1013

149 pages de Philippe De Vos
1013 Philippe De Vos
Synopsis

Roman noir.
Lucia, fille d'émigrés Italiens, mène une drôle de vie dans ces années 20, les années folles. Ses parents la marient à 17 ans à Petit Jean, un maçon violent. Elle se venge par des frasques comme le vol, l'arnaque, l'escroquerie. Surtout, elle a besoin d'argent pour mener la vie dont elle rêve. L'usine, ça n'est pas fait pour elle ! Elle la fuit. Elle, elle aime les robes, la dentelle, les bas de soie, les fourrures, les chapeaux. Elle est prête à tout pour échapper à son destin…
Un destin à la "Zola", m'écrit un lecteur ci-dessous. Un mélange, alors, de "Nana" et de "Germinal" !
Cette histoire est inspirée de faits authentiques auxquels j'y ai fait les ajouts de romancier.

Publié le 16 Novembre 2022

Les statistiques du livre

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24 commentaires , 5 notes
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@FANNY DUMOND Message reçu - STOP. Mousquetaire ému -STOP. Tous pour un, un pour tous. STOP ! PRIX NOBEL CONSTANCE & FRATERNITÉ, NOTION BIEN VUE - STOP.

Publié le 20 Juillet 2023

@Philippe De Vos @Donovan Letch Bonsoir à vous deux. Désolée Philippe, comme je ne reçois plus rien des gestionnaires, ce n'est qu'en faisant mon petit tour "d'inspection", de temps en temps, sur vos créations que je viens de voir votre amical coucou et je vous en remercie beaucoup ! RAS, pour le moment ;-) Mais qui s'y frotte s'y pique, peut-être qu'il l'a compris le Frédo ??? C'est vrai que nous sommes pris de grandes lassitudes à naviguer sur le site. Quand je me branche, c'est juste pour voir si, par hasard, j'aurais quelque chose à répondre et pour dénicher les nouveautés. J'en ai trouvé une.... de notre cher Églantine/Renaud !) et si vous avez un petit instant dans votre agenda bien rempli (pour de bonnes causes), je vous invite à la lire. Ravie de voir que les 3 mousquetaires de l'an dernier sont toujours unis et qu'ils l'ont obtenu leur prix Nobel de la constance en fraternité. Belle soirée à vous deux. Fanny depuis son Auvergne auvergnate. Cette année, le fermier de Louisette n'a pas parqué ses vaches dans le pré juste à côté !!! Et, nous n'avons pas de canards, parce qu'il n'y a pas de mare ;-)

Publié le 19 Juillet 2023

@philippe de vos Merci l'ami. Oui, y avait "des veaux", j'ai lamentablement fait l'impasse. Merci d'avoir sacrifié ton amour flambard pour la patrie afin de renouer un lien qui m'est précieux. Eviv Bulgroz !

PS Je constate non sans émotion que ton bagage culturel court de Molière à Robert Lamoureux en passant par les mouches à bœufs. Un sacré bonus pour le "nos belles"...

Publié le 16 Juillet 2023

@Donovan Letch
C'est gentil de penser aux amis en ce dimanche post 14 juillet. Ce n'est pas que je boude, si l'on me voit peu actif sur ce site, mais la lassitude me prend quand je vois le retour de l'hargneux littérateur et donneur de leçons.
Il est vrai que ce mois d'été voit revenir cette petite bête qu'on appelle la mouche, celle qui vient titiller le troupeau de vaches (cette mouche parlerait de troupeau de veaux) et malgré les coups de queue qu'on lui file, elle revient à la charge. Seule méthode pour s'en débarrasser : l'écraser. L'estrange (jeu de mot !) mouche, par ces temps chauds, n'a sûrement rien d'autre à foutre que d'emmerder les braves gens (emmerder voulant certainement dire, se repaître de la merde de ces vaches, autrement de leurs bouses).
Autre méthode : le silence. Passer un été loin de mBS, c'est ce que je m'apprêtais à faire, mais je ne peux décemment pas passer à côté de votre gentil coucou (suisse, naturellement).
Je reviendrai, plus tard, avec plaisir sur les textes toujours en ligne et ceux que vous déposerez d'ici là, car je crois avoir compris que d'autres vont nous arriver. Espérons, alors, que L'estrange mouche ne prendra pas cela pour des retours de complaisance.

PS : Bien vu le jeu de mot De Vos, dévot. (loin du troupeau… de veaux, cité plus haut !)
PPS : et comme ça fait un moment que je n'ai pas fait un autre coucou à @FANNY DUMOND, j'en profite au passage pour la saluer dans son Auvergne auvergnate.
ET que vive la littérature.

Publié le 16 Juillet 2023

@philippe de vos Juste pour le plaisir de renouer symboliquement le lien avec une des rares personnes que qualité sur cette plate-forme. Ce matin, je me suis réveillé sur cette fulgurante parodie de Tartuffe : "Ah, pour être De Vos, je n'en suis pas moins homme " ! Elle vaut ce qu'elle vaut ! Portez vous bien !

PS La tirade fait suite à "Cachez ce sein que je ne serai voir /Ces choses-là vous donnent de coupable pensées" proférée par Tartuffe avant qu'il ne se vautre dans la libidinosité.
"J'ai glissé, chef !"

Publié le 16 Juillet 2023

Double de mon courrier à Fanny alias Dick C.
Je suis un petit être pudique, j'ai fait dans l'épure et l'ellipse.

@dick C @Philippe de Vos
Dick C, j’aime beaucoup, ça sent son petit Daschiell Hammet. Et bien, oui, ma très chère Fanny, je fais à mon corps défendant, mon coming out – je suis bien le troisième mousquetaire. L’assassin revient toujours sur les lieux de son crime, pas vrai ?
Tout ce temps, je l’ai passé à reposer mes yeux et surtout - non à faire le deuil en ce qui concerne mon fils, je hais l’expression qui équivaut à une forme d’oubli programmé - mais à trouver une certaine distance supportable. Et donc, me voilà sur deux pieds, deux jambes. En fait, je ne comptais pas rester - juste trois petits tours et puis s’en va ! -mais j’avais envie de retrouver notre sympa trio pour m’y réchauffer. Mais tout en gardant une certaine distance pour que mon départ soit moins douloureux car comme je ne suis que de passage, je n’ai pas le courage de repartir sur une autre rupture – genre les adieux de Fontainebleau. Il faut dire aussi que j’aime bien les mystères, les métamorphoses, les arlequinades… (Je constate que je ne suis pas le seul. ) C’est fait je suis heureux. Heureux également d’avoir retrouvé - outre la vôtre - la chaleureuse complicité de Philippe toujours égal à lui-même et son talent et son humour. Comme vous, c’est une rare belle personne. Et puis, il s'est mis à la poésie et là aussi il m'a bluffé. On va tous se retrouver poètes !
J’ai échangé avec quelques personnalités intéressantes (heureusement « quelques » vu que quand on est plus de quatre, on est une bande de cons à en croire Brassens. J’approuve des trois mains.) En parlant de 4, il y a un auteur que j’aurais bien vu 4ème mousquetaire, c’est le dénommé LudovIc Privat qui a également à la fois une personnalité attachante et un réel potentiel. Enfin, mon point de vue. J’aime bcp son texte « le pigeon voyageur ».
Et parlant de pigeon voyageur, je vais rester ici le temps que mes yeux le permettent. Je les ai mis à rude épreuve avec le Piégeur Masqué mais je vais me contenter maintenant de courtes nouvelles et de poèmes. Et puis quand ils crieront « Pitié ! », je partirai sans préavis, ni mot d’adieu… pour mieux revenir.
Continuons notre bout de route commun, mi- côte à côte, mi sur son petit nuage chacun.

PS Merci de répondre sur Alvin Sneakers.

Publié le 23 Juin 2023

@philippe de vos Merci mon père au nom des survivants du réchauffement climatique pour la péréquation.

Publié le 21 Juin 2023

@Piégeur Masqué
Faute avouée, à moitié pardonnée : la malédiction ne s'étendra que sur 10 générations.

Publié le 21 Juin 2023

@philippe de Vos HORREUR ET DAMNATION ! C'était pas le Figaro mais... l'Aurore. Que je sois maudit sur 20 générations...

Publié le 21 Juin 2023

@Piégeur Masqué
Entre scalpel et burin, c'est bien vu. Je n'ai pas voulu inventer la vie de cette femme, donc me restent les éléments de la presse qui s'étend peu sur les sentiments et s'attarde souvent sur les faits en manquant parfois de distance parce qu'elle raconte l'histoire au fil de l'eau.
Je me suis aussi basé sur le roman noir, sur certains en tout cas, qui sont bruts de décoffrage, secs de tout sentiment. Zola, lui, aurait mis plus d'humanité dans tout cela. Il aurait tenté l'empathie avec les personnages. Le roman noir (je crois), s'émancipe de cette empathie, ce qui laisse souvent un goût amer au lecteur qui peine à s'attacher aux personnages, car là n'est pas le but.
Lucia a connu le parcours raconté ici. Je n'ai rien rajouté à sa vie, car c'était assez copieux comme ça.
Un reproche d'un lecteur (dans les commentaires ci-dessous) :
«Je pense que la réalité des femmes dans ce métier, à cette époque ( et actuellement aussi) devait être tout autre, et je trouve que vous auriez du aborder ce côté sombre, qui devait être la réalité de sa situation.»
Ben non, mon brave monsieur ! Je n'ai pas fait le portrait de la prostituée lambda. J'ai raconté la vie de Lucia entre ses 17 ans et ses 30 ans environ. Son parcours atypique a suscité en moi l'envie d'écrire son histoire.
C'est sans doute ce manque d'empathie qui me sera reproché, mais je le répète, le roman noir, c'est souvent ça : distancié et amoral. (pas immoral, mais amoral car il y a souvent une dimension bestiale dans toutes ces histoires). Mais les gens aiment le pathos; c'est ce qu'ils aimeraient trouver ici. Non ! Les faits sont racontés de manière brutale, car sa vie a été brutale : bouges, trottoirs, lupanars de luxes où elle rencontre la perversité, balafre du mari, coups du mari, coups de l'amant, prison, maladie vénérienne etc. Tout est raconté, mais de la manière la plus sèche, car on est dans le roman noir. En tout cas, c'est comme ça que je lis les romans noirs, les vrais.
Merci pour votre lecture et votre commentaire
Philippe

Publié le 21 Juin 2023
3
Je dois dire quand j’ai lu le rapprochement avec Zola, j’ai mis le holà. (Oui l’écrivain d’origine italienne auteur du célèbre « Jacuzzi ! » dans le Figaro sur l’affaire Dreyfus.) Et puis au fil de la lecture, j’ai trouvé que c’était bien vu et même épuré de certaines métaphores un poil laborieuses du bon maître. (Je lui garde mon estime à l’Émile…) Déjà faut le dire la couverture s’avère diantrement racoleuse genre – « Tu montes, beau brun ? » Ça fait de l’effet sur le lecteur tant soit peu sensible. Ces dames ont l’air tellement sympas et brûlantes de rendre service. Ensuite, bonne idée d’aller déterrer un lointain fait divers des années 50. C’est dans les vieux Détectives qu’on fait les meilleures soupes disait ma grand-mère. Aussi, très bien vu de pas trop romancer. L’ensemble à un goût de brut de brut qui dégage une coloration (sepia) qui colle à l’époque. Ça de la chair, de l’épaisseur. Un goût de vécu ! L’hommage clin d’œil au pauvre Verlaine n'a pas échappé à l’œil scrutateur du Piégeur Masqué : « Un rêve étrange et récurrent »… Ça a dû lui rebooster le moral entre deux absinthes. Après ce qui fait le poids, l’épaisseur du récit c’est qu’il est véridique, livré cash et sans fioritures, facture réaliste. Avec ce côté « observateur froid, détaché» plutôt bien rendu. Le style épuré. Peut-être eut-il gagné à être plus resserré un poil ? Un parcours sordide et ordinaire rédigé dans sa froide et crue banalité. Oui, c’est cela Zola avec également un zeste bien senti de Bovary chez Lucia. (Genre je dirai Gustave-Emile Zolbert.) Et puis quand on voit les affaires Daval et Jubillard, on se dit que l’histoire ne se répète pas, elle bégaie... » et que le livre met quelque part l’accent sur l’intemporel. Du beau boulot bref, moitié au burin, moitié au scalpel.
Publié le 21 Juin 2023

@ PHILIPPE DE VOS Je ne suis pas d'accord et je pense que vous avez bien fait de ne pas romancer ; j'aime bien les écrits en prise directe avec la vie. C'est pourquoi ma biblio est aux deux tiers des auto-bio (Lionel Duroy, Jorg Chalandon, Jean Rouaud, Jean Louis Fournier etc.). Je trouve que n'importe quelle vie de n'importe quel spécimen d'humanité est plus riche, plus vraie qu'un roman.
Dés que j'ai expédié les affaires courantes , je plonge tout habillé dans Lucia (façon de parler. J'aimerais mieux qu'elle plonge toute nue dans moi...)
J'attends d'être arrivé à 75 vues sans le premier frémissement d'intérêt pour allumer la mèche. Étonnez- vous que Verlaine ait sombré dans la boisson. Quel camouflet !)
Fidji fidji alias Alvin Sneakers alias Simonet Garfunkel alias Plastic Früstuck alias bientôt Le piégeur masqué.

Publié le 16 Juin 2023

@Fidji Fidji
Allez-y, lâcher les chevaux ! Faites-nous part de votre enquête de salubrité publique… même les aristos du site liront avec attention les attendus du verdict !

Philippe
Pour 1013, il s'agit d'un petit exercice que j'ai effectué en lisant les vieux "Détectives" et je suis tombé sur une affaire qui a tenu en haleine la police et les lecteurs du journal durant plusieurs semaines.
L'histoire est elle-même, à la base, très romanesque et l'héroïne en est, ce qu'on appelait jadis, une fille de joie. Sans trop romancer son histoire, je l'ai mise quand même sous forme de roman, mais la quasi totalité des faits est exacte. Je pense quand même que j'aurais du encore plus romancer et m'éloigner un peu plus encore de la vraie histoire. C'était un coup d'essai. Il n'est pas dit que je repioche dans les "Détectives" quelques idées, mélangeant, cette fois-ci, plusieurs histoires. Une idée, comme ça ! Mais c'est du boulot !

Publié le 16 Juin 2023

@ philippe de vos
Je vais bientôt lâcher la bonde (… lâcher la bombe!) J’aimerais dans mon texte faire figurer l’hommage ci-dessous vous concernant. Deux options pour vous :
soit je le mentionne et vous avertit de sa parution et si cela ne vous convient pas, je vous supprime (Blam ! Blam ! Tu es fait, scélérat !!!)
soit je fais l’impasse et après lecture, vous me dites si je peux poster cela ou pas.
Le texte

« Et je rends également hommage à ceux qui ont éventé le subterfuge tout en restant stoïquement muets pour ne pas faire capoter l’étude. Je les en remercie du fond du cœur  :

Galodarsac, Philippe de Vos… (Rien que des aristos – soit dit en passant ! ) »

ps Je reviendrai une fois terminée mon enquête de salubrité publique sur votre roman qui semble alléchant (surtout les bas de soie !!!)

Publié le 16 Juin 2023

@Monique Louicellier
Merci infiniment d'avoir lu cette vie de Lucia et merci d'avoir relevé les quelques erreurs qui se sont glissées dans le texte.
Si vous avez aimé cette histoire en deux parties, la vie de Lucia puis l'enquête, j'en suis ravi.
Personnellement, j'ai habité à Pantin plus de 20 ans et ces jardins ouvriers se trouvent toujours au même endroit, bien qu'il y ait eu quelques tentatives, ces dernières années, d'expropriation afin d'aménager une zone en vue des J.O de Paris, 2024. Mais les jardins ouvriers, c'est toute une histoire au XXe siècle et un bout de campagne dans cette toute proche banlieue parisienne.
Philippe

Publié le 25 Janvier 2023
3
@Philippe De Vos. D'abord, SVP, que toutes les personnes envers lesquelles j'ai contracté une lourde dette de lecture me pardonnent !!! Pitié !!! J'ai tout lu ici jusqu'au bout. Mon père était jardinier (Ecole Du Breuil à vincennes) et ayant vécu jusqu'à 4 ans, à Fontenay-sous-bois dans la petite villa où le minuscule jardin hébergeant nos poules naines, était bordé d'un immense champ de poiriers, je voyais la grande ville d'un coté et me pensais au plein milieu de la campagne de l'autre, ce roman m'a beaucoup parlé. Vraiment très bien écrit, suspense, description sociale, oeil pour le détail ! Bravo Philippe ! Beaucoup d'humour au niveau final de l'enquête aussi ! NB : Je me permets de donner les coquilles quand il n'y en a pratiquement pas (ce coup-ci, mes créanciers vont vraiment penser à me tuer !!!). Voilà, c'est fait !
Publié le 24 Janvier 2023

@Domi65
Bonjour et merci pour votre lecture et votre commentaire.
Pour "défendre" mon approche, je vais répéter ce que j'ai mis dans mon synopsis : cette histoire est inspirée de faits réels. Lucia, qui se prénommait autrement dans la vraie vie, avait le choix de la prostitution et faire autre chose : travail en usine, serveuse, vendeuse… Elle a réellement fait ce choix de vie et même lorsqu'elle était mariée ou en couple avec un "fonctionnaire". Hélas, je n'invente pas sa vie. Elle est loin de l'idée que l'on se fait d'une prostituée, allant jusqu'à faire des bas prix pour avoir beaucoup de clients.
Pour le reste, il me semble que subrepticement j'aborde tous les lupanars où elle a travaillé, cotôyant toutes sortes de perversités et de déviances et, finalement, préférant le trottoir aux bordels.
Enfin, il me semble que je n'élude pas la maltraitance de son mari, la violence de son amant.
Il se trouve que, parallèlement à cela, et malgré qu'elle soit en couple, elle se vanta de son "métier" sans éprouver de gêne. Lucia est un cas atypique, c'est en cela qu'elle est héroïne de roman.
Je conclus juste pour dire que le style de vie de Lucia n'est pas inventé, il a été raconté dans les journaux des années 30. Elle préféra, effectivement, voler, arnaquer les assurances etc et se prostituer plutôt que de travailler en usine. Je n'élude pas non plus les maladies qu'elle attrape ni le fait qu'elle faisait tout cela pour avoir une meilleure vie (plus riche) que celle de ses parents émigrés.
Donc, oui, elle s'est accommodé du trottoir, mais pas des bordels. Oui, elle est atypique, mais ça, c'est sa VRAIE VIE. Je n'ai pas cherché à raconter la vie des prostituées, mais la vie de Lucia, assassinée dans les jardins ouvriers de Pantin et envoyée à la morgue sous le n°1013.
Cordialement
Philippe

Publié le 03 Janvier 2023
1.8
Bonjour, J'ai apprécié votre livre, malgré le caractère assez dramatique de la vie de Lucia. La vie ne lui a pas fait de cadeaux, pas de soutien de la famille, une enfance " à la dure". Elle aime les belles toilettes et rêve de pouvoir s'offrir toutes les robes qu'elle veut, mais ce désir était-il fort au point de faire n'importe quoi pour l'obtenir? A en lire votre récit, elle semble s’accommoder parfaitement de ce métier, sans souffrances psychologiques, c'est un job qui rapporte, c'est tout... Je pense que la réalité des femmes dans ce métier, à cette époque ( et actuellement aussi) devait être tout autre, et je trouve que vous auriez du aborder ce côté sombre, qui devait être la réalité de sa situation. Un nombre élevé de clients par jour, elle ne les choisit pas, ils peuvent être moches, violents, pervers, sales, sans respect souvent, et ça, on a l'impression que ça n’existait pas pour Lucia. Mais néanmoins j'ai passé un bon moment à vous lire.
Publié le 03 Janvier 2023

@Dick C.
Bonjour Patricia
C'est tout à fait cela : les bas-fonds avec la misère et la violence qui tournent autour de Lucia. Née dans une famille pauvre, elle ne connait que cette misère dont elle ne parvient pas à s'extraire, surtout que son chemin est parsemé de rencontres avec des sales types.
Dès que je peux classer cette histoire en roman noir, je le fais. Le roman noir est une sorte de polar, mais qui traite de la société via des personnages cabossés par la vie et dans des milieux glauques… le drame pour seule issue.
Pour échapper à son destin, il eut fallu que les parents de Lucia ne l'envoient pas à l'usine dès 11 ans et qu'ils ne cherchent pas à la marier dès 17 ans. Alors, elle aurait connu une autre vie.

Publié le 27 Novembre 2022
3
@Philippe De Vos bonjour Philippe ! J'ai beaucoup aimé vous suivre dans cet engrenage infernal dans lequel est prise Lucia, gamine de seulement 11 ans ! et dans cette plongée dans le Paris des années folles. En vous lisant, me sont revenus en mémoire " Les mystères de Paris " d'Eugène Sue 1842, lus durant mon adolescence. Après recherches, il eut une jeunesse dorée et accepta le challenge de son ami Goubeaux d'écrire un roman social (devenu feuilleton au fil de l'intrigue). Il inaugura le genre avant Zola et ses "Rougon-Macquart - 1870. Son roman ne raconte pas la bonne société, mais le peuple jusqu'aux bas-fonds. Merci beaucoup pour la lecture de votre roman noir pour donner toute la place à Lucia, pas née du bon côté ! Bon dimanche à vous ! Patricia
Publié le 27 Novembre 2022

Super, cela semble bien parti pour la nouvelle rubrique. Génial.
J'ai sauvegardé le lien Détective (faut y aller à la farfouille). Je suis fascinée depuis que j'ai vu le film d'Almodovar *La mala education* par le fait divers, sa folie, ce qu'on peut en retirer. Pour rappel ou info, le cinéaste du film et son assistant sont en rade d'inspiration et ils compulsent les faits divers : "la femme qui prend dans ses bras le crocodile qui la bouffe, le motard congelé sur sa moto qui continue à rouler sur l'autoroute. Ou dans un autre Almodovar *La fleur de mon secret* : l'homme qui assassine sa belle-mère pour obliger la fille de celle-ci (et son ex qui s'est barrée sans laisser d'adresse) à revenir pour l'enterrement, etc.
Il faut bien choisir, et il y a matière à.
Certains auteurs aiment et/ou savent imaginer, ce n'est pas mon cas, ce que j'écris est toujours arrivé à un moment. Après, bien entendu, je ne prétends pas restituer "la" vérité. L'écriture est ma mine de délire à ciel ouvert !
A bientôt dans la nouvelle rubrique.

Publié le 24 Novembre 2022

@Catarina Viti
Commande passée au Père-Noël mBS. Sa réponse :
« Nous voyons ce que nous pouvons faire, ce ne doit pas être en effet très compliqué. Aujourd’hui , c’est le retour des jurys. Donc plutôt lundi matin. »

Publié le 24 Novembre 2022

Merci pour le lien !!!!!!! Vous n'imaginez pas à quel point cela m'intéresse.
Roman - Noir (oui c'est très bien ça)

Publié le 23 Novembre 2022

@Catarina Viti
Bonjour Catarina. Merci de me réserver un peu de votre temps.
Je vais donc rédiger un petit mail à mBS (qui m'écoute peu ou plus du tout) pour leur demander de faire quelque chose pour les séries noires. Case Roman + Noir, sans passer par suspense. Case Polar + noir. Série noire doit être déposé par Gallimard, mais sait-on jamais. En tout cas, roman noir.
Pour info, et pour ceux que ça intéresse, des histoires glauques, bien noires, on peut en lire dans Détective, ici :
https://bibliotheques-specialisees.paris.fr/ark:/73873/pf0000573866
Dans les numéros d'avant guerre (39/45), il y avait des gens comme Kessel, Mauriac, Gide, Simenon, Albert Londres… qui écrivaient dedans. Gide (un de mes chouchous) a écrit un livre qui s'appelle Souvenirs de cours d'Assises.
Ce journal (dans sa forme vintage) peut être source d'inspiration. Lucia s'appelle en vérité Severina, mais j'ai changé les noms et fait un travail de "romancier" pour la cause de la fiction. Mais son parcours est authentique.
Bonne journée
Philippe

Publié le 23 Novembre 2022

Pas trouvé le temps de lire votre "noir" jusqu'au bout, mais d'accord avec vous sur la remarque. Peut-être qu'il suffit de rajouter une option "noir" après "suspens". Je ne pense pas que ce soit la mer à boire. L'avez-vous signalé à C.L. ? J'appuierai vigoureusement votre requête (je suis dans le même cas avec "Le temps des cerises" , c'est du NOIR, rien que du NOIR, comme vous le dites très exactement : histoires de "petites gens", point de vue social, une grosse crasse au mitan, la vacherie, quoi. Du brut.
Bon, dès que j'ai un créneau (en ce moment, ils sont tellement riquiquis que j'y vais au chausse-pieds) je finis l'histoire de Lucia.
Déjà : bravo pour l'idée ! (je vous emballe 5 étoiles et vous les envoie par pigeon voyageur. regardez par la fenêtre)

Publié le 23 Novembre 2022

@Joseph
Je n'ai pas trouvé la case "Roman noir" sur mBS. Pour moi, cette histoire vraie est proche de livres comme Le facteur sonne toujours deux fois ou encore Pas d'orchidée pour miss Blandish ou même Tirez sur le pianiste. Des histoires de petites gens, parfois dans les bas-fonds des villes. Ces romans-là, ça peut être également du Zola. Mais puisqu'il existe une série noire pour eux, on les classe ainsi. Sur mBS il faut cocher la case Suspense puis polar ou Thriller pour aboutir au plus proche. Là, je ne suis pas dans le suspense, plutôt le noir de chez noir. Mais y a pas ! Si on avait une case Roman, puis Polar ou Noir, ce serait bien.
Bonne journée
PHDV
PS : J'ai vérifié que le Roman noir, c'est du polar. C'est pas une enquête à la Agatha Christie, non, c'est du drame, du noir, de la violence, avec la vie des personnages autour.

Publié le 18 Novembre 2022

Même si je me suis tout à fait laissé aller à être curieux de la vie tourmentée de Lucia, je me suis demandé pourquoi vous l’aviez publié sous le registre de polar noir. Roman noir peut-être plus ? Ambiance à la Zola, petites gens miséreux, la face triste du monde.

Publié le 18 Novembre 2022

@FANNY DUMOND
Bonjour Patricia
Il est vrai que petit à petit, des personnages féminins émergent de mes écrits (je n'oserai pas dire "mon œuvre"). Même si elle n'est pas personnage central de l'histoire, ll y a aussi Clara dans Page 24.
Vous parlez d'un sujet "tabou" dans votre commentaire et je n'ai rien voulu en dire dans le synopsis.
Je pense que Lucia a été une femme libre. Une drôle de liberté, il est vraie, mais elle a eu une partie de sa destinée entre ses mains. En travaillant sur son histoire, je le répète, histoire authentique, je l'ai trouvée attachante. Un personnage ambigu également et aussi surprenant.
Ce récit est court. J'espère que certains y retrouveront l'ambiance des romans noirs, évidemment dure, mais réelle.
Bonne soirée également
Philippe

Publié le 16 Novembre 2022
3
Bonjour@Philippe De Vos Après Mathilde, Annabelle, Man, Philippe nous offre une autre destinée de femmes. Je suis toujours épatée lorsqu'un Écrivain (au masculin) parvient à entrer dans la psyché de la gent féminine. J'en viens à me demander si, nous les femmes, sommes capables de faire de même ! Pour ne rien dévoiler, ma fiche de lecture sera privée. Bravo pour votre gros travail de recherches et merci beaucoup de ma lecture de ce roman noir sur un sujet "tabou", sur ces femmes de l'ombre ô combien bafouées. Bonne journée à vous Philippe. Patricia
Publié le 16 Novembre 2022