lamish
Biographie

Plus douée pour le dessin que pour les lettres, j'ai cependant toujours aimé écrire. Tel un aspe à rêves, un défouloir inabouti, j'écrivais mais ne gardais rien, ou presque.
Un jour, en triant des cartons de déménagement, j'ai retrouvé les premières pages de "S A A D". Réminiscences instantanées d'émotions et de souvenirs qui n'avaient pas pris une ride. Les lire m'a extirpée de la torpeur insipide dans laquelle je m'étais enlisée. Le bilan inattendu a été sans appel, et l'écriture est devenue nécessaire et salvatrice.
Merci de lire l'auteure désabusée mais éternelle optimiste que je suis, et de me faire part de vos impressions, en toute sincérité. Bien à vous. Michèle

lamish a noté ces livres

5
C'est un récit impressionnant de réalité que tu a écrit, à tel point que j'ai eu l'impression d'une histoire vraie... mais peut-être en est-ce une... Beaucoup de force dans les mots qui disent les désastres de la guerre, la rudesse d'une époque si proche, le courage d'Adam, ses combats, son épuisement lorsqu'il finit, vidé de sa substance, avec ses souvenirs... J'ai aimé aussi la répétition du début juste avant la fin du récit. Elle donne l'impression que la boucle est bouclée, que le livre se referme sur un parcours exceptionnel voué à l'oubli... Place aux suivants dans une éternelle ritournelle aussi inévitable que dramatique ! Un très belle œuvre, Mok, bravo ! Bises. Michèle / PS : "Détenu en Europe", écris-tu... mais tu fais l'impasse sur les charmes de ta geôlière ;) !
Publié le 12 Décembre 2018
5
J’ai apprécié certaines de vos pensées, votre lucidité et votre jusqu’auboutisme, tel un grand élagage pour agrandir le néant. Si je suis lucide et ne me la raconte plus, je n’ai ni l’envie ni la constance qui me permettraient d’aller aussi loin. La noirceur des dernières pages m’a quelque peu lassée, mais les premiers chapitres m’ont enchantée. J’ai très souvent souri à la lecture de « Dieu », « Science et hasard », « Langage » et « Politique et utopie », quatre paragraphes teintés d’un délicieux humour. Je me suis dit qu’un croyant devenu athée est tel un ancien fumeur sevré : doté d’une bonne dose d’intolérance supplémentaire. Ensuite, j’ai moins adhéré lorsque vous abordez « l’homme ». Plus d’humour. Trop acide à mon goût. Sur « L’art », impressions mitigées mais quelques belles fulgurances. « Le doute », belle réflexion… mais je crains de lasser si je passe tout en revue. Après tout, il ne s’agit que de mon sentiment. Peut-être un peu digne d’intérêt pour vous, mais pour les autres… Pour eux, justement, j’ai relevé quelques courts morceaux choisis picorés ça et là, afin d’engager les lecteurs réticents, car tout n’est pas si noir, heureusement et loin de là : « Au ciel, il y a sans doute un médicament qui fait fureur : un antidote contre l’ennui. (Toxicomanes sur terre, les croyants le seront aussi dans l’au-delà. Dieu doit être une sorte de chanvre indien.) // Pourquoi Dieu a-t-il créé les dinosaures ? C’était pour déconner ? // Ne jamais oublier que la force des mots est uniquement virtuelle, pour tout un chacun, car ces mots, aussi « puissants » soient-ils, n’ont aucun pouvoir réel sinon celui que quiconque leur accorde. // Les sens altèrent la pensée. Ainsi, la position couchée, dans l’obscurité et le silence, m’est particulièrement propice à la réflexion. Quelle gymnastique de l’écriture ! Eteindre, rallumer. Eteindre… // … Il y aura toujours davantage de véracité dans un cri ou un soupir que dans une définition. // M’est avis que si Ernesto Che Guevara n’avait pas été aussi photogénique, il serait vite tombé dans l’oubli. // Impossible d’avoir confiance en l’avenir sans ignorer l’histoire. // Sans les inconvénients de la célébrité, personne ne pourrait la pardonner. // Le doute est une faiblesse parmi les hommes, un impératif parmi les philosophes. // Je me suis trompé si souvent, comment puis-je encore prétendre avoir raison ? » Il faudrait avoir votre bouquin sous la main pour le déguster, revenir, vivre une journée en compagnie d’une seule pensée (triée et choisie, dans mon cas) et prendre le temps de la mâchouiller… Merci pour cet excellent partage. Amicalement. Michèle
Publié le 10 Décembre 2018
5
Quels bons moments j'ai passé à vous lire ! même si je vous en ai un peu voulu pour m'être endormie trois soirs de suite avec la chanson "La Felicitá" qui, bien malgré moi, revenait en boucle ;). De votre roman, j'ai tout aimé : la plume, le scenario, le découpage et le montage assortis de nombreux flashbacks et flashforwards, les personnages... Un roman plein, extrêmement nourrissant, fait de rêves et d'actions dans leur sens, de certitudes et de doutes, de contradictions, de recherche d’amour et de liberté, d’absolus, de questionnements existentialistes dont les ébauches de réponses rejoignent les miennes. Face à ces étranges boucles qui s'opèrent, au gré des hasards ? de nos vies, glanant au passage autant de nouveaux rêves, de bonnes volontés que de protagonistes, nous sommes à la fois uniques, insignifiants, mais solidaires dans le fond. Vous avez su nous dire combien cette perception, même réduite à notre petite personne, peut être à la fois légère et rassurante. Merci pour la magie de ce partage que j’ai tout particulièrement apprécié. Amicalement. Michèle
Publié le 09 Décembre 2018
4
J'ai beaucoup d'admiration pour les auteurs qui osent les essais, car si s'auto éditer expose, le faire sous forme d'essai propulse en première ligne. Un certain goût du risque s'impose, alors merci d'avoir osé ici, sur MBS ;). La petite étoile en moins ne m'est pas coutumière, sauf lorsque les fautes sont trop nombreuses, ce qui est le cas. Pour le fond et la forme, j'essaie de rester impartiale, dans la mesure du possible, car tout est affaire de goûts. Sur ces deux derniers points, j'ai eu l'impression que vos mots galopaient pour rattraper des pensées aussi foisonnantes que fugaces. Comme si vous nous connectiez en direct sur un cerveau en ébullition qui ratisse aussi large que possible... Surprenante expérience pour votre lectrice qui a apprécié à la fois votre sincérité et vos efforts pour rendre vos idées accessibles. Merci pour ce très singulier partage. Amicalement. Michèle
Publié le 05 Décembre 2018
5
J'ai visionné très récemment "Joyeux Noël" de Christian Carion, et tout comme vous, j'aime cette fête pour cela : ce réflexe de solidarité et de fraternité qui supplante tous les conflits et offre une trêve. Votre conte est tendre, superbe, et le petit Simon terriblement attachant. J'ai apprécié sa capacité à briser son carcan avec une logique enfantine dont l'innocence supplante bien des raisonnements adultes trop souvent arbitraires. Vous avez cet art de dire beaucoup de choses en peu de mots. L'air de rien, avec une candeur constante. Et la magie opère une fois de plus avec cette longue nouvelle. Merci pour ce partage, Fernand. Amicalement. Michèle
Publié le 02 Décembre 2018

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