Auteur
Le 10 sep 2014

Les sept péchés capitaux de l’écrivain débutant

monBestSeller, nouvelle cité du vice ! Zema Birdy propose un rapide inventaire des péchés cardinaux de l'auteur en devenir. Mais à chaque problème sa solution : on vous laisse lire, relire et potasser !
Las Vegas, ville du péché... monBestSeller aussi ?Las Vegas, ville du péché... monBestSeller aussi ?
  • 1. La colère du refus : Un texte doit être remanié, épuré et surtout répondre à certains « canons ». Beaucoup de réponses négatives sans justifications et quelques-unes argumentées. Ces dernières aident, mais restent un handicap de taille. Au-delà de l’idée, de la trame cohérente, et d’une histoire à rebondissements, un livre exige des « codes » et des façons de s’exprimer qui souvent échappent à l’auteur débutant. 
  • 2. La paresse d’écriture : Des exercices nécessaires ne réécrivent pas votre livre. Ils vous procurent des clefs à vous de trouver les bonnes serrures. Pas évident. Je reconnais avoir besoin que l’on me signale mes erreurs (ne pas simplement les souligner en rouge) par des commentaires : trop long, ennuyeux, dialogues improbables, n’apporte rien à l’histoire…
  • 3. La gourmandise des verbes : L’emploi d’être et avoir. Ces verbes doivent être remplacés par des verbes d’action ou l’utilisation d’un adjectif devient, dans la majorité des phrases, superflue. 
  • 4. L’orgueil du mot : Éviter de commencer une phrase par « je », « elle(s) », « il(s) », « nous », « on »… Retravailler la phrase. Retravailler toutes les phrases. 
  • 5. L’avarice du temps : Ne pas écrire au passé ou alors très peu. 80%, au moins, du livre doit être au présent.
  • 6. La luxure des clichés : Ne pas utiliser de clichés. J’aimais bien les clichés, je leur trouvais même une certaine esthétique et j’en abusais pensant que cela renforçait ma complicité avec le lecteur. 
  • 7. L’envie d’être publié : Ne pas se presser, travailler et retravailler son bouquin. Même si l’aboutissement de ce travail est l’édition, ne pas sous-estimer le but ultime. La publication est une chose, mais la seule qui compte c’est l’avis des lecteurs. Le but ultime de l’auteur : être lu.

À mes amis Sylviane la fée et Pascal le magicien des mots

Zema Birdy

L'Arbre aux Fruits maudits

La rubrique "Du côté des auteurs" est la tribune des auteurs monBestSeller. Vous pouvez y partager vos réflexions, articles ou billets d’humeur sur la narration, le numérique, les « trucs » pour se faire repérer ou toute pensée autour de la littérature qui puissent intéresser nos auteurs ET nos lecteurs. Lire l'articleSi vous voulez vous aussi participer, envoyez-nous vos articles à contact@monBestSeller.com.

Je suis très étonnée d'apprendre que "l'on écrit pour soi" car depuis le début, on apprend à écrire pour le correcteur... C'est ce qui nous est enseigné tout au long du parcours scolaire, au delà, et j'ai toujours suivi ce conseil, depuis qu'il m'a été donné la première fois à l'école primaire. Alors, d'après moi, on n'écrit pas pour soi -sauf s'il s'agit d'un journal intime, qui restera dans un tiroir-, on n'écrit pas pour vendre (quel mot abject) on écrit pour être lu. Et pour cela, il faut apporter quelque chose au lecteur. Qu'il s'agisse d'un écrit professionnel, de fiction, ou de témoignage, pour moi c'est la règle. Quand j'écris, je me mets dans la peau et la tête de mes personnages, et du lecteur. Je me dis, en me relisant, si je découvrait cette phrase, me plairait-elle ? Si je lisais cette histoire, qu'en penserais-je ? Serais-je ennuyée, amusée, intéressée, choquée ? Comprendrais-je facilement ce qui est écrit ? Alors bien sûr, le résultat n'est jamais garanti. Mais en tous cas, le plaisir du lecteur est mon seul vrai objectif. Et j'essaye d'y arriver avec les moyens dont je dispose. Pour moi, l'écriture, c'est le don de soi aux lecteurs.

Publié le 13 Septembre 2014

L'important dans un premier temps  est d'éprouver du plaisir à écrire. On écrit d'abord pour soi. C'est souvent un acte libérateur, le style a alors peu d'importance. Puis sans doute peu à peu on devient dépendant de cet acte créateur. L'accoutumance, contrairement à d'autres addictions, rend plus exigeant quant au choix des mots et à leur ordonnancement. La pensée s'affine grâce au travail de l'écriture. Autant d'écrivain, autant de style!

 

Publié le 10 Septembre 2014

L’écriture peut être un véritable sacerdoce pour l’écrivain en devenir.

Sous condition qu’il porte en lui l’évidence de son histoire, il pourra alors dépasser le stade de la formulation.

Peu importe les temps employés, seul compte l’originalité de l’œuvre. S’il est possédé par  l’authenticité, ses phrases pourront s’exprimer d’elles mêmes.

L’essentiel c’est d’avoir son propre style reconnaissable entre tous(tes).

Cependant, ne faisant pas partie de l’intelligentsia, il ne doit pas s’attendre à des miracles. Seulement, et dans le meilleur des cas, au bonheur de partager ses mots avec le plus grand nombre de lecteurs sur la toile.

Voilà à mon sens, le secret de son avenir littéraire !

 

Publié le 10 Septembre 2014

Si je suis d'accord avec la majorité de l'article, une phrase m'a en revanche fait pousser un "what ?" peu français. Pourquoi écrire au présent ? Je veux bien qu'on me dise je=présent, mais pourquoi du présent, partout ? De même pour le numéro 4. Ne jamais commencer sa phrase par un pronom signifie qu'il y aura toujours une conjonction ou une proposition devant (ce que je trouve très pompeux). Est-on réellement en train d'écrire à la recherche de LA phrase qui propulsera le lecteur au coeur de notre roman ou est-ce seulement une disserte de français ?

Publié le 10 Septembre 2014

Vous savez, tous ces conseils sont balayes quand il s'agit, par exemple, d'ecrire un livre sur un ex president qui n'aimerait pas les pauvres... :)

 

Plus serieusement, je me demande bien quel pourcentage des reponses d'editeurs sont personnalisees (je parle bien sur d'editeurs consequents, parce qu'aujourd'hui on trouve des milliers de pseudo editeurs sur le web).

 

Publié le 10 Septembre 2014