lamish
Biographie

Plus douée pour le dessin que pour les lettres, j'ai cependant toujours aimé écrire. Tel un aspe à rêves, un défouloir inabouti, j'écrivais mais ne gardais rien, ou presque.
Un jour, en triant des cartons de déménagement, j'ai retrouvé les premières pages de "S A A D". Réminiscences instantanées d'émotions et de souvenirs qui n'avaient pas pris une ride. Les lire m'a extirpée de la torpeur insipide dans laquelle je m'étais enlisée. Le bilan inattendu a été sans appel, et l'écriture est devenue nécessaire et salvatrice.
Merci de lire l'auteure désabusée mais éternelle optimiste que je suis, et de me faire part de vos impressions, en toute sincérité. Bien à vous. Michèle

lamish a noté ces livres

5
J’ai pris beaucoup de plaisir à lire “Printemps”. Une fois assimilé le seul bémol à mes yeux, celui d’un milieu privilégié qui lui facilite vraiment la tâche, je me suis laissé porter par la quête de Daniel. Quelle bonne manne que cet accident qui lui permet de mettre à un terme à une vie faite de plaisirs insipides au point de laisser si peu de traces ! Et quelle belle recherche de soi-même au travers de l’amour des et pour les autres ! J’ai aimé la pudeur de son strip-tease, la finesse de son humour et la touche de magie qui habille sa lucidité. Les jeux de séduction sont un véritable nectar. Juste ce qu’il faut d’intellect et de profonde légèreté. Bref, vous avez su rendre très attachants votre zèbre, ses proches et ses zébrelles. Victor m’a amusée, l’humour de Sacha m’a conquise, et Edmond m’a envoûtée par ses mots. Je ne résiste d’ailleurs pas au plaisir de citer un extrait d’une de ses lettres qui m’a scotchée : « Mais à la fin, une vie toute entière peut tenir en quelques lignes. J’ai toujours aimé cette idée : une manière élégante et définitive de ne pas encombrer. » Je trouve qu’il donne bien le ton de votre œuvre. Alors grand merci pour ce partage dont je me suis délectée. Amicalement. Michèle
Publié le 14 Juillet 2018
5
Quand l'ange de la conscience universelle s'adresse à une jeunesse gâtée et insouciante, il fait un sacré flop ;) ! Son message se mêle aux vapeurs d'alcool d'un Sid gentil tout plein mais incrédule et de ce fait, bien incapable de le saisir, puis de le relayer. J'ai aimé que tu mettes le doigt sur la capacité au bonheur totalement indépendante des biens matériels. Notion pourtant basique, mais qui échappe à ton étudiant persuadé d'avoir toutes les raisons d'être plus heureux que plus déshérité que lui, sur ce plan... Une jolie nouvelle qui mêle triste réalité et magie. Si le recueil avait été aussi étoffé que les précédents, elle y aurait trouvé sa place, c'est certain. Je t'embrasse. Michèle
Publié le 12 Juillet 2018
5
Un livre dont on ne ressort pas indemne. Il a exhumé des images du film "La déchirure", visionné il y a bien longtemps pourtant. Quelle incroyable et dramatique destinée que la vôtre ! Outre l’aspect salvateur d’un tel délestage, Volterre a eu raison de vous inciter à mêler votre vécu au tragique destin de ce pays. Le contraste entre les nobles sentiments et l’horreur rend d’autant plus fort votre témoignage. Mais que d’exactions perpétuées en toute impunité au nom d’intérêts politiques ! Et comme nous nous laissons tous endormir par des communiqués mensongers ! Certaines de vos révélations m’ont profondément bouleversée, telle la vente d’enfants pour gonfler les effectifs des orphelinats, les bombardements aux coordonnées occultées, ou l’épandage massif d’agent « Orange »… Que de terribles conséquences sur le long terme ! Mais comment font les maîtres de guerre pour être aussi machiavéliques et vulgariser à ce point les vies humaines ? Pour dormir avec la satisfaction d’avoir gagné une partie à ce jeu dont les mises se chiffrent en victimes innocentes pour la plupart ? C’est hallucinant, révoltant, totalement écœurant… Merci d’avoir donné la parole à ces oubliés, même si ce sont des oubliés parmi tant d’autres, et d’avoir su communiquer votre attachement à cette terre faite de beauté et de mystères, ainsi qu’à son peuple à la détermination et au courage exceptionnels. A travers vos mots poétiques, j’ai observé et aimé le Cambodge, Tiane, Roun, Jean-Pierre, et tant d’autres encore. Terre et êtres remarquables qui marquent à jamais les esprits. Votre conclusion est empreinte de la sérénité de l’homme qui a trouvé sa place, et vit un repos du guerrier bien mérité. Le mot à vos enfants m’a émue. J’espère qu’ils vous liront. Qu’ils sont assez ouverts d’esprit pour oublier leurs frustrations et comprendre qu’il est des priorités incontournables dans la vie. Que les éviter revient à se renier soi-même. Restés en suspens, je me suis demandé ce qu’étaient devenu les documents du CIREM. Toujours cachés ? tombés entre de bonnes ou de mauvaises mains ? Merci pour ce courageux et exceptionnel partage que je gratifie de cinq étoiles bien dérisoires mais qui, je le souhaite, réconforteront un cœur meurtri. Amicalement. Michèle / PS : Enfin, détail très anodin mais malheureusement nécessaire si vous souhaitez être édité, une chasse aux coquilles serait bienvenue. Je sais la tâche ingrate, car ces petits parasites, s'ils n'échappent pas à l'oeil du lecteur, échappent à celui de l'auteur ;).
Publié le 09 Juillet 2018
5
Entre étonnement, contemplation, analyse et révolte, tantôt actuelles, tantôt futuristes, ou délirantes, ces 15 nouvelles (je ne parle pas des miennes ;)) m'ont interpellée par leur diversité. Difficile de ne pas trouver au moins l'une d'entre elles qui ne fait pas écho à notre sentiment. Un coup de chapeau aux premiers. Coup de chapeau très mérité. Après avoir lu l'intégralité du recueil, j'ai quand-même trouvé un fil conducteur qui fait que nous sommes quasiment tous hors sujet, dans le sens strict du terme : apparemment et faute de pouvoir puiser dans le réel, nous n'avons pu transformer l'élan soixante-huitard en élan dix-huitard sans faire travailler notre imagination. Belle journée à tous. Amicalement. Michèle / PS : Signalés à MBS, je rectifie une erreur, en attendant sa correction. "Parivostok" a été écrite par Gilles Dauvergne. Et puis chacune de mes nouvelles comporte une grosse coquille... apologies ;).
Publié le 05 Juillet 2018
5
Bonjour Gilles, déjà lu et étoilé lors de la première mise en ligne... Je renouvelle les yeux fermés, car j'aime la poésie et la magie de ce récit. Ces trois essences qui, séparées et maintes fois transformées par la main de l'homme, semblent destinées à rapprocher des êtres avant de retrouver leur unité initiale... Je me suis immergée à nouveau avec délice dans cet univers tsigane qui m'a toujours fascinée, et que vous écrivez si bien. J’ai souri en relisant l’opinion de Patjo concernant la liberté sexuelle des femmes hippie, car je ne suis toujours pas d’accord avec lui ;), et la rencontre avec Sagan a plus retenu mon attention qu’à la première lecture. Il m’a aussi semblé que vous aviez rajouté des détails qui ramènent à la genèse de l’histoire, mais peut-être n’est-ce qu’une impression due à ma relecture. Pour le reste, je n'ai pas suffisamment mémorisé pour débusquer les différences avec le premier jet, indépendamment des aquarelles, mais ayant lu vos autres romans depuis, j'ai été interpellée par des idées, des thèmes et des passions communs à l’ensemble de votre œuvre. Cela tend à prouver que l’on lit différemment, lorsque l’on connait un peu mieux l’auteur ;). Merci pour ce second partage que j’avais l’intention de survoler et dans lequel je me suis finalement immergée avec beaucoup de plaisir. Amicalement. Michèle
Publié le 03 Juillet 2018

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