), le père. Rachid Blanchet. Quelqu'un en haut lieu de cette Confession joue la comédie, avec masques. Rachid Blanchet : prénom Don, nom de famille Juan. Avec ça, il est souvent marron le Blanchet...
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Assez joué avec cette très belle, et agaçante, Confession de Rachid Blanchet. Très belle, très sensible, un coeur qui s'ouvre, une vie - compliquée - qui se retourne sur elle-même, qui s'analyse frontalement avec les intelligences (celle du coeur, celle de l'esprit, celle du corps, même), retournement porté par une écriture en affinité avec la vie telle qu'elle vit, très sensible, plus souvent vortex que lac étale, même quand elle nous entretient de la mare aux canards.
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Agaçante aussi. Rachid Blanchet gratte et se gratte là où ça fait mal. Il se dit sujet aux idées fixes, et c'est son problème à ce brave homme. Mais quand son idée fixe c'est de gratter et de gratter là où ça fait mal, ça devient notre problème.
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Parce que ça nous agace. Il nous partage sous forme de Confession ses démangeaisons et, disons-le, ses humeurs aussi. Toutes ses intériorités, le bougre ! Il en vient à nous réveiller les nôtres ! Et ça agace, ça nous agace. Plusieurs d'entre nous arborent des rougeurs très récentes : ils se sont grattés ! Salopard !
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Sans ces activations agaçantes, comme une mouche agace, je gage pourtant que Confession de Rachid Blanchet (j'allais taper, et ce n'est pas la première fois dans cette page, Brunet) ne serait pas ce qu'il est : une très généreuse et très électrisante incitation à vivre le coeur et les yeux ouverts. Et à devenir attentif non seulement à soi mais encore aux autres, à l'autre. A, comme il dit, tenir compte de l'autre. Ce n'est pas plus évident qu'apprendre à tenir compte de soi, en effet.
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On l'aime ce Rachid, on a envie de le lui dire. Il me paraît disposé à l'entendre, mais je peux me tromper. Il est absous.
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Je ne peux terminer sans évoquer les multiples trouvailles d'expression et de pensée, l'humour aussi, et cette faculté à s'ouvrir. Avec une forte volonté de sincérité.
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Sur la sincérité, devinez qui a écrit :
"Le meilleur juge de la sincérité, s’il en fallait un, ne serait évidemment pas soi-même. La sincérité ne peut être un critère de l’autobiographie parce qu’elle est invérifiable."
(Blog 1984).
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Sur la cure psychanalytique (et non sur le blabla-coaching psy), rien de décisif ne se passe sans les dynamiques transfert/contretransfert, à ce que j'en sais.
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Amicalement. Et un vif merci !
Georges / Saint-Bleyras
=
PS : puisqu'il y a un professeur de français dans le confessionnal, je vais parfois me borner à indiquer la page où des coquilles se sont incrustées, il trouvera le détail par lui-même :
195 - 200 - 212 (émergées) - 224 (facilement aller) - 242 - 244 (intéressé aux autres) - 29 (c'est de lui qu'il s'agit) - 38 (un pis aller) - 52 (je préfèrerais, mais c'est un choix, sous-homme avec un tiret) - 97 (béton) - 123 (qu'elle collait) - 128 : quelque temps (professeur !) - 156 (droit de me marier). Et il en reste sûrement, c'est inévitable, non ? Page 4, d'ailleurs : ne doit-ce pas plutôt être "si elle savait qui je suis" [et non qui j'étais ?]
Désolé c'est pas dans l'ordre, mais c'était sur des bouts de papier éparpillés...

Publié le 16 Avril 2021

@Saint-Bleyras
Cher Georges, je vous remercie de ne plus savoir où donner de la tête. Cela prouve que vous l'avez bien sur vos épaules. Cela prouve aussi votre grande générosité de lecteur curieux des autres. Amitiés. Rachid

Publié le 13 Avril 2021

@Blanchet Rachid @BrunoGuennec
=
Merci pour vos messages, les gars ! Je vous réponds à la hâte, car je suis à l"heure actuelle encore pris dans les charmes et les lianes d'Angkor. Lors des pauses, je parcours vos écrits ainsi que ceux de votre pote Serge Tabard. De retour chez moi, je lirai le vierge, relirai le parcouru, et vous dirai mon ressenti ensuite. Pour l'heure, et en revanche sans attendre, je vous passe déjà mon amical bonjour et mes pensées les plus confraternelles en l'écriture.
Votre Georges/Saint-Bleyras

Publié le 13 Avril 2021

Ma tendre Nour, je te réponds avec du Eluard, car seul le poète est capable d'exprimer l'indicible. Et je ne te dis même pas "au revoir" car je ne te quitte plus. Ton, Rachid.
=
Je n'ai envie que de t'aimer
Un orage emplit la vallée
Un poisson la rivière

Je t'ai faite à la taille de ma solitude

Le monde entier pour se cacher

Des jours des nuits pour se comprendre

Pour ne plus rien voir dans tes yeux
Que ce que je pense de toi
Et d'un monde à ton image

Et des jours et des nuits réglés par tes paupières.

Publié le 11 Avril 2021
5
Mon Rachid, j’espère que tu me pardonneras d’afficher ici une de ces privautés que nous nous permettons depuis quelques semaines que Nour et rachid correspondent ;-)… Elle aura peut-être le mérite d’acclimater nos futurs lecteurs… /// « Il y a en effet un grand mystère - de l'ordre de l'intime - dans la rencontre qui a lieu entre un lecteur et un auteur, et cette rencontre s'effectue dès les toutes premières lignes, dans les toutes premières pages. S'il se produit comme un coup de foudre, c'est assez merveilleux, on tourne les pages sans effort, on se laisse porter jusqu'à la fin du livre et l'on retarde le moment où l'on devra dire "c'est fini". » as-tu commenté dans une récente tribune, et ce commentaire résume à lui seul ce qui tu as écrit récemment dans nos échanges : « Les livres servent donc à ça aussi ? Pas seulement à se faire mousser, à se croire le plus fort, le plus beau, le plus intelligent de la Terre ?.../… Maintenant je sais pourquoi j'ai écrit Confession. Et je te remercie d'avoir écrit Autopsie et tous tes autres livres, car ils m'ont fait signe dans l'océan de ces livres mis en ligne... » /// Voilà que je t’ai fait écrire la moitié de ce qui devrait être mon commentaire, mais je suis incapable d’exprimer aussi bien que toi la magie de ce type de rencontre littéraire… /// Récemment, tu m’as fait lire une critique de « Confession de Rachid Blanchet » qui m’a mise en pétard alors que toi, pour les raisons que l’on sait, tu l’as acceptée sans frémir. Cette critique, je ne l’ai pas trouvée dure mais tellement irrespectueuse de ta sincérité (limite castratrice ;-)) qu’elle m’a incitée à te relire une deuxième fois (qui a eu l’effet inverse de celui escompté puisque j’étais encore plus en pétard après :-) !) /// La première fois que je t’ai lu, les incroyables coïncidences de nos vies, ta confiance totale en tes lecteurs et ta mise à nu m’ont interpellée plus que tout le reste. La deuxième fois, j’étais en totale empathie au point de vivre tes souffrances et tes combats. Résumer mes impressions dans une petit saynète me paraît la meilleure façon de préparer tes futurs lecteurs afin que si critique acerbe il y a (de celles qui sont inévitables, nous le savons toi et moi), elle ne touche pas au petit garçon devenu homme si incomplet qu’il a dû se battre dix-huit ans pour recoller un morceau de lui découvert à vingt-huit ans. /// « Nour et Rachid, rencontre » - Elle a eu envie de sortir, ce soir. Elle marche tranquillement, sans destination, absorbée par ses pensées, lorsque des notes familières, celles de « The move for love »de Shigeru Umebayashi, la sortent de sa rêverie. Elle ne voit ni les affiches ni le nom du bar de nuit dont elle pousse la porte. Elle fait quelques pas, prend appui contre un pilier et observe l’étrange personnage qui se trouve là, à quelques pas, sur une scène minuscule et sous un unique projecteur blanc. C’est un homme vêtu de sombre, silencieux. De ses yeux noirs, au regard grave contrastant avec un nez de clown rond et rouge, semble sortir la mélodie. Puis soudain, avant même qu’elle ne remarque le mouvement de sa main droite, il arrache ce qui est une tenue de scène à scratches et se retrouve nu. Complètement nu. Offert à tous les regards sans l’ombre d’une hésitation. C’est la première fois que Nour voit cela. Elle est fascinée, aimantée. Elle suspend son souffle. Son cœur cogne. Puis en une fraction de seconde, l’homme devient petit garçon. Il ne semble pas surpris, contrairement à Nour. L’enfant baisse les yeux, et aussitôt, le nez de clown disparaît. Puis il lève la tête, cherche un regard et croise celui de Nour. Ce qu’elle y lit lui fait tellement mal qu’elle ne réfléchit pas. Elle court, arrache une nappe au passage en faisant voler les verres, se précipite sur scène, s’agenouille face au jeune garçon qu’elle couvre avant de le serrer fort contre sa poitrine en fermant les yeux… « N’aie plus peur, lui souffle-t-elle, je suis là. » Lorsqu’elle les ouvre, Rachid, l’homme au nez de clown est là, lui sourit, sourit à la vie. /// Bon dimanche, Rachid. Je t’embrasse, Michèle
Publié le 11 Avril 2021