Colette Bacro
Biographie

J'écris depuis toujours et ma plume est éclectique : romans, poèmes, articles, pièces de théâtre. Si je reviens sans cesse sur l'absence de père et une enfance traumatisante pour mes personnages, c'est pour mieux analyser leur pouvoir de résilience. Dans "La mémoire des chardons", tous mes héros s'entraident pour démonter le mécanisme du malheur. Chacun à sa façon. Leur attachement vrai, leur générosité les font avancer, deux pas en avant, un pas en arrière... L'Océan est leur témoin et leur ressource.
Déjà publié : "L'enfant bonsaï", qui a fait ses premiers pas sur mBS il y a 4 ans, avant d'être édité, puis relayé sur Antenne 2 lors de l'émission "Dans les yeux d'Olivier" sur les proches toxiques.

Colette Bacro a noté ces livres

5
@Lesnovia. Quel étrange roman ! Pour moi, votre salope autoproclamée n'en est pas une. C'est une "obsédée du cul théorique" à la lucidité ravageuse. Sa dépendance au sexe et à la pornographie (sans compter la vodka) est la résultante d'un désespoir et d'une solitude insondables. D'un manque béant. Qu'est-ce qu'elle est compliquée ! Alors que je n'ai senti de sensualité ni dans les étreintes sans lendemain ni dans l'écriture, je me demande pourquoi j'ai lu ce livre jusqu'au bout. Peut-être parce que le désespoir le plus noir est sexy pour une romantique, parce que votre regard sur la dépendance et les errements de la jeunesse est passionnant, parce que votre écriture est magnifique et votre humour, grinçant à souhait. Comme @Michel T, je trouve très révélateurs vos accords de participes avec tous ces va-et-vient - si je puis dire- entre féminin et masculin. Bref, merci pour ce roman troublant qui recèle plein de nuances de gris et de noir.
Publié le 16 Octobre 2019
5
@Josef Reyskeed. Votre roman est dense. Original par sa construction, fort par son propos, plaisant et touchant par son écriture. Ces vies d'hommes abîmés, qui ne tiennent qu'à un fil, vous les tressez ensemble et petit à petit, vous en faites une corde d'humanité unique, d'une beauté et d'une solidité quasi magiques. Vous nous faites dessus un numéro d'équilibriste qui nous scotche. Vous démontrez qu'on peut avoir été détruit par son père, n'avoir longtemps connu que l'autodestruction, les hauts et surtout les bas, le syndrome de l'imposteur etc et finir par s'en sortir. Par la grâce de l'écriture et par la grâce d'une main tendue. Si le funambule ne tombe pas, c'est qu'il ne se regarde pas le nombril. Il regarde devant lui. Josef, vous avez réussi, vous êtes l'auteur de votre vie. Et vous êtes un auteur. Un vrai.
Publié le 07 Octobre 2019
5
@Didier Leuenberger. Votre thème est original. Vous avez une écriture enlevée, de l'humour et une belle créativité. Comme l'histoire que vous racontez court sur des décennies, il y a peu de scènes et vous avancez en gardant constamment en tête votre thème. Cela donne du rythme mais nous prive de moments intimes qui pourraient nous montrer Richard autrement que par le prisme de sa névrose et nous le rendre plus attachant. Merci pour ce moment de lecture distrayant qui donne aussi à réfléchir sur l'acceptation de soi...
Publié le 03 Octobre 2019
5
@Duncan Cartwright. J'ai beaucoup aimé votre nouvelle ! Votre héro, tous ses sens en éveil, évolue dans un univers sacrément bien décrit. C'est subtil, amusant et charmant !
Publié le 22 Septembre 2019
5
@Joseph Victor Marclair. Quelle truculence ! Vous êtes Rabelaisien. Vos personnages sont hauts en couleur, voire rubiconds… In vino veritas, vous balancez sévère ! Vous nous offrez en alternance un roman plein de tendresse, un pamphlet anti-presque-tout et un recueil de dictons de votre cru. C'est un peu étouffe-chrétien pour moi (ce que vous prendrez pour un compliment, d'après vos idées !) Ce qui me botte, c'est votre art de raconter. Votre écriture est gouleyante à souhait, c'est le petit Jésus en culotte de velours (ce compliment devrait vous faire tiquer !) Après avoir frisé le comas éthylique au début, j'ai eu les prémices d'une crise de foie (de foi, il y a longtemps que je l'ai eue). J'ai donc fait une pause dans les pages 90, d'autant que j'avais eu confirmation entre temps de ce qu'est une avouillette. Mais je tiens à vous remercier d'ores et déjà pour ce partage plein de générosité et d'humanité, d'humanisme, même. Bienvenue sur mBS !
Publié le 22 Septembre 2019

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