A mort Aristophane

323 pages de David Naim
A mort Aristophane David Naim
Synopsis

A L'ATTENTION DES LECTEURS : NOUVELLE VERSION (PREMIERE PARTIE REMANIEE SUITE AUX PREMIERS RETOURS)

Il suffit de lire les statistiques de l’INSEE sur le célibat, les mariages et les divorces : Internet se montre incapable de produire de l’amour. Du sexe, oui, à ne savoir qu’en faire, à se noyer sous les fluides corporels. Mais de l’amour, nada. Le bilan est sans appel, la solitude ne lâche pas d’un pouce. Elle opère à l’ancienne, avec peu de moyens et la cruauté d’un chat, elle combat au corps à corps, à coup d’espoirs douchés et de désir fané. Tôt ou tard, après une nuit, après dix ans, elle finit par gagner. Même dopé à la tech, l’amour ne fait pas le poids.

Quoique… Peut-être qu’en prenant le problème sous un angle nouveau ?

Publié le 18 Novembre 2022

Les statistiques du livre

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"A mort Aristophane" est le "Livre le +" du 25 novembre. Retrouvez l’article qui vous donnera envie de le lire. N'oubliez pas de laisser un commentaire à David Naim, c’est pour cela qu'il publie ses romans sur monBestSeller.

Publié le 25 Novembre 2022

Ce livre est noté par

9 commentaires , 7 notes
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Merci @Eric Brambilla pour votre note et d'avoir pris le temps d'un commentaire si riche ! Le sujet était vaste et je suis heureux que vous en ayez apprécié les nuances (et les manques de nuances volontaires, en effet, bien vu !). C'est tout le problème de notre époque, cette obsession du résumé, de la punchline, cette difficulté à débattre de sujets complexes en reconnaissant simplement qu'ils le sont, complexes. J'ai hâte de découvrir D.E.X !

Publié le 20 Décembre 2022
5
Bon, pour commencer et résumer : j´adore ! D´abord, le sujet du roman, basé sur un concept philosophico-marketing qui mérite son brevet (s´il ne l´a pas déjà). Ensuite, j´ai beaucoup apprécié les multiples réflexions annexes qui se greffent, toujours avec intelligence, sur la trame principale et la manière unique de traiter ces nombreuses questions d´actualités et existentielles avec moult références, plus ou moins philosophiques, qui enrobent le vulgaire (à moins que ce ne soit l´inverse). Au final, j´admire votre approche exhaustive de ce 50 shades of love, aussi nuancé qu´un drapeau LGBT, et votre capacité à illustrer un essai didactique par une véritable aventure pleine d´humour cynique. Il y a une tonne de grain à moudre et toutes les saveurs du café y passent. Chacun en prend pour son grade, on ne s´en lasse pas. Tous les travers et faiblesses des hommes et les failles dystopiques de la société actuelle sont grossis à la loupe pour mieux les tailler en pièce par le menu à la tronçonneuse avec une totale irrévérence. Quel carnage ! Une succession de punchlines, balancés comme des Scuds dans un style excellent ou les mots jouent entre eux et avec un lecteur abasourdi. Beaucoup d´autodérision (on sent l´influence de Houellebecq et, je suppose, Beigbeder, mais pas lu). Paris et les femmes, je vous aime moi non plus! Votre roman sent le vécu et on se demande s´il faut plaindre ces anti-héros, leur auteur ou son entourage. Pour ce qui est de la critique. Clairement, les personnages sont peints au vomi avec une serpillère (surtout au début et à la fin). On y plonge jusqu´au cou, noyés dans le stéréotype et l´amalgame revendiqués. Si le but affiché est de faire réfléchir (avec un miroir aussi grossissant que déformant), ça manque (volontairement) de finesse. Malgré tout, en dehors de toutes les personnalités médiatiques que vous citez, on ne peut s´empêcher d´y reconnaître "celleux" qui peuplent nos écrans, nos administrations, nos bureaux et nos vies. Plus encore pour qui a côtoyé ces milieux (genre mon ex-boss d´une start-up IT française, Pierre tout craché). La fin du roman mériterait, je crois, d´être un peu moins « Tell » et plus « Show », mais ce n´est pas foncièrement gênant. Pour chipoter, je mentionnerais la répétition de l´expression « droit comme un i » à peu de chapitres d´intervalle. Autre détail, la Wehrmacht n´avait pas de casques à pointe (il faut rendre au Kaiser...). Sur le hasard, j´aurais comme vous tendance à dire qu´il n´y en a pas, pourtant certaines coïncidences incroyables finissent par forcer à se poser sérieusement la question du destin. Bien que le style soit différent, je suis amusé par les multiples recoupements entre mon roman (D.E.X) et le vôtre. J´y aborde de nombreux thèmes communs, dont celui des applications de rencontres assistées par l´IA. Je vous laisse le découvrir (dans le chapitre "l´épicurien"). Pour conclure, une très belle découverte qui mériterait amplement sa place en librairie ! Encore merci.
Publié le 19 Décembre 2022

@Marie JEANNOT C'est moi qui vous remercie. J'invite vraiment les lecteurs à me donner leur avis sur le livre, cela m'extrêmement précieux !

Publié le 15 Décembre 2022

Merci, monsieur Naïm, pour la confiance que vous accordez à vos lecteurs.
Nous vous souhaitons tout le succès que votre texte mérite.

Publié le 15 Décembre 2022

Merci @Catarina Viti pour votre commentaire ! Le nouveau Banquet, oui, c’était un défi à écrire, je suis heureux qu’il vous ait plu ! David

Publié le 10 Décembre 2022
5
L'âme sœur est un mythe. Aristophane en est l'auteur. Quand on lit le livre de David Naïm, on aurait plutôt tendance à dire : "le responsable". Car, avec le changement de société (Aristo, c'était dans les 400 avant JC), les bouleversements actuels (remise en cause du patriarcat, du genre, invasion du numérique, des algorithmes, etc.), la quête de l'âme sœur se fourvoie le plus souvent dans une insondable solitude... /// ... Sur ce canevas, David nous brode un roman hors du commun tant par l'audace du sujet que par son talent d'écrivain... /// ... *A mort Aristophane* (oui, donc, quel titre !) dépeint avec une précision chirurgicale notre société de provocation (comme disait Gary), société de mépris, de nouveaux petits dieux, royaume du cynisme, mais surtout royaume de grande solitude et d'illusions. .../... C'est un livre complexe. Pour le lire, il faut du temps, de l'attention aux multiples détails. Le nouveau banquet (comment l'appellera-ton dans le futur ? le Banquet de Comte-Sponville ou le Banquet de Safia ?) est un morceau d'anthologie qui mérite plusieurs relectures pour en apprécier la portée. .../... Comme il a déjà été dit : les premières pages sont peut-être (j'ai bien dit peut-être) à revoir de manière à rendre l'accès à ce texte plus "confortable". Il est peut-être un peu hermétique. Et pour le lecteur pressé, il peut être un handicap ou donner l'impression que l'auteur se tient à distance de ses personnages, ce qui, nous le voyons plus loin est faut. ../... Que dire encore de ce livre ? Qu'il est un miroir ? Pour le reste il est tout à la fois : un roman, un essai, un pamphlet, une satire... bref : un kaléidoscope et, surtout, un hymne à l'amour.
Publié le 04 Décembre 2022

Merci @Bruno_Guennec pour votre critique. Faire le tour du sujet de l’amour à notre époque, oui. Et le faire en racontant une histoire émouvante, amusante et effrayante, celle de la guerre que chacun livre contre la solitude. Je suis heureux que cela vous ait plu et intéressé.

Publié le 03 Décembre 2022
5
*A mort Aristophane* est un beau et pessimiste roman d'amour animé d'un désir d'exhaustivité. Comme les convives du *Banquet*, il entreprend, en une succession de très nombreux chapitres courts, parfois segmentés en plusieurs sections, de tout dire sur le sujet ; non seulement il raconte avec beaucoup de poésie et de vérité l'histoire d'un couple ; mais il dresse un tableau halluciné, drôle, visionnaire et extrêmement sombre de l'amour en France, d'un point de vue économique, sociologique, politique et philosophique. Bien sûr, c'est un roman satirique, une critique féroce et hilarante de la société du spectacle sous toutes ses formes. Mais c'est d'abord un roman tendre, aux personnages perdus, attachants, abusés et tristes, qui, au fond, ne possèdent, outre leur solitude, qu'une (parfois terrifiante) maman, comme le héros du roman, Simon, qui s'appelle précisément Simon Maman. L'amour est une pulsation, pense celui-ci à la fin de l'histoire. Cette pulsation, la très belle écriture de David Naïm en rend compte, par son énergie, sa concision, son tranchant.
Publié le 02 Décembre 2022

Merci @Camille Descimes ! Je suis ravi que le livre vous ait plu ! Je ne fais pas de commentaires sur les points techniques, mais je vais me replonger, promis, dans les notices ;)

Publié le 02 Décembre 2022
5
EXCELLENT @David Naim ! Nous avons un sacré paquet de lectures en commun (en plus de Maïté avec son anguille), et votre façon des les retranscrire, avec ce fameux comité stratégique, est juste jubilatoire ! J'ai noté plusieurs phrases cultes: "on a les madeleines qu'on mérite", "réclamer une sodomie était totalement hors piste", "la haine et le ressentiment génèrent deux choses: la connerie et l'éloquence", "rien n'est plus déprimant qu'une panne d'érection en solitaire" et bien sûr "les femmes ne vont pas devenir lesbiennes à cause des statistiques". Sans oublier votre hypothèse sur l'origine de l'expression "mise en bouche", et surtout la dernière "action simple et concrète de la contention des sexes " (à découvrir, elle vaut son pesant de cacahuètes :)) Une petite précision technique, tout de même, il me semble que vous vous êtes emmêlé les doigts dans les sex-toys, que le womenizer n'est pas un galet, et qu'il serait donc bien périlleux de projeter de s'en servir en se brossant les dents (et quelques coquilles par ci par là, mais la chasse aux poux...). C'est un détail, mais après tout, l'humanité n'a-t-elle pas failli se perdre pour un détail sur un algorithme ? Enfin, il faudrait mentionner tout l'humour dont regorge votre roman, le SAV de Lucie, les masculinistes "en moins de temps qu'il n'en faut pour ne pas réfléchir", RuPaul en magistrat, toutes ces personnalités que vous orchestrez au milieu de votre petit monde, un tout petit peu dingue, avec des personnages cohérents, vivants, Simon qui "veut toujours parler de choses intéressantes", qui n'a pas cet "inestimable don de futilité" et Pierre, qui cristallise l'extrême opposé, et encore il ne déclare que 219 coups par an ! Bref, c'est un regard sans concessions sur nos acolytes, vous nous livrez un tableau fleuri de notre belle société, où finalement tous se perdent, chacun à leur façon. Votre roman me fait penser à ceux de John Irving, votre plaisir à nous raconter toutes ces histoires parfois complètement loufoques est palpable, alors vous nous en transmettez des brassées, et malgré votre conclusion, on referme votre livre amusé, heureux d'avoir partagé ce moment en votre compagnie, à réfléchir finalement aussi sur les dérives des extrêmes (et la connerie humaine sous toutes ses formes !). Aspirons à la cohésion des sexes plus que la collision ;)
Publié le 29 Novembre 2022
5
Bonjour 5 étoiles, pour l'analyse. L'apparition d'Internet au tournant de 1995 a changé le monde en l'enlaidissant, ainsi vautrée devant son ordinateur une femme seule cherchant l''illusion d'une rencontre "changeant sa vie" se retrouve encore plus seule et comme je l'affirme dans "Prophetia..." d'ici 2111 dans "Prophetia..." 80% des femmes vivront seules les hommes n'auront plus besoin des valeurs traditionnelles, et les substituts au plaisir et les substances chimiques proposées, imposées par l'Etat et les "bIg Pharma" ajoutées à l'intelligence artificielle préparent un monde où l'Etat gérera tout pour vous... Internet ne permet pas de rassembler les gens mais les isole, c'est l'objectif. En plus d'un outil de contrôle des masses et de surveillance totale et de manipulation, Internet détruit l'Homme... Alors qu'il ne devrait être utilisé seulement comme un dictionnaire géant il sert de prélèvement des données, mais il est très facile de manipuler les algorithmes qui vous surveillent... je le fais... En attendant bonne lecture à tous les auteurs libres comme VOUS ET MOI SUR MONBESTSELLER.
Publié le 26 Novembre 2022

@Léontine Demaseau, désolé de n'avoir pas répondu plus tôt à votre commentaire. J'y réfléchissais... En effet, j'ai conçu le premier chapitre comme une fausse piste, pour donner au lecteur le sentiment que l'on a dans la vie. La Tech, le progrès, c'est rigolo, c'est sexy. Puis vient le temps où l'on creuse un peu. Pour répondre à votre question, donc, j'écris pour les lecteurs qui ont envie de gratter la surface. C'est risqué, j'en conviens. C'est à ça que votre commentaire me fait réfléchir, donc. J'espère que vous lirez la suite, je serais très intéressé par votre avis. Et mille mercis pour votre commentaire sur mon premier livre !

Publié le 25 Novembre 2022

Merci @Cécile Labate et @Zoé Florent pour vos commentaires très fouillés. C'est très intéressant, vos remarques croisées sur les personnages. J'ai voulu en effet laisser des zones de flou, une certaine distance. Sur un sujet tel que celui du livre, il m'a semblé important de donner à penser plutôt que d'affirmer, mais également de tenter de refléter les nuances, les zones grises et les fluctuations que nous avons tous, je crois, dans nos convictions. La toile de fond au-delà du thème c'est cela, la nuance, les apparentes incohérences. Enfin, j'essaie ! Merci encore

PS : le too much, oui. Mais je dois dire que je me trouve plutôt soft, quand je vois le monde !

Publié le 24 Novembre 2022
4
Merci d’avoir remis votre livre en ligne. J’aurais été frustrée de ne pas savoir ce que devenait le Big Brother du Love ! Un roman dérangeant et ambitieux, un des sujets de l’époque, le marché de l’amour, la quête du bonheur obligatoire, la course au "date". Il y a plein d’observations justes, de phrases qui marquent, compactes, efficaces, un concept qui secoue, une intrigue qui donne envie d’être curieuse, de savoir où tout cela mène. Alors dérangeant, sans aucun doute ! Mais, qu’est-ce qu’il m’a manqué pour me donner ce goût un peu amère ? Un manque d’empathie pour vos personnages, pour moi, certainement, on dirait que vous ne les prenez pas vraiment au sérieux, comme si vous aviez eu envie de laisser de la distance entre eux et nous, qu’on les regarde d’un peu loin, avec suspicion, qu’on les voit comme s’ils venaient de 1984, mais moins flippants apparemment. Et beaucoup de too much sur plusieurs points, qui peut-être enlèvent de la crédibilité à votre anticipation. Ou au contraire, plus c'est gros plus c'est crédible comme le dit Pierre je crois ! Et la morale, dont on ne sait pas la trace tant à la fin ça se bouscule dans les différents scénarios ?! Mais un roman fort dans tous les cas. Bravo et merci de l’avoir partagé.
Publié le 22 Novembre 2022

Bonjour @David Naim. Votre roman, vous l’aurez compris, m’a littéralement scotchée, comme l’on dit ;-). Ceci malgré le fait que je m’attendais au plaisir de retrouver votre plume, à celui de vous voir exploiter le sujet élu tel un mineur de fond.
Votre vision à large spectre est d’une impressionnante finesse, d’une impressionnante justesse. La suggestion y a la part belle ; habile, ironique, désabusée, et, plus difficile, nuancée, objective et impartiale.
Vos personnages, vous les avez conçus dans le moindre détail ; j’ai réalisé à quel point vous les avez ciselés à la fin, lorsque leurs parents interviennent. L’enfant roi s’est mué en grand enfant gâté à qui tout est invariablement dû ; l’enfant qui s’est fait seul sacrifie tout à son combat ; l’enfant étouffé est devenu paillasson désabusé qui ne croit et ne croira jamais en rien ; reste cet enfant qui a été éduqué dans le respect des valeurs et qui se retrouve esseulé dans un monde où elles sont galvaudées. Tous se débattent, tous croient pouvoir encore jouer un rôle en ignorant leurs marionnettistes, ces nouveaux dieux de l’Olympe, qui, à part s’amuser de leur spectacle, n’en ont rien à faire de leur ego. Que faire d’autre que rire de ce spectacle éphémère qui a beau faire de plus en plus de tapage, finit par sombrer de plus en plus vite dans l’oubli, d’ailleurs ?
Et l’amour ? Et l’amitié dans tout ça ? Et la guerre des genres ? Là encore votre roman fait le tour du problème, de tous les excès, de tous les embrigadements, de toutes les solutions artificielles ou miraculeuses qui foisonnent et que chaque individu, qui a ignoré la remise en question de soi une vie durant, teste aveuglément, totalement perdu ; les unes après les autres, dans un "j’aime, j’aime plus" d’enfant gâté… Zut ! serions-nous en train de nous mordre la queue dans ce domaine comme dans tant d’autres :-) ?
Quant aux IA, peut-être auront-elle le mérite de réguler tout ce merdier, car qui ou quoi, à part elles, serait en mesure de donner ce coup de torchon que l’humain, devenu électron libre gavé, décérébré, à force de bouffer à tous les râteliers, va finir par mériter ? À lui de se réveiller, à lui d'en décider. Cette issue se profile, me semble-t-il, en toile de fond de votre scénario.
Pour conclure, l’intensité qui va crescendo, le bouquet final, m’ont sonnée, comme je vous l’ai écrit hier. Pour moi, votre roman à portée philosophique agit tel un miroir grossissant, ne peut pas laisser insensible, à moins que le lecteur ne soit déjà aveugle, ou pire, totalement partial.
Merci infiniment pour ce partage qui va m’accompagner longtemps, je pense.
Amicalement,
Michèle-Zoé

Publié le 21 Novembre 2022
5
Une claque ! Je ne peux rien dire de plus ce soir, David, à part que j'aimerais que le monde entier lise votre roman, que je reviendrai vers vous demain pour poster un commentaire plus développé. Bonne soirée, Michèle-Zoé
Publié le 20 Novembre 2022