VAY Céline
Biographie

Tous les styles d'écriture m'intéressent. Tous les genres de roman également. Je lis donc de tout. L'écriture traduit cette curiosité, et je n'ai pas envie de me limiter à un style, même si mes essais sont chaotiques. :)

VAY Céline a noté ces livres

5
@Lamish Coucou Michèle. Alors, pour prévenir les remarques de @Sandrine C, oui, il s'agit d'un commentaire d'amie, qui pourrait être perçu comme dithyrambique si ce n'est que la qualité de ton écriture ne laisse place à aucun doute. Toujours ce sens de la description, du détail, qui créé l'Image. Avec Ultime procès, tu nous prenais à bras le corps. Là, le ton est différent: en demi-teinte, voilà, pudique, les confessions sont comme arrachées, par écran interperposé. Celui de ces deux personnages, ils s'interposent entre toi et nous. Dire sans trop en dire, s'efforçer à la neutralité quand bien même la colère parfois gronde, ne pas juger ce qui dépasse. Une économie, une mentalité, un pays que l'on voudrait épouser mais la mariée se laisse difficilement conter fleurette, elle revêt ses plus beaux atours, aguiche, mais au moment de la nuit de noce, il n'y a plus qu'un grand éclat de rire. Ton récit est un très beau message : le voile est levé mais pas déchiré, pas piétiné. Tu ne laisses à personne le droit de briser un rêve nourri tant d'années durant. J'aime m'imprégner de ta force dans ce livre : immuable et destin ne s'accoquinent plus. Je prends ce livre comme une leçon. Un seul regret : pour moi tu pouvais approfondir sur l'Espagne sans risquer de lasser, justement parce que ta plume est un excellent guide, elle délivre force détails en rivant le lecteur à ses phrases. On comprend bien mieux qu'avec des articles glanés ici et là, dans un vocabulaire économique rébarbatif. Toi, tu nous amènes à vivre l'Espagne. Je t'embrasse fort. Céline
Publié le 11 Septembre 2018
5
@Alix Cordouan Je vous avais avoué avoir été séduite par ma lecture des premières pages. Mon engouement s’est confirmé. J’ai adoré votre façon de faire coller votre plume à votre personnage. Dans la première partie, le style accompagne l’histoire de Soisik avec la gouaille qu’il faut. Tout sonne juste. Pas d’état d’âme, un état d’esprit : celui de cette jeune fille arrachée à son village qui oscille entre résignation et rébellion… Et quand l’amour frappe à sa porte, elle reste fidèle à elle-même. Pas de bleuette, de romantisme. Juste la sincérité de sentiments qui ne se disent pas. Dans la deuxième partie, la plume se fait caresse, poésie. Superbe. Un nouveau ton est donné. Je n’en dis pas plus, pour ne pas dévoiler l’intrigue. Celle-ci m‘a tenue en haleine jusqu’à la fin. Pas de misérabilisme, l'héroïne reste entière, et moi j'ai goûté pleinement toute la saveur de votre roman, riche en couleurs.
Publié le 24 Juin 2018
5
@Cristina Leg, L'ayant mis en bibliothèque, je pensais différer ma lecture... Et puis par curiosité, j'ai ouvert la première page. Le style m'a immédiatement séduite. Il y avait une voix quelque part qui me parlait, petite musique très douce. Je "craquais" pour le style, qui m'emmena dans l'histoire jusqu'à la dernière page. J'écoutais la narration, quelques petits détails m'avaient bien mis la puce à l'oreille, mais je voulais suivre la voix. Je lui ai obéi avec une confiance aveugle, pour ne pas m'indigner, ne pas me révolter devant toute cette maltraitance; elle ne me laissait pas le temps, elle m'emmenait là où elle voulait. Je n'en dis pas plus, pour ne pas dévoiler la fin. Un très joli moment de lecture, vraiment, j'ai été conquise, sous le charme de votre plume.
Publié le 16 Juin 2018
5
@Philippe Clausels J'ai adoré ton style. Il sert merveilleusement les songes de ce Président normal. Tu as fait le choix d'un homme en retrait, observateur plutôt qu'acteur... Lucide, fataliste, résigné. Et pourtant tenance. De très belles tournures, des allusions pertinentes , une façon de voir qui amène à s'interroger. Une expression maîtrisée de l'allégorie. Je me suis régalée. Merci pour ce moment. Je t'embrasse. Céline
Publié le 14 Juin 2018
5
@Michel CANAL Toujours cette même précision et ce même soin rédactionnel, qui rend cet essai politique très agréable à lire. Je l'ai pris comme un bon rappel des faits passés et actuels. Je rejoins Eric Chardon sur la pertinence de la remarque sur le contexte économique de mai 68 et de mai 2018. Un mouvement étudiant sans ampleur, des grèves malgré tout isolées... Tout cela m'amène à dire que le ton optimisme adopté en parlant de notre président est-il bien représentatif de l'état d'esprit général? Une élection gagnée à cause de scandales politiques privant de légitimité les adversaires. Qui aurait voté pour cet homme sans expérience, à l'étiquette politique mal définie, si en face, il était resté un candidat dont la probité était sans faille? Réformer à la va-vite, pour dire que l'on agit, convaincre que l'on est le Président du mouvement, réformer sans entendre, dans sa forteresse, bénéficiant de l'ambiguité (de gauche, de droite?), qu'en restera-t-il dans quelques mois? Mr Macron a-t-il la capacité de fédérer ses citoyens en une nation? Sortir le citoyen de son individualisme, lui donner envie de voir ensemble, lui donner l'espoir, une conviction... je n'ai pas vu qu'il enflammait les foules. mai 2018 : à vaincre sans péril on triomphe sans gloire. Mr Macron a gagné les élections, enchaîne les réformes parce que la voie est libre: aucune voix ou presque ne se dresse : la résignation est de ces maux qui ne se disent pas.Je t'embrasse. Céline
Publié le 11 Juin 2018

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