7 ans sur monbestseller

26 pages de Catarina Viti
7 ans sur monbestseller Catarina Viti
Synopsis

Rétrospective et réflexions personnelles après 7 ans (ou presque) passés ici, sur le site mBS.

Publié le 16 Septembre 2022

Les statistiques du livre

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44 commentaires , 1 notes
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Merci, @Kroussar. Il y aurait tant à dire sur la vie des réseaux. Pour moi, tu le sais depuis des années (et rien n'a changé), le site mBS est une OUTIL DE COMMUNICATION à destination d'une certaine typologie d'individus (pour faire bref : des gens qui veulent rendre public ce qu'ils écrivent, des auteurs qui briguent une signature chez un éditeur, et ceux qui ont dépassé le cercle étroit de leur nombril et œuvrent pour leurs textes et ceux des autres). La force et l'originalité de mBS, c'est de proposer un site qui, dans le milieu, est un véritable OVNI. La tournure d'esprit de Christophe Lucius et de Dominique de Jarnac en constituent l'ADN. Dans un milieu qui s'uniformise et qui voudrait également s'aseptiser, ils proposent un truc qui flotte sur l'océan et avance à la Grâce de Dieu. Evidemment, cette absence de règles formelles, de "normatisme", génère une certaine entropie et quelques "vides", que certains s'échinent à vouloir combler avec ce qui leur paraît être adapté à la situation : "le site est tordu, nous allons le redresser" est le slogan. Mais le site n'est pas tordu. Le site, parce qu'il tel qu'il est, avec ses innombrables "défauts" (je préfèrerais "caractéristiques") est vivant. Mieux : il peut être un vivier.
Le reste n'est que détail. Pour reprendre une maxime célèbre : il n'y aura de place que pour ceux qui apporteront leur place avec eux. Et, je rajoute : si cette place est accessible à TOUT le monde.

Publié le 03 Décembre 2022
5
Ce n'est pas la note qui compte, mais le fait de marquer mon intérêt pour ce précieux témoignage, et d'augmenter le partage (si si, il y a encore quelques personnes qui me lisent)... Donc, j'encourage les nouveaux membres à lire ce retour d'expérience pour qu'ils trouvent leurs placent et, surtout, comprennent le fonctionnement du site.
Publié le 03 Décembre 2022

Quel magnifique retour d'expérience, intéressant, parfois désopilant, instructif surtout, même si j'ai eu l'occasion de connaître les bons et mauvais côtés de ce site. Avec toutes les références associées, c'est aussi un bon moyen de retrouver tes différentes publications et activités au profit du site. Amitiés Jean-Claude.

PS : Mon bon souvenir à Saravah Jézabel Niel, alias ...

Publié le 03 Décembre 2022

@Youssouf Marius Abdoulaye. Merci, Marius. Il y a des rencontres qui valent le chemin !

Publié le 14 Novembre 2022

@Catarina Viti, ravi de lire ce beau témoignage entre reconnaissance, bilan et regret. J'ai su dès le départ que je ne trouverai pas une œuvre apologétique. Votre vérité est posée, et il serait dommage que toutes ces choses peu orthodoxe que vous avez citées finissent par avoir raison de votre patience.
Côté reconnaissance, je ne peux que le réjouir de mon entrée sur ce site qui m'a offert mes plus belles rencontres littéraires, notamment celle d'une aînée qui m'a pris par la main pour me plonger dans les méandres de l'édition en ligne, vous savez de qui je parle? D'autres comme moi viendrons, et ce sera triste s'ils ne trouvent plus cette aînée.
Cordialement.

Publié le 14 Novembre 2022

@booksreda, merci. Que voulez-vous dire par "valeur de sondage" ? Ce texte étant un document de travail, votre remarque m'intrigue et votre réponse m'intéresse au plus haut point.

Publié le 22 Octobre 2022

un témoignage valeur de sondage mais avec une densité humaine qui emmène le lecteur BRAVO

Publié le 19 Octobre 2022

Sacré @Six-Blaireaux ! Si vous n'existiez pas (dis-moi pour qui j'existerais)... Mais c'est bien sûr ! Je me suis mélangé les Isabelle avec les Elisabeth... Merci pour la remarque. Correction faite et pan ! (je n'ai toujours pas fini de répondre à votre commentaire sur "Sweet Memory", ça viendra ça aussi... ). Allez, à bientôt, et veillez au grain.

Publié le 18 Octobre 2022

Bonjour Bruno,
J'avais rédigé cet article pour les mêmes raisons (les sempiternelles mêmes raisons).
Et en effet, on ne peut pas commenter après l'article de Frédéric Allard.
Peut-être devrions-nous passer par la tribune sur la censure ?

Publié le 28 Septembre 2022

@Catarina Viti
Je partage votre point de vue quand vous écrivez dans votre tribune du 11 janvier 2021 (Pourquoi publier sur mBS) ceci :

"Pour apprendre à se détacher de son œuvre
Nous ne sommes pas les textes que nous écrivons. D’ailleurs, nous nous envolerons alors qu’eux demeureront. Ces textes doivent gagner leur indépendance, ils doivent nous quitter pour pouvoir grandir. Ils ne peuvent grandir qu’en étant lus par des personnes qui ne nous connaissent pas, avec qui nous n’avons aucun lien affectif préalable et qui ne nous rencontrent que par le biais de l’écriture.

Pour s’aguerrir à la critique
Nous ne sommes pas les textes que nous écrivons : ce postulat devrait suffire pour nous permettre d’accueillir toutes formes de critiques sans nous sentir personnellement visés. En tout cas, la faculté à entendre et comprendre le sens de la critique devrait nous caractériser. C’est une aptitude que la publication sur le site permet de développer dans le temps et qui nous oriente vers la littérature, car il est un fait que si nous écrivons pour la galerie ou pour régler nos comptes, nous sommes fichus pour la littérature. Il ne faudrait écrire que pour l’écriture et c’est ce que la critique permet à long terme."

Mais je pense que ce point de vue est extrêmement minoritaire sur le site.
Après deux ans de pratique, je crois avoir compris une règle tacite qui régit globalement les commentaires ici : on ne commente pas un livre qu'on n'aime pas ; on ne critique un texte que si son auteur demande explicitement qu'on pointe les faiblesses de ce texte pour pouvoir l'améliorer.

Je pense qu'en se tenant à cette règle tacite on respecte la volonté générale, majoritaire, des usagers de mBS ; et qu'on se préserve des représailles.

P.S. : j'aurais voulu poster ce commentaire sur l'actualité du 23 septembre (Je ne veux pas être Ecrivain) mais quand je clique sur "ajouter un commentaire" il ne se passe rien.

Publié le 28 Septembre 2022

Bonjour @Six-Blaireaux, content de vous revoir par ici.
Le site a le mérite d'exister et d'être ce que nous en faisons.
De temps en temps, il y a un texte qui me fait réfléchir, me permet de nourrir mes réflexions sur l'écriture et ma pratique. C'est ce que je viens y chercher. D'autres viennent y chercher d'autres choses qui sont tout aussi respectables. Il m'arrive parfois d'être excédé par ce que je lis quand j'ouvre une "nouveauté". La raison veut que je la referme et n'y pense plus.
En tout cas, vos textes m'ont toujours fait réfléchir et je vous invite à en remettre un si ça vous semble possible.

Publié le 22 Septembre 2022

@Six-Blaireaux. Bonjour, je ne sais plus qui vous êtes (je m'y perds dans vos pseudos), mais tant pis, bonjour quand-même. Et non seulement, je ne sais plus qui vous êtes, mais je ne comprends pas le sens de votre intervention. Cela dit, en m'esquichant les deux vieux neurones qui se battent en duel sous mon scalp, j'en arrive à me dire que vous soulevez peut-être un élément digne d'intérêt. Qui pourrait le dire ? @monBestSeller peut-être. Attendons voir.

Publié le 21 Septembre 2022

Ce M. Ridet a parfaitement et malheureusement raison : hormis une ou deux rares exceptions, les machins en tête de liste sont à chier - et je modère mon expression. Franchement, ça me ferait mal aux seins qu'un de mes textes se retrouve dans ce puisard ! Et quand je pense que certains tueraient père et mère pour y accéder...

Publié le 20 Septembre 2022

@Olivier RIDET. mBS est un lieu comme un autre. Tout groupe humain devient une microsociété, c'est fatal. Et comme l'être humain est assez prévisible, on y retrouve ce qu'on trouve partout ailleurs. A chacun de savoir s'il veut s'arrêter là, ou aller plus loin.
Vous l'avez compris, je fais partie de ceux qui veulent aller plus loin, et non parce que je suis masochiste (ni "hater" ni "lover", ni "Nini"), mais parce que je pense sincèrement que ce site doit continuer à exister, et non au gré de certains, mais selon la vision de départ, laquelle, n'en déplaise à Pierre, Paul et Lucette est celle de deux personnes : Christophe Lucius, et Dominique de Jarnac (et aussi, je crois, sans en être sûre : d'Isabelle Lostis et Elisabeth De Gueltz (toutes les deux me manquent beaucoup)).
A vous de savoir, si vous partez ou restez.
Mon point de vue est que l'un ou l'autre choix vous dira qui vous êtes (un peu), et rien que ça, eh bê, peuchère, c'est pas être venu pour nadjié ("rien" en Provençal)

Publié le 20 Septembre 2022

@ingrid pouffe
Du côté de chez Swann et tous les autres sont évidemment parus en folio + à part Un amour de Swann...

Publié le 20 Septembre 2022

@catarina Viti
Je me permets de donner un commentaire sur votre témoignage (que j'ai lu en entier)sans avoir lu tous les commentaires ci-dessous. trop long... Donc peut-être bis repetita.
Tout d'abord, je suis entièrement d'accord avec vous. Pour moi, MBS est devenu un réseau social comme les autres, où les "haters" déversent leur flot de haine. C'est aussi le lieu où nos petits égos nombrilistes espèrent devenir riches et célèbres en postant leurs écrits. Il semble aussi que le nombre de lectures comptabilise seulement le nombre de clics "Lire ce livre" et non pas la lecture complète d'une ouvre et d'un extrait, d'où le fait que je pose beaucoup de questions quant à la qualité des ouvrages qui arrivent en tête de classement, alors que certains me feraient honte si j'en était l'auteur.
Autre chose, les notes et les commentaires qui permettent de bénéficier de Booktime sont pour certains le moyen de se voir attribuer du temps supplémentaire si bien qu'on se retrouve avec trois mots anodins ou des commentaires copiés-collés qui n'aident absolument pas l'auteur. Il y a aussi ceux qui encensent un livre, en espérant en retour voir encenser le leur... On découvre ainsi sur MBS des comportement puérils qui nuisent plutôt à la qualité du débat et qui ne sont d'aucune aide.
J'ai posté mes écrits en décembre 2021 en espérant bénéficier de quelques critiques constructives...mais à part deux personnes qui se reconnaitrons sans doute, aucun commentaire ne m'a aidé. Pire, à peine 10 commentaires pour quelques 1000 lectures...(ou clics!).
Je pense donc que mon expérience MBS va bientôt s'arrêter. je suis vraiment déçu par le site, même s'il y a quelques pépites décelées dans les coups de cœur.

Publié le 20 Septembre 2022

@Georges Douby-Saint-Clair
Toute la "Recherche" est parue en Folio...

Publié le 20 Septembre 2022

@ingrid pouffe
Je vous réponds brièvement car nous sortons du sujet de cette page.
Un amour de Swann est très à part dans La Recherche, c'est d'ailleurs Swann le narrateur et le livre est même paru à part en folio : donc un truc plus abordable que le reste. Il y a évidemment toujours une histoire mais elle passe très largement au second plan (il me semble), ce qui explique que peu de gens lisent La Recherche ; en bref, c'est le contraire d'un page turner, ça se lit "comme de la poésie".
Flaubert a dit lui-même qu'il voulait écrire un livre sur Rien. L'histoire de Madame Bovary est un fait divers, qu'on peut résumer en 3 lignes. Que des cinéastes de talent (on parle de cinéma d'auteurs, c'est intéressant, non ?) souhaitent créer une oeuvre singulière et cinématographique à partir du fait divers qui a servi de mince prétexte à l'oeuvre singulière et littéraire de Flaubert ne signifie en rien que l'histoire est prédominante. Adaptation ? Plutôt nouvelle création dans un langage cinématographique. Et, comme pour La Recherche, on déguste Madame Bovary comme de la poésie (sauf peut-être à la fin où il y a en effet une accélération dramatique qui s'apparente à ce qu'un lecteur d'histoires vient chercher dans un roman ?)
PS : mon brièvement n'était pas si bref !

Publié le 20 Septembre 2022

@Georges Douby-Saint-Clair
Entendre dire que "La Recherche" et "Madame Bovary" ne racontent pas avant tout une histoire me semble quelque peu saugrenu. Car, sans histoire, comment Chabrol (et avant lui Cardinal, Minelli et Renoir) aurait-il pu adapter le second livre au cinéma, et Volker Schlöndorff, "Un amour de Swann" ? Parfois, vous me sidérez...

Publié le 20 Septembre 2022

@ingrid pouffe
Vous n'avez pas tort.
Cependant si on prend des cas limites comme Madame Bovary ou la Recherche, vous conviendrez (peut-être) que l'histoire a presque disparu au profit du style. Raison pour laquelle je relis ces livres plutôt que d'autres et que, de toute façon, j'ai de plus en plus tendance à lire de la poésie plutôt que des romans.
@Catarina Viti
Les états d'âme des uns et des autres ne m'intéressent pas non plus. Mais je n'ai pas envie pour autant de balayer sous le terme un peu vague de "états d'âme" la réalité des auteurs qui postent sur ce site : un auteur débutant n'a pas la même cuirasse qu'un auteur chevronné. Je n'ai donc aucune raison de lui servir le type de commentaires techniques que je réserve à vos textes ou à ceux d'Hannah Planck, pour ne citer que ces deux exemples.

Publié le 20 Septembre 2022

@Georges Douby-Saint-Clair
@Catarina Viti
Cher Georges (qui allez finir par vous péter une durite, si vous continuez à extravaguer), je me permettrai de résumer ainsi votre premier propos : peut-on s'intéresser à un fond sans forme et à une forme sans fond ? Je trouve quand même curieux qu'après tous les débats et les débats et encore les débats qui ont pu avoir lieu, ici ou là ou autre part, on puisse encore se passionner pour ce jeu de nigauds où l'on oppose le fond à la forme, et réciproquement. Je croyais, dans ma grande naïveté, qu'il avait été entendu qu'un fond sans forme et qu'une forme sans fond étaient bonnes pour rejoindre la corbeille, que la bonne attitude était en somme d'allier les deux. En tout cas, moi j'adhère à cette formule et je m'en porte plutôt bien, aussi bien en tant que lectrice que gratte-papier.
Cela posé, n'étant en aucune façon psychothérapeute, je rejoins Mme Viti pour dire que les états d'âme des auteurs ne m'excitent pas la curiosité et j'aurais d'ailleurs tendance à penser que chacun n'a au fond que ce qu'il mérite.
Mais je comprends bien que cela puisse faire bondir.

Publié le 20 Septembre 2022

@monBestSeller : dès lors, l'exercice consiste à apprendre à ne pas tirer la couverture à soi : ce site est ouvert à tout le monde, il ne saurait être la propriété de quelques-uns.

Publié le 20 Septembre 2022

@Catarina Viti
Définir ses attentes dans sa biographie serait l'idéal mais supposerait d'avoir déjà une certaine conscience de ces attentes, donc une certaine maturité dans l'expérience de l'écriture. Revient donc à ceux qui ont cette expérience de reconnaître ceux qui ne l'ont pas.
@monBestSeller
Vous demandez à vos usagers une sacrée maîtrise d'eux-mêmes :))

Publié le 20 Septembre 2022

@Georges Douby-Saint-Clair.
Vous mettez le doigt sur un point essentiel. La vocation première de ce ce site est de recueillir les travaux de ceux qui écrivent, tous et tout...
Nous ne sommes pas originellement des "chercheurs" de Balzac, de Sartre ou de Houellebecq... C'est un simple espace d'expression, de messages, de libération et de dialogues autour de l'écriture. Car l'écriture est peut-être le seul vecteur d'expression ou personne ne vous perturbe dans son processus d' élaboration. C'est un travail solitaire. C'est un travail salutaire.
Nous sommes sans doute les seuls à le proposer. D'où la tolérance, l'indulgence de la plateforme sur les formes dans lesquelles les textes sont présentés.
Nous fixons néanmoins quelques limites.
Lesquelles ? les nôtres !
Mais voilà, il se trouve que parmi ces écrits, il y en a des bons. C'est là que la césure que vous mentionnez est évidente. Car, quand on parle de "bons", on parle des graines de talents, des talents, d' espoirs à protéger, d'auteurs à faire grandir. On parle de "choses" fragiles.
Et certains comme @Catarina Viti ont joué le jeu de la solidarité, de la coopération en assistant certains auteurs de ses jugements, de ses conseils, et même de bêta-lecture. Du temps, du talent, de l'altruisme, de la solidarité.
Ces auteurs sont une cible facile, car si l'on se place dans le cadre d'une exigence professionnelle de l'édition, nous sommes souvent loin du compte. Et le jeu de massacre est un jeu d'enfant.
Et l'élite, d'obédience germanopratine s'en donne à coeur joie, reconstituant sans le savoir les algorithmes des tours d'ivoire de l'édition. Il ya les grands :nos auteurs et il ya la merde.
Sur le net , c'est souvent l'agression qui fait le piment.
Nous sommes conscients des faiblesses et des imperfections du site, mais c'est ce qui fait son identité, sa générosité et son exclusivité.

Publié le 20 Septembre 2022

@Georges Douby-Saint-Clair.
Je pense qu'il y a une solution simple : la biographie (par exemple). N'est-ce pas le lieu idéal pour se présenter ? Pour présenter ses objectifs, ses limites, ses craintes ? En voudrait-on à quelqu'un de dire : "je supporterais difficilement une attaque de mon texte / je poste dans l'espoir de recevoir des encouragements / Je cherche des lecteurs / Je souhaite des critiques de mon texte, car je suis prêt(e) à le réécrire 100 fois / Je suis venu(e) pour apprendre / J'espère attirer l'attention d'un éditeur sur mon livre relu, corrigé et abouti tel que je l'entends / etc..
J'ai déjà traité ce sujet à de nombreuses reprises, sans écho.
Le reste : les nuls, les pas nuls, les snobs, les exigeants, les foutraques, nous les bons, eux les cons, je vous les offre.
Si j'ai pris le temps de rédiger ce témoignage, c'est que, précisément, les états d'âmes des uns et des autres ne m'intéressent pas.

Publié le 20 Septembre 2022

@Catarina Viti
En vous lisant, j'imagine qu'il puisse y avoir une sorte de querelle des Anciens et des Modernes ; ici ce serait les lecteurs qui viennent chercher un style et ceux qui viennent chercher une histoire. Les premiers se désoleraient de voir proliférer des livres écrits par des auteurs d'histoires tandis que les seconds trouveraient snobs ceux qui se gargarisent de style. Une sorte de lutte des classes aussi peut-être : d'un côté des "littéraires" avec une forte exigence artistique, de l'autre des gens qui ont simplement envie d'écrire comme ils veulent (souvent aussi avec exigence, mais sans référence aux canons littéraires) et souhaitent trouver des lecteurs. Tout le monde pourrait vivre en bonne entente, à condition de faire preuve de discernement. Si un lecteur "littéraire" voit un livre écrit pour raconter une histoire, il peut essayer de commenter l'histoire plutôt que le style... ou ne pas commenter.... A l'inverse, les lecteurs d'histoires ne devraient pas se sentir obligés de considérer les littéraires comme une clique d'infâmes snobs à remettre au pas quand ils l'estiment nécessaires. Cela devrait être possible, non ? Qu'en pensez-vous ?

Publié le 20 Septembre 2022

@Sylvie ETIENT, Tu sais bien que le monde n'existe pas sans moi. J'en suis le nombril.
En tout cas, j'ai bien fait de revenir en 2018, autrement, je ne t'aurais probablement jamais connue. Un peu triste aussi de ne pas avoir été là cette année pour soutenir "Rose", ton roman qui a remporté le yoyo en bois du Japon 2018.

Publié le 19 Septembre 2022

@Catarina Viti
Lire ta rétrospective m’a permis de comprendre que je suis arrivée à Monbestseller après le tournant de 2016 et avant la pêche aux canards de 2018. Tu avais pris tes distances avec MBS pendant cette période, mais il se trouve que c’est le silence autour de 2017 comme si c’était une année blanche, un point aveugle avant une sortie de virage, le calme avant la tempête. De là à déduire que c’est le calme plat quand tu t’absentes…

Publié le 19 Septembre 2022

@Catarina Viti
Je me réjouis d'être arrivé sur un site où l'on s'intéresse aux textes et non aux personnes qui les écrivent ; ça doit être tellement reposant.

Publié le 18 Septembre 2022

@Léontine Demaseau, longtemps les commentaires de natures différentes ont coexisté ici, à l'époque Brux de Nux, Letellier, Mingwe et consort.
@ingrid pouffe : visez le commentaire, comme le taureau vise la muleta. Vous me direz que mon exemple est foireux, surtout pour le taureau. Entraînez-vous. Vous verrez, ce n'est pas si compliqué.

Publié le 17 Septembre 2022

@Catarina Viti
Je vous entends 5 sur 5, chère madame, mais comment peut-on faire lorsqu'on répond à un commentaire où l'auteur a évoqué longuement sa personnalité, ses études et son métier pour y appuyer ses convictions (discutables) ? Doit-on considérer tout interlocuteur comme une vapeur détachée de toute contingence terrestre, alors que lui-même a fait des pieds et des mains pour s'ancrer dans la réalité ?
Bon, je ne retire rien mais je ne dirai plus rien. Na !
De toute façon, vous savez bien que je m'en fous.

Publié le 17 Septembre 2022

@Catarina Viti
Je viens de relire votre avant-dernier commentaire et j'en perçois seulement le sens : oui, vous avez raison, je crois. Une bonne façon de s'attirer des bons commentaires serait de ne faire soi-même que des bons commentaires...
Evidemment, c'est logique. Mais de là à imposer cela comme règle à tout le monde....
Il faudrait laisser vivre les commentateurs calculateurs, intéressés par un "retour d'ascenseur" et les commentateurs qui ont le courage de critiquer, sachant qu'ils seront critiqués à leur tour.
Toutes ces différentes manières de faire n'ont-elles pas le droit de cohabiter ?

Publié le 17 Septembre 2022

Je remercie par avance tous les commentateurs d'échanger à propos du texte mis en ligne et/ou à propos du contenu des commentaires postés sur cette page (et non des personnes qui les ont rédigés).

Publié le 17 Septembre 2022

@Catarina Viti
Oui, j'imagine que critiquer peut dans certains cas attirer de gros "retours de bâton" :))

Publié le 17 Septembre 2022

@Léontine Demaseau
Je crois qu’il faut infiniment de courages pour « critiquer » la production d’autrui. Et le premier de ces courages est probablement celui de prendre consciemment le risque de voir sa propre production critiquée en retour. Je trouve que votre réflexion ne manque pas d’intérêt.

Publié le 17 Septembre 2022

Bonjour @Camille Descimes
(Je viens de lire le commentaire précédent de @ingrid pouffe que je réprouve car il contient une attaque personnelle à la fin, ce qui me heurte beaucoup dans un débat qui s'annonçait pourtant serein.
Néanmoins, sur le fond, je m'aperçois que le commentaire que j''avais élaboré avant de lire ce qui est ci-dessous le rejoint. Je vous en fais part, sans agressivité j'espère, avec mes mots à moi. J'admire votre métier et ne crois pas que cela devrait être utilisé contre vous dans ce débat.)

Il est bien périlleux de prodiguer des conseils péremptoires, c'est certain, mais libre à celui qui le fait de prendre le risque de se faire "recadrer" par l'auteur qui les reçoit ; car cet auteur a la possibilité de répondre, ce n'est pas comme si ces conseils qu'il avait reçus le pénétraient telles des flèches acérées et le trouvaient sans armure.
Il est bien périlleux aussi de poster son texte sur internet (surtout sur un site où apparemment il n'y a pas de modérateurs !) ; quand on le fait, ne le fait-on pas en se présentant comme auteur (amateur, avez-vous raison de préciser) ? N'est-on donc pas prêt à entendre ce qui n'est au fond que le point de vue d'un autre sur un travail d'écriture, qui n'engage que lui, où il y a à prendre et à laisser ?
Pourquoi voulez-vous supposer à tout prix la fragilité de l'auteur derrière l'écran ?
Pourquoi ne pas faire confiance à la capacité de chacun de relativiser les propos d'autrui ?
Si vous avez un minimum de pratique des réseaux sociaux vous savez très bien que vous pouvez tomber sur des drôles d'oiseaux. Pourquoi leur accorder tant de crédit, tant de capacité à blesser les autres ? Enfin, si vous êtes en sucre, qu'est-ce qui vous oblige à poster votre livre ?

Publié le 17 Septembre 2022

Bonjour, @Annie Pic.
Combien de polémiques ont fait jaillir les vérités ? Je n’en sais rien, chère Annie. Au demeurant, je ne sais pas davantage ce qu’est une polémique ni ce que sont les vérités.
Mais à la question 2 (celle du Super Banco) : jusqu’où peut-on aller ? je répondrais volontiers, jusqu’au point où nous portent nos forces. Et après l’avoir déclaré, je me mettrais aussitôt à penser que ce ne n’est la bonne réponse.
Enfin, vous savez aussi bien que moi, et mieux encore, que les mots ne sont que des arguments que l’on s’oppose un peu vainement. Il ne restera de nous que nos actes. Mais, en fin de compte, lorsque nous nous les repasserons, nous dirons « elle », « il », en parlant de nous, car nous ne sommes déjà plus, cet après-midi, celui ou celle que nous étions ce matin en nous levant.
Comment faire alors avec toute l’inconsistance de l’être ?
Si l’on savait ! Si l’on savait ! s'écriait Olga, alors que le rideau tombait.

Publié le 17 Septembre 2022

@Camille Descimes
Vous avez parfaitement raison : Hannah Planck ne sait pas lire, Catarina Viti est une masochiste, je suis une sadique, la bêta-lecture est une forme inquisitoriale de torture, les commentaires devraient être tous des chants d'amour ou les répons d'une grande cérémonie de réconciliation, monBestSeller est une clinique psychiatrique et les avis doivent être thérapeutiques. Tout ca est bien joli, mais je crains que vous ne preniez le monde qui vous entoure (et, singulièrement, ce site) pour votre cabinet de médecine et tous les auteurs pour des suicidés en puissance. Chacun d'entre nous prend un risque quand il porte vers les lecteurs sa ou ses productions, mais il faut quand même admettre que rien ne l'y oblige. S'il ne se sent pas la force de faire face aux commentaires, peut-être ferait-il mieux de continuer à écrire pour son tiroir. Surtout lorsque ce qu'il propose à la lecture n'est ni plus ni moins qu'un attentat contre la langue française. Je ne suis pas une enfant de choeur, mon empathie n'essaime pas aux quatre vents, peut-être que je relève aussi d'une psychothérapie, mais pas plus que vous, me semble-t-il, dans un autre genre.

Publié le 17 Septembre 2022

@Hannah Planck
Chère Hannah, je ne parle pas de moi, mais de la souffrance des autres. Un commentaire cassant peut trouver une personne fragile pour de multiples raisons, et derrière un écran, il est impossible de le savoir. C'est cela que je pointe du doigt et pas mes petites histoires personnelles. Il y a bien plus de gens dans des situations délicates qu'on ne peut le penser, et il est bien périlleux, comme le font certains, de prodiguer des conseils péremptoires qui peuvent se révéler blessants. Chacun devrait garder l'humilité de se dire que nous sommes tous (ou presque) des amateurs. Ce qui n'empêche pas d'avoir des avis, constructifs.
Excellente continuation à tous

Publié le 17 Septembre 2022

Bonjour @Catarina Viti
Votre témoignage fait écho pour moi à une situation que j'ai vécue dans mon lycée où je participais à un club qui mettait en forme une petite revue mensuelle où l'on publiait les poèmes ou petits récits proposés par les membres du club ou tout lycéen qui le souhaitait. Il y avait eu un débat assez musclé sur la question de savoir s'il fallait publier ou non tous les textes proposés. Je m'étais fait la réflexion que les partisans les plus acharnés du "on prend tous les textes, quelle que soit leur qualité, on n'est pas apte à juger des textes des autres" étaient peut-être ceux qui avaient le plus peur que leurs propres textes soient refusés.
Donc peut-être que les "sauveurs" qui combattent les "persécuteurs" pour protéger les "victimes" sont au fond des auteurs qui ont peur que leurs propres textes soient critiqués, des gens qui manquent de confiance en leur talent, en leur imagination, en leur maîtrise de la langue française, etc. En chassant les "persécuteurs", ils démineraient le terrain afin de garantir à leurs textes un bon accueil au moment où ils les posteraient sur le site ?

Publié le 17 Septembre 2022

Un témoignage intéressant et qui me permet de saisir mieux certaines manifestations que j'ai constatées sur le site. Ceci dit, je trouve Mme Décimes complètement hors-sujet, ce que je trouve étonnant vu son passé de khâgneuse. Peut-être suis-je complètement à côté de mes pompes, mais je comprends mal qu'on puisse condamner le narcissisme ambiant, alors qu'on passe les trois quarts de son commentaire à parler de soi. Il y a là quelque chose qui m'échappe.

Publié le 17 Septembre 2022

Ce commentaire, @Camille Descimes, nous suggère que derrière chaque auteur se trouve potentiellement une personne atteinte d’une « effroyable maladie », et qu’un commentaire pourrait conduire cette personne au suicide. Il est clair que cela pose problème non seulement aux lecteurs qui souhaiteraient laisser un commentaire, mais au site.
Pour le reste, j’ai un doute sur le caractère objectivement « atterrant » de ce témoignage, et à la lecture du bilan (avant dernière partie) j’ai du mal à voir une quelconque déception. J’ignore où se trouve dans ce texte l’idée sur une quelconque « *nécessité* de *se faire atomiser* pour progresser ». D’ailleurs, c’est un des propos de ce retour d’expérience : les seuls qui ont essayé d’atomiser l’auteur Catarina Viti en ont été pour leurs frais, et ne lui ont rien appris d’un point de vue littéraire.
Ce que le site est, et doit rester, relève d’une seule autorité : celle de ses dirigeants. Ce sont eux les patrons et mBS est leur vision. Ce sont eux qui doivent déterminer si ce site est un lieu de « loisir » et définir le concept de loisir en conséquence. Le décliner en modalités d'actions.
Pour conclure, il me semble que ce retour d’expérience pointe les éléments suivants :
Deux dérives ont conduit la communauté dans une sorte d’impasse.
La première de ces dérives sont les amalgames de tous ordres dont souffrent les commentaires,
La seconde est que la majorité des nouveaux auteurs viennent maintenant poster leurs livres dans l’espoir d’être sélectionné pour devenir le futur « meilleure vente en France ».
(Ces dérives ne sortent pas de mon chapeau, mais sont le fruit de réflexions (horizontales et verticales) longuement, régulièrement débattues).
L’autre élément pointé par le retour d’expérience est que la structure informatique du site et les choix politiques de management laissent une grande part de liberté aux usagers, et que, parmi ces derniers, certains utilisent cette liberté à des fins de jeux psychologiques.

Publié le 17 Septembre 2022

Bonjour @Catarina Viti
Combien de polémiques ont fait jaillir les vérités ?
Mais jusqu'où peut-on aller ?
Ne pas prêter le flanc aux diverses malveillances qui peuvent se propager, est la règle essentielle. Il est reconnu que la guerre des trolls (sur les plateformes) apporte son lot de victimes innocentes. Mais comme vous le soulignez, face au silence, les armes du troll feront un flop.
Savoir se retirer pour mieux revenir, vous avez cette sagesse.
Face à la résilience, la persécution finit toujours par se ternir.
Vous me direz, quoi de plus terrible que l'indifférence. Mais si les concernés appliquent la méthode, l'acharnement sombrera par lui-même.
Deux solutions s'offrent à vous, passer votre chemin, ou foncer dans le tas.
Allez Catarina vous le valez bien !

Publié le 17 Septembre 2022

@Catarina Viti
Merci Catarina pour votre témoignage, assez atterrant. Je comprends vos déceptions.
Cependant, je ne partage pas votre avis sur la nécessité de se faire atomiser par des béta-lecteurs pour son bien. Ce qui vous convient à vous ne convient pas forcément à tout le monde, il n'y a pas de recette unique pour progresser. En ce qui me concerne, j'ai fait une prépa littéraire, dans un établissement renommé, il y a bien longtemps. Ce qui j'y ai vu m'a tout simplement écœurée. Il y avait un suicide par an. Des troubles anxieux, des pulsions suicidaires, des séjours en psychiatrie. La sélection était épouvantable, les pressions excessives mais "c'était pour notre bien, pour progresser, pour avoir le niveau de Normale sup". J'ai été admise en khâgne, mais je suis partie, car cette entreprise de démolition systématique broyait sous mes yeux des personnes avec un réel potentiel, et je ne voulais pas participer à ce massacre, ce ne sont pas mes valeurs.
Pour ma part, je pense que ce site doit rester un loisir et non une compétition malsaine. Il n'est donc pas utile, ni souhaitable, de pointer tous les défauts des autres, sans les connaitre. C'est extrêmement dangereux. Le médecin que je suis devenue voit défiler toute la journée des patients avec des pathologies effroyables. Si l'un de ceux-là venait à déposer un manuscrit pour laisser une trace, un partage. Enfin, on ne peut pas se le permettre. Ce n'est pas forcément ce que les gens viennent chercher ici.
Ensuite, cela me consterne qu'il y ait des dérives comme dans la plupart des réseaux sociaux. Je vous conseille le reportage d'arte sur instagram "la foire aux vanités". Peut-être que cela est inévitable, dans notre société actuelle. Le narcissisme ambiant fait perdre l'essentiel de vue. Peut-être que de côtoyer quotidiennement des patients confrontés à la réalité de leur mort prochaine permet de relativiser ces broutilles, de ne pas s'engluer dans ces miroirs aux alouettes.
Je vous souhaite une excellente continuation et encore de belles contributions sur ce site !
Amicalement

Publié le 17 Septembre 2022

Je connais un peu Catarina. J'ai même su, un jour, son prénom véritable mais je l'ai oublié. Pour moi, elle est Catarina, une amie, une très chère amie épistolaire, et peu importe le reste, c'est l'amour partagé de l'écriture, allez, disons le mot, de la littérature, qui nous unit. Je ne l'ai jamais rencontrée et je ne l'a rencontrerai jamais - c'est la règle du jeu que je lui ai proposée et qu'elle a acceptée. Amitié épistolaire, je disais. Nous échangeons abondamment, pratiquement tous les jours, elle me fait l'honneur de me confier ses textes (pas tous), ce qui me permet de lui mener la vie dure, mais en toute amitié. Parfois, sans qu'elle le dise, je sens qu'elle est à un doigt de m'envoyer chier, moi et mes exigences. Mais elle sait se retenir et nos échangent se poursuivent, pour le plus grand plaisir des deux, des échanges toujours teintés d'humour, même quand la discussion est des plus sérieuse. Tout ceci pour dire que je viens de lire son texte et que j'y ai reconnu la Catarina que je connais, une Catarina sans artifices. Et j'y ai aussi reconnu, par conséquent, deux des nombreuses qualités qui sont à l'honneur de cette écrivaine : la dignité et la liberté d'esprit. Les quelques esprits méchants qui hantent le site (ils sont à peine une poignée) lui en veulent, en particulier parce qu'elle se refuse de suivre la meute et de me vouer aux gémonies. Que je sois un homme ou une femme (je suis une femme, n'en déplaisent à certains), elle n'en a rien à cirer. Elle, ce qui l'intéresse, c'est son travail d'auteur d'abord, c'est la vie de monBestSeller ensuite. Mais force est de reconnaître que, mBS, elle commence à en avoir sérieusement par-dessus la tête. Elle le dit ici, elle explique très clairement pourquoi. Et je n'ai rien à ajouter à sa démonstration implacable. Rien, sinon que si le site perd cette usagère, c'est tout simplement parce qu'il ne la méritera plus.
Et moi, Seigneur, Marie, Joseph, qu'est-ce que je vais devenir sans ma très chère Citirani Vata ???? !

Publié le 16 Septembre 2022