Nadav

Nadav a noté ces livres

5
"Émile et Jeanne ne peuvent pas laisser indifférent et c'est une étonnante expérience que de retrouver partiellement sous les traits de vos héros de roman un écrivain qui nous hante et qui me ramène à l’amour d’un couple de rebelles qui découvre avec effroi l’absence d’avenir et le règne des mensonges, des trahisons et des tueurs de leur époque sans perdre, toutefois, l’espérance de l’inespéré." Chère Mélissa j'ai voté pour votre merveilleux "Compagnon de voyage..." Je vous souhaite la palme; A bientôt peut-être
Publié le 14 Novembre 2018
5
J’ai pris un grand plaisir à lire votre livre, même si dans les livres noirs j’incline plutôt vers des auteurs américains et français comme Jean-Patrick Manchette, Didier Daeninckx ou Dominique Menotti qui ne dissocient dans leur passage à l’écriture leurs expériences politiques et militantes et les mutations observables dans notre monde « moderne » qu'ils arrivent à manifester dans les aspects stylistiques et structuraux de leurs textes. Plus près de nous, je pense aussi à Jonquet, Ellroy, Connelly, James Lee Burke... et à tant d’autres que l’on hésite à lire tellement ils absorbent notre temps. Cela étant j’ai aimé votre livre. En le lisant je me demandais si j’en étais capable d’en écrire un "polar" comme vous sur certains sujets qui me préoccupent et que j'envie de mettre en scène quand je lis le meurtre d’un journaliste, par exemple, en grand titre dans les journaux. Merci encore pour le bon temps passé avec vous.
Publié le 20 Octobre 2018
5
Certains accusent Soizic d’être aigrie, envieuse, colérique, rancunière, menteuse, manipulatrice, avide de pouvoir, intolérante à la frustration, intolérante tout court, comment ne pas l’être dans son monde servage des 99% par le 1% ? Comment ne pas se rebeller pour se délivrer de ses malheurs d'esclave pour construire une nouvelle maison de bonheur à la place de celle des maîtres qui l’oppriment. Belle histoire à déclencher l’indignation et, qui sait, l’action dans la réalité à venir. Je vous souhaite bonne chance pour le concours de l’auteur indépendant 2018.
Publié le 17 Octobre 2018
5
J’aime le personnage de votre livre qui creuse pour creuser, pour vivre…pour avoir un projet comme cette taupe de Schopenhauer. Il m’a remémoré l’histoire de cette vieille taupe que mon père m’avait racontée quand j’étais petit, l’histoire que son père lui avait racontée lorsqu’il était enfant et qui s’est racontée de génération en génération. Je ne peux m’empêcher de vous la raconter tellement votre personnage m’y a fait penser. C’est l’histoire d’une vieille taupe qui n’arrêtait pas de creuser la terre et s’ensevelir sans espoir de changer sa vie de vieille taupe, de vivre enfin en plein air, sur la terre avec le soleil, le ciel et les étoiles, libre, débarrassée des loups et des renards si elle ne se rebelle pas pour être enfin débarrassée des renards qui lui arrachent la peau pour les manteaux de belles dames. Elle croyait en la Promesse qu’à la sortie du long tunnel qu’elle creuse depuis des lustres, elle deviendrait Immortelle. Mais très vite elle a compris qu'elle n'est qu’une taupe, que la terre, le soleil, le ciel et les étoiles ne sont pas pour elle, que les loups et les renards continuent d’imposer leur voracité si elle n’abandonne pas ses préjugés ancestraux et ne se décide pas de piéger les renards dans ses tunnels, de les aveugler avec sa terre et de les dénuder de leur peau avec ses griffes pour les offrir à son tour aux belles dames, elle ne renverserait pas l’inacceptable de sa vie de vielle taupe condamnée à fouiller la terre et à s’ensevelir pour le bien-être des loups et des renards. C'est alors que la taupe a compris qu'elle est une taupe tragique…Philosophe, pour se remonter le moral, elle se dit que sans l’espérance elle n’avait aucune chance de trouver l’inespéré…
Publié le 16 Octobre 2018
5
@Mary Pascal « La partition de Claire » m’a interpellé sur une période que je croyais connaître. J’aime ce titre. J’aime cet écrit et cette parole. J’aime votre recherche de la vérité de ce temps de l’Occupation, d’une vérité parfois terrible. On commence par y poser le bout du pied, puis, on s’aperçoit qu’elle vous entraîne, vous aspire, vous attire à elle d’un mouvement si lent, si mesuré, qu’on s’en rend à peine compte ; et puis le mouvement s’accélère, et puis c’est le tourbillon vertigineux, le plongeon dans les ténèbres de l’insoutenable barbarie. En vous lisant, j’avais devant les yeux Tsipora arrêtée par la Gestapo, déportée à Auschwitz et gazée, comme tant d’hommes et de femmes, pour ce qu’ils étaient, pour les croyances qu’ils avaient défendues au mépris de leur liberté. J’aime la place où vous avez situé le rôle de l’écrivain : offrir au lecteur par un écrit, un style le temps où la France était un radeau à la dérive, partager avec lui les connaissances d’un Paris garroté, supplicié, mitraillé, fusillé par les nazis et leurs supplétifs français, la signification que l’on donne aux choses, l’interprétation des refus, des révoltent, des rebellions qui se construisent. Lui apporter une belle histoire, un langage, la connaissance des mots exprimant les trois dimensions du temps : le passé, le présent et l’avenir : la mémoire, la vie et l’espérance. Comme le disait Rainer Maria Rilke des écrivains : « ils sont les abeilles de l’invisible », vous êtes de ceux-là, qui permettent au lecteur de trouver le mot qu’il cherche pour lequel il possède la clef…Et qu’est-ce que ce mot si ce n’est une histoire d’amour ?
Publié le 19 Février 2018

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