La Légende du futur

58 pages
Extrait
de Hélène Destrem
La Légende du futur Hélène Destrem
Synopsis

Qui n'a jamais rêvé de remonter le temps et de rencontrer le roi Arthur, Merlin, la Dame du lac ou encore les chevaliers de la Table ronde ?
Arwenia, scientifique, travaille pour le Centre Européen de Recherches Spatiales (CERS) sur un projet de machine à voyager dans l'espace-temps.
Aventurière et téméraire, elle décide de tester elle-même son prototype. Elle le programme pour une destination parfaitement connue des légendes, mais obscure aux yeux des historiens : la Bretagne du roi Arthur, en 476.
Son irruption en pleine guerre du Mont de Badon va la propulser immédiatement au rang de fée et l'entraîner à la cour d'Arthur.
Entre mystères des uns et traîtrises des autres commence alors sa propre quête du Graal.

418 lectures depuis la publication le 17 Juin 2017

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10 commentaires Ajouter un commentaire
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@Jean B Jouteur
Merci pour ce long commentaire. Je suis heureuse que mon livre vous ait plu et que vous l'ayez lu au-delà du seul extrait présenté sur ce site.

La légende du roi Arthur est une source de matière extrêmement dense et il est bien évident qu'on ne peut en faire le tour en un seul roman. Cela n'était d'ailleurs pas mon but, comme ce n'était pas mon objectif de retracer dans le détail les mœurs de l'époque, ou la place des femmes et des enfants. "La Légende du futur" est un roman, non un essai ou un livre uniquement historique.
La narration est essentiellement faite du point de vue de mon personnage principal Arwenia - qui s'est longuement préparée à ce voyage et peut donc tout à fait comprendre le langage ancien, puis le parler au fil du temps passé avec le moine : son saut temporel "bref" - moins d'un an - ne peut pas lui avoir permis de tout saisir sur cette époque, même si bien sûr d'autres personnages permettent au lecteur d'appréhender d'autres lieux et d'autres moments de l'histoire, notamment dans la seconde partie.

L'histoire d'amour entre Guenièvre et Lancelot n'est pas le thème du roman et je n'avais aucune raison de m'y attarder. D'autres auteurs ont amplement développé le sujet avant moi, et fort bien d'ailleurs.

Quant au reste, il est hâtif de juger de mes intentions dans tel ou tel passage, selon ma façon d'écrire ou de développer tel ou tel point, et il serait plus intéressant d'en parler de vive voix, afin que l'une comme l'autre, Arwenia et moi-même, vous soyons moins "étrangères".
Quant à comprendre sa quête et la raison d'être d'Arwenia, peut-être n'était-ce pour moi que le moyen de vous entraîner, mes lecteurs, avec moi dans le rêve et la fascination que crée encore aujourd'hui la légende du roi Arthur... qu'en pensez-vous ?

Il se peut qu'un jour je livre la suite ; on me la réclame souvent, en effet. Mais pas dans l'immédiat : je travaille sur un autre projet.

Merci encore pour cette critique très complète que j'apprécie à sa juste valeur. Écrire ce roman a été un réel plaisir et m'a apporté beaucoup, particulièrement lors de mes recherches sur le haut Moyen Âge. Je suis loin d'en avoir fait le tour.

Bonne soirée !

Publié le 10 Octobre 2017

  Un tel thème constitue une aubaine pour un féru de légendes arthuriennes comme moi, pratiquant de plus l’épée médiévale et ayant interprété sur scène le rôle de Dagonet, fou du roi Arthur et chevalier de la Table ronde… Cela fait sans doute de moi un lecteur plutôt exigeant.
  
     La lecture de ce roman est fluide, intéressante du fait de cette plongée dans le haut Moyen âge, même si elle est quelque peu ralentie par ces « cours » de langue galloise, placés assez habilement, il convient de le préciser, en fin de chaque chapitre. Ce qui permet une « traduction » presque simultanée. Ceci étant dit, même si personnellement j’ai adhéré à cette formule, j’ignore si chaque lecteur se révélera partant pour une leçon linguistique à répétitions qu’il n’a pas forcément souhaité. Dans ce cas, il n’aura qu’à ignorer les nombreux renvois et se servir du contexte pour traduire les mots empruntés au Gallois (notamment les noms propres). 

     L’auteure est manifestement plus à l’aise pour nous décrire le passé que pour projeter le futur. Toutefois il m’a manqué une réelle description du Roi de Bretagne et de sa cour. L’immersion n’est pas totale. Bien sûr l’on découvre quelques précisions intéressantes : la description de la bataille est réaliste et assez juste, l’épopée du moine accompagné de la petite maitresse d’Arthur est une excellente surprise. Elle nous entraine enfin dans un monde en plein bouleversement (ce qui restera pour l’histoire le début du moyen âge), elle donne aussi aux instances dirigeantes de l’église chrétienne de l’époque ce qui était sans doute son vrai visage.  Pourtant l’on aurait voulu connaitre un peu plus les chevaliers et leur existence, qui ils étaient, pourquoi ils étaient, leur code, leurs origines.  On aurait voulu s’initier aux modes de vie de ceux qui vivaient dans une forteresse lors de l’époque de la chute de l’empire Romain, les rapports entre les différentes castes de personnes, entre les hommes et les femmes, la place des enfants, etc. Je suis conscient que ce livre n’est pas un roman historique, mais il en propose quelques prémisses qui pouvaient faire espérer plus de détails.

     Il m’a manqué également une description plus complète des personnages.  Seul Arthur nous est vraiment présenté. Même si le portrait n’est pas complet, l’on parvient à cerner le personnage. La presque totalité des autres demeure à nos yeux presque inconnus. Pour exemple j’ai eu bien du mal à m’attacher à Arwenia, l’héroïne. Tout ce que je sais d’elle se résume en quelques mots. Elle est très belle, rousse et brillante. Mais qui est-elle réellement ?  Je ne comprends pas sa quête et sa raison d’être… J’aurai aimé la rencontrer « Plus intimement » Il en est de même pour certains des personnages secondaires.

     L’histoire d’amour se lit gentiment, mais celle unissant Dame Genièvre au chevalier Lancelot, aurait sans doute mérité que l’auteure s’y attarde. La souffrance légitime de Genièvre n’est que très peu abordée. On ne comprend pas sa colère. 

     Un autre détail, Hélène Destrem s’est amusée à glisser par-ci par-là quelques « indices » nous prouvant qu’ayant pensé en amont à la chute de son livre, elle ne naviguait pas dans le brouillard parfois épais des grands forets bretonnes comme le font certains auteurs… Mais, ces indices, pour un lecteur comme moi qui estime que chaque mot lancé mérite que l’on s’y intéresse, m’ont très rapidement dévoilé dans quelle direction l’auteur nous entrainait. Et ce dès la première partie du roman.  Indices, oui, mais attention de ne pas "spoiler" son propre récit ! 

     Le style est abondant, riche et nourri. Le roman se lit facilement et avec grand plaisir. C'est une belle langue,  parfois un peu surannée, qui nous porte à croire en ce retour dans le passé. Il est toutefois amusant de constater que le plus souvent, cette langue « D’avant » est employée principalement par celle qui vient du futur. 

     Parlons-en du futur. J’ai beaucoup moins apprécié la description qui nous est proposée. Mis à part le fait qu’elle est assez classique et sans surprise, on sent que Arwenia (et peut-être sa créatrice elle-même) s’y ennuie.  On hésite entre le côté presque idyllique d’une espèce humaine qui a enfin atteint « l’âge d’homme » (nous vivons dans l’harmonie et la tolérance) et ce côté un peu « Âge de cristal » d’une société sous dôme, sans réel espoir vivant sous le joug d’une dictature plutôt féroce et liberticide. L’auteure ne tranche pas (ou refuse de développer cette contradiction qui aurait pu se révéler passionnante). Je n’en dirai pas plus afin d’éviter de spoiler.  Mais je reconnais m’être parfois un peu ennuyé au cours de ce chapitre alors que moult choses auraient pu arriver à notre héroïne. En fait, comme elle, on espère repartir vitesse grand V, direction le moyen âge.

      Nous arrivons enfin aux explications et aux effets de cette boucle temporelle (que je ne dévoilerai pas, bien sûr). Une fois de plus, ce chapitre est survolé. Même si l’explication scientifique donnée à la mythologie est intéressante et pourrait constituer l’élément de base d’une piste captivante et à suivre, l’exposé qui en est fait ne s’avère guère convaincant, trop court et parfois un peu « tiré par les cheveux »,  comme si l’auteure s’était pressé de n’accorder que quelques lignes à deux trois détails secondaires qui la motivaient guère… Je pense nottament à la Dame du Lac, ou à Morgane. Tant de choses demeurent inexploitées. L’odyssée de l’Excalibur, résumé en un court paragraphe, m’a vraiment laissé sur cette faim insatiable d’en savoir beaucoup plus. Elle représente pourtant l'un des éléments moteurs de l'intrigue. 

     La magie demeure avec le Grall, pourquoi ne pas avoir développé cet aspect de la légende ?  Cette relique est la base des légendes arthuriennes.

     La fin est très rapide, un peu à la façon de certains romans de Bernard Werber qui nous après nous avoir entrainé dans des univers inconnus et riches, nous assène une fin expédiée qui semble avoir été jetée un peu « à la va-vite » sur le papier par un auteur trop pressé d’en finir. 

     Pour résumer, je conseille la lecture de ce livre.  Il est intéressant, parfois passionnant, bien écrit, argumenté, riche, agréable à lire et truffé de bonnes idées. Son principal défaut réside dans son format. Une telle odyssée méritait au minimum trois tomes.  Et à lire Hélène, je suis certain qu’elle était (ou qu’elle est) tout à fait capable de nous offrir un tel cadeau ! Elle semble en connaître  un rayon, j'aimerai qu'avec nous elle partage son savoir ! 

     S’attaquer aux légendes arthuriennes, c’est prendre à bras le corps un rocher très lourd à soulever. Merci, Hélène, pour ce beau roman dans lequel l’on devine votre amour pour ce thème, un amour partagé. Et pardon si je vous ai parfois peu malmené. J’ai apprécié votre démarche et votre propos.

Publié le 10 Octobre 2017

@pelo : Merci pour votre commentaire. J'espère que l'extrait vous aura donné envie d'aller plus loin dans la lecture ! Bon week-end à vous.

Publié le 15 Juillet 2017

Texte très vivant, agréable à lire avec un vocabulaire riche et une description précise et détaillée des lieux, des personnages, ce qui m’a aidé à bien comprendre le contexte et à m’immerger dans l’histoire. On s’imagine parfaitement bien à cette époque avec l’évocation du roi et de ses maîtresses, les guerres successives avec le roi qui est dans un désir de conquête sans fin, puis l’invocation des dieux avec la recherche du graal.

Publié le 13 Juillet 2017

@J-C Heckers : Version modifiée. J'ai gardé quelques pages de garde, tout de même, les essentielles, mais j'ai rajouté des pages. Bonne lecture !

Publié le 20 Juin 2017

Le lecteur va y gagner!

Publié le 20 Juin 2017

@J-C Heckers : Je vais sans doute pouvoir corriger ça, au moins pour l'extrait déposé ici. En même temps je rajouterai les neuf pages de texte qui font défaut en supprimant les pages de garde du livre.

Publié le 20 Juin 2017

@ Hélène Destrem: J'aurais dû garder le singulier... Il s'agit de la typographie des dialogues, et de l'utilisation manifeste des tirets automatiquement générés en mode "liste à puces". Sauf que revenir à l'usage du cadratin impose de perdre un temps infini à corriger chaque intervention séparément. Au moins, je crois qu'on peut harmoniser l'alignement des paragraphes pour que les dialogues se fondent au milieu du reste.

Publié le 20 Juin 2017

@J-C Heckers : À quelles erreurs faites-vous allusion, que je puisse y remédier éventuellement ?

Publié le 20 Juin 2017

Petit souci (on me l'a déjà reproché...), il faut attendre la page 9 avant de tomber sur le texte. Une version spéciale pour MBS, plus ramassée, serait nécessaire - avec remise en page... (mais on n'ira pas jusqu'à exiger une rectification de certaines erreurs ;). Il faudrait aussi enlever la dernière phrase de la présentation ci-dessus, le copier-coller depuis Amazon a un peu débordé.

Publié le 20 Juin 2017