Un trouvère en hiver

13 pages de Boris Phillips
Un trouvère en hiver Boris Phillips
Synopsis

De nouveau une « fiction historique »

Cette fois, le postulat est :
« Et si deux personnages à l'existence historique avérée s'étaient rencontrés à l'occasion d'une fête courtoise ? »
Bonne lecture.
Boris Phillips.

Publié le 14 Février 2018

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14 commentaires , 7 notes
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@Boris Phillips Je vous remercie pour ces précisions qui éclairent un peu plus votre œuvre. Pendant mes études, j’ai toujours eu une préférence pour l’histoire et la littérature. En droit, j’avais choisi en option « histoire du droit ». Fascinant comme l’un permettait de comprendre l’autre. Un changement moderniste a tout bousculé. Nous avons eu la « Nouvelle cuisine » qui heureusement a sévit trois petits tours et s’en est allée. Bon, j’exagère, elle a laissé quelques astuces qui ont un peu dépoussiéré les livres de Carême et Escoffier. Avec l’Histoire, ce fut une catastrophe. À force de vouloir moderniser sans entraves, supprimer tous les repères, les grandes figures se sont égarées dans un maelström chronologique et sociologique incompréhensibles pour les élèves. Les deux visions macro et micro de l’Histoire sont chimiquement complémentaires, à condition d’utiliser les bons dosages. Si l’on veut meubler une maison, il faut commencer par creuser des fondations, monter des murs solides et poser un toit. À le dire franchement la sociologie historique a ses limites : les aventures autour d’une mare d’un laboureur, même riche, ne feront jamais le poids face à une trilogie dans laquelle se promènent entre autres Richelieu, Louis XIV et d’Artagnan Et pourtant, j’aime beaucoup George Sand, qui ne s’est pas limitée à ceci, mais le roman champêtre a ses limites.
Merci Bisous Merci à vous.

Publié le 20 Mars 2021

Merci, @Parthemise33, de vos étoiles comme de votre commentaire.
J'ai composé cette nouvelle pour un concours dont la principale exigence était l'incipit.
Partant de cette simple phrase, je me suis lancé à la recherche de ces "faisceaux de probabilités historiques" qui me sont chers.
Pour sûr, les deux personnages principaux aux destins tragiques ne se sont jamais rencontrés dans la réalité... mais, l'hypothèse de les faire se croiser en y mêlant un des grands courants de la littérature médiévale était trop tentante !
Les références sont le fruit de recherches pointues ; et tant pis - ou tant mieux - si quelques esprits chagrins n'y ont vu qu'artifices visant à faire "couleur locale dans une fantaisie médiévale"... laissons ces trolls s'engluer dans le marécage de leur inculture !
Ah, il y a aussi votre allusion à une "guerre civile franco-française se déroulant sur le sol français". Quoique cavalière, votre expression n'en recouvre pas moins une réalité par les tenants dynastiques qui furent à son origine. Par le plus grand des hasards, il se trouve que ce conflit était au programme de l'agrégation d'histoire une des années où j'ai brillamment "foiré" ce concours. Autre coïncidence, "l'ancien grognard de l’Éducation Nationale" que suis a raconté à ses élèves la "Grande Misère du royaume de France" pendant une vingtaine d'années. Il est vrai que c'était lors d'une époque révolue où l'étude du Moyen-Âge occidental avait une part prépondérante dans le programme de cinquième... Quoi ? Je suis "réactionnaire" ? Ce n'est sans doute pas totalement faux et j'en tire une certaine fierté.
Amicalement et avec humour.
Philippe.

Publié le 19 Mars 2021
5
Adieu, Jeunesse, m'amie, De vous me faut départir Plus ne vous puis retenir Car le temps ne le veut mie * @Boris Phillips Grâce à votre nouvelle j’ai découvert Othon III de Grandson. Un seigneur poète très brillant, mais un peu naïf. Trop chevaleresque, peut-être ? Pour avoir chanté la Saint Valentin, il me plait bien. J’ai été bercée par votre histoire et votre style riche en références. Merci Bisous Merci pour avoir augmenté mes connaissances. Ps Je le pense depuis longtemps, et je vous le dis ce soir : les historiens peuvent le tourner dans tous les sens, la guerre de cent ans fut finalement une guerre civile franco-française qui s’est déroulée sur le sol de France.
Publié le 16 Mars 2021

Merci pour vos étoiles, @Ratiba Nasri 3.
Cette authenticité que vous louez découle de l'application des contraintes inhérentes au genre de la "fiction historique"...
Amitiés.
Philippe.

Publié le 23 Octobre 2018
5
@Boris Philippe, Une excellente nouvelle. Les descriptions, la façon de s'exprimer si particulière à l'époque et les nombreux détails apportent une authenticité incroyable. Merci Boris pour le partage :-) Belle journée !
Publié le 19 Octobre 2018

@Marguerite-Germaine.
Un grand "MERCI" pour vos étoiles ainsi que votre flatteuse appréciation.
Toutefois, plutôt que "d’érudition", je préférerais employer la notion de "rigueur dans la recherche des faisceaux de probabilités historiques".
A ce propos, je vous renvoie - ma modestie dut-elle en souffrir - à mon article "Charte de la fiction historique" paru dans la rubrique "Actualités" de mBS le 25 mai.
Cordialement et avec humour.
Philippe.

Publié le 09 Juin 2018
5
érudition et beau style, quel régal! Merci Monsieur Phillips
Publié le 08 Juin 2018

@Marguerite-Germaine.
Merci d'avoir mis cette "fantaisie médiévale" dans votre bibliothèque.
En espérant qu'elle vous plaira.
Cordialement.
Boris Phillips.

Publié le 04 Juin 2018

Merci pour les étoiles - ou les croissants -, @Michel TAILLANT.
Plutôt que "réservé aux initiés", je dirais qu'il y a un appel à la curiosité du lecteur : imaginons que je ne fasse pas partie du "cénacle" ; à la lecture de cette nouvelle, mon réflexe serait d'interroger un "moteur de recherche" afin de savoir qui étaient ces deux personnages qui auraient pu se rencontrer lors de cette fête courtoise...
Cordialement.
Philippe.

Publié le 01 Juin 2018

Merci @jean marie rousset, de vos étoiles comme du commentaire élogieux... Je vais tenter de continuer à les mériter.
Quant à la maîtrise historique, j'en donne une explication dans la communication parue dans "l'actualité" mBS du 25 mai.
Cordialement et avec humour.
Philippe.

Publié le 26 Mai 2018
5
Un texte très agréable à lire avec une grande maîtrise historique et une riche palette lexicale. Vous relevez incontestablement le niveau d'ensemble.
Publié le 23 Mai 2018

Merci @Fernand Fallou de vos étoiles comme de votre commentaire.
Sans doute le fait d'avoir commencé ma première carrière comme chercheur en histoire m'aide-t-il dans le rigoureux travail de documentation nécessaire à la rédaction de ce type de récit.
"Bon prince", je n'en veux guère à mes détracteurs : comme ils manquent de curiosité ou ont honte de leurs lacunes, ils préfèrent se réfugier derrière le quolibet facile et la "chasse à la faute"... Ils ont beaucoup péché, il leur sera beaucoup pardonné, amen !
Amicalement et avec humour.
Boris.

Publié le 06 Avril 2018
5
Histoire d’un chevalier poète, Biopic, style, ambiance moyenâgeuse, pléiade de nouveaux mots anciens, enrichissement culturel inévitable ! Bravo monsieur @Boris Philips On aime ou on n’aime pas. J’aime !
Publié le 03 Avril 2018

Inculte je suis, particulièrement en histoire... Pourtant, j'ai lu Mary ;) ! Alors confirmation qu'il n'y a pas plus de justice divine que de justice humaine. Pas de happy end, donc ;). C'est trop injuste et je suis triste pour Othon. Bisous. Michèle

Publié le 28 Février 2018

Mes hommages du soir @lamish.
J'avais choisi la datation de la lettre rédigée par Othon III de Grandson à dessein : le lendemain, ce trouvère perdit la vie lors du"duel judiciaire". Quant à Jean IV de Carrouges, il périt pendant la croisade qu'il préparait - détail connu de toutes celles et ceux qui ont lu le "Manus Deï" de @Mary COUSIN -... Dans mon idée, il y avait dans ce texte une sorte de "testament d'amitié" entre deux hommes réunis autour d'une "fête courtoise" au crépuscule de leurs vies.
J'hésite, Michèle, à trop te remercier de tes étoiles : certains rongeurs aquatiques - d'ailleurs considérés sous nos latitudes comme "nuisibles" - et autres "Jezzacci" ou "Vespubel" pourraient y voir une collusion dommageable à l'impartialité de nos "notations" ( ? - ! ).
Bon, je redeviens "sérieux" : Tu as bien compris que la "fiction historique" est quelque chose qui me tient à cœur ; cela fait un bout de temps que je voudrais faire un "article de fond" sur ce type d'écriture et ses contraintes... J'ai - un peu - peur d'y paraître "dogmatique" et je remets sans cesse cette idée aux fameuses "calendes grecques".
Toujours avec humour.
Bisous.
Philippe.

Publié le 27 Février 2018
5
Merci pour cette agréable lecture, Philippe.Ta plume colle parfaitement à cette époque où le verbe était respectueux. Une époque où la noble cause forçait l'admiration et bâtissait les légendes. Un texte qui me rend un peu nostalgique, de ce fait. As-tu imaginé la suite pour Othon ? Sort-il blanchi du judicium dei ? Pour le reste, je te confirme que tu n'es pas parano. Je dirais même que tu as de bonnes intuitions, le sieur Ragondin ayant publié un des épisodes de "Les aventures de ma fente" signé par jezzabel, et mis en ligne en 2016 par cette jeune lesbienne virtuelle à laquelle tu n'avais déjà pas cru, contrairement à moi qui étais tombée dans son panneau ;). Merci pour ce partage et bisous. Michèle
Publié le 27 Février 2018

Merci @Ophélie E. pour vos étoiles.
Pour le concours, la contrainte était la première phrase, j'ai tout de suite eu l'idée d'un personnage de trouvère.
Après recherches - et non pour faire "couleur locale" -, j'ai découvert que l'un des plus célèbres d'entre eux avait aussi été un homme de guerre.
Alors oui, sur la fin du XIVème siècle, musique et littérature adoucissaient les mœurs... Mais seulement pour la noblesse !
Cordialement.
Boris.

Publié le 16 Février 2018
5
@Boris Phillips morale de votre nouvelle : outre la musique, l'écriture adoucissait les mœurs à cette époque.
Publié le 16 Février 2018

@antoine ragondin.
Ah, je vois que tout l'arsenal est présent : l'allusion méprisante à mon passé d'enseignant ; la lecture "à la loupe" afin de trouver des fautes ; le dénigrement du travail de recherche réduit à une volonté de faire "couleur locale ; même la citation shakespearienne !
Savez-vous que ceci me fait souvenir d'une certaine plume discordante qui - il y a quelques temps - sema la zizanie parmi les rangs des auteurs de mBS ?
Inutile de me taxer de paranoïa : ce n'est pas pour cela que mon psy me traite !
Tout ceci pour vous dire que je n'engagerai pas la moindre polémique avec vous... Toute réponse de votre part ne rencontrera que mon mutisme.
Je trouve simplement que votre métempsychose en rongeur aquatique ne vous sied guère : cette charmante bestiole est connue pour avoir le poil doux et vous semblez plutôt adepte du "gant de crin" !
Bonne journée et adieu.
Cordialement et avec humour.
Boris Phillips.

Publié le 15 Février 2018

@Boris Phillips
Sont étonnants votre "fussiez" et votre "quoique" (Cf. votre réponse à Mokeddem X) chez un ancien grognard de l’Éducation nationale. Comme sont surprenants vos 'firent que j'aie été faussement accusé" et "que j'aie dû m'exiler" rencontrés dans le corps du texte. Seriez-vous en délicatesse avec la concordance des temps ? Pour le reste, c'est une fantaisie médiévale qui vaut ce que vaut une fantaisie médiévale. Mais que vaut une fantaisie médiévale où fleurissent la barbacane, le hanap et le judicium dei pour faire couleur locale ? Telle est la question, comme disait le grand flandrin d'Elseneur... Amicalement.

Publié le 15 Février 2018

Très cher @Mokeddem X.
Vous me trouvez flatté du fait que vous fussiez le premier des nombreux lecteurs - bigre, déjà soixante deux en moins de douze heures après la publication - à porter une appréciation sur cette "fantaisie médiévale"... Je ne mérite, certes, pas tant d'honneur et le reconnais sans peine !
Toutefois - à mon humble et décadent avis -, égarer mon inspiration dans les pas de Clio constitue en soi, tout à la fois un but et une gerbe florale... Ce fut, sans aucun doute, l'opinion du jury du "Concours de nouvelles inédites Carrouges 2017 3ème édition" puisque ce récit figure dans le recueil paru en août dernier.
Une dernière chose : quoique vous puissiez faire à me poursuivre de vos critiques assidues, vous ne compterez jamais au nombre de mes amis ; veuillez donc cesser ce tutoiement intempestif lorsque vous vous adressez à moi. Merci.
Cordialement.
Boris Phillips.

Publié le 15 Février 2018