Nadav
Biographie

Un jour, un mot vous réveille. Un jour, son mystère vous fait ouvrir des dictionnaires, chercher une racine. Un jour, sans savoir pourquoi, il vous donne le désir de la lecture, vous fait entrer dans du sens, dans une nouvelle compréhension du monde. Un jour, il chante, vous raconte l’amitié, le rire, la joie de penser, de traverser le pont, d’aller à la découverte. Un jour une phrase vous emmène sur ses ailes en voyage et vous questionne avec ses mots, son langage, sa liberté d’exprimer les trois dimensions du temps : le passé, le présent et l’avenir, la mémoire, la vie et l’espérance. Puis un jour ces mots, ces phrases vous transforment et vous n’avez qu’un souci, partager ce prodigieux inattendu,le raconter, le faire comprendre, le faire vibrer. Alors vous commencez à écrire...

Nadav a noté ces livres

5
Certains accusent Soizic d’être aigrie, envieuse, colérique, rancunière, menteuse, manipulatrice, avide de pouvoir, intolérante à la frustration, intolérante tout court, comment ne pas l’être dans son monde servage des 99% par le 1% ? Comment ne pas se rebeller pour se délivrer de ses malheurs d'esclave pour construire une nouvelle maison de bonheur à la place de celle des maîtres qui l’oppriment. Belle histoire à déclencher l’indignation et, qui sait, l’action dans la réalité à venir. Je vous souhaite bonne chance pour le concours de l’auteur indépendant 2018.
Publié le 17 Octobre 2018
5
J’aime le personnage de votre livre qui creuse pour creuser, pour vivre…pour avoir un projet comme cette taupe de Schopenhauer. Il m’a remémoré l’histoire de cette vieille taupe que mon père m’avait racontée quand j’étais petit, l’histoire que son père lui avait racontée lorsqu’il était enfant et qui s’est racontée de génération en génération. Je ne peux m’empêcher de vous la raconter tellement votre personnage m’y a fait penser. C’est l’histoire d’une vieille taupe qui n’arrêtait pas de creuser la terre et s’ensevelir sans espoir de changer sa vie de vieille taupe, de vivre enfin en plein air, sur la terre avec le soleil, le ciel et les étoiles, libre, débarrassée des loups et des renards si elle ne se rebelle pas pour être enfin débarrassée des renards qui lui arrachent la peau pour les manteaux de belles dames. Elle croyait en la Promesse qu’à la sortie du long tunnel qu’elle creuse depuis des lustres, elle deviendrait Immortelle. Mais très vite elle a compris qu'elle n'est qu’une taupe, que la terre, le soleil, le ciel et les étoiles ne sont pas pour elle, que les loups et les renards continuent d’imposer leur voracité si elle n’abandonne pas ses préjugés ancestraux et ne se décide pas de piéger les renards dans ses tunnels, de les aveugler avec sa terre et de les dénuder de leur peau avec ses griffes pour les offrir à son tour aux belles dames, elle ne renverserait pas l’inacceptable de sa vie de vielle taupe condamnée à fouiller la terre et à s’ensevelir pour le bien-être des loups et des renards. C'est alors que la taupe a compris qu'elle est une taupe tragique…Philosophe, pour se remonter le moral, elle se dit que sans l’espérance elle n’avait aucune chance de trouver l’inespéré…
Publié le 16 Octobre 2018
5
@Marie Paule J’aime votre ouvrage, car il apporte littérairement une connaissance aux lecteurs de l’existence de quelque chose qu’ils ignorent, de les surprendre avec une information nouvelle sur l’esclavage des aides-soignantes d’un centre hospitalier, il les fait toucher du doigt en deçà de leur champ de vision pour que cela change. C'est, selon Sartre, un acte essentiel de l’écrivain que de « nommer ce qui n’a pas encore été nommé ou qui n’ose dire son nom… La fonction de l’écrivain est de faire en sorte que nul ne puisse ignorer le monde et que nul ne s’en puisse dire innocent » (Jean Paul Sartre, Qu’est-ce que la littérature ? p. 29-30)
Publié le 16 Octobre 2018
5
@MélissaDC2 Je viens de lire votre deuxième tome intitulé « La promesse de Joseph ». Remarquable ! À me rendre jaloux de votre langage, de votre écriture, de votre style, de votre rythme pour moi inatteignable. Émile et Joanne ne peuvent pas laisser indifférent et c'est une étonnante expérience que de retrouver partiellement sous les traits de vos héros de roman un écrivain qui nous hante et qui me ramène à l’amour d’un couple de rebelles qui découvre avec effroi l’absence d’avenir et le règne des mensonges, des trahisons et des tueurs de leur époque sans perdre, toutefois, l’espérance de l’inespéré. En vous lisant je me demandais, comment fait-elle pour raconter les années, les épisodes, les voyages, les colères, les querelles, les ruptures, les retrouvailles et le futur d’une vie avec son cheminement profond, le dessin qui se reforme quand l'eau cesse d'être agitée où la femme se mire quand les arbres ne sont plus et que les nouvelles plantes naissent ? Bravo ! .
Publié le 02 Avril 2018
5
@Mary Pascal « La partition de Claire » m’a interpellé sur une période que je croyais connaître. J’aime ce titre. J’aime cet écrit et cette parole. J’aime votre recherche de la vérité de ce temps de l’Occupation, d’une vérité parfois terrible. On commence par y poser le bout du pied, puis, on s’aperçoit qu’elle vous entraîne, vous aspire, vous attire à elle d’un mouvement si lent, si mesuré, qu’on s’en rend à peine compte ; et puis le mouvement s’accélère, et puis c’est le tourbillon vertigineux, le plongeon dans les ténèbres de l’insoutenable barbarie. En vous lisant, j’avais devant les yeux Tsipora arrêtée par la Gestapo, déportée à Auschwitz et gazée, comme tant d’hommes et de femmes, pour ce qu’ils étaient, pour les croyances qu’ils avaient défendues au mépris de leur liberté. J’aime la place où vous avez situé le rôle de l’écrivain : offrir au lecteur par un écrit, un style le temps où la France était un radeau à la dérive, partager avec lui les connaissances d’un Paris garroté, supplicié, mitraillé, fusillé par les nazis et leurs supplétifs français, la signification que l’on donne aux choses, l’interprétation des refus, des révoltent, des rebellions qui se construisent. Lui apporter une belle histoire, un langage, la connaissance des mots exprimant les trois dimensions du temps : le passé, le présent et l’avenir : la mémoire, la vie et l’espérance. Comme le disait Rainer Maria Rilke des écrivains : « ils sont les abeilles de l’invisible », vous êtes de ceux-là, qui permettent au lecteur de trouver le mot qu’il cherche pour lequel il possède la clef…Et qu’est-ce que ce mot si ce n’est une histoire d’amour ?
Publié le 19 Février 2018

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