Un père passe et manque...

22 pages de Boris Phillips
Un père passe et manque... Boris Phillips
Synopsis

Un nonagénaire se souvient de l'oraison funèbre prononcée pour son père 50 ans plus tôt.
Une version courte de ce texte est parue dans le cadre de l’appel à l’écriture « Le jour où je ne me suis pas reconnu »... j'avais envie de développer au-delà des 2000 caractères alors imposés.
Bonne lecture.
Boris Phillips.

Publié le 03 Septembre 2021

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5 commentaires , 3 notes
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Merci de vos étoiles comme de vos commentaires. @Jacques Leroy.
Personnellement, j'ai tendance à le trouver plutôt sympathique le "vieux" jean Flahaut - y compris dans son côté "libidineux - tant la désespérance propre à son personnage dégage une dimension tragique... Vous me flattez en le comparant au regretté Jean-Pierre Bacri.
Dans la rédaction, utiliser un humour corrosif, m'a paru la seule alternative possible : démolir les valeurs familiales lors d'une cérémonie normalement destinée au recueillement et à l'éloge le nécessitait.
Ah, il y a certes les "notices". On peut n'y voir qu'une manie de prof d'histoire à la retraite. Mais, n'y a-t-il pas aussi une volonté documentaire d'éclairer le lecteur - Là, c'est l'ancien "chercheur en science historique" qui prend le dessus : qui n'aurait pas besoin de renseignements sur les arcanes du "code Soleil" ; l’existence de la PMS ou celle de la Ligne Morice ?
Cordialement et avec humour.
Philippe.

Publié le 29 Septembre 2021
4
Joli titre pour cette amusante nouvelle. Récit bien écrit, peut-être un peu trop (références, beaucoup de références !), mais d’une lecture fort agréable. Ce vieux type libidineux, grincheux et légèrement amer est attachant et nous rappelle en plus âgé ce merveilleux Bacri. L’humour caustique est permanent. La référence au poème de Boris Vian est bien choisie, ce thème lui était cher puisqu’il a aussi écrit « quand j’aurai du vent dans mon crâne ». Dans ce règlement de compte posthume avec le père, au cours d’une cérémonie en général peu propice à ce genre d’exercice, la maman n’est cependant pas épargnée. En fait, l’ensemble du comportement familial est visé. L’amour pour le sabre et le goupillon était fortement ancré dans certaines familles il y a encore quelques années, assorti d’une triste soumission de la gent féminine.
Publié le 23 Septembre 2021

Je te remercie, Michèle - @lamish - de tes étoiles comme de ton commentaire.
Distanciation par rapport au quotidien, afféteries langagières propres à un ex prof de français et acrimonie dosée faisaient partie intégrante du fictif Jean Flahaut tel que j'ai souhaité le créer.
Au-delà de cette première approche, tu as su parfaitement saisir le besoin existentiel de partage d'un être englué dans un transgénérationnel trop lourd pour lui... et là, double merci !
Que te dire d'autre sinon "à très bientôt"... puisqu'un nouvel "appel à l'écriture" au thème porteur de fantaisies multiples nous tend les bras.
Amicalement et avec humour.
Philippe.

Publié le 22 Septembre 2021
5
Déjà lue dans la version plus courte ; déjà appréciée et étoilée, j'ai relu cette version peaufinée de ta nouvelle avec beaucoup de plaisir. On y retrouve ce ton à la fois distancé, un peu "précieux", cet humour caustique reconnaissable entre mille qui sont tiens. /// L'aigreur désabusée est de mise, mais le besoin de chaleur humaine toujours bien vivant, chez ce personnage grincheux auquel on s'attache. /// Merci pour cette nouvelle mise en ligne, bises et bonne fin de journée. Michèle
Publié le 22 Septembre 2021

En vous remerciant, @Laurent Lereverdy , d'avoir ajouté ce court récit à vos lectures.
"Un père passe et manque..." ne me fut pas un exercice de plume aisé... vos appréciations à son sujet me seront, sans doute, utiles pour de futures envolées de mon imagination.
En attendant le plaisir de vous lire.
Courtoisement et avec humour.
Philippe.

Publié le 16 Septembre 2021

Certes, @Parthemise33, on pourra toujours ratiociner à l'infini sur les tenants et aboutissants d'un "meurtre du père" qui n'a pas fini de faire couler beaucoup d'encre. Laissons cela - en les renvoyant dos à dos - aux adeptes et disciples de Jacques Lacan et Sigmund Freud... puissent-ils continuer à s'anathématiser mutuellement sans créer plus de dégâts !
Dans votre commentaire, vous mettez l'accent sur la force et l'humour qui caractérisent ce récit. Ceci me touche particulièrement puisque, lors de la parution de la version courte, une éphémère incarnation de notre Troll préféré l'avait qualifiée - je cite de mémoire - "d'apologie de la lâcheté... car il n'y a rien de plus abject que s'en prendre à un mort qui ne peut plus se défendre". Je lui laisse cette appréciation pour ce qu'elle vaut : celle d'un plumitif qui n'a aucune notion de ce que peut signifier le transgénérationnel !
Après ce petit "coup d'humeur", il me reste à vous remercier de vos étoiles. La rédaction de cette nouvelle m'a conduit à me livrer à de nombreuses recherches sur les patronymes locaux, prénoms les plus portés suivant les années de naissance... entre autres "détails". J'avais besoin que le personnage de Jean Flahaut s'inscrive dans un de ces "faisceaux de concordance temporelle" qui me sont chers.
Amicalement et avec humour.
Philippe.

Publié le 13 Septembre 2021
5
Bonsoir @Boris Phillips En voilà une manière badasse et élégante de dézinguer son paternel. Œdipe en son temps fut un précurseur. Encore que si on est attentif au mythe, il l’a tué à l’insu de son plein gré. Mais bon, je ne vais pas chipoter. II a fait école et enrichi des générations de psy. Depuis, ses suiveurs sont légions. Dur dur, d’être père et fils. Famille je vous hais, et toutes ces sortes de choses. Votre récit enlevé a ravi mon âme pure. Force et humour, voilà ce qui caractérise cette nouvelle. Au fil des lignes, apparaissent les interactions entre le caractère odieux du père et son influence sur la longue vie de son fils. Merci Bisous Merci pour cette orai… Non, je ne dois pas gâcher la surprise.
Publié le 09 Septembre 2021

Merci, @Parthemise33, d'avoir ajouté cet opus à votre bibliothèque.
Il n'est, certes pas, dans la lignée de ceux de mes écrits que vous avez déjà lus... être "polygraphe" nécessite, souvent, des facultés d'adaptation.
Amicalement et avec humour.
Philippe.

Publié le 09 Septembre 2021