Tribune
Le 03 déc 2014

Autoéditer son livre, oui ! Mais comment le vendre?

Les agents littéraires sont un genre en voie d’extinction en France. Ils ont pourtant une fonction. Annie Pic ré-invente les métiers de la littérature de demain. Les auteurs auto-édités et leurs e-books, eux aussi, pourraient être soutenus par des agents littéraires. Mais ce sont des agents très spéciaux, des experts du web.
Les agents littéraires ont ils un avenir ?Les agents littéraires ont il un avenir dans la littérature digitale ?

Le succès d’un écrivain se dissocie parfois de son talent. Ce qui importe avant tout, c’est un bon management. Bien souvent l’auteur indépendant n’a pas les compétences nécessaires pour se promouvoir. Alors, comment franchir le seuil de la popularité ? Comment vendre son livre dans des proportions satisfaisantes ?

Réfléchissons ! Pourquoi pas en anticipant l’avenir ? Pour ce faire, fions-nous à la manière anglo-saxonne avec un agent littéraire qui apporterait un plus, et surtout, qui donnerait une crédibilité à l’auteur.
Dans cette optique, la copie de l’agent littéraire qui se spécialiserait pour le néo-auteur du web serait revue. Car dans ce cas précis, il ne s’agirait plus d’une négociation contractuelle entre l’auteur et l’éditeur, mais d’une toute autre démarche. Par exemple : L’agent s’assurerait rapidement de la qualité de l’œuvre et de son potentiel à la commercialisation. Si tel était le cas, il s’engagerait à sortir l’auteur du web de l’anonymat.

Poursuivons... L’agent mettrait son expérience littéraire entièrement au service du néo-auteur. En premier lieu, il accompagnerait, conseillerait et si besoin, retravaillerait le texte avec l’auteur.

Ensuite, il s’attacherait à la promotion du livre en commençant par la publicité, via les médias, et les critiques littéraires. Il suivrait aussi de près les blogueurs de tous les horizons et négocierait pour lui les projets les plus intéressants. Il activerait également un réseau, à l’étranger comme en France. En outre, c’est évident, l’agent maîtriserait parfaitement l’anglais.

Et dans le meilleur des cas, grâce à ses compétences juridiques, le conseiller pourrait négocier pour le néo-auteur la vente des droits pour l’adaptation de son roman au cinéma, ou autre. Quelle belle idée n’est ce pas ?

Mais tout cela aurait un coût ! Dans l’absolu, l’agent littéraire devrait percevoir environ 15 % sur l’ensemble des ventes du livre. Mais, serait-il prêt à assumer le danger du flop littéraire de l’auteur indépendant ? Et dans ce cas, quelle serait sa rémunération ?

Annie Pic

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Patrick Ferrer je suis d’accord avec votre analyse, ce n’est pas sur les revenus d’un néo-auteur qu’un éventuel agent littéraire peut envisager une rémunération. D’autant qu’en France l’agent est quasi inexistant. Dans l’hexagone, pour aller plus avant dans l’innovation, il faudrait envisager des coachs littéraires indépendants. Dans ce sens, l’auteur rémunèrerait le coach pour un programme établi dans un contrat (similaire au travail de l’agent), mais limité.  Une fois le livre bien lancé, les ventes ne concerneraient plus le coach. Liberté totale pour l’auteur.

 

Pour répondre à Artin, actuellement, comme le souligne Patrick Letellier, le mieux serait de faire traduire son ouvrage et de lorgner du côté anglo-saxon pour trouver un véritable agent littéraire…

 

Publié le 04 Décembre 2014

Artin, si votre livre a du succes, essayez plutot de developper votre publicite car comme cela a ete dit par Patrick, les agents litteraires sont mal vus en France (sauf quand l'auteur est anglo-saxon et amene un prix Goncourt comme l'avait fait Little, ou quand il s'appelle Houellebecq...). Sinon en surfant sur le web, on peut trouver quelques adresses comme Pierre Astier et associes, ou Virginia Lopez-Ballesteros.

 

Bien a vous

http://hiverminimus.over-blog.com/

 

Publié le 04 Décembre 2014

Pb : Comment trouver un agent littéraire sérieux et ne pas prendre des risques? Mon book a du succès mais à qui dois-je m'adresser?Merci

 

Publié le 04 Décembre 2014

Artin: monBestseller a de bons partenaires comme Accompagnement Littéraire qui est sérieuse.

Annie: Il y a certainement un créneau dans l'avenir pour les découvreurs de talent mais pour l'instant, en France, les auteurs francophones sont tellement peu payés, même ceux qui sont publiés par de grands éditeurs, que ça ne vaut pas le coup. Ceux qui vivent de leur plume, c'est à dire les professionnels de l'écriture, gagnent en moyenne 3400 euros net par mois (source UNASA), mais cela ne represente environ qu'1% de la profession, et l'écriture romanesque ne représente qu'un cinquième environ de la production française. Les autres se contentent de 800 à 8000 euros par an selon leur productivité et ont généralement un second boulot ou une retraite. Pas de quoi nourrir un agent, encore moins se payer un publiciste. Je pense que des start-up comme adopteunauteur ou équivalent seraient plus adaptées mais il n'y en a aucune active en ce moment en France à ma connaissance. MonBestseller comble un peu ce vide et reste encore unique en son genre. Il faut les remercier pour cela. Mais il n'y a pas de formule magique. Un auteur doit faire son auto-promotion, même ceux qui sont chez un gros éditeur. Sinon, vous êtes condamné à voir vos livres stagner dans les cartons.

Publié le 04 Décembre 2014

Je suis, bien sûr, de l’avis d’Annie Pic. Le commentaire de Robert Do à propos de bookbub.com est pertinent. Je présume que si un auteur a le bonheur d’atteindre un niveau de vente donné sur le Net – par exemple 1000 « ebook » comme chez l’éditeur Librinova –, on essaie alors de vous trouver une maison d’édition qui serait intéressée à vous publier par la voie traditionnelle : la version papier. Ce qui signifie qu’il faut être prêt à délier sa bourse. N’est-ce pas là le principe de l’autoédition? L’auto-éditeur doit promouvoir son œuvre s’il veut sortir de l’ornière de l’anonymat? Il y plusieurs trucs à notre portée, il faut choisir celui qui nous semble le meilleur et le moins onéreux. En plus de la persévérance, ça prend de la clairvoyance afin de mettre de l’avant la bonne solution à ce problème de diffusion. Je présume qu’il faut oser et la plateforme monBestSeller est l’un de ces outils que l’on rencontre sur notre chemin. Pour ma part, je ne sais plus parfois où donner de la tête. C'est toute une aventure! Et elle est très éloignée de la paix ressentie dans la solitude de l'antre de l'écrivain lors du processus de création. Enfin, bonne chance à tous.

Publié le 03 Décembre 2014

Ce genre "d'agents litteraires" existent deja aux USA. Par exemple il y a le cas de Bookbub.com. C'est en gros une entreprise qui a des dizaines de milliers de "clients" qui chaque mois, recoivent des liens vers des ebook selon leurs preferences affichees.

Donc s'ils/elles veulent beneficier de cette publicite efficace, les auteurs (tres souvent des independants) soumettent leurs ebooks. La selection est tres severe mais c'est tres bien parce que cela signifie que les lecteurs qui recevront les liens vers ces ebooks ne seront pas decus. Les candidats retenus voient ainsi leurs ebooks lu par potentiellement plusieurs milliers de personnes qui en retours leur feront une publicite tres efficace. Et en effet, selon les temoignages, les auteurs Kindle qui ont reussi a passer la selection ont vu les ventes de leurs ebooks exploser.

Donc en gros bookbub, et les agences similaires, sont des "vendeurs" de mailing lists

Publié le 03 Décembre 2014