Comme la truite, j'aime à remonter les courants

13 pages de Philippe De Vos
Comme la truite, j'aime à remonter les courants Philippe De Vos
Synopsis

Le 27 janvier 2022, Yann Moix et un collectif d'auteurs ont fait paraître le n°1 de leur revue littéraire baptisée «Année zéro», consacré à Gide. Sortir Gide du formol, de l'abandon, de l'oubli, voilà leur ambition.
Plus modestement, le 11 janvier 2018 , ici,
https://www.monbestseller.com/actualites-litteraire/8697-les-classiques-andre-gide-et-moi
j'avais déposé un texte sur Gide, une sorte de rencontre onirique à son adresse du 1 bis rue Vanneau, à Paris.
Ici, je publie un texte écrit fin 2017 et qui servait de base au texte publié en 2018 dans les classiques et moi.

Publié le 31 Janvier 2022

Les statistiques du livre

  1121 Classement
  44 Lectures 30 jours
  567 Lectures totales
  +272 Progression
  0 Téléchargement
  2 Bibliothèque
 

Ce livre est noté par

2 commentaires , 1 notes
Pour répondre à un membre, précédez d'un @ son nom d'utilisateur , et il sera prévenu de votre réponse !

@FANNY DUMOND
Patricia, merci de ce retour détaillé. Si j'ai compris quelque chose de l'oeuvre gidienne, c'est bien que l'écriture n'est pas là seulement pour asséner des vérités. Elle est, pour l'auteur, le chemin qui le mène à lui-même. Gide (c'est pas moi qui le dit, c'est Moix, dans sa revue) était un homme avec peu de confiance en lui. C'est drôle, je m'en faisais l'impression inverse. Il dit aussi qu'il était complexé par d'autres qui avaient un talent qu'il jugeait supérieur au sien, Paul Valéry, par exemple. Ce qui est sûr, c'est que c'était un homme "modeste", c'est à dire qu'il ne se jugeait pas au dessus des autres. Et comme le dit si bien Moix, c'était le contraire de l'homme ou l'écrivain aigri. C'était un dépressif joyeux, dit-il. Dépressif, je ne sais pas, mais joyeux, oui, car il avait la capacité de s'émerveiller de tout. Et dans ce tout, il y avait l'Italie, mais aussi les autres écrivains. C'était un bonheur, pour lui, de découvrir d'autres écrivains qui avaient de la valeur. Il n'en faisait pas des concurrents, mais au contraire, les aidait. Sa position à la NRF et chez Gallimard lui ont permis d'aider les autres. L'histoire de son refus de Proust, Moix explique qu'en fait il a tout bonnement fait œuvre de paresse. Il n'avait pas ouvert le manuscrit. Et comme son ami Schlumberger n'avait pas accroché à l'oeuvre proustienne, alors il a "validé" son choix. Une fois qu'il eut compris cette bévue, il est revenu dessus, mais a endossé la paternité de cette erreur, sans broncher. Tel était Gide. Et rien qu'à écrire ces mots, ça me donne envie de faire deux pas de côté, tendre le bras vers ma bibliothèque et m'emparer d'un de ses livres et en lire quelques passages.
Philippe
PS : je n'ai pas répondu sur la pédophilie parce que j'en dis deux mots dans mon texte ici et dans le Gide et moi, sur ce site. Chacun jugera s'il y a crime ou pas, si la morale s'arrête là où commence le texte de loi, etc. Mais ne jugeons pas les temps passés avec nos lunettes présentes. Ça vaut pour tout !

Publié le 31 Janvier 2022
5
Bonsoir@Philippe De Vos Je suis tombée dans la marmite « gidienne » suite à votre excellente tribune du 11 janvier 2018 et c’est ainsi que sur vos conseils, j'ai commencé par lire sa sotie « les caves du Vatican ». Comme vous le soulignez, la lecture des uns implique la lecture de ses autres récits hétéroclites et abondants. Je suis bien d’accord avec vous, je préfère lire plusieurs titres d’un écrivain avant de me plonger dans sa biographie qui devient intéressante que lorsqu’on a lu l’auteur. Comme un auteur laisse toujours une part de lui dans ses écrits, à la lecture de certains de ses ouvrages, j’ai compris son attirance pour les jeunes garçons (13 ans n’était pas un crime) et je me souviens que nous en avions discuté. Je vous rejoins, il faut choisir le bon moment pour lire certains livres. Moment de la maturité, je pense, car je relis avec davantage de plaisir et de réflexion certaines œuvres imposées en cours ! Je trouve que Gide était un homme libre et honnête avec lui-même et j’ai été émue de lire son si courageux coming-out, fait très rare à cette époque. Effectivement, juger une époque avec les yeux de la nôtre est dangereux et rien n’est pire que celui qui a des certitudes et qui n’en démord pas. Oui, il faut chausser les bonnes lunettes pour le lire, car retenir de prime abord ses « défauts » n’est pas fait pour encourager à le lire. Il en est de même pour d’autres écrivains, et nous revenons toujours à cette question de savoir s’il faut séparer l’œuvre de la personne qui l’a écrite. Aller au devant de nos préjugés et être curieux est, je pense, le signe que nous aimons la littérature et non pas seulement les livres. Il est aussi difficile de lire que d’écrire, j’ai lu ça quelque part, Camus il me semble. Et voilà comment notre rencontre sur ce site nourrit mon intellect et que j’ai grand plaisir à papoter littérature et de bien d’autres sujets avec vous, Philippe ! Et vous le savez que c’est sincère, sinon nous n’aurions jamais poursuivi nos échanges au-delà de quelques mails ! Je vous remercie de cette mise en avant de cet écrivain majeur dans la littérature, à cheval sur deux siècles, pour vos liens sur les vidéos que j’ai apprécié de visionner quand vous me les aviez envoyées. Je vous souhaite une bonne fin de soirée et vous dis, à tantôt ! Bien cordialement. Patricia
Publié le 31 Janvier 2022

@Malik Panafoué
J'espère que ceux qui n'ont jamais lu Gide trouveront un petit intérêt à mon texte qui n'a d'autre vocation que d'inciter à la découverte ou redécouverte de cet écrivain.
Merci de votre passage ici.
Philippe

Publié le 31 Janvier 2022