Serge Tabard
Biographie

Sous de légers voiles vert d'eau, d'un pas de somnambule une jeune fille glissera sous de hautes voûtes, où clignera seule une lampe votive. Mais les esprits des joncs, mais les chats minuscules qui font semblant de dormir dans les bagues, mais l'élégant revolver-joujou perforé du mot « Bal » vous garderont de prendre ces scènes au tragique. Quelle que soit la part jamais assez belle, ou tout autre, qui vous soit faite, je ne puis savoir. Vous vous plairez à vivre, à tout attendre de l'amour.

Je m'appelle Serge Tabard, j'ai cinquante ans, et j'écris (un peu) pour mieux comprendre ce que je lis, pour mieux parler des livres que j'aime.

Serge Tabard a noté ces livres

5
Je veux à mon tour dire combien j'ai aimé cet Ange, écrit avec une grande maîtrise, mais sans étouffer, sous un quelconque formalisme, le souffle impérieux et intime qui l'inspire.
Publié le 13 Avril 2021
5
Il y a du Edmond Rostand dans Galodarsac, une verve, une facilité, une brillance, du panache ! C'est enlevé et à la fin c'est carrément chapeaux de roue ! De Cyrano, il y a aussi le jeu des masques : qui est ce couple, au fond ? Que cherche-t-il ? Cette soeur de Roxane qui demande à son homme de la poésie, est-ce que c'est juste une posture ? Vous aimez décrire et parodier. Vous tenez en haute estime le 19e siècle (tout comme moi !) En tout cas, vous savez rire de vous et nous mener à votre guise.
Publié le 09 Avril 2021
5
@ Saint-Bleyras Vous réussissez en quelques pages à créer un monde, dans lequel des personnages existent : la femme pompeuse et l'homme qui l'accompagne, le héros malheureux qui ne se reconnaît pas quand il a bu (mais il est peut-être de mauvaise foi) et les représentants de la loi. J'ai pris plaisir à lire ce récit, parce que j'y ai perçu beaucoup d'ironie (mais pas d'amertume), une sorte de constat désabusé (on peut dire ça ?) que le monde est ainsi, un monde où l'on tombe à cause d'une sacoche, ou peut-être d'un malheur beaucoup plus ancien, intentionnellement oublié. Votre art tient autant à ce que vous dites qu'à ce que vous ne dites pas. Vous suggérez, vous laissez la place à votre lecteur : peu d'auteurs savent faire ça. Donc, sincèrement bravo.
Publié le 06 Avril 2021
5
@ Phil Gerday Je suis vraiment très distrait, je viens juste de me rendre compte que vous étiez aussi l'auteur du livre auquel votre livre me fait penser (Le Christ s'est arrêté à Herdonia) ! Du coup, si je devais choisir lequel est le plus réussi des deux, je dirais que c'est celui-ci. Parce que l'histoire des deux frères est vraiment intéressante, plus que celle, je trouve, de l'étudiante poursuivie par une méchante secte. // Deuxième retour : j'ai lu les 11 premiers chapitres. C'est très fluide. Je trouve que la partie "essai" et la partie "fiction" s'articulent plutôt bien : l'histoire des deux frères est crédible, les personnages sont attachants. J'ai l'idée qu'Olivier a posé à son frère une énigme pour lui faire découvrir Jésus. On verra si la suite me donnera raison :-) Je n'ai pas appris grand chose sur Jésus (car je connais plutôt bien le sujet) mais je trouve ça très complet et très bien exposé. Comme votre Christ s'est arrêté à Herdonia, c'est une bonne synthèse, assez respectueuse des croyants. L'opposition vrai Jésus/faux Christ n'est pas marquée trop lourdement car vous montrez surtout l'évolution de la figure de Jésus de sa mort à la fin du 4e siècle. A ce sujet, j'ai toujours pensé que le seul "vrai" Jésus qui nous est accessible est celui des quatre évangiles. On pourrait dire que votre livre constitue une bonne introduction à ces textes. // Le chapitre 12 est redondant, c'est dommage. // J'ai fini et aimé votre livre. Les deux frères sont crédibles et touchants. Je trouve seulement qu'à partir de leurs retrouvailles c'est un peu long. Le dénouement traîne un peu. (Une coquille : p. 198 : que tu ne m'en ais ->aies jamais parlé). Conclusion : bravo et merci pour ce livre. J'ai passé un très bon moment de lecture avec Jésus, Martin et Olivier.
Publié le 05 Avril 2021
5
Une première impression, j'en lirai plus ensuite. // "Iéshoua a travaillé avec son père et ses frères dans l’entreprise familiale de construction et de travaux publics" me surprend pas mal. Joseph était charpentier et Jésus, fils de charpentier, a certainement travaillé avec lui. C'était plutôt un artisan qu'un chef d'entreprise, non ? // Votre illustration de couverture laisse entendre qu'il faudrait mettre à la poubelle les récits de la passion. Il me semble pourtant que tout le monde s'accorde à dire que le récit de la passion est, dans les quatre évangiles, ce qu'il y a de plus authentique (même si Jean diffère des synoptiques). // Enfin et surtout (à confirmer dans un message complémentaire) ce qui me passionne dans votre livre c'est l'histoire de Jésus, pas celle de Marie (l'héroïne). Du coup, j'ai tendance à passer un peu vite les détails de la vie pratique de Marie, pour aller à la recherche des révélations sur Jésus. Vous avez été journaliste. Quand vous traitiez d'un sujet, vous ne parliez pas de l'avion que vous aviez pris pour arriver sur les lieux. Pour moi donc (mais, encore une fois, à confirmer, ce n'est qu'une première impression), il risque d'y avoir un fort déséquilibre d'intérêt entre les parties sur le sujet et celles sur la vie de l'héroïne. // Néanmoins, pour finir sur une note positive, ça sent clairement le travail sérieux et abouti, c'est très bien écrit et fluide et le sujet est intéressant. // Le fait que vous mettiez des titres de chapitre me renvoie à la littérature de jeunesse. Il y a en effet quelque chose d'assez classique dans la narration et la description, le côté enquête aussi. Bref, ce n'est pas du tout le ton polar mais plutôt le ton "club des cinq" (je précise que ce n'est pas péjoratif à mes yeux, je trouve que les "club des cinq" sont très bien traduits (quand l'édition jeunesse acceptait encore les passés simples...) Donc, au plaisir de continuer de vous lire, dès que j'ai (denrée rare) un peu de temps... // Suite : J'ai enfin pu terminer votre livre. Ce n'est pas du Simenon, c'est vrai :-) Peut-être plus le Da Vinci code ? En tout cas ça pourrait intéresser un éditeur car c'est un bon roman policier, très bien écrit, documenté et intéressant, même si je pense que le début est un peu lent avant qu'on en arrive au vif du sujet. Le paradoxe final (le vrai Jésus aurait été oublié si on ne lui avait pas donné un statut divin) est intéressant, je n'avais jamais lu cette idée avant (mais je n'ai pas tout lu). // Mes critiques maintenant : la lettre d'Hana dit que la résurrection et la divinité de Jésus sont des inventions qui détournent du royaume. Du coup, j'ai une remarque : soit ce livre est lu par un non croyant, et il a déjà (pour peu que le sujet l'intéresse) déjà lu ou vu ça avant. Vous le dites d'ailleurs vous même, p.50 : c'est une bonne synthèse de tout ce qui a déjà été dit. Soit il est lu par un croyant, qui vous répondra : votre seul argument est d'inventer à Jésus une soeur qui, ayant été la personne la plus proche de lui, sait mieux que personne qui il était et ce qu'était en réalité son enseignement. Je ne pense pas que vous ayez envie de blesser les croyants. Mais alors, qui cherchez-vous à convaincre ? En tout cas, sincèrement, félicitations pour votre travail qui est très sérieux et agréable à lire.
Publié le 22 Mars 2021

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