la miss 8888888888
Biographie

Je m'appelle Bécassine, mais, comme je suis folle de la tarte aux boulons, on me surnomme Henriette (je rappelle aux distraits qu'Henriette Mékano est l'inventrice du pas de vis aztèque - ceci expliquant cela). Depuis que j'ai mes règles, je suis une fervente admiratrice de la littérature syncopée, en particulier d'Artus Millepieds, l'auteur de "Eh ben dis donc !", récompensé en 1431 par le Prix international de langue papoue, et qui fit dire à Marc Bittembois, chroniqueur littéraire aux "Nouvelles poitevines" : "C'est pas de la frangipane, mais ça vaut son pesant de chabichous". Brèfle, je ne sais pas écrire, mais comme j'ai remarqué que c'est une circonstance qui n'arrête pas grand monde sur les chemins escarpés de la gloire scripturale, j'ai pondu la nuit dernière la nouvelle qui suit.

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@Esther AnneRenkam J'ai trouvé très étrange que vous nous parliez de noumènes, comme si vous en aviez rencontré un pas plus tard que la semaine dernière. En effet, j'en croyais l'espèce disparue depuis des années, au même titre que le mascarpone de Nouvelle-Guinée, la fanfreluche mordorée, la guinguette de baie de Somme et le bitoniau à tête de taureau. Pour ma part, la dernière fois que j'en ai croisé un, c'était au lendemain d'une cuite mémorable, à laquelle je n'ai survécu que grâce à la santé de fer que j'ai héritée d'une mienne aïeule qui fit fortune en son temps dans le commerce des boutons de culotte. Je venais juste d'avoir seize ans, et je croyais encore que le féminisme est une maladie vénérienne (figurez-vous que je n'avais pas encore lu Simone de Beauvoir, ni même Irène de Saint-Édredon) - c'est vous dire si ma sottise et ma naïveté étaient grandes, si grandes, d'ailleurs, qu'il avait fallu que je demande à ma mère de coudre à ma vareuse des poches supplémentaires afin de pouvoir les emporter confortablement avec moi quand je partais chasser le cèpe véloce et la chanterelle à plastron, le pied-de-mouton chypriote et l'amanite cambrée. Brèfle, le noumène que je surpris ce jour-là était en train de ronger le fil du téléphone (ce qui, vous en serez bien d'accord, ne se fait pas quand on est une bestiole éduquée), et heureusement que j'avais sous la main une crosse de hurling que je tenais d'un grand-oncle irlandais qui parlait un gaélique mâtiné de pidgin et qu'on appelait Paddy parce qu'il se prénommait Amhlaoibh, car elle me permit d'expédier ad patres ce galopin velu, exagérément couillu et fildetéléphonovore d'un coup bien placé derrière les oreilles, qu'il portait frisées. Re-brèfle, tout ça pour vous décrire ma stupéfaction subséquente et comminatoire quand j'ai lu sous votre plume que le noumène continuait à tortiller du croupion et à faire des siennes du côté de l'Helvétie. Re-re-brèfle, j'en reste sur le cul. Bien à vous et, si d'aventure vous croisez Emmanuel Kant en train de ramer sur le lac des Quatre-Cantons, ne manquez pas de lui rappeler que c'est à son tour d'offrir une tournée générale de fendant. PS : Vous avez, semble-t-il, des difficultés pas loin d'être létales avec l'accord des participes passés. Si vous m'en croyez, faites tout votre possible pour les éviter.
Publié le 22 Novembre 2020
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@P Henry Je ne sais pas exactement de quel traumatisme grand-guignolesque souffre votre psyché, mais qu'est-ce qui a bien pu vous amener à penser que les poissons rouges ne sont pas coupables. Coupables, ils le sont ; il suffit de regarder leur œil, tout rond comme celui de celui qui joue les innocents offensés ; c'est une preuve irréfutable. Brèfle, je suis désolée de vous l'asséner aussi abruptement, mais les poissons rouges sont coupables, toujours ; il n'y a pas à discuter. (Cf. Michel Strogoff, "L'Aquarium d'Irkoutsk, essai de psychanalyse des appareils à bulles".)
Publié le 21 Novembre 2020
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@Philippe Clausels Cher monsieur, vous écrivez, impavide : "Enfin des cils larges au-dessus des normaux que certaines rasent", et je vous avoue - poil au gnou ! - que j'en ai été quelque peu interlocutée. En effet, je savais par la maîtresse de mon mari (elle se prénomme Maryvonne, si cela vous intéresse, et possède un diplôme universitaire de fellation appliquée à la zoologie - ceci pour vous dire que ce n'est pas la première tanche venue - au reste, il me déplairait salement que mon homme me trompât avec la première cruche tombée de la dernière averse) ; je savais par la maîtresse de mon mari, disais-je, que certaines femmes se rasaient les sourcils (sans doute pour offrir sur leur front plus d'espace aux pensées profondes qui s'y bousculent), mais, jusqu'à vous lire, j'ignorais (voyez comme je suis sotte !) que certaines d'entre elles se scalpaient aussi les cils. Je ne porterai, bien évidemment, aucun jugement moral sur la chose (après tout, il faut bien que tout le monde vive), mais je ne peux m'interdire de me demander avec effroi : a) si cela est bien raisonnable, b) si l'opération est prise en charge par la sécu. Auriez-vous à ce sujet de plus amples informations ? Si oui, merci de me les répercuter. D'autre part, autre sujet qui me perfore le berluquette mentale, vous présentez une autre de vos héroïnes portant "un string fleuri en guise de camouflage". Et là, je vous avoue ma totale incompréhension. Peut-être allez-vous penser que j'ergote, mais quelle sorte d'hurluberlu femelle faut-il donc être pour choisir de se dissimuler derrière un string ? N'est-ce pas l'équivalent, pour un éléphant, de se cacher derrière une allumette ? Enfin, cette même héroïne, écrivez-vous, chevauche les steppes turques. Étant d'un caractère plutôt conciliant, je veux bien croire que la chose est naturelle, surtout en Turquie, mais je ne parviens pas à comprendre comment on se débrouille pour monter à califourchon sur une steppe. Il y a là pour moi un mystère qui me cautérise grave la chipounette. Pourriez-vous éclairer mon lumignon ?
Publié le 20 Novembre 2020
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@Catarina Viti ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !...
Publié le 20 Novembre 2020
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@Romain Garcia Company Pourquoi mon commentaire, plutôt favorable, a-t-il disparu ? Cela fait sans doute partie des nombreux mystères qui peuplent le site...
Publié le 19 Novembre 2020

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