Guennec Bruno
Biographie

Je m'appelle Bruno, j'aime bien lire mais maintenant je porte des lunettes alors c'est moins confortable.

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5
J'ai trouvé ce récit très beau, vraiment, j'ai été sous le charme. Votre écriture est belle, sobre, classique, maîtrisée. Elle vous donne un grand pouvoir d'évocation, des lieux, des personnages, des sentiments, de la sensualité. J'ai été sensible à la lumière nostalgique qui baigne votre nouvelle, à l'impression de perte qui s'en dégage, mais aussi à l'humour, très présent. Cette distance ironique que vous avez votre sujet, avec la langue, avec la forme "nouvelle", contribue encore plus à souligner le caractère impossible de la quête amoureuse (qui est aussi celle du passé). Une belle parenthèse dans la vie du narrateur, une belle page de lecture. Merci pour ce moment. (Vous mettez en ligne vos nouvelles une par une ; vous n'avez jamais eu envie de les rassembler dans un recueil ?)
Publié le 31 Octobre 2021
5
@Lucas Belmont3 Je viens de terminer votre livre et j'en demande encore : encore de ces moments de grâce que vous savez si bien créer, de ces personnages tellement attachants que je me suis senti de chacun le frère en humanité, de ces récits profonds et poétiques, dont chacun développe une idée originale. Du jamais lu, du réalisme halluciné, du sobre lyrisme, j'ai passé un très très bon moment de lecture et de littérature. Bravo, Lucas, c'est vraiment un très beau livre. (J'ai mieux compris la nouvelle version de Dimanche. La brièveté de La lettre m'a un peu dérouté mais ce n'est pas forcément gênant.)
Publié le 22 Octobre 2021
5
Vous poursuivez votre exploration de cette forme narrative que vous inventez, avec inspiration et parfois gravité. Une critique, cependant : j'ai perdu la petite fille, en avançant dans le texte, ce qui m'a peiné. Je dirais que c'est arrivé à partir du moment où vous mettez (en gras) les titres. Les titres (donc, premièrement, ce titre "Je suis une petite fille") créent une attente, l'attente (pour le coup) d'un récit complet (même court). Comme l'unité de votre texte est déjà fragile, puisque vous mêlez des bribes de récits apparemment divers, les titres ne risquent-ils pas de rompre cette trame complexe ? D'autre part, mettre ensemble trop d'éléments de nature différente (par exemple la citation de Girard à la fin) n'est-il pas risqué ?Je pense pour ma part que mêler prose et poésie (sans mettre de titres) est suffisant. A part ça, j'ai pensé à beaucoup de textes en vous lisant : Gloria, d'abord, mais aussi Les villes invisibles de Italo Calvino, et les livres de Borges. Un court passage évoque clairement les évangiles (équivalent de "repentez-vous et croyez à la bonne nouvelle"). En conclusion, ce livre-là m'a plus dérouté que le dernier. Je pense qu'il faut voir ça comme la souplesse des jambes : peu de lecteurs sont capables de pratiquer un trop grand écart ; je vous trouve donc très exigeant avec nous :-) Je reste néanmoins impatient de voir où vous conduira votre exploration. Amitiés. Bruno
Publié le 15 Octobre 2021
5
@Damian Jade Délicatesse et tolérance, deux mots qui me viennent en lisant votre belle histoire. Vraiment doux et délicat (et pudique) dans le récit des sentiments. On sent un auteur d'une grande richesse, qui cherche à rendre compte avec justesse des relations humaines, vues sous l'angle de l'attention à l'autre, de la fraternité, de la réparation ; l'espoir combat le désespoir avec ténacité mais sans s'imposer, en laissant faire, comme dit Milos avant la soirée au karaoké. On dirait que c'est écrit ainsi : en laissant faire une plume qui trace d'un geste sûr une intrigue solide. Mais, derrière le talent évident, on devine un travailleur rigoureux, quelqu'un qui, à coup sûr, sait déjà raconter de belles histoires. Bruno / Rachid
Publié le 14 Octobre 2021
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