Monna Vanna Sister

14 pages de Catarina Viti
Monna Vanna Sister Catarina Viti
Synopsis

"Je viens de percevoir l’instant où la pensée se détache et, comme la foudre, fond sur un point du passé. L’œil de la mémoire a localisé sa proie. Dans une fraction de seconde, ses serres se planteront dans ce détail perdu sur la toile des souvenirs".

Pour Lila L.

Publié le 23 Septembre 2022

Les statistiques du livre

  3512 Classement
  24 Lectures 30 jours
  1197 Lectures totales
  +191 Progression
  0 Téléchargement
  4 Bibliothèque
 

Ce livre est noté par

10 commentaires , 7 notes
Pour répondre à un membre, précédez d'un @ son nom d'utilisateur , et il sera prévenu de votre réponse !

@Philippe Clausels : j'espère que vous n'êtes pas resté en pause depuis le 11 novembre, autrement vous devez avoir de sacrées crampes ! Merci pour la décoration, je ne vois votre message qu'aujourd'hui grâce au passage sur la page de
monsieur @BENNADJI2022. Merci, chez monsieur. Et c'est un vrai souvenir d'enfance. Monna Vanna est bien venue finir ses jours à Sanary-sur-mer (Saint-Roch dans mes livres), et je l'ai bien connue (autant qu'un enfant peut connaître un adulte), et j'ai même mangé l'innocent ! Une quête ? Très certainement, comme tout le reste de mes écrits. Encore merci.

Publié le 31 Janvier 2024

@Catarina Viti
Bonjour
Merci pour ce texte qui m'a tenu en haleine: Quête ? Enquête ? Autobiographie ? Excusez mon ignorance "littéraire" car je suis technicien (informaticien).

Publié le 30 Janvier 2024
3
@Catarina Viti. Je vais faire une pause pour ne pas dépenser tout mon plaisir en un seul jour!
Publié le 11 Novembre 2023
2.4
Oui, OK, très bien écrit, en tous cas beaucoup mieux écrit que le Baiser d'Irène... Tu dois avoir des dédoublements de personnalité, je ne vois pas d'autre explication, et l'une d'elle, celle qui a écrit le Baiser d'Irène, écrit mal et est une lesbienne inculte, cela ne m'étonne pas... Je parle de toi bien entendu tout en croisant les doigts dans mon dos, un exorcisme puissant pour en tenir à distance les ligues LGBT... Ne te fâche pas, je n'arrive pas à me la fermer ou si tu préfères je n'arrive pas à lier ma diablotine des corrections qui est absolument ravie, mais qui trouvera un jour sa maîtresse ou se prendra un revers d'une corne à l'autre. En attendant elle est aux anges, elle se marre et remercie sa vieille institutrice qui a contribué à lui offrir l'accès au septième ciel. Fâcheuse tendance de donner l'absolution à ceux qui nous font rire ! Bon, sinon, deux fautes page 8 je crois, il faut écrire les paysans avaient convenu de - et pas étaient convenus de - et partout ne s'écrit pas par-tout... Page 12 de mémoire, c'est l'horreur dans la construction d'une longue phrase, il faut totalement la réécrire. Il est 4 h du matin, je fatigue, mon Alzheimer me reprend, sans doute y avait-il encore des fautes d'accord de temps dont tu es coutumière, mais je ne voudrais pas te lancer quelques pierres de plus, sans même savoir, sans me rappeler... Bon, quand ton texte sera corrigé, j'effacerai mon commentaire, la discipline et les coups de fouet, il n'y a pas mieux pour donner de bons résultats, je ne suis pas une gamine élevée à la façon Dolto, moi... NB : Ne me fais pas virer du site pour mes commentaires outranciers, je t'en supplie, car je commence vraiment à m'amuser ici, encore mieux que les machines à sous du Casino... C'est pour cela que je me dis qu'il va y avoir une limite ici, comme quand on a épuisé son crédit...
Publié le 15 Décembre 2022

@Donovan Letch,
"Mais où entreposez-vous la somme colossale de mots et de phrases économisés ?"
Je vais tout vous dire.
Le Quercy (celui que j'habite) est calcaire : des grottes, des cloups, il y en a partout. C'est là que je les fourre !
Sinon, je laisse faire le temps. Cette histoire, je l'ai écrite une première fois, il y a (hououououou, je préfère ne pas compter). Ensuite, il y a le temps, la vie, le rouleau compresseur, ce machin chose qui te glisse à l'oreille "Tiens, prends ça, ma grosse. Allume et fume". Ce truc irremplaçable qui efface le superflu pour ne laisser que le nécessaire... Encore que, des fois, il lui arrive de s'oublier au gré d'une de ces nardinbebeck de métaphores !
Bon, grosso modo, ça vous a plu. J'en suis ravie !
Merci beaucoup pour la lecture et le message.

Publié le 27 Octobre 2022

@Annie Pic. Pour quoi écrivons-nous ? Et, ensuite, pourquoi publions-nous ? Je me pose régulièrement ces questions. Répondre à la première me paraît plus simple. A la seconde, je n'ai pas encore de réponse satisfaisante.
J'ai commencé par écrire des histoires, par "raconter", par noircir des pages de façon "spontanée", guidée par un fil directeur. Et ainsi, pendant des années. Jusqu'en 2016 environ. Ecrire était devenu une sorte d'activité qui me prenait dès qu'une idée passait à proximité. Alors vite, je m'y mettais et zim, bam, boum, jusqu'au mot fin. Ensuite, grand vide intérieur comblé par une autopublication (voire une édition à compte d'éditeur).
J'ai réalisé alors qu'en m'y prenant ainsi, j'étais en train de passer à côté de quelque chose d'essentiel : écrire.
J'avais cru écrire pendant tout ce temps, alors que je rédigeais.
Finirai-je au fond d'un lac, les deux pieds dans le ciment ? Est-ce l'avenir que me réserve l'écriture ? Je prends le risque !
Merci pour votre commentaire.

Publié le 25 Octobre 2022
3
@catarina viti « Je viens de percevoir l’instant où la pensée se détache et fond, comme la foudre, sur un point du passé » L’écriture est tellement fluide sans basculer dans cette forme d’anorexie lexicale nommée minimalisme, qu’elle éclipse (presque) le récit pourtant prenant sinon envoûtant avec ses accents exotiques. Un peu comme la voix d’une belle fille pourrait rehausser sa beauté. L’alternance ciblée des longues et des brèves… Et les dialogues sagement contenus. Mais où entreposez-vous la somme colossale de mots et de phrases économisés. Une caserne désaffectée ? Une galerie de mine six pieds sous terre ? Mystérieux mystère. Maintenant, je saisis toute la portée de « la densité de la matière ». Point de détail : à l’instar de ma propre prose, on peut encore passer à la trappe quelques comparaisons et métaphores qui entravent le rythme. Comme c’est le cas dans l’exemple ci-dessus. Je ne savais pas non plus pour Saint Roch ; c’est un point d'histoire digne d'être relevé.
Publié le 25 Octobre 2022
3
Bonjour Cararina Viti. Vous déroulez, d'une plume délicate et assurée, la toile d'un souvenir d'enfance jusqu'à sa quintessence. Vous puisez, au cœur des tourments de la narratrice, la portion d'existence qui surgit de sa mémoire d'enfant. Douceur et parfum de liberté défilent, lentement, intensément ; en même temps, au gré des mots, un trésor symbolique libère les sens. La facilité de l'exprimer, ouvre une fenêtre sur la grâce d'une étoile : une vieille artiste, ancienne danseuse nue, qui, ayant cessé de briller, prépare son éternité. Ce voyage jusqu'au stade ultime de l'existence, ramène l'adulte à sa propre conscience, à sa propre réalité. Quelle est la frontière qui le sépare de son imaginaire ? Catarina, vous m'avez projetée dans les strates des phrases littéraires de ma jeunesse, quand je me consacrais à écrire ses profondeurs. Mais la vie passant, et, l'expérience aidant ; il est peut-être préférable de s'émanciper avant que l'écriture ne nous fige dans son ciment ! Mes amitiés, Annie.
Publié le 25 Octobre 2022

Merci, @Fernand Fallou. Je viens de relire ce texte après quelque temps d'oubli (je travaille sur un machin-chose qui me prend le cap, je te dis pas...), et c'est vrai qu'il n'est pas si mauvais, ma foi. Alors, pisque t'es mon Fernandounet : Saint-Roch est le nom que j'ai donné à Sanary-sur-mer. Voilà, mon cœur, tu sais tout !

Publié le 09 Octobre 2022
3
Chère @Catarina Viti Tous ces mots qui s’harmonisent entre eux comme s’ils se tenaient la main. L’image passe comme un tableau de peintre. Il y a tellement de Saint-Roch en France que je n’ai pas trouvé celui dont tu parles. Je suis resté estomaqué par le coup de l’innocent. Bravo.
Publié le 09 Octobre 2022

@Joseph Victor Marclair, merci d'avoir pris le temps de laisser vos impressions de lecture.
Dans ce texte, j'ai voulu, effectivement, aborder le thème de la mémoire.
Je travaille actuellement sur un texte beaucoup plus long (une novella, je pense) dont le titre "Crépuscule avec Hannah" fait parler la mémoire, les différentes étapes de la vie, la construction de la personnalité au fil du temps, et ces instants fulgurants qui se gravent dans notre esprit à un moment, de grâce ou de cauchemar, mais au final, nous sommes cela, rien que cela et tout cela.
Je croyais écrire quelque chose de relativement bref quand j'ai posé la première pierre de ce texte, à savoir son titre qui était là depuis longtemps, mais je sais aujourd'hui que ce "Crépuscule" ne verra pas le jour avant l'année prochaine.
Avez-vous quelque chose de court dans vos tiroirs ? J'aimerais le lire. "Passe-moi l'avouillette" (merci, j'ai découvert un mot) est au-delà de mes moyens visuels et temporels.
Merci encore.

Publié le 08 Octobre 2022
3
Des phrases bien ciselées par des mots qui construisent des décors atypiques. Elles m'aspirent vers une zone de mystères empreints d'une nostalgie touchante et attachante. En vous lisant, je me laisse envahir d'une forme de quiétude comme touché d'un envoutement bizarre. Les fantômes bienveillants du passé réveillent parfois une lucidité qui éclaire le présent.
Publié le 07 Octobre 2022

Je suis nostalgique en déposant ce commentaire, que le temps passe ! C'est une joie de revenir sur Mbs et d'y lire des textes comme le vôtre, Catarina !
Au plaisir

Publié le 24 Septembre 2022

@Catarina Viti
Eh bien, continuez à écrire des textes expérimentaux : ça vous va bien au teint...

Publié le 24 Septembre 2022

@Lucas Belmont, @hannah plck, @ingrid pouffe, @Bruno_Guennec
Merci pour vos réactions et commentaires.
"Monna Vanna Sister" est un texte "expérimental". Un de ceux que j'écris pour ensuite le re-re-re-re-retravailler "en compagnie". Ce sont donc des textes moins spontanés, plus décortiqués, écrits façon puzzle (entendre par là que chaque mot est considéré comme une pièce d'un ensemble et que je suis alors obnubilée plus par la forme de la pièce que par son motif).
Il faut savoir perdre un peu pour essayer de gagner quelque chose qu'on ne retrouvera que plus tard, à la faveur de textes ultérieurs.
(B. Guennec : "Le baiser d'Irène" est sorti tout d'un coup. Difficile de réussir à chaque fois !)

Publié le 24 Septembre 2022

@Catarina Viti
Ca roule, ça roule farpaitement ! Comme quoi ça paie, quand on a la littérature chevillée à l'âme...

Publié le 23 Septembre 2022
3
@Catarina Viti Du grand art, madame. Un très beau morceau de littérature, parfaitement maîtrisée. Je n'ai pas les mêmes problèmes que vous avec ma mémoire, mais je sais combien elle peut être traitresse et cruelle. Très sincèrement, madame, j'admire énormément votre texte !
Publié le 23 Septembre 2022