Adam lutte contre ses pulsions compulsives, hanté par visions et traumas. Il tente des lectures spirituelles, des échanges avec Jean de la Mahomerie de Valence, des retraites, mais la bête intérieure gagne, menant à son isolement, l'alcool, puis une mort rédemptrice.
Ce livre est noté par
@Julien Marsan
Merci pour votre commentaire constructif.
En effet, c'est noir comme une tragédie, noir comme un drame psychologique.
Et je suis stupéfaite que l'art par lequel j'ai cherché à tragédier cette histoire ai suscité en vous des émotions fortes.
Or, je pense que le roman vous a laissé les traces de son aura sombre et moribonde à un point où vous n'avez pas pris assez de recul pour situer cette œuvre dans son potentiel d'adaptabilité, etc.
Car, figurez-vous, que Les comptines à l'eau de rose n'est que l'extrait d'une histoire complexe et pleine de rebondissements : celle d'Adam et de son action dans l'intrigue, mais aussi de son cheminement initiatique au côté des lecteurs.
Les comptines à l'eau de rose ont été publiées dans leur version intégrale sous pseudonyme Léonie Marchand (Les yeux de la concupiscence).
Malheureusement, cette version a été vite dépubliée : elle est donc introuvable sur les plates-formes de vente, et je n'en ai conservé aucune copie.
D'autre part, pour éclaircir mon propos, ce que j'ai travaillé en cinq ans, ce sont les aspects syntaxiques et stylistiques, ce que n'a pu m'offrir un correcteur de la maison d'édition qui en a fait la première publication. Rien de plus. C'est un premier roman. Il a les particularités qui ont été les miennes à un temps X, et peut offrir aux lecteurs ma façon d'appréhender la littérature.
Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir. Où nous emmenez-vous ? C’est si noir, si définitif. Vous sites avoir peaufiné ce texte pendant 5 ans, cela ne m’étonne pas, cela se voit. C’est au cordeau. Mais d’où vient-il ? Nous ne savons rien sur vous et sur les motivations qui vous ont conduites 1/ à l’écrire et 2/ à le travailler et retravailler encore et encore. Pour cette fin absolue. J’aimerais savoir, ça enrichirait ma lecture.
@Jean Claude S
Merci, Jean-Claude ! Je suis ravie que ce roman, qui a fait l’objet d’un travail d’approfondissement et de peaufinage pendant cinq ans, ait pu mériter quelque éloge. L’appétit et la curiosité des lecteurs sont inextinguibles, et je m’efforce, à chaque élaboration, de répondre à leurs exigences.
Vous dites ne pas avoir la sensation d’en savoir trop sur le quotidien du personnage. Celui-ci se trouve dans une phase critique où, suite à une addiction à la pornographie de plusieurs années, il est piégé par les effets pervers et irréversibles de sa consommation, qui le métamorphose en bête.
Dans le contexte actuel, où les autorités et la société s’interrogent sur la nécessité de restreindre l’accès aux sites pornographiques – notamment pour protéger les mineurs –, j’ai choisi de raconter ce pan de la vie du narrateur, dans la perspective que le livre pourrait être lu par des préadolescents, par exemple.
Pour répondre à vos questions : le narrateur est marié à Barbara, mais il n’a plus vraiment de vie de couple. Sa décadence lui ferme peu à peu les portes de son bonheur familial, de son accomplissement professionnel et de la compagnie de ses amis.
D’après des éléments du texte, le narrateur écrit des articles ; on peut imaginer qu’il exerce un métier dans le secteur de l’information et de la communication. L’abstraction de la première partie se prolonge dans la seconde, mais elle s’y combine à l’intrigue à un moment donné.
J’espère avoir répondu à vos questions.
Je reste à l’écoute d’éventuelles autres remarques.
S.