Mission

138 pages de Lucas Gillet
Mission Lucas Gillet
Synopsis

Lors d'un été caniculaire, un homme seul et désespéré entame la rédaction d'un journal ; celui-ci rend compte du vide de sa vie quotidienne, peu à peu envahie par ses pulsions meurtrières.

1844 lectures depuis la publication le 03 Mai 2018

Les statistiques du livre

  114 Classement
  216 Lectures
  -6 Progression
  4.3 / 5 Notation
  10 Bibliothèque
 

Ce livre est noté par

5 commentaires , 4 notes Ajouter un commentaire
Pour répondre à un membre, précédez d'un @ son nom d'utilisateur , et il sera prévenu de votre réponse !

Oui, l'attitude de votre personnage, qui expulse par l'écriture tout en s'interrogeant, est cohérente, au regard de son incapacité à s'analyser. C'est terrible, d'ailleurs, car personne n'est capable de l'aider dans cette démarche, psychiatre inclus. C'est assez révélateur du déficit d'empathie qui caractérise de plus en plus nos relations. J'avais remarqué l'épisode du stylo, qui m'a fait sourire pour le contraste que vous évoquez, mais également parce je n'aime pas les Bic à bouchon non plus ;). Une fois pris connaissance de la phobie de votre personnage, je me suis aussi amusée en réalisant que sur mon avatar, je suis en compagnie de mon petit-fils... Une adorable « créature » par laquelle je ne peux pas imaginer que l’on soit dégoûté… D’où ma curiosité frustrée ;). Comment peut-on en arriver là ? Le mystère reste entier... Amicalement. Michèle

Publié le 25 Juillet 2018

@lamish
Merci Michèle d'avoir pris le temps de lire mon roman en entier, de l'avoir commenté et si bien noté. Je comprends votre sentiment. Le narrateur de ce journal ne sait pas pour qui il écrit ; et il ne sait pas non plus s'analyser ; il est sans défense devant lui-même. Comme vous le dites, le lecteur est en position de voyeur - un peu comme un spectateur d'un numéro de "Faites entrer l'accusé". Votre remarque ("...s'éternise dans des détails de la vie quotidienne en totale opposition avec la rapidité de ses actions destructrices") me fait plaisir : effectivement, le narrateur est prisonnier d'une échelle des valeurs qui le met en opposition avec son entourage, c'est cela que j'ai voulu représenter - par exemple, sa déception de ne pas trouver de stylo à bille à bouton poussoir à la boutique de la station service alors qu'il vient de commettre son premier meurtre.
Bonne journée

Publié le 25 Juillet 2018
5
Comme vous l'écrivez à Loulou PF, un bon style permet de véhiculer n'importe quelle pensée. Je vous ai lu jusqu'au bout, hypnotisée à la fois par votre plume experte et motivée par l'envie de trouver un sens à une réflexion qui m'insupportait autant... Mais de sens, je n'en ai pas trouvé. J'ai seulement assisté à la lente descente aux enfers d'un homme égocentré, lâche, flemmard, impuissant, gratuitement violent, dont le délire paranoïaque dérange, s'éternise dans des détails de la vie quotidienne en total opposition avec la rapidité de ses actions destructrices... Donc petite frustration finale due à l'incompréhension et au sentiment d'avoir été seulement voyeur d'un burnout visionné au ralenti. Merci pour ce singulier partage. Amicalement. Michèle
Publié le 25 Juillet 2018

@Dupont223 Bonjour ! J'aimerais en savoir un peu plus - une phrase résumant votre sentiment au sujet de mon livre. Merci

Publié le 17 Juin 2018
3
Mouaaiis !
Publié le 15 Juin 2018

"Mission" est le "Livre le +" du 14 mai. Retrouvez l’article qui vous donnera envie de le lire : https://www.monbestseller.com/actualites-litteraire-conseil/9325-lucas-g.... Bonne lecture ! Et n'oubliez pas : si vous laissez un commentaire à l'auteur, il vous répondra.

Publié le 14 Mai 2018
4
fab
j’adhère assez au commentaire précédent ! On est pris par vos auto-réflexions-mutilantes-no hope- vos analyses partialo-(im)pertinentes de la société, par cette totale bizarrerie permanente. Plein de petites touches iconoclastes. Parfois surprenantes, pour pas dire révoltantes. Et cette longue litanie qui se lit en se demandant quand finalement il va se passer quelque chose avant la descente aux enfers finale qu’on redoute, et qu’on espère pour justement casser la litanie et avancer la chute évidente. Je dirai qu’il y a peut-être un déséquilibre entre la longue descente et la soudaine chute. Bizarre, et hameçonnant !
Publié le 08 Mai 2018

@Loulou PF Merci ! Rassurez-vous, je n'adhère pas à 100% au point de vue de mon narrateur ! Par ailleurs, votre remarque sur le style de mon livre me fait plaisir, car, effectivement, un bon style permet de véhiculer n'importe quelle pensée. Bonne journée

Publié le 06 Mai 2018
5
C’est drôle d’apprécier un bouquin auquel on n’adhère pas tout à fait ! Mais si les pensées ne sont pas les miennes, il y a la manière de les dire, le style, cette sobriété de la réflexion, cette recherche du verbe. Et l’observation du monde qui vous entoure. Même si elle est partiale, noire, presque caricaturale. Mais il y a le style. C’est la 1° qualité. Bravo.
Publié le 06 Mai 2018