Un timide soleil printanier fait scintiller la carrosserie des automobiles qui jouent au chat et à la souris avec d’agaçants cyclistes. En ce début d’après-midi, Parisiens, banlieusards, touristes venus de la province ou de l’étranger se croisent sans se mélanger dans ce flot qui enfle et désenfle au gré des rythmes de la consommation et du est-ce que je peux me le permettre ?
Jessica et Virginie s’y croisent. Qu’est-ce qui peut rapprocher deux inconnues dans les tourmentes et tourments de l’époque ? Pas féministes pour un sou, deux femmes qui n’apprécient pas qu’on les cuisine à la mode psychologique, les traumas et tout ce fatras. Des femmes normales ? Jessica qui consomme les hommes comme des mouchoirs en papier ? Virginie qui ne sort jamais de chez elle ? Oui, tout à fait normales.
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