Nadav
Biographie

Un jour, un mot vous réveille. Un jour, son mystère vous fait ouvrir des dictionnaires, chercher une racine. Un jour, sans savoir pourquoi, il vous donne le désir de la lecture, vous fait entrer dans du sens, dans une nouvelle compréhension du monde. Un jour, il chante, vous raconte l’amitié, le rire, la joie de penser, de traverser le pont, d’aller à la découverte. Un jour une phrase vous emmène sur ses ailes en voyage et vous questionne avec ses mots, son langage, sa liberté d’exprimer les trois dimensions du temps : le passé, le présent et l’avenir, la mémoire, la vie et l’espérance. Puis un jour ces mots, ces phrases vous transforment et vous n’avez qu’un souci, partager ce prodigieux inattendu,le raconter, le faire comprendre, le faire vibrer. Alors vous commencez à écrire...

Nadav a noté ces livres

5
@MélissaDC2 Je viens de lire votre deuxième tome intitulé « La promesse de Joseph ». Remarquable ! À me rendre jaloux de votre langage, de votre écriture, de votre style, de votre rythme pour moi inatteignable. Émile et Joanne ne peuvent pas laisser indifférent et c'est une étonnante expérience que de retrouver partiellement sous les traits de vos héros de roman un écrivain qui nous hante et qui me ramène à l’amour d’un couple de rebelles qui découvre avec effroi l’absence d’avenir et le règne des mensonges, des trahisons et des tueurs de leur époque sans perdre, toutefois, l’espérance de l’inespéré. En vous lisant je me demandais, comment fait-elle pour raconter les années, les épisodes, les voyages, les colères, les querelles, les ruptures, les retrouvailles et le futur d’une vie avec son cheminement profond, le dessin qui se reforme quand l'eau cesse d'être agitée où la femme se mire quand les arbres ne sont plus et que les nouvelles plantes naissent ? Bravo ! .
Publié le 02 Avril 2018
5
@Mokeddem Très Belle histoire. J’ai beaucoup appris et j’invite tous les auteurs et lecteurs de MBS à lire « Carnets d'un Prophète ». J'ai eu grand plaisir à lire les combats du Prophète pour ce qu’il était et croyait. C’est écrit dans une langue que je ne cesse d’envier, une langue qui vous questionne, vous perce directement le cœur, stimule et retient la pensée en exerçant sur elle un admirable pouvoir de stimulation. En vous lisant, je me suis posé des questions concernant les différentes interprétations possibles sur la vie du Prophète (en dehors de ses combats), sur le Coran comme sur la Bible, sur leur proximité et leur différence. Je pense à cette belle histoire mythique d’Adam et de Ève au Jardin d’Eden. Elle est présente également dans « Carnets d’un Prophète ». En lisant ce récit dans le texte original de l’Ancien Testament, repris par le Coran, je me demandais si cette histoire qui stigmatise la Femme comme pécheresse et responsable de la perte de l’Humanité, telle qu’elle nous est racontée par les fondamentalistes des trois religions monothéistes, est la véritable histoire écrite dans la Torah par un Moïse inspiré par Dieu. Adam et Ève ont croqué la pomme interdite. Les pépins de l'amour ont commencé, dit-on... Je me demandais si dans la vision qu'offre le Coran, la « pomme » défendue correspond à l’amour, au plaisir sexuel et à la connaissance ? Est-ce qu’Ève est la Tentatrice ? Est-ce qu’elle est « tirée de la côte d’Adam ? D’où vient le mal sur terre ? Quel est le sens de la vie, du permis et de l’interdit que l’on nous serine depuis des siècles ? En somme, Adam et Ève sont de même nature. Ils sont embarqués dans la même aventure : vivre, jouir de toutes les bonnes choses, tout en prenant le risque d’être confrontés au mal qui vient du fait que chacun est libre d’agir, comme il le désire. Hommes et femmes sont alliés dans l’épreuve de la vie, pour comprendre le monde, pour rechercher la sagesse et la connaissance, pour cultiver l’amour et le plaisir dans le couple, pour jouir des bonnes choses et pour résister contre les injustices. L’amour, le plaisir sexuel, la connaissance, la recherche scientifique ou intellectuelle…sont des bonnes actions et au Jardin d’Eden « la femme était bien l’égale de l’homme ». Un rabbin du 18e siècle, l’un des penseurs les plus éminents et les plus originaux du monde hassidique ajouta qu’ils se sont tellement aimés au Paradis qu’en venant sur terre ils seraient « esclaves » de l'amour, du sexe et de la mort, sur lesquels ils n’auraient désormais aucun pouvoir. Dieu les avait « punis », car il savait qu’une fois libres, ils allaient lui échapper pour « l’éternité ». Dans ce livre, très littéraire, il y a d’autres belles histoires écrites dans une langue séduisante et stimulante qui vous ouvre les portes et les fenêtres, fait rentrer le soleil, la lune, les rêves et l’imagination, la bonté, la justice, la tolérance, la douceur de la folie d’exister et d’aimer.
Publié le 14 Mars 2018
5
@Mary Pascal « La partition de Claire » m’a interpellé sur une période que je croyais connaître. J’aime ce titre. J’aime cet écrit et cette parole. J’aime votre recherche de la vérité de ce temps de l’Occupation, d’une vérité parfois terrible. On commence par y poser le bout du pied, puis, on s’aperçoit qu’elle vous entraîne, vous aspire, vous attire à elle d’un mouvement si lent, si mesuré, qu’on s’en rend à peine compte ; et puis le mouvement s’accélère, et puis c’est le tourbillon vertigineux, le plongeon dans les ténèbres de l’insoutenable barbarie. En vous lisant, j’avais devant les yeux Tsipora arrêtée par la Gestapo, déportée à Auschwitz et gazée, comme tant d’hommes et de femmes, pour ce qu’ils étaient, pour les croyances qu’ils avaient défendues au mépris de leur liberté. J’aime la place où vous avez situé le rôle de l’écrivain : offrir au lecteur par un écrit, un style le temps où la France était un radeau à la dérive, partager avec lui les connaissances d’un Paris garroté, supplicié, mitraillé, fusillé par les nazis et leurs supplétifs français, la signification que l’on donne aux choses, l’interprétation des refus, des révoltent, des rebellions qui se construisent. Lui apporter une belle histoire, un langage, la connaissance des mots exprimant les trois dimensions du temps : le passé, le présent et l’avenir : la mémoire, la vie et l’espérance. Comme le disait Rainer Maria Rilke des écrivains : « ils sont les abeilles de l’invisible », vous êtes de ceux-là, qui permettent au lecteur de trouver le mot qu’il cherche pour lequel il possède la clef…Et qu’est-ce que ce mot si ce n’est une histoire d’amour ?
Publié le 19 Février 2018
5
@lamish Bonjour chère Lamish, Parmi vos nouvelles je me suis arrêté sur « Double JE » en me disant je vais peut-être mieux la connaître, même si elle a omis, pour l’instant, le « JE et TU », une dualité source de connaissance, de vérité…et aussi d’inspiration. Existe-t-il un JE sans le TU ? N’est-ce pas la dimension absolument essentielle à toute vie humaine pour se connaitre et se reconnaître ? Dans ma langue maternelle, l’hébreu – celle de la Bible en version originale – le « Je » qui se dit Ani et se dit aussi Anokhi. Ces deux JE, ressemblent à votre Double JE. En Hébreux ces deux modalités du « Je », expriment, l’une, un « en-train-de-se-faire, de s’inventer et d’avancer... » par la parole : le Ani ; la seconde, Anokhi, est un « Je » déjà réalisé, inscrit de manière définitive dans l’écriture (dans l’Histoire). La méditation hébraïque fait éclater le mot Anokhi et produit la phrase - je traduis - : « Moi, mon âme, Je la donne dans l’écriture » au-delà de tout. Ce qui pourrait la décider d’appartenir à un humain qui refuse une existence-objet, une existence-machine ou une existence « fonction ». Le Je-Ani est ouverture pour être libre de définir ce qu’il doit être « autrement ». Lorsque le Je retrouve le Tu, il retrouve les étincelles de son existence. Offrir le monde à l’Autre par l’écrit et la parole, partager avec lui son plaisir, la signification que l’on donne aux choses, son interprétation de la vie qui se construit, lui apporter son histoire, son langage, sa liberté, ses mots exprimant les trois dimensions du temps : le passé, le présent et l’avenir, c’est-à-dire la mémoire, la vie et l’espérance, n’est-ce pas ainsi que pour vivre votre Double Je, trouvera le mot pour lequel il est seul à posséder la clef ? Et qu’est-ce qu’un mot si ce n’est une belle histoire d’amour ? Voilà chère Lamish, c’est à quoi je pensais en lisant votre Double JE à la recherche du « Je et Tu »
Publié le 16 Février 2018
5
Un très grand plaisir à lire ce écrit très poétique voire aussi mon commentaire.
Publié le 14 Février 2018