Jeunes âmes brûlées

297 pages de antarabdelaziz25
Jeunes âmes brûlées antarabdelaziz25
Synopsis

Des quatre romans que j’ai écrits, celui-là est mon préféré. Il parle de Salim, un petit garçon de douze ans qui ne rêve que de Juliette, qui a le même âge que lui. Il a tous les symptômes de l’amoureux transi et lutte désespérément pour vaincre sa timidité et attirer l’attention de sa Dulcinée. Mais, brutalement, la guerre le rattrape, et il est frappé dans sa chair.
Cette histoire d’amour, qui est aussi une histoire d’horreur, décortique ce que certains ont appelé la sale guerre d’Algérie, et permet de comprendre pourquoi de si nombreuses personnes, de tous bords et de tous âges, en sont restées marquées à jamais.

Publié le 09 Mars 2023

Les statistiques du livre

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5 commentaires , 3 notes
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@Michel CANAL
Bonjour cher Michel ! Un grand merci pour toutes les belles choses que vous venez de dire sur mon roman et à mon sujet. Vous représentez le lecteur idéal auquel tout auteur rêve de s'adresser. Vous êtes non seulement attentif à ce que vous lisez, mais je vois aussi que vous êtes pleinement averti du contexte historique dans lequel se situe le roman, avec tous ses détails. A tout cela, il faut ajouter que votre goût de l'analyse n'altère en rien votre sensibilité de lecteur. Vous m'avez paru éprouver exactement ce que j'ai voulu passer en racontant cette histoire. Il n'y a pas de plus grand bonheur que de constater que ce qu'on ressent intimement finit par atteindre les autres qui le perçoivent avec la même émotion. Rien que pour cela, cher Michel, je ne vous remercierai jamais assez ! Au revoir et bonne journée !

Publié le 10 Octobre 2023
3
À l'Est d'Alger, à Taher proche de Djidjelli, donc loin de la capitale et des grandes villes, loin aussi des riches plaines agricoles de la Mitidja ; à travers deux familles, l'une musulmane, celle de Tayeb et Yamina, et l'autre française, les Berthier, quelques personnages campant la diversité des acteurs ou spectateurs victimes impactés par cette sale guerre — les adolescents Juliette et son frère Gabriel, Salim et son frère Mehdi, Kamel, Rachid et Farid (les jeunes âmes brûlées), le maître d'école monsieur Delmas, le lieutenant du 2ème bureau Boissieu, le harki tortionnaire Mokhtar, Si Abdelkrim le traître… —, une situation qui aboutira à l'indépendance de l'Algérie et à l'exil forcé de la quasi totalité de la population non musulmane, l'auteur nous livre plus qu'un roman historique. Avec une grande habileté, une parfaite maîtrise de la langue française (telle que des instituteurs comme monsieur Delmas pouvaient l'enseigner à l'ancienne, car Antar écrit gaîté et non gaieté depuis la réforme orthographique apportée par la sixième édition du dictionnaire de l'Académie française en 1835, ou gaité, autorisée depuis les rectifications de 1990), Antar Abdelaziz nous plonge dans tous les aspects de ces cultures tellement différentes qui cohabitaient sans chercher à se comprendre ni à se fréquenter, dont la situation sociale et le niveau d'instruction pouvaient les différencier et nourrir du ressentiment ; dans l'horreur des exactions commises de part et d'autre ; mais aussi, avec une touche d'humanité et de subjectivité qui pourrait faire penser à sa biographie, dans l'amitié transgressive, l'émoi d'un adolescent musulman amoureux d'une française catholique. Il nous permet surtout de comprendre pourquoi toutes les personnes de tous bords et de tous âges ayant vécu cette période en sont restées marquées à jamais. Avec un art consommé du suspense d'un bon romancier, il termine sur une note que je laisse aux lecteurs le plaisir de découvrir. Merci infiniment, Antar Abdelaziz, pour ce partage.
Publié le 10 Octobre 2023

Cher @antarabdelaziz25, encore un récit que j'ai dévoré, celui en toile de fond de cette histoire commune qui dura 132 ans, commençant et se terminant, comme vous l'avez écrit, dans la violence. Une histoire complexe, tourmentée, dont l'ancien colonisateur et le pays qui a accédé à l'indépendance, autant que les communautés de personnes, en sont marqués à jamais.
Pour mieux développer, je vous livrerai mon ressenti en un commentaire détaillé (pour sa possibilité de retours à la ligne) et en un résumé-notation.
Le titre « Jeunes âmes brûlées » est bien choisi. Autant pour l'amour impossible entre Salim le jeune musulman miséreux et la belle Juliette, que Gabriel qui dépérira après l'exil forcé, et que Mehdi, Kamel, Rachid, Farid… consumés par le désir de combat pour l'indépendance.
Rappel historique et sociologique : pour bien comprendre le ressentiment d'une partie des Français musulmans entrés en dissidence le 1er novembre 1954, après que l'Etat français s'est déjà vu imposer l'abandon de l'Indochine dans le contexte géopolitique de l'après guerre 1939-1945 qui laissait espérer le libre accès à l'indépendance des peuples colonisés.
Cette terre sous domination ottomane où régnaient de puissants seigneurs de la guerre, conquise à partir de 1830, alors peu peuplée de Berbères, d'Arabes, de Juifs et d'esclaves chrétiens (moins de 2 millions d'habitants pour une superficie de quatre fois la France), est devenue territoire français d'Algérie en 1848 après la reddition de l'émir Abd-el-Kader en 1843. Érigé en trois départements, il s'est peuplé progressivement de colons Français encouragés à assainir les terres pour les cultiver ; de nombreux Corses et des Alsaciens-Lorrains après l'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne (la population passe à 2.134.000 musulmans et 255.000 européens en 1872). Puis des immigrants essentiellement Espagnols, Italiens et Maltais (la population passe à 7.460.000 musulmans et 922.000 européens en 1948). Elle était de 8.675.000 musulmans et 984.000 européens en 1954 au début de la guerre.
Les communautés aux cultures très différentes sont régies, à partir de 1881, par le Code de l'indigénat qui soumettait les autochtones aux administrateurs des pouvoirs disciplinaires.
En 1944, l'égalité de droits est instaurée entre musulmans et non-musulmans. Dans les faits, elles cohabitaient sans se mélanger, certaines vivant dans l'opulence ou dans l'aisance, d'autres dans la dépendance, la misère ou la pauvreté, les unes ancrées dans la modernité et l'instruction, les autres maintenues à l'écart ou en en ayant le sentiment, nourrissant des ressentiments qui ont conduit au désir d'indépendance… et à ce que vous avez appelé « la sale guerre »… ce qu'elle fut véritablement, de part et d'autre, dont les séquelles sont encore entretenues par le jeu malsain des dirigeants politiques.

Publié le 10 Octobre 2023

@Zoé Florent
Bonjour chère Michèle ! Avec quel plaisir j'ai lu votre réaction à mon roman ! J'en ai apprécié chaque détail qui est venu me rassurer et balayer les doutes que je pouvais ressentir en écrivant ce livre. Des jugements comme le vôtre ne peuvent que m'encourager à persévérer dans l'écriture. Je suis persuadé de leur sincérité, et votre remarque à propos de ces virgules dont je suis particulièrement généreux quand j'écris ne fait que me confirmer l'honnêteté de votre analyse. Ce défaut de ponctuation dont je suis fortement conscient depuis un bon bout de temps colle à mon langage comme un tic. Certains bégayent et moi je sème des virgules. Mais je me soigne. A chaque relecture, j'en moissonne une bonne poignée. Malheureusement, il en reste toujours trop comme ces punaises dont tout le monde parle et dont on n'arrive pas à se débarrasser. Bref, ce pénible détail mis à part, j'ai été très heureux de lire votre commentaire et je vous en remercie vivement. Bonne journée ! Antar.

Publié le 09 Octobre 2023
3
@antarabdelaziz25 Bonjour, cher Antar. L'histoire de Salim, de ses proches et amis, m'a autant alpaguée que profondément touchée. Terminée hier soir, elle m'a accompagnée jusqu'à mon complet endormissement, et je l'ai encore fraîche à l'esprit alors que je vous écris... /// Vous avez trouvé le juste ton pour narrer cette cascades de drames ; le juste ton pour nous permettre de nous glisser dans la peau de Salim, jeune enfant confronté prématurément à ce qui réconcilie et ne réconcilie pas avec le genre humain. /// Je vois plus bas, dans votre réponse à Alhéna Skat, que vous vous interrogez sur la crédibilité de vos personnages, aussi me permets-je de vous répondre. Je les ai trouvés pour ma part très crédibles, quel que soit leur bord, justement grâce à ce juste ton, qui ne sombre ni dans le mélo ni dans l'emphase, auquel s'ajoute une fouille objective de ce qui motive leurs sentiments, leurs actions, voire leurs exactions. Ceux de Salim, ses révoltes, ses remises en question, sont si réalistes que j'ai eu l'impression de lire une bio, c'est vous dire ;-) ! /// Concernant la forme, votre style de facture classique, riche, équilibré, votre maîtrise de la grammaire et de l’orthographe, démontrent votre parfaite maîtrise de notre langue. Nombreux ici sont ceux qui pourraient en prendre de la graine, tout comme de la grande humanité qui teinte votre propos. Mon seul bémol concerne l'excès de l'emploi de la virgule. Je permets un exemple : “Monsieur Delmas, l’instituteur, après avoir conversé(,) un instant(,) avec sa mère(,) qui l’accompagnait, annonça aux élèves”. Il faut savoir parfois contourner les règles pour imposer un rythme moins saccadé ;-). /// Mille mercis pour ce beau partage qui me donne envie de découvrir le reste de votre œuvre. À très bientôt, donc. Amicalement, Michèle
Publié le 09 Octobre 2023

@antarabdelaziz25
Bonjour cher Antar,
J’avais bien prévu que je n’allais pas tarder à revenir dans l’histoire si émouvante de votre œuvre « Jeunes âmes brûlées ».
Vous nous faites une description poignante du jeune Salim, encore enfant, qui perd son père et de son frère soutenant sa mère face à la barbarie de cette armée française qu’il combat avec un courage bravant toutes les vicissitudes sur son chemin où s’y côtoient misère et souffrance.
Son adolescence le place face à un impossible amour que cette guerre va finir de séparer définitivement. Les retrouvailles, 40 ans après, sont émouvantes.
Vous avez su décrire toute cette histoire avec la maestria digne d’un grand auteur, cher Monsieur Antarabdelaziz.
J’ajoute que votre œuvre m’a profondément émue, faisant à plusieurs reprises serrer mon cœur et monter des larmes à mes yeux.
En attendant de vous lire. Je vous envoie mes meilleurs sentiments d’une sincère amitié.

À l’instant où je m’apprête à envoyer ma conclusion, je m’aperçois que vous avez répondu à mon commentaire en me demandant mes impressions. J’y répondrais volontiers, mais je ne peux le faire dans l’immédiat par manque de temps. Je suis en ce moment pressée par la finalisation du second tome de mon roman « l’enfant du péché ». Le premier ayant été déposé il y a une semaine. D’autre part, il est peut-être préférable que vous m’ayez lu jusqu’à la fin.

Veillez à ne pas faire d’erreur sur mon nom : Alhéna et non Athéna, je n’avais pas eu votre message à cause de ça.

Très amicalement,
Alhéna

Publié le 02 Octobre 2023

@Athéna Skat
Merci chère Athéna pour votre gentil retour plein de compliments. Il m'a permis, quand je l'ai découvert ce matin, d'entamer agréablement ma journée. J'attends avec impatience votre impression définitive lorsque vous aurez le temps de terminer ces quelques chapitres qui vous restent. Je serais très heureux surtout de connaître votre avis en tant que Française sur les suites de la guerre d'Algérie. Que pensez-vous de mes personnages, français en particulier ? Vous paraissent-ils crédibles ? Mes analyses sont-elles pertinentes ? Tout ce que vous me direz aura pour moi beaucoup d' importance. Encore une fois, un grand merci et bonne fin de week-end !

Publié le 01 Octobre 2023
3
@antarabdelaziz25 Bonjour cher Antar, Ce matin, j’ai commencé la lecture de votre roman. Étant donné la longueur de l’histoire, j’avais pensé le scinder en plusieurs parties par manque de temps. Oui, mais voilà qu’aux premières pages j’ai été happée par l’histoire, ne pouvant m’en détacher, tant les événements que vous évoquez amènent le lecteur à vivre des situations horribles. Vous le décrivez avec un tel réalisme qui, je dois l’avouer, m’a fait monter les larmes à mes yeux. Oui, je l’avoue, cher M. Antar, j’ai pleuré devant l’injustice, la souffrance et le courage du jeune Salim face à son désespoir. Au fur et à mesure que je vous lis, je découvre toutes les horreurs de cette guerre que j’étais loin de connaître. Je suis obligée d’arrêter la lecture que je reprendrais incessamment. Au départ j’avais l’intention d’en lire 50 pages et je me retrouve au chapitre X page 166, tant votre histoire est captivante. Je vous dis à plus tard, lors de mon retour pour continuer à vous lire. Vous avez beaucoup de talent, votre écriture est fluide, claire, précise et très agréable à lire. Il est important que vous continuiez à nous donner du plaisir à vous lire. À très bientôt, avec toute ma considération et mon amicale sympathie. Alhéna
Publié le 30 Septembre 2023