Blanchet Rachid
Présentation

Je m'appelle Rachid. J'aime bien lire mais maintenant je suis obligé de mettre des lunettes, c'est moins confortable.

Comme je n'ai pas le temps de tout lire, n'hésitez pas à me solliciter pour un commentaire, en m'écrivant ici : rachid.blanchet@laposte.net

A très bientôt
Amitiés
Rachid

Blanchet Rachid a noté ces livres

5
@Parthemise33 Vous l'écriviez il y a peu : ""Le plus difficile ce ne sont pas les idées à trouver, mais la manière de les mettre en musique. Mes maîtres d’inspiration sont plutôt Mozart, Rossini, et Offenbach que Beethoven ou Malher. Tous sont des génies, mais voilà, je préfère les bulles légères du champagne au tanin râpeux du Bordeaux." J'ai trouvé votre mise en musique de cette nouvelle histoire virtuose et pétillante : ce n'était pas évident de composer un récit avec tous ces personnages. J'ai aimé cette petite bande joyeuse qui vient mettre le foutoir dans deux monastères, j'ai aimé les scènes d'action et l'insolence, l'ensemble est très visuel (un côté presque BD). Vous lire, c'est toujours sortir du marasme pour s'offrir une bulle joyeuse et anachronique, une parenthèse historico-fendarde, une échappée hors modes, dans votre univers si personnel au style hétéroclite et autodérisoire-léger. Alors merci bisous merci pour ce bon moment passé à vous retrouver. Amitiés. Rachid
Publié le 10 Octobre 2021
5
@Saint-Bleyras Vous lire est toujours une expérience. Vous lire requiert toujours une participation active. Mes tentatives, bien naturelles, de reconstruction de plusieurs récits qui auraient été (selon l'une de mes hypothèses) fragmentés et mélangés comme dans un puzzle fait de plusieurs puzzles, sont toujours vaines (mais pas vaniteuses, car elles me font voyager). Il y a comme un désir de raconter, de se lancer dans le récit, donc beaucoup de débuts (désir qui ne relève pas de l'obsession mais du jeu, du plaisir). Mais il y a aussi des passages qui auraient leur place en milieu de récit (j'aime beaucoup l'histoire du village qui ne reconnaît plus le couple qui habite un peu à l'extérieur, il y a une dimension fantastique ou étrange, je pense que vous seriez assez à l'aise dans ce genre). Il y a peut-être comme un refus ou un pied de nez au récit complet, à ses codes, à ses passages obligés, comme si vous ne vouliez suivre que votre désir, n'écrire que les moments qui vous plaisent, ne rien vous refuser, vous sentir parfaitement libre et libéré de toute nécessité d'un produit fini. Mais surtout, je crois, vous dites quelque chose du récit, quelque chose de troublant, d'angoissant, et, je crois, de très vrai, vous dites qu'il constitue une interruption de la vie (voir votre dernier vers : et la vie reprend, que je cite de mémoire). C'est peut-être la clé de ce texte : chaque fragment constituerait une interruption de la vie, l'intrusion (comme le couple dans ce village ?) d'une étrangeté, d'une étrange altérité : le récit c'est l'autre de la vie. Mais, du coup, ce monde du récit, ce monde derrière notre monde de la vie vécue et non racontée, nous n'y avons accès que partiellement : comme des petits coups d'oeil joyeusement transgressifs vers l'autre côté du miroir. Joie (car vos textes sont souvent très drôles, mélanges d'implication et de parodie) qui conjure l'angoisse (la maladie, la mort, la vieillesse, la solitude, l'absence) ; le récit complet serait alors le mort, le cadavre non exquis du tout. Le récit complet c'est l'existence, quand, à la fin, on lui donne une signification définitive (voir votre référence à Sartre et à l'existentialisme) ; tant que vous êtes vivant, vous voulez préserver tous les possibles. La fragmentation, c'est encore la vie. Un texte exquis donc : oui, cet adjectif résume bien votre style. Amitiés Rachid / Bruno
Publié le 01 Octobre 2021
5
@Lucas Belmont4 J'ai terminé la première partie de votre livre. C'est férocement drôle et parodique, et on peut dire que vous allez jusqu'au bout de votre démarche néo-réaliste. Les personnages, nombreux et emplis d'un feu sacré, sont comprimés dans un étroit mouchoir de poche narratif, que leur folle ambition tend jusqu'à la saturation, voire la rupture. Un tel travail de condensation confinerait à l'illisible, si l'on ne sentait pas derrière cet excès votre jubilation et votre amour de l'humanité, que votre plume parvient à absoudre de ses péchés, par le style. Rédemption, tel serait le mot qui résume pour moi le mouvement général du récit, sur lequel flotte la lumière blanche de l'innocence, perdue, recherchée et retrouvée, en un éternel cycle, d'une enfance mythique qui aurait bizarrement grandi, serait restée naine (comme Isidore), et aurait trouvé drôle de jouer avec le sexe et la mort. Bref, c'est original et apocalyptique, une plongée dans un microcosme survolté, un théâtre de la vie vécue à fond jusqu'à l'apothéose, en appliquant la règle des trois unités comme dans toute bonne tragicomédie. Je reprends mon souffle avant d'entreprendre l'ascension de la deuxième face du livre :-)
Publié le 29 Septembre 2021
5
Ces textes méritent en effet le coup d'oeil :-) Entre conte, prophétie, récit de rêve, poésie, bout de récit... mais, surtout, chaque texte est un microcosme, chaque texte recrée le monde, comme en un jeu, à l'aide de la grammaire (mais le lexique serait devenu un peu fou). L'effet cadavre exquis donc, plus exquis que cadavre à vrai dire car un courant de beauté souvent y passe, qui m'a fait penser par moments à Rimbaud ou Vian. Je crois que ça valait le coup de les mettre en ligne ces textes (pour répondre à une de vos interrogations ci-dessous). J'ai l'impression que vous êtes gâté question lecteurs : vos livres sont chaque fois commentés par de nombreuses personnes et souvent des gens nouveaux. Moi, je suis avec d'autres un de vos fans les plus fidèles : non seulement vos textes me plaisent, mais votre démarche aussi, votre questionnement, et votre recul, qui fait du bien. Au plaisir de vous lire encore. Amitiés. Rachid / Bruno
Publié le 25 Septembre 2021
5
Il est bien ce petit dernier mais, quand on voit quelqu'un de très très doué, comme vous, on peut avoir envie de le secouer un peu, de le faire sortir de sa zone de confort. Si je voulais être dur avec vous, je vous dirais que vous cédez à la facilité, que c'est facile d'écrire des romans courts (ou nouvelles longues, peu importe) mais que le vrai défi pour vous ce serait d'écrire un roman. Ce livre pourrait devenir un roman (qui aurait du succès), mais il faudrait pour ça lui donner une épaisseur dont, à mon avis, il manque. Concrètement, il faudrait doubler le nombre de pages mais sans ajouter de nouveaux éléments à l'histoire. Donc, il faudrait entrer dans le travail de la description, qui oblige à entrer dans le travail de l'écriture. On vous dira : la description, c'est nul, c'est ennuyeux, ça ralentit le rythme. C'est vrai que ça ralentit, mais ça approfondit aussi, ça donne la chair du récit, la couleur du livre (voir Flaubert et Gracq par exemple). Surtout que votre sujet s'y prête : c'est un livre sur le deuil et sur la naïveté. Le deuil et la naïveté pourraient être traités aussi par les descriptions, pas seulement par l'action et les dialogues. Regardez un tableau de maître : il n'y a pas que la composition et les personnages qui comptent. Tout compte : le fond autant que le premier plan, les couleurs autant que les formes, la matière et le coup de pinceau autant que le "sujet". Je pense que ce serait mieux maintenant de retravailler ce livre et d'en faire un roman, plutôt que d'en écrire d'autres aussi efficaces et talentueux que les premiers, mais où vous ne chercheriez pas à passer au niveau supérieur, celui de la littérature (qu'il faut voir comme un métier et non plus seulement comme un "loisir"). Je me mêle évidemment de ce qui ne me regarde pas. Mais bon. Vous commencez à en avoir l'habitude.
Publié le 09 Septembre 2021

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